« Comment cela s'appelle-t-il, quand le jour se lève, et qu'on a tout perdu ? Cela s'appelle l'aurore. »

 

Temps de lecture ± 1 mn

Yves, Jean-Paul, Christian… et ces dizaines de milliers d’autres dont on ne connaît ni le prénom, ni le regard, ni la présence prostrée. Dont on ne connait rien de l’existence. Nuits passées pied nus sur les trottoirs, têtes emmitouflées de capuches et bonnets, sacs plastiques pour se protéger de la pluie et du vent ou faire son maigre baluchon. La suite ici sur le blog de mon ami Daniel Chaize.

Aurore est le nom de cette association – née en 1871, lors de la Commune de Paris ? –  qui a comme objet « La réadaptation sociale et professionnelle des personnes que la maladie, l’isolement, les détresses morales ou matérielles, un séjour en prison ou à l’hôpital ont privées d’une vie normale« . Héberger, soigner, insérer.

Cela s’appelle l’aurore est un film de Luis Buñuel sorti en 1956, d’après le roman d’Emmanuel Roblès. Le titre du film et celui du roman font référence aux dernières répliques d’Électre, de Jean Giraudoux :

« — Comment cela s’appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd’hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l’air pourtant se respire, et qu’on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s’entre-tuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?

— Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore. »

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

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