Lettre ouverte à ma fille sur l’« islamophobie »

Au départ, un « fait divers » atroce révélé ce 8 février par le journal belge, La Libre. Sous le titre : « Coups de batte, brûlée au chalumeau, fouettée à l’aide d’un câble électrique : le calvaire de Samia – Sadique, le père frappait les anciennes blessures pour empêcher la cicatrisation. »

Et l’article poursuit :

« Fouettée avec un câble électrique, frappée à coups de batte de base-ball, attachée à une chaise et brûlée aux pieds avec un fer à souder : ce n’est pas le récit d’un prisonnier de Guantanamo mais bien celui de la jeune Samia, une jeune fille de Farciennes (région du Hainaut) torturée par son propre père durant plusieurs années.

« Son calvaire a débuté alors qu’elle était en troisième […], en 2007. Mais ce n’est qu’en septembre 2016 que l’affaire a été révélée, un peu par la force des choses. Malgré le règlement d’ordre intérieur de son école, Samia se présentait quotidiennement sous un voile quasi intégral. […]

« Elle a expliqué que son père l’attachait […] et la brûlait avec un fer à souder pour lui faire savoir ce que serait l’enfer, si elle s’avisait de pécher” […]

« Mais d’autres éléments ont intrigué les enquêteurs : “Les murs de la maison étaient couverts de versets du coran. Mais il n’y avait ni jouets ni lits pour les quatre enfants. Le père a appris la naissance de Samia alors qu’il venait de se marier à une autre femme. Il a dû l’assumer et lui a fait payer physiquement et psychologiquement. »

J’envoie cet article 1 à ma fille en lui faisant part de mon indignation. Elle me répond :

« Oui, c’est affreux. Mais ce genre de fait divers ne tendrait-il à renforcer l’islamophobie ambiante ? La propagande par l’exemple : « Vous voyez bien que c’est des gens sadiques ». Alors qu’il s’agit « juste » de gens complétement frapadingues…

« Bref, c’est horrible, mais est-il nécessaire d’appuyer encore sur le bouton…? »

Pensant, en effet, nécessaire d’appuyer sur le bouton, voici ma réponse sous forme de « lettre ouverte ». Car j’estime que la question de l’« islamophobie » recouvre des enjeux qui concernent notre société – ce qu’on appelle, parfois un peu à la légère, le « vivre ensemble ».

[dropcap]Salut[/dropcap] ma fille,

Pour moi (et quelques autres !), ce qu’on appelle communément « islamophobie » est un mot « valise » mis en avant par les musulmans et plus particulièrement par les plus radicaux et violents d’entre eux, les islamistes ; c’est-à-dire ceux qui cherchent à se faire passer pour victimes alors qu’ils sont acteurs des déséquilibres qu’ils font semblant de dénoncer, qu’ils cultivent pour mieux s’en servir. Lesdits islamistes, derrière leur double langage (islam de paix / islam de combat (djihad 2) – cas typique de Tariq Ramadan) n’ont de cesse de chercher à fractionner nos sociétés, à les déstabiliser dans une stratégie de combat. C’est précisément la stratégie de DAESH 3 et de ses succursales : créer le chaos et faire triompher le djihad.

D’autre part, « islamophobie » signifie stricto sensu « peur de l’islam » ; l’utiliser renvoie plus à un trouble irrationnel, doublé de haine,  qui, justement, ne laisse pas de place à la raison. On ne pourrait donc pas opposer à une religion figée, moyenâgeuse (elle n’a pas évolué depuis sa création au VIIe siècle), des arguments constitués selon des critères et des valeurs universels, relevant notamment des Lumières et des philosophies d’autonomie et de libération – c’est-à-dire du dégagement des religions de la sphère publique pour les cantonner à l’individu (principe primordial de laïcité). C’est d’ailleurs pourquoi je souscris plutôt au néologisme de « misislamisme » 4, « mis » signifiant l’antagonisme et non la détestation ; mais bien sûr c’est « islamophobie » qui s’impose désormais, du fait notamment que ses utilisateurs musulmans ont gagné la bataille sur ce plan sémantique. Afin qu’ils ne gagnent pas « tout court » la bataille, je pense donc qu’il ne faut pas tomber dans leur panneau victimaire et s’opposer au « djihad mou » (dissimulé) par des arguments solides et affirmés. Ce qui est en jeu ici, il me semble, c’est le fait qu’une différence de religions et de cultures soit devenue une opposition de civilisations. 

Cet antagonisme culmine de nos jours avec les questions liées à l’immigration. L’arrivée d’étrangers dans un pays créé toujours, plus ou moins, des mouvements xénophobes (d’ailleurs quand quelqu’un, quel qu’il soit, monte dans un bus ou un train, il est généralement regardé de travers, comme un élément étranger, l’étrange qui dérange l’ordre antérieur d’un groupe…). Il en fut ainsi, par exemple, des immigrations successives en France des Italiens, Polonais, Espagnols ; avant eux des Arméniens et après des Juifs d’Europe de l’Est et d’Afrique du Nord, ainsi que les « pieds noirs » rapatriés. Tous ceux-là ont fini par s’intégrer dans la société française parce qu’ils l’ont enrichie par leur force de travail d’abord 5, mais aussi par leurs apports culturels acceptables pour les « indigènes » (natifs). C’est ce qu’on a appelé l’assimilation, notamment par la langue et, plus généralement, par les mœurs communes. Ce qui a permis cela, c’est principalement la religion qu’ils avaient en commun : le christianisme.  Mettons à part dans ce phénomène les juifs qui ont gardé leurs particularismes tout en s’assimilant aux cultures des pays d’accueil.

Tu vois où j’en arrive : l’islam. Pourquoi cette religion est-elle à part, et avec eux ses pratiquants, dans le refus de s’assimiler, ou tout au moins de s’intégrer à la société d’accueil ? Tu vois peut-être mieux le fondement de l’« islamophobie » ? Il s’agit, je pense, d’un antagonisme irréductible, et d’autant plus qu’il baigne dans un contexte géopolitique à base de terrorisme, c’est-à-dire de violence « barbare » 6 revendiquée, théorisée, assignée à une religion dont, même ses adeptes pacifiques ne cherchent pas suffisamment à se démarquer. Leur silence (quasi général) vaut approbation dans l’opinion. Les opposants sont peu audibles et très minoritaires.

Pour ce qui est du « fait divers » en question, je ne le prends donc pas, comme tu sembles le faire, pour un « accident », un coup de folie de frapadingue comme tu dis. Le père qui martyrise sa fille – pas un garçon, non –, c’est aussi et peut-être d’abord, la conséquence « logique » d’une religion qui bannit la femme de ses valeurs. Oui, à l’origine toutes les religions monothéistes dégradent la femme ; elles se sont adaptées, contraintes et forcées par l’Histoire et les différentes luttes de libération – dont les révolutions. Sauf l’islam ! Les « printemps arabes » ont échoué sous les coups des Frères musulmans (dont fait partie le même T. Ramadan). Certes, ce père indigne est aussi un psychopathe tortionnaire. Comment en est-il arrivé à ce point d’abjection ? Sa religion l’aurait-il amené à plus d’humanité (il affichait des pages de Coran sur les murs) ou l’inverse ?

Nos problèmes avec l’immigration ne viendraient-ils pas de cela ? : une xénophobie « normale » (explicable a priori) doublée par un refus, plus ou moins conscient, d’une « invasion » qui mettrait en péril « nos valeurs » tout de même chèrement acquises : valeurs de démocratie, de « liberté – égalité – fraternité », certes imparfaites et perfectibles, et ayant acquis valeurs d’universalité. Oui ou non : La femme égale l’homme ? Les Droits de l’homme s’appliquent à tous ? (et aussi aux animaux !) La religion et les croyances en général relèvent de l’individu et ne doivent pas régir une société ?

Ceux qui brandissent et veulent si promptement dénoncer l’« islamophobie » devraient répondre avant tout, et sans ambiguïtés, à ces questions fondamentales – plus fondamentales que leurs dogmes. On en est très loin ! C’est en quoi nous pouvons craindre des temps à venir.

Il s’agit aussi, il me semble, de ne pas abandonner ces questions fondamentales à la droite et, pire encore, à l’extrême-droite – ce qui est pourtant le cas, et que ne manquent pas d’exploiter les islamistes en dénonçant le racisme de la  “fachosphère“. Ils s’en privent d’autant moins que la gauche, dans l’ensemble, s’en tient à des propos angéliques, irresponsables, nourris à l’absence d’analyse sérieuse ou à des considérations de morale plus ou moins caritatives. Ce faisant, cette gauche ne fait que nier la réalité des problèmes et ouvrir le boulevard que l’on sait à tous les extrémistes.

Je garde en tête cet entretien dans l’Obs d’août 2017 avec Salman Rushdie trouvant « consternant » d’entendre «Marine Le Pen analyser l’islamisme avec plus de justesse que la gauche ». « C’est très inquiétant de voir que l’extrême droite est capable de prendre la mesure de la menace plus clairement que la gauche ». « Le présupposé constant de la gauche, c’est que le monde occidental est mauvais. Et donc tout est passé au crible de cette analyse », déplore-t-il en terminant l’entretien.

Voilà, ma fille, pourquoi j’ai eu envie de te répondre avec cette lettre, certes bien longue – ces questions sont complexes –, et que j’ai eu envie, tout en l’écrivant, d’ouvrir à tous vents, et en particulier contre les vents mauvais.

Ton père, et caetera…

Notes:

  1. Version originale ici
  2. Guerre sainte menée pour propager et défendre l’islam.
  3. On devrait dire plus clairement califat islamique, qui exprime mieux la volonté d’expansion territoriale. Le calife était le souverain musulman, successeur de Mahomet, qui réunissait le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel sur son territoire.
  4. Cf. Le Choc des nihilismes, Gian Laurens, 2015, chez l’auteur.
  5. C’est plus précisément le capital qui s’est alors enrichi…
  6. Je place des guillemets en raison de l’usage banalisé du mot qui, à l’origine (chez les Grecs et chez Hérodote notamment) désignait l’étranger, celui qui parle une autre langue.
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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

30 réflexions sur “Lettre ouverte à ma fille sur l’« islamophobie »

  • 12 février 2018 à 19 h 03 min
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    Parfait. J’aurais aimé pouvoir écrire cette lettre à ma fille.

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  • 12 février 2018 à 20 h 00 min
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    Merci pour la leçon. Ton premier paragraphe est un ramassis d’affirmations discutables. C’est pas une lettre ‘ouverte’ c’est un texte de fermeture qui n’engage aucune possibilité de débat. Ça me surprend. Bernard

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    • 13 février 2018 à 12 h 36 min
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      Salut Bernard ! Ce qui est discutable peut donc être discuté. Il me semble que tu es fermé à l’argumentation… Je m’en prends aux dogmes, aux attitudes finalement idéologiques qui voilent la vision des réalités. Je veux bien entendre d’autres arguments qui alimenteraient, comme tu le souhaites, un débat.

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      • 14 février 2018 à 22 h 51 min
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        Il y a souvent dans ce que je lis à la suite de ta lettre ouverte un étalage de culture auquel je ne saurais m’affronter.

        Pour éviter d’écrire des propos que certains pourraient considérer comme injurieux ou racistes
        ou machistes ou antisémites, je me contenterais d’une interrogation youte personneii à propos des “lumières” qui semblent l’horizon indépassable de la culture occidentale. Je ne comprends pas pourquoi elles n’ont empêché ni l’esclavage, ni le colonialime, ni le nazisme, ni les dictatures diverses, ni l’impérialisme.

        Je m’arrête là. Bernard

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        • 14 février 2018 à 23 h 49 min
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          Les Lumières, c’est par définition le contraire des obscurantismes. C’est un point de départ, nullement un aboutissement, pas davantage la “fin de l’Histoire”. De même que l’intelligence n’empêche pas la violence, la bêtise qui la nient et qui en viennent trop souvent à bout par la force aveugle, comme tu le soulignes par ton énumération. Affronter la réalité crue ne va pas sans risques. Spécialement à propos des questions que nous débattons ici, et de bien d’autres aussi quand il s’agit de dépasser les positions dogmatiques et, plus encore, une attitude que je déplore depuis longtemps : la peur, à gauche, de paraître à droite. Une peur qui va jusqu’à tétaniser la pensée.

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          • 7 mars 2018 à 18 h 04 min
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            Peur de mettre les vrais mots sur les vrais maux, peur de passer pour extrême droite,
            peur de ne plus être dans la pensée unique, celle qui rejette toutes réflexions sur des sujets brûlants. peur de ; que va penser mon voisin, mon ami, mes enfants si j’ose prononcer un mot qui sera pris de travers…
            On rejette la censure dans les écrits, mais on censure les idées sans vouloir débattre.
            Pauvres petits hommes disait Reich.

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  • 12 février 2018 à 20 h 03 min
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    Puisque l’enfer refait surface (à l’intention des femmes comme il se doit toujours), rappelons-nous que celui qui fait actuellement un stage à l’ombre pour avoir, entre autre, uriné après violence sur une jeune femme handicapée qui pensait passer un bon moment avec lui, est le grand diffuseur en Europe du concept d’islamophobie. Ne pas vouloir remettre ce mot à sa place et en faire un amalgame facile entre peur d’une idée (l’extrémisme religieux) et haine d’un groupe humain (Arabes, musulmans) relève d’une volonté politique qui frise le simplisme. Suffisamment d’intellectuels musulmans n’ont cessé de nous prévenir sur la cécité qui s’était emparée d’une partie de la gauche française qui avait renoué avec la crainte de “désespérer Billancourt”.
    Ou qui, simplement, avait peut-être oublié ses classiques cinématographiques tel “La Nuit du Chasseur” et son prédicateur à double langage prêchant l’amour de la main droite pour mieux exhuder sa haine de la main gauche.
    Les musulmans valent mieux qu’une commisération paternaliste.
    Merci encore, Gérard, pour cette mise au point bienvenue.

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  • 12 février 2018 à 22 h 36 min
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    Je suis d’accord avec ton analyse de la stratégie de Daesh : à force d’atrocités, pousser les Français roumis “souchiens” à détester les Musulmans et pour faire bon poids, les Arabes (dont certains sont d’ailleurs chrétiens), de manière à déclencher des ratonnades, chères au père le Pen, lesquelles seront la preuve du bien fondé de l’autodéfense par Daesh des pov’zarabes (dixit la gauche visée par Rushdie) Mais toi, Gérard, tu n’aurais pas dû écrire : “« islamophobie » est un mot « valise » mis en avant par LES musulmans” puis de les sommer de se désolidariser. 95% des Marocains qui vivent peinards dans ma ville de Cognac souffrent de ce raisonnement (ils isolent les 5%de fanatiques,). Et que signifie ta distinction “une différence de religions et de cultures (est)devenue une opposition de civilisations” Religion et culture ne sont-elles pas constitutives d’une civilisation ? Si non, on aboutit à nier (ce cher Jospin) les racines chrétiennes de l’Occident (sans oublier les grecques, latines, islamiques et hébraïques of course). Je verse au dossier un excellent dans un hebdo marocain “Oui, ça a à voir avec l’islam” http://telquel.ma/2015/11/20/edito-ca-voir-lislam_1471056

    Source : Le site marocain http://telquel.ma/2015/11/20/edito-ca-voir-lislam_1471056

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    • 13 février 2018 à 12 h 59 min
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      Soit, la généralisation (comme toutes) est abusive, même si j’ai cru nuancer en écrivant “mis en avant par les musulmans et plus particulièrement par les plus radicaux et violents d’entre eux, les islamistes”. De ton côté… tes “95% des Marocains” ne relèvent-ils pas, à 5% près, de ce que tu me reproches… C’est un peu comme cette notion nouvelle de “température ressentie”, en dehors des degrés affichés sur le thermomètre. Idem avec les statistiques : quand le démographe Hervé Le Bras oppose des % d’immigrés à Renaud Camus (et son grand remplacement), il oppose des valeurs chiffrées à des situations vécues. Je suis à peu près sûr que ton “ressenti” à Cognac n’a pas grand chose à voir avec le mien à Marseille et, plus précisément dans “les quartiers nord”. Je t’invite à la visite !
      OK avec ce que tu dis des civilisations ; c’est exactement mon propos, il me semble, ou je me suis mal exprimé. Il s’agit bien de culture et de religion – mais ni de n’importe quelle religion, ni de n’importe quelle culture, mais de celles qui – aujourd’hui et ici, hic et nunc – entrent en conflit violent avec celles qui seraient censées les accueillir.
      __PS : pas encore allé sur tes liens. À suivre…

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    • 14 février 2018 à 23 h 29 min
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      Oui, excellent papier, tout à fait d’accord ! “Ils” viennent de lancer une pétition pour demander “l’arrêt de la “Nuit des Noirs” organisée lors du carnaval de Dunkerque depuis 50 ans.”

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  • 13 février 2018 à 12 h 30 min
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    Article lucide, nécessaire, courageux car je trouve qu’une grande partie de la gauche est sur ces questions dans une position de déni ou bien de refoulement. On ne veut pas savoir et on fuit nos responsabilités sur ce qui va porter vers des situations intenables, de plus en plus conflictuelles.

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  • 13 février 2018 à 15 h 36 min
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    Je suis, il me semble bien, 100% en accord avec le contenu de cette lettre, car elle pose les vrais problèmes, les vraies questions.
    La pensée sociale en Europe – le socialisme au sens large – est issue de la critique de la religion : Proudhon, Feuerbach, Marx, Bakounine, etc… Or il est étrange de constater que les idéologues de la gauche actuelle, en général, se sont refusés d’appliquer cette critique de la religion à l’Islam. Certainement parce que cette même gauche a un côté “curé” dont elle ne s’est jamais libérée (le côté “curé” de tout militant).
    En deçà de la religion, du fait religieux, il faut selon moi interroger, mettre en question, la croyance même, le fait de croire. Croyance n’est pas vérité. La diversité même des croyances prouve qu’elles n’ont pas de rapport avec la vérité : tout croyant est agnostique, voire athée, envers toutes les autres croyances que la sienne. Tout croyant croit qu’il a la vérité, et que cette vérité il se doit de l’imposer aux autres, que c’est son devoir.
    Non seulement le fait de croire en une chose ne prouve rien quant à sa réalité, c’est même le contraire : il n’est nul besoin de croire à ce qui est, et l’on croit précisément à ce qui n’existe pas, la croyance au Père Noël en est l’exemple le plus parlant, et si l’on fait croire aux enfants qu’il existe c’est justement parce que l’on sait qu’il n’existe pas, mais ce qu’il faut interroger en premier lieu c’est le besoin qu’a le croyant de conformer les autres à sa croyance.
    Pour moi, l’explication la plus pertinente est celle que l’on doit à l’analyse que Nietzsche a faite du ressentiment. Le ressentiment c’est l’égalité par le bas, dans la répression même : “je crois en Dieu, je dois y obéir, DONC tu n’as pas toi le droit de ne pas y croire comme moi, de ne pas être soumis à la même soumission que moi. Tu ne peux pas échapper à ce que moi je n’échappe pas”. Pour moi, tout est là. D’où la nécessité pour toutes les religions de mettre main basse sur l’enfance : il faut obliger les enfants à la même soumission, et aussi tous les adultes. D’où les techniques incroyables inventées par les religions pour réaliser cette emprise ; dans le cas de l’Islam : les prières quotidiennes, le ramadan auquel il est socialement si difficile d’échapper, etc.
    C’est la croyance même qu’il faut questionner, mettre en difficulté. Et si même Dieu existait, si même la vérité existait, serait-ce pour autant justifié de leur obéir ? Voilà une question qu’aucun croyant ne se donne le droit de se poser et qu’il interdit aux autres de poser.
    “Et si vraiment Dieu existait, il faudrait s’en débarrasser” disait Bakounine. Cela, c’est une parole de tout premier ordre.

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    • 15 février 2018 à 0 h 11 min
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      Ce que tu dis des religions en tant que systèmes de clôture (interdits, formatage des esprits dès l’enfance, répression des corps, sexualités perverses, mépris de la femme, etc) renvoie aux soubresauts de l’Histoire trop souvent réduits aux enjeux socio-économiques. L’invention des monothéismes relève notamment de cette clôture dans l’unicité des comportements humains fuyant de peur devant l’infini des questionnements et de la connaissance. Demeuré dans sa fixité originelle, l’islam se démarque à cet égard de ses concurrentes judaïques et chrétiennes autrement habiles à s’adapter aux aléas historiques – non sans avoir recouru à la violence…

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      • 15 février 2018 à 15 h 42 min
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        Il y aurait tant à dire sur cette question du monothéisme et de la religion en général !
        Nietzsche a entre autres choses fait remarquer ceci : l’exigence de vérité posée moralement par le christianisme (obéir à la vérité assimilée à Dieu) s’est progressivement retournée CONTRE le christianisme, et en ce sens l’athéisme et la science moderne sont issues de cette volonté morale de vérité posée par le christianisme. Le christianisme a permis l’émergence de l’athéisme, et il est certain qu’il en est loin d’être ainsi pour l’Islam qui jusqu’à maintenant verrouille tout.
        Le drame créé par le monothéisme (et peut-être aussi par toute religion) c’est de poser une idée (Dieu), un principe comme supérieur au Monde. Le monothéisme veut conformer le Monde à une idée posée comme idéal, et en ce sens il est fondamentalement autoritaire, impérialiste. Le Monde, le Monde réel en fait les frais : qu’importe que le Monde réel souffre, il doit se soumettre à l’idée. L’idée étant supérieure au Monde, tout ce qui est de l’ordre du monde est dévalorisé, déconsidéré, jugé comme détestable. Le monothéisme, religion issue des déserts et des peuples pasteurs, a en haine la Nature, la profusion des formes naturelles du Monde, la matière, et partant le féminin, l’animalité, etc… Le monothéisme s’oppose radicalement au panthéisme, à la divinisation païenne du Monde.
        Pour sortir de cette affaire il faut en finir avec la pensée excluante, manichéenne, et en venir à une pensée “dialectique” qui prend en compte les contraires opposés qui contiennent chacun quelque chose de l’autre, un peu comme le Yin et le Yang. Vaste révolution, commencée en Europe par ses plus grands penseurs. Alors oui, le féminin aurait ainsi, et seulement ainsi, une place aussi importante que celle du masculin, l’un et l’autre en serait transformés dans une vérité d’eux-mêmes.

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  • 13 février 2018 à 16 h 55 min
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    Comment « nommer et etre entendu « ?
    Peut etre avec la Foi laïque du CHARBONNIER qui publiait deux jours avant son Assassinat, « lettre aux Escrocs de l islamophobie qui font le jeu des racistes » converge donc avec Rhusdie Daoud Sansal et autres marginaux fatwatisés et sans bousculade de la part des habituels Défenseurs Patentés !
    Il y aurait il quand meme un debut de Lucidité ? Sans amalgame bien sur comme dit mon dentiste !!
    Pace é Saluté

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  • 13 février 2018 à 18 h 40 min
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    Je ne crois pas que la folie de ce monstre tienne uniquement à l’islam. Toutes les religions considèrent les femmes comme sous humains dont Il faut canaliser, contenir les vices. Bien entendu ceux qui sont naturellement habilités à le faire sont les hommes. Ils n’ont pas de pulsions vicieuses, c’est connu!
    Cela aide bien Daesh. Cela conforte les fous de dieu dans leurs missions : punir,éliminer. Tous les tordus sont absolument ravis de la légitimité que leur donne un engagement . Ils ont le droit, le devoir de torturer, tuer et ils en seront même récompensés dans l’autre monde sans compter leurs noms en gros titres.
    Le christianisme a lui aussi son lot de sorcières soient bouillies soient grillées . Mais il a évolué.
    Comment faire évoluer la situation Est ce par la force?
    C’est la force , le mépris qui ont fait le lit de la rancœur. Montrer que Daesh est un terrible manipulateur ? Encore faudrait-il que les fous de dieu, lisent regardent les infos ,réfléchissent, possèdent un esprit critique.
    Comment persuader les femmes qu’elles sont les égales des hommes , qu’elles n’ont pas à subir à se cacher? Que dans ce pays elles doivent dénoncer les situations intolérables?
    Pour moi l’extrême droite c’est NON je ne peux pas c’est épidermique . Sans doute pour avoir trop souvent entendu” hé gnac rentre chez toi”

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  • 15 février 2018 à 12 h 47 min
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    Euh… Je suppose qu’il s’agit de La Libre BELGIQUE…

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    • 15 février 2018 à 22 h 36 min
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      Oui : La Libre Belgique, couramment dénommée « La Libre ».

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  • 15 février 2018 à 13 h 05 min
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    Voilà de quoi me donner envie de faire une fille…
    Cette contribution devrait s’inscrire comme la première tentative sérieuse de dépasser le détestable esprit munichois de la bien-pensance actuelle concernant ce fléau qu’est l’islam, relais moderne d’un christianisme agonisant.
    Tu écris, Gé : “ses pratiquants, dans le refus de s’intégrer, tout au moins de s’assimiler”. Je crois que nous avons la preuve qu’il s’agit bien plutôt pour beaucoup d’entre eux d’une incapacité inconsciente que d’une détermination organisée, c’est bien plus une question de ne pas pouvoir que de ne pas vouloir : il y a des abysses culturels qui rendent impossible la compréhension d’une énorme partie des caractéristiques occidentales (et réciproquement). Il faudrait aussi insister sur cet antagonisme fondamental entre le dynamisme exponentiel déconnant du capitalisme diamétralement opposé au statisme pétrifiant tout aussi mortifère de l’islam, comme base de cette impossibilité. Encore : l’islam n’a d’autre ressource que l’islamisme terroriste contre le capitalisme et ses kouffars pour tenter de survivre à la menace de mort auquel ses derniers l’acculent, c’est bien moins une question d’idéologie que de biologie, la survie. Pour finir, provisoirement, une recommandation de lecture due à Abou Bakr Naji :”Gestion de la barbarie”, le Mein Kampf djihadiste, en rappelant qu’on a dû reconnaître à Hitler cette honnêteté d’avoir fait ce qu’il avait écrit après avoir écrit ce qu’il comptait faire.

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    • 26 février 2018 à 18 h 27 min
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      Si l’on peut penser à une “incapacité inconsciente” de s’intégrer pour une partie des musulmans pratiquants, on ne doit pas oublier que l’émergence des problèmes d’intégration (voile, etc) d’une minorité est allée de paire avec la venue en France des Frères musulmans (mouvement politico-religieux) chassés d’Algérie à l’issue de la dernière guerre civile. De même que ces derniers ont été les tombeurs des révolutions arabes de 2011 en évinçant dès le départ les démocrates et les laïcs pour mieux proclamer leur profession de foi : “L’Islam est la solution”, c’est-à-dire la charia comme loi fondamentale, avec la conquête douce du pouvoir démocratique (la loi du nombre) par le “ventre de {nos] femmes”. Il en est résulté, d’emblée, l’imposition du voile aux jeunes filles (interdisant aux non Croyants de prétendre les courtiser, à moins de se convertir), les enfants de musulmans, de par la tradition religieuse, étant automatiquement musulmans.

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  • 26 février 2018 à 18 h 24 min
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    Paroles de « Sale Pute »
    …/… j’ai la haine, je rêve de te voir souffrir bébé !…/…
    ORELSAN
    Si vous ne connaissez pas cette horreur (musicale) Gérard, demandez à votre fille, elle écoute ce genre de trucs, des fois plus “religieux”, sans en tenir compte.

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  • 8 mars 2018 à 17 h 18 min
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    Article important et courageux qui tranche dans l’air du temps. Qu’en a dit votre fille ? Je ne lis rien d’elle dans les commentaires. Je viens de trouver des propos qui rejoignent les vôtres; ils sont d’Alexandra Laignel-Lavastine, une universitaire ; extrait de sa conférence sur internet :
    “nos ennemis ne sont ni fous ni nihilistes, ils sont islamistes c’est-à-dire qu’ils adhèrent par choix et fanatiquement, à une idéologie totalitaire dotée d’un projet politique explicite, la conquête de l’Europe et d’un projet de société bien précis lui aussi, la soumission à la Charia, le terrorisme n’étant d’une certaine manière que la partie émergée de l’iceberg. Alors là on est au cœur du problème mais on préfère ne pas trop le voir parce que cela signifierait qu’il faudrait envisager une stratégie beaucoup plus globale, plus transversale : c’est-à-dire porter aussi le combat sur le terrain idéologique et culturel, à commencer par les prédicateurs salafistes…
    Alors oui nous sommes un peu lâches et je ne sais pas si on mesure bien à quel point nos capitulations et nos reniements reviennent aussi à abandonner à leurs sorts, et c’est également honteux, les intellectuels qui de l’intérieur même du monde musulman luttent avec un courage inouï contre les islamistes…” Qu’en pensez-vous ?

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    • 15 décembre 2020 à 16 h 16 min
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      Deux ou trois ans après, où en sommes-nous sur ces questions ? Merci, avec retard, de votre très intéressant commentaire.

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  • 18 mars 2018 à 20 h 48 min
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    Une lettre ouverte bien fournie… Beaucoup de choses… Il faut choisir.

    Un point de désaccord, déjà, que je ne développerai pas, car trop complexe : “à l’origine toutes les religions monothéistes dégradent la femme”. Non ! On nage ici dans le plus plat lieu commun.

    Islamophobie… J’en suis. Envers et contre tous. Et sans la moindre gêne. Par mon métier, je connais, je fréquente et j’estime un grand nombre de maghrébins. Je les considère comme des soeurs et des frères.

    Mais je n’aime pas l’islam. Pas du tout.

    Pour au moins deux raisons : la soumission à Dieu et le prosélytisme.

    1) Je suis croyant. Mais je ne peux croire qu’en un dieu avec qui discuter. Et même un dieu que je peux me permettre de contester. Celui qui m’a appris ce “sport de combat”, c’est Job. “Tu aimeras ton prochain comme toi-même” ?… Alors, assurément, j’aime Job AUTANT que Dieu. Surtout pas l’un des deux plus que l’autre. Qui qu’il soit. Or ça, je sais que pour l’islam, ça passe pour un blasphème. Alors, l’islam, c’est sans moi, loin de moi, infiniment loin de moi. Et moi, je suis CONTRE L’ISLAM parce que l’islam propage l’idée que ce que je ressens comme de l’amour, l’islam propage l’idée que c’est du blasphème. J’ai l’intime conviction que Dieu nous aime 1°) parce qu’il ne nous oblige pas à l’adorer et à nous prosterner devant Lui ; 2°) parce qu’il ne VEUT PAS que nous le fassions ; 3°) parce qu’il aime que nous Le contestions ; 4°) parce que – à qui sait/peut l’entendre – il fait comprendre que seule notre contestation peut Lui permettre d’évoluer et seule son évolution peut nous être… salutaire.

    2) Le prosélytisme. Parlons-en. Je témoigne de ma foi mais n’entend le faire qu’à l’occasion. “Il ne faut pas jeter les perles aux pourceaux”. Pourquoi témoigner ? parce qu’il m’arrive de ressentir comme une nécessité vitale de “dire d’où je parle”. Je précise bien : “à l’occasion”. Et sans la moindre fierté. D’autant que témoigner me rapporte plus d’emmerdes que de gloriole. De fait, je n’y suis strictement pour rien : je n’ai jamais eu “envie” de croire, même pas “besoin”. Mais l’Autre s’est pointé un jour sans crier gare. Avec la force de l’évidence. Pas moyen de fuir les évidences. J’ai bien tenté ensuite de L’oublier. Vraiment. Et longtemps. Mais ça n’a pas pas marché.

    Personne ne m’a converti et que je n’ai envie de convertir personne. Juste témoigner. Et seulement , je le répète, à l’occasion.

    J’aime dire que j’aime Dieu, beaucoup et pas assez. J’aime aussi à dire que je déteste la religion, pour le mal qu’elle fait aux hommes et à Dieu Lui-même.

    Situation pour le moins inconfortable. Comment l’expliquer ? A qui ? Comment ? Pourquoi ?…

    Je passe.

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    • 20 mars 2018 à 20 h 11 min
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      Comme je suis en accord avec ce texte courageux et profond, lanceur d’étoiles.

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  • 18 mars 2019 à 11 h 06 min
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    Vraisemblablement, mademoiselle est bisounours. La vie lui enseignera ce qu’est le réel; on espère pour elle sans trop de douleurs…

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    • 22 avril 2019 à 2 h 08 min
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      A la lecture de l’ensemble de ces commentaires éclairés je me pose une question très naïve, voire plusieurs : n’y a t il qu’un islam? qu’une façon de pratiquer une religion? qu’une manière de croire? Si je suis issue de grands-parents de confession chrétienne pratiquante d’une côté, de grands-parents athée de l’autre, d’une mère baptisée, non pratiquante (et plus tellement croyante), d’un père athée, voir antireligieux : qui suis-je? de quoi ais-je hérité? dois-je choisir? chrétienne pratiquante, ou non, athée pacifiste, ou antireligieuse? De fait, je renvoie ces mêmes questions à toutes les autres cultures et autres religions, avec l’exemple suivant, puisqu’on parle de lui : Quel lien y a t il réellement entre un “maghrébin” de france, et un “maghrébin” du Maghreb? tous seraient donc influencés par l’islam, sans exception? grands-parents, parents, enfants et petits-enfants auraient tous la même manière de penser et vivre leur foie, sans distinction des histoires collectives d’ici ou là, des parcours individuels? Cette “fille” dont on parle tant dans cette lettre, ne serait-elle pas, plutôt que “bisounours”, tout simplement, remontée contre cette idée globalisante et réductrice qui rangerait tout ce qui n’est pas comme “nous” (blanc de france avec une histoire chrétienne) dans un même sac? Que vous ayez peur de l’islam et de sa radicalisation est une chose, que je peux comprendre, étant donné les dégâts occasionnés ici ou là dans le monde entier, aux côtés de ceux de la religion chrétienne, qui n’a rien à lui envier. Je comprend que vos repères culturels et votre paix tranquille s’en trouvent ébranlés, mais mettre tout un tas de gens pas comme vous dans un camp ennemi, “ceux qui mettraient à mal nos valeurs avec leur religion”, c’est du racisme, donnez lui le nom que vous voulez, islamophobie ou autre, on s’en fiche. Ce qui est naïf voir dangereux aujourd’hui c’est de s’accrocher à l’idée que la vieille europe et la vieille France, ainsi que les autres pays “occidentaux” (entendre blancs et riches) sont par essence supérieurs car libérés, et doivent coute que coute être protégés des mouvements de populations qui viendraient pervertir leur grandeur. On est face à de grandes vagues de migration qui, semble t il, ne feront que s’amplifier à l’avenir. Le visage future de la France vous inquiète, soit. Toutes les mesures sont prises pour fermer les frontières, et non pas par les extrémistes dont vous ne faites visiblement pas parti (FN et autre), mais bien par ces droites et gauches “modérées” et décomplexées qui bâtissent des murs, des frontex et des politiques migratoires complexes qui renvoient les migrants à leur case départ, tout au début de leur galère. On s’éloigne du sujet? non, c’est le même : La peur de l’autre. Je ne sais pas quelle âge à votre fille, mais en filigrane de votre lettre, je comprends ce qu’elle veut dire. Aujourd’hui chaque humain doit faire preuve d’humanisme envers chaque humain, pour que l’avenir soit à la paix. Si c’est la définition d’un bisounours, alors, j’en suis, et j’ai hâte de compter les adeptes de cette nouvelle religion.

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      • 22 avril 2019 à 13 h 09 min
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        On ne peut pas raisonner avec nos approches européennes et spécifiquemes liees a l exception veritable francaise Liee a la Revolution : la LAÏCITÉ le Concordat et le Sanhedrin !

        L approche simplifiée d une religion comme l islam nécessiterait d abord de tenir l ancien et le nouveau testament d une main et le code civil napoléonien pre ecrit en 632 !
        Il y a deja quatre courants principaux subdivises pour donner une 12 zaines de «  chapelles«  dont certaines comme le soufisme sont considérés comme non musulmans , toleres « en marge » par ex au Maroc !
        Mais le tout se regroupe dans la Nation Islamique #l Oumma qui elle est une Sorte de Nation _une et indivisible- ! Ça parle , non?
        Régissant la vie religieuse , juridique( charia)et sociale de TOUT musulman jusqu a l apostasie qui est une forme de déchéance de ~Nationalité religieuse~ ! L Islam n a pas de Pays mais une nation , en fait deux depuis le schisme chiite /sunnite
        L Europeen ne ne peut s aventurer avec des concepts simples et laïque sur un terrain complexe et prosélyte de fait : l alternative du Musulman : la maison de la paix ou maison de la guerre !
        BOUALEM SENSAL a fait un travail intéressant dans « Gouverner au Nom d Allah « 
        Il cite en introduction pour aider l européen -désorienté -Marx /Nietzsche
        ~la critique de la religion est la première condition de toute critique~
        /
        le pire ennemi de la vérité n est pas le mensonge mais la conviction !!

        Et roulez jeunesse ‘ jetez un oeil dans le rétro de temps en temps !
        Merci Gerard d avoir pris le temps de dire ….

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