Florence, Hussein / Saddam, W…

FlorencehusseinDisparus, prisonniers, otages… Au début, on ne dit trop rien. Je n’ai trop rien dit. Trois jours passent, puis une semaine. La panne d’auto, ou peut-être de téléphone, le pépin – même invraisemblable –, tout ça ne tient plus. Hier soir, j’ai accroché la bannière, à la devanture du blog, comme le suggère Libé. Une sorte de présence incantatoire, dans ce modeste réduit du grand tout médiatique où, plus qu’ailleurs encore, il n’y a pas de «petits profits». Alors, allons-y : tam-tam à tout va !

Plus que jamais dénoncer ces fanatismes, ceux-là mêmes qui finissent par échouer jusque «dans nos campagnes», tandis qu’on oublie souvent leur genèse. Nullement spontanée. Dont il faudrait bien retrouver la source – les sources. Ou tout au moins, sans remonter au Déluge, dénoncer sans cesse sa déclinaison intermédiaire, récente, là précisément où Florence et Hussein paient de leur liberté, sinon pire. C’est-à-dire là-bas, entre Tigre et Euphrate, berceau de civilisation haute, où un «fou de dieu» a produit son «western oriental». Rappelons-le bien haut que ce type est un fada dangereux, un Dr Folamour agité par des spasmes de domination, de punition divine, de morale marchande ! Si l’Irak est aujourd’hui plongé dans un chaos encore jamais atteint, pas même sous Saddam, un chaos qui met la planète au bord du gouffre, c’est bien à cause de ce type et de son gang de malfrats, ce W au cerveau en forme de colt.

Nous avons été quelques millions dans le monde à nous élever contre la folie guerrière, contre les mensonges qui la sous-tendaient et continuent plus que jamais à la soutenir, telle la corde du pendu. Une majorité d’États-uniens en ont redemandé ; ils ont bissé l’histrion sinistre. Mercredi dernier, dans le plus parfait cynisme, le personnage a surpassé son rôle. Dans un nouvel épisode du feuilleton, alors que la Maison Blanche confirme que les inspecteurs américains ont cessé leurs recherches d’armes de destruction massive en Irak – et qu’ils n’en ont pas trouvé –, la chaîne ABC a diffusé une interview de W. Et alors ? Tout va bien : le président US ne regrette «absolument pas» d’avoir envahi le pays. Ce qui le tracasse, c’est de «trouver ce qui a cloché dans la collecte de renseignement». «Quand le sage montre la lune…».

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