Comme d’autres quo­ti­diens occi­den­taux, Le Monde fait ses gorges chaudes des « révé­la­tions » de Wiki­Leaks… Bof, ce n’est même pas du « gorge pro­fonde » de l’époque Water­gate. Jusqu’à main­te­nant, on n’apprend rien de ces perles « secrètes », sinon des can­ca­nages entre langues de putes et autres petits-grands rap­por­teurs diplo­ma­tiques. Et que je te dégoise sur l’un-l’autre et réci­pro­que­ment. Rien qu’on ne sache d’instinct, qui ne soit lisible dans les actes et sur les tronches mêmes de ces diri­geants somme toute maîtres ès faux-culs, un savoir-faire sans lequel on ne sau­rait péné­trer les arcanes du pouvoir.

Que Le Monde s’en amuse avec sérieux, voi­là qui dit bien le rape­tis­se­ment du jour­na­lisme jadis « de réfé­rence ».  Qu’il en fasse son feuille­ton de l’hiver, serait-ce pour diver­tir et repo­ser ses lec­teurs des  affaires en rafales qui secouent la socié­té fran­çaise – pour ne par­ler que de celle-là ? Quant à rap­por­ter sous cou­vert d’information des ragots de cou­loirs – même d’ambassades –, n’est-ce pas les confondre avec des bruits de chiottes ?

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