De Gorge profonde, de l’investigation et des sources, du journalisme, etc.

 

Quelques réflexions à propos de la mise à nu, hier aux États-Unis, de “Gorge profonde”, l’informateur des journalistes du Washington Post qui, en révélant l’affaire du Watergate, a provoqué la chute du président Nixon, en 1974.

1) Le plus beau, peut-être, dans l’histoire concerne la protection de la source, qui aura donc tenu plus de trente ans – et n’aura été levée qu’à l’initiative du premier intéressé, l’auteur de la fuite, Mark Felt, ancien directeur adjoint du FBI.

Le plus beau et le plus important du point de vue du journalisme et de l’application d’un principe fondamental, sur lequel la profession ne devrait jamais céder. C’est l’une des premières conditions d’exercice du métier d’informer, surtout dans l’ordre du contre-pouvoir. Bob Woodward et Carl Berstein n’auraient évidemment pu mener leur enquête à terme s’ils avaient enfreint cette règle. Qu’ils ne s’en soient jamais déliés, eux et leur rédacteur en chef, Ben Bradlee, est tout autant à leur honneur.

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