On n'est pas des moutons

Archive for juillet, 2009

Qui n’a pas lu les aventures de Gégé et Juju ?

1timbre-juju.1247923190.jpgDites donc, avant de par­tir, même et sur­tout si c’est au bout du monde, n’oubliez pas d’emporter « Le tour d’un monde en sept jours avec un âne en Pro­vence », vous en revien­drez trans-for-mé(s) ! Pour vous en convaincre, voyez ce cri d’amour illus­tré par Galla, pit­chou­nette de 7 ans (c’est une petite-nièce…)

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Voyez aussi ce témoi­gnage inter-générations, de Daniel D. :

« 4 jour­nées de marche de 10 à 14 km, un héber­ge­ment dif­fé­rent chaque soir […] J’avais acheté votre livre et nous l’avons lu… sou­vent avec le sou­rire car vous racon­tez bien des évè­ne­ments que nous avions vécu nous aussi lors de nos pré­cé­dentes ran­don­nées. Les ânes ne sont pas têtus mais intel­li­gents et s’ils ne font pas ce que nous vou­lons c’est rare­ment sans rai­son… le tout est de trou­ver pour­quoi.« J’ai prêté votre livre à notre petite Mathilde en lui sug­gé­rant de racon­ter nos aven­tures comme vous l’avez fait pour votre voyage autour du monde… par­don d’un monde en Pro­vence. Chaque soir elle a rem­pli une page d’un cahier avec le récit de sa jour­née mais je crains fort que cela aille beau­coup plus loin. »

De Jacques C., « âne­mestre » de bourricot.com – autant dire une som­mité … : « Je ne sais si je vous ai remer­cié pour le livre que j’ai lu jusqu’à la der­nière cigale. Jolie plume et sens de l’écriture. »

De Gérard J. : « Après lec­ture (en une fou­lée au petit trot très agréable), leçons à rete­nir : – n’est pas écolo qui veut (Cf. Depar­don & Yan … et la suite);– pour dra­guer ces dames, en tout lieu, rien ne vaut ‘’bel âne’’ (sin­cère remer­cie­ment pour le tuyau) »

De Jean K. : « J’ai appré­cié Juju et sa phi­lo­so­phie, envié ton tour en Pro­vence, souri bien des fois en tour­nant les pages de ce cahier de vacances. »

De Jean-Pierre P. : « Les nuits étoi­lées réveillent nos sens et inter­rogent sur la com­plexité de notre exis­tence, d’où venons nous, qui somme nous, ou allons nous ? ….. tant de ques­tions sans réponse. L’Inaccessible étoile (de Jacques Brel) en dit long sur notre par­cours ter­restre. Et l’Homme avec tout ses bagages, ses malles, ses valoches ou seule­ment avec un balu­chon et un âne comme tu l’à fait en sept jours, à la recherche du non dit. »

De Joël D. : « J’ai lu et adoré. Un point, c’est presque tout. Gé, tu devrais nous mon­trer com­ment tu (te) vois (dans) l’oeil de Jules. C’est beau comme M. Arnol­fini dans un miroir de Van Eyck. Enfin… c’est mon avis et je le partage. »

De Odile C. : « Bravo pour ces “Mémoires d’un âne et de son maître inté­ri­maire”, qui ont réjoui mon œil, mon esprit et mon cœur ».

De Ber­nard L. (Poli­tis) : « Gégé et Juju, eux aussi, à leur façon, font de la résis­tance. À la moder­nité. À la vitesse. À l’impatience. À la saleté. Au bruit des moteurs et à la consom­ma­tion sans frein. Un petit bou­quin frais comme un rosé de Pro­vence, comme un bou­quet de lavande. »

Et tout ça, hein, c’est pas moi qui le dit…

»> Dans quelques librai­ries pro­ven­çales, ou bien là, à gauche «< chez Pri­ce­Mi­nis­ter. Ou direc­te­ment chez le pro­duc­teur : Gérard Pon­thieu, 73, allée du Cas­tel­las — 13770 Venelles (chèque de 14 euros)


La dernière du jour : Et si l’Europe se chauffait avec le soleil du Sahara ?

« Un consor­tium alle­mand veut lan­cer un grand pro­jet de cen­trales ther­mo­so­laires. Pro­duite en Afrique saha­rienne, l’électricité tran­si­te­rait sur des lignes à haute ten­sion. Les pre­mières livrai­sons pour­raient avoir lieu dans dix ans ». [Le Monde, 13/7/09]

La der­nière richesse de l’Afrique pas encore exploi­tée, le soleil, bon sang, que fai­saient les rapaces à la lais­ser ainsi dorer… au soleil ? Sur­tout, que les Afri­cains ne se dépêchent pas d’entrer « dans l’Histoire », qu’on les pille encore un peu plus !

Remar­quez que les plus pour­ris des poli­ti­ciens afri­cains n’ont pas attendu cette lumi­neuse idée venue du Nord. Ainsi, dans la si longue lignée des dic­ta­teurs du conti­nent, un Mobutu a-t-il placé le Congo-Kinshasa en coupes réglées ; pour exploi­ter, à son compte per­son­nel pour com­men­cer, les immenses richesses minières du pays, il a fait construire des bar­rages hydro­élec­triques, dont un gigan­tesque des­tiné à ali­men­ter les mines de cuivre du Katanga. Les lignes à haute ten­sion tra­versent le pays, sans même condes­cendre dans les pauvres vil­lages quelles sur­plombent [lire sur ce blog : Congo-Banque mon­diale. Ou com­ment, avec deux euros par mois, rem­bour­ser une dette de 10 mil­liards ]

Donc l’énergie solaire et son exploi­ta­tion, c’est déjà com­mencé avec les bar­rages. La nou­veauté, sous cou­vert « tech­no­lo­gique » – jadis les mis­sion­naires et les mili­taires pré­cé­daient les colons ; aujourd’hui c’est la « tech­no­lo­gie » qui déboule d’abord – c’est de la jouer « écolo » avec des pan­neaux solaires. La blague ! Ils vont tout bon­ne­ment enva­hir le Sahara – pas grave, c’est un désert – et plan­ter leurs pylônes à tout va. Sans doute n’oseront-ils pas, ces affai­ristes tein­tés de sens démo­cra­tique, on ne rigole pas, la jouer car­ré­ment à la Mobutu. Non, ils dis­tri­bue­ront plus visi­ble­ment, osten­si­ble­ment, quelques miettes de kilo­watts à grands coups de com’ tiers-mondiste. Crai­gnons le pire. Pour le peu que les Chi­nois sur­en­ché­rissent en tirant leurs lignes jusque là-bas…

Obama devra reve­nir encore et sou­vent sur les traces de ses loin­tains ancêtres s’il veut par­ve­nir à bran­cher leurs actuels des­cen­dants sur les étroites voies du libé­ra­lisme démocraticable.


Révolution à Venelles (13) avec l’inversion totale de la parité municipale

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Voici un maire heu­reux, du moins en appa­rence pho­to­gra­phique. Il pose ainsi, devant la mai­rie, en costume-cravate, avec sa toute nou­velle équipe muni­ci­pale. Un re-maniement pro­met­teur ? On verra à l’usage, une fois passé l’état de grâce(s). Il en est un qui va faire son jaloux, étant fort loin du compte sur le per­ron de son Élysée.

En tout cas, Jean-Pierre Saez, maire UMP de Venelles (Bouches-du-Rhône, 8000 habi­tants) réus­sit un beau coup poli­tique sur le thème de la parité entre les genres. Il a même poussé à l’excès inverse en virant tous les mâles de son équipe – sauf lui évi­dem­ment. Une telle pra­tique se veut d’avant-garde. Mais trop d’audace tue l’audace et nous ren­voie à la vision ancienne du harem, la burka en moins, certes.

Cette inno­cente image rejoint la gale­rie des béa­ti­tudes venel­loises. Les­quelles s’étalent tout au long du dis­pen­dieux maga­zine muni­ci­pal dont cha­cune de ses cin­quante pages sent bon sa fleur bleue. Venelles Mag, c’est du Charles Tré­net par­tout sur l’air de « Y a d’la joie ! ». Même le maire y pousse la chan­son­nette avec son édito d’enfer au titre ren­ver­sant : « C’est l’été ! ». Et comme l’opposition (PS) ne sau­rait être en reste, sa « tri­bune libre » s’intitule crâ­ne­ment… : « C’est l’été !!!! » – oui, mais avec quatre points d’exclamation, soit trois de plus que l’adversaire poli­tique – enfoncé.

Donc, ça doit être l’été à Venelles, ma parole. Et même un été ver­doyant, selon le goût du jour et la météo poli­ti­cienne. Tiens, si on en remet­tait une couche à la « une » dudit mag’ muni­ci­pal ? D’où sa cou­ver­ture clai­ron­nante, avec sa touche de vert, auto­pro­cla­mant « Venelles, ville des éner­gies nou­velles ! ». Rien de moins. Car 30 mètres car­rés de pan­neaux solaires doivent assu­rer la cli­ma­ti­sa­tion de la can­tine des per­sonnes âgées… « Il est en effet impor­tant de prendre soin de nos aînés ! », lit-on page 4. Sur­tout l’été, pas vrai ?

La poli­tique pourrait-elle ne pas empes­ter la déma­go­gie ? La « com’ » ne devrait-elle pas être dénon­cée comme le fléau des fléaux, pire que la grippe A ? – et sans vac­cin en vue. La com­mu­ni­ca­tion vraie consis­te­rait alors, par exemple, à abor­der la ques­tion de l’eau autre­ment qu’à la mode Clo­che­merle, ou pire encore en la dis­si­mu­lant sous le tapis à pous­sières (pas un mot dans le « mag »). On expli­que­rait ainsi aux citoyens pour­quoi le prix du mètre cube de 2009 est en passe, dou­cet­te­ment, de rat­tra­per celui de l’ancien régime… Com­ment cet ancien régime « de gauche » en avait appelé au privé, tan­dis que le nou­veau, de droite, ne jure que par la régie de « ser­vice public » – à l’image de son men­tor pré­si­den­tiel dénon­çant les tares du capitalisme…

Mais on s’égare. C’est l’été, n’est-il pas ? Fait chaud. Et vive les gam­bettes muni­ci­pales refroi­dies à l’énergie solaire !

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Festival Charlie Free. Vitrolles, territoire libre du jazz

Je vous écris d’une petite répu­blique, une enclave libre en pays free. Free comme le jazz. Free comme Char­lie. On y est : Char­lie Free Jazz, en ex-territoire sou­mis, tombé par un mau­vais jour dans les griffes du loup brun. Ici Vitrolles, ter­ri­toire libéré – dans la limite de la Liberté. Tan­dis qu’en ce jour même la peste brune a migré vers le Nord en désar­roi, à Hénin-Beaumont séduit au moins pour moi­tié par les sirènes démo­niaques. En ce même dimanche donc, la petite et libre répu­blique de Char­lie Free vit dans la séré­nité le troi­sième et der­nier jour de son fes­ti­val de jazz. Un miracle annuel – le dou­zième cette fois – qui res­sur­git comme les cigales, annon­çant la re-naissance, trop pas­sa­gère, des har­mo­nies possibles.

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Je vous écris, vei­nard que je me sais être, tan­dis que s’entremêlent les voix sublimes de Youn Sun Nah, chan­teuse coréenne, et de la harpe d’Isabelle Oli­vier [photo © Gérard Tis­sier]. Je vous écris, chan­ceux enivré, sous les pla­tanes tri­cen­te­naires de Font­blanche ; je vous le dis et répète, une enclave d’Eden qui inter­dit toute pen­sée mau­vaise. Vade retro bandes de pes­ti­fé­rés bruns avec vos N « nationales ».

Car le jazz —– la musique, pour par­ler plus large – ne sau­rait souf­frir et moins encore faire souf­frir. Ce serait plu­tôt la force bien­fai­trice uni­ver­selle, « the hea­ling force of the uni­vers », pour citer Albert Ayler. Excluons donc les toni­truances kaki, les voci­fé­ra­tions ven­ge­resses autant que bru­nâtres, les putas­se­ries de pub.

Char­lie Free est une asso­cia­tion, ce beau mot qui marie plai­sir et géné­ro­sité – égoïsme par­tagé en bande, y a pas délit ! Vingt ans qu’elle existe contre vents et marées, sans reve­nir sur les marées noires. Elle dis­tri­bue du bon­heur alen­tour à l’aide d’émissaires talen­tueux, aussi appe­lés musi­ciens. Les­quels s’arrimant ici pour quelques heures, sans pro­fils de Mes­sie, juste por­teurs de Beau, du beau son qui résonne et s’en va, de concert, tra­verse corps et âmes et ainsi agran­dit la vie.

Bon, je dois m’arrêter pour rejoindre les potes et prendre ma part à l’édifice. Voyez de plus près en cli­quant , pour cho­per ne serait-ce qu’un petit chouïa votre part du gâteau musical.



Rater le Charlie Jazz Festival ? Faudrait être tarte !

Ça va jaz­zer ce week-end à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) pour le Char­lie Jazz Fes­ti­val. C’est la dou­zième fois que les pla­tanes tri-centenaires du Domaine de Font­blanche vont s’illuminer et vibrer lors de trois riches soi­rées de jazz et donc de ren­contre – puisque tel est le jazz : un ter­rain d’aventures. Trève de bara­tin, voyez le pro­gramme en cli­quant ci-dessous sur l’image de l’affiche et, si vous êtes dans les parages, vous seriez vrai­ment tarte de rater un tel remède anti-crise.

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Médias et accidents d’avions. Ou le rétrécissement du Monde

Tous les hommes sont égaux, enfin, ça dépend… Selon que vous voya­gez sur Air France entre Rio et Paris, ou bien sur Yemena Air­ways entre Sanaa et Moroni, quelque part là bas entre le Yémen et les Comores. Ce niveau d’ « éga­lité », cet indice de la valeur humaine incon­di­tion­nelle, où le retrou­ver mieux qu’à la une des médias domi­nants ? Ici, je n’ai pas cher­ché à mener une ana­lyse pous­sée de l’impudence média­tique – des cher­cheurs la méne­ront sans soute en l’étendant aux trai­te­ments radios et télé des deux évé­ne­ments – , je m’en suis juste tenu à mon quo­ti­dien dit « de réfé­rence », ce « Monde » dont le champ inter­na­tio­na­liste et huma­niste – foi de ses fon­da­teurs – tend à fondre comme la ban­quise des idéaux de ce XXIe siècle chan­ce­lant. Lais­sons seule­ment par­ler ce qui a été publié par Le Monde dans ses édi­tions rela­tives aux deux acci­dents. Les com­men­taires sont libres.

Les unes et pages inté­rieures du  3 juin et du 1er juillet. Voyez la hié­rar­chie de l’information selon les empla­ce­ments et la place tenue par les deux évé­ne­ments pour­tant très sem­blables quant à la nature des faits

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  • Twitter — Gazouiller

  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
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    La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste.
    (Claude Lévi-Strauss)
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    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances
    (Ber­trand Russel)
  • Un récent et com­pli­qué chan­ge­ment de ser­veur a causé la perte de quelques « car­tons », en l’occurrence cer­taines images. Les reverra-t-on un jour ? Hmmm…

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