Le Monde et WikiLeaks. Info ou bruits de chiottes ?

Comme d’autres quotidiens occidentaux, Le Monde fait ses gorges chaudes des « révélations » de WikiLeaks… Bof, ce n’est même pas du « gorge profonde » de l’époque Watergate. Jusqu’à maintenant, on n’apprend rien de ces perles « secrètes », sinon des cancanages entre langues de putes et autres petits-grands rapporteurs diplomatiques. Et que je te dégoise sur l’un-l’autre et réciproquement. Rien qu’on ne sache d’instinct, qui ne soit lisible dans les actes et sur les tronches mêmes de ces dirigeants somme toute maîtres ès faux-culs, un savoir-faire sans lequel on ne saurait pénétrer les arcanes du pouvoir.

Que Le Monde s’en amuse avec sérieux, voilà qui dit bien le rapetissement du journalisme jadis « de référence ».  Qu’il en fasse son feuilleton de l’hiver, serait-ce pour divertir et reposer ses lecteurs des  affaires en rafales qui secouent la société française – pour ne parler que de celle-là ? Quant à rapporter sous couvert d’information des ragots de couloirs – même d’ambassades –, n’est-ce pas les confondre avec des bruits de chiottes ?

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9 réflexions sur “Le Monde et WikiLeaks. Info ou bruits de chiottes ?

  • 1 décembre 2010 à 16 h 16 min
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    Wikileaks nous apprend que Sarko “serait” susceptible et autoritaire. Où vont-ils chercher des choses pareilles ? Autre info stupéfiante ce matin dans le poste : Le froid bat des records en France, jusqu’à moins 3 à Orléans. Non mais, j’te jure. Le thermomètre ne dément pas. Parait même que hier c’était la St André, tu te rends compte ? On vit une époque formidab’.

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    • 1 décembre 2010 à 16 h 34 min
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      Attends, et pis que “En 2006, DSK jugeait que la popularité de Royal était une “hallucination collective”” C dingue !

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      • 1 décembre 2010 à 16 h 57 min
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        Moi non plus, je ne vois pas l’intérêt, sinon qu’à pousser encore davantage le verrouillage des systèmes étatiques et ainsi renforcer la parano générale. Ça ne peut que servir les tendances totalitaires. Sans oublier aussi, et surtout, que la “transparence” relève aussi du totalitarisme.

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  • 1 décembre 2010 à 17 h 23 min
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    Pas d’accord avec toi Gérard ni avec les autres ‘dénonciateurs’ de Wikileaks. Aujourdhui il est de bon ton de dénoncer le réseaude Assange – à raison je précise- comme il est d’aussi bon ton de dénoncer la tyrannie de la transparence. Les critiques s’équivalent.
    Je pense que Wikileaks nous dit quelque chose de notre rapport à l’information et qu’il ne faut pas s’arrêter derrière les soi disant révélations. Les rapports diplomatiques en disent par contre assez long sur les obsessions américaines et sur l’incohérence de ses rapports avec certains pays alliés (Arabie saoudite par exemple).
    Il ne faut donc pas prendre Wikileaks comme un sous Watergate mais bien comme un élément supplémentaire de la fragilité des Etats Unis et de leur perte de légitimité sur une bonne partie du monde.

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    • 6 décembre 2010 à 16 h 59 min
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      @ “Turlututu”. Aiguillonné par ton com’, j’affine ma position en me rapprochant de la tienne. Merci pour la stimulation !

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  • 1 décembre 2010 à 17 h 43 min
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    Sacrément fortiche l’informaticien qui a mis ces 250 000 télégrammes en ligne ! Rendez-vous compte : il a fallu qu’il les lise tous d’abord, un par un, puis qu’il vérifie à chaque fois ses sources… Ca c’est du zèle, nos journalistes peuvent en prendre de la graine.

    Comment ?… Que me dites-vous ?… Non ?… Il n’aurait pas pris la peine de lire tous ces articles avant de les diffuser ? Pas possible ! Mais alors… il aurait balancé tout ça juste parce qu’il aurait disposé d’un logiciel qui lui permette de le faire ? … Mais alors… dans ce cas, ça voudrait dire que les techniques dont on dispose aujourd’hui mettent à bas toute déontologie ?… Je ne peux pas le croire !

    D’ailleurs, j ne suis pas le seul ! J’ai remarqué que quand des gens osent dire des trucs pareils, du genre que “la technique tue l’éthique” (je pense par exemple à Jacques Ellul), personne ne les croit. Ca bouscule trop de certitudes.

    D’ailleurs, dans cette histoire de Wikileaks, avez-vous entendu quelqu’un, une seule personne, avancer que balancer 250 000 news d’un seul coup d’un seul, c’est non seulement “sans valeur” mais carrément absurde ? Que personne ne se donnera la peine d’en lire ne serait-ce que 1000 ? Allez va,… il est loin le temps sensé où l’on disait encore “trop d’infos tue l’info”. Et pour cause, depuis ce temps, l’info est morte.

    De noyade.

    Quelle soit classée “confidentielle” par le Pentagone ou qu’elle fasse la une de tous les médias, l’info s’est noyée dans l’info il y a belle lurette. Et la foultitude de messages qui nous sont balancées aujourd’hui ne sont plus que son fantôme.

    Pierre

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    • 1 décembre 2010 à 23 h 16 min
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      Pleinement d’accord avec Pierre ! De plus, la valeur d’une info tient-elle au fait qu’elle ait été volée, dérobée, détournée, piratée, etc ? Ou plutôt qu’elle soit vérifiable et pertinente, et plus encore, susceptible de nous éclairer sur le monde et ainsi mieux nous armer à le comprendre et, si possible, à le rendre meilleur.

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  • 6 décembre 2010 à 18 h 37 min
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    Attention! Possible complo international pour la restriction des libertés ce wikil …


    Sent on a phone using T9space.com

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