Nucléaire. Fukushima-Flamanville : Ça baigne

Pendant ce temps à 60 km au nord de Fukushima, les plages ont été déclarées de nouveau propre à la baignade. Oui, depuis ce samedi 21 juillet 2018, Il est désormais possible de se baigner dans les eaux contaminées par le plus grand désastre nucléaire civil de l’Histoire 1. Les autorités japonaises affirment aujourd’hui que l’eau est revenue à un niveau de radioactivité « acceptable ». De plus, une solennelle prière a précédé la relance des baignades. Il fallait bien ça car, au moment de la catastrophe, les experts avaient annoncé que la contamination allait durer au moins 40 ans.

C’est que la canicule frappe aussi au Japon, autrement plus étouffante que la sourde radioactivité. Oui : autrement.

…Pendant ce temps, EDF annonce ce mercredi 25 juillet de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche à la suite des problèmes de soudures rencontrés sur le chantier. Le gouvernement a aussitôt confirmé qu’il entendait repousser d’autant la fermeture programmée de la centrale de Fessenheim, doyenne du parc nucléaire français.

Selon le communiqué d’EDF, « Le chargement du combustible est désormais prévu au 4e trimestre 2019 », soit sept ans après la date initialement prévue… « et l’objectif de coût de construction est porté de 10,5 à 10,9 milliards d’euros », soit plus de trois fois le coût initial.

L’électricien indique avoir contrôlé 148 des 150 soudures. Parmi elles, 33 « présentent des écarts de qualité et vont faire l’objet d’une réparation » tandis que 20 autres vont être refaites car elles ne respectent pas les exigences « de haute qualité » définies par EDF. Dix autres soudures nécessiteront une « justification spécifique » auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

…Pendant ce temps donc, les « classes » politiques et médiatiques, elles aussi entrées en fusion, se baignent dans l’« affaire d’État », après le séisme Benalla. Les embusqués espèrent le tsunami ; le gouvernement le redoute. Quoi qu’il en soit, le réchauffement du climat politique se confirme et, côté météo, la canicule se pointe – comme au Japon, en Suède, en Grèce. La pollution sévit dans les villes, la maison brûle !

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Notes:

  1. Le 11 mars 2011, le littoral avait été frappé par un séisme de magnitude 9 et ravagé ensuite par un tsunami. Trois réacteurs de la centrale de Fukushima étaient entrés en fusion.

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