Adresse aux jeunes peut-être futurs journalistes et autres rêveurs romanesques

Jeunes peut-être futurs journalistes, postulants ou apprentis des si nombreux lieux de formation, rêveurs romanesques qui s’identifient à la pimpante grande reporter et redresseuse de torts des films hollywoodiens et des séries télé, …

… il est encore temps de bien questionner votre vocation et pour cela, …

…plus encore, de vous imprégner de la réalité d’aujourd’hui du métier d’informer.

Ce n’est pas l’ancien de la profession qui lance sa prophétie de vieux schnok,

c’est que les conditions d’exercice dudit métier ont tellement changé, à l’image de la planète mondialisée et de l’information dématérialisée.

Et si en prime vous fantasmez sur les héros “des grands conflits qui font les grands reporters”,

lisez en priorité le témoignage d’une jeune et courageuse pigiste italienne, Francesca Borri, que sa présence sur le front de la guerre civile en Syrie a littéralement transformée – tout autant d’ailleurs que l’indifférence plus ou moins chargée de mépris opposée par ses confrères. Et aussi par le public.

Son article a été publié le 1er juillet 2013, sur le site de la ‘Columbia Journalism Review‘, Il est repris sur le site du Nouvel Obs sous le titre

« Lettre d’une pigiste perdue dans l’enfer syrien ».

Là non plus, on ne pourra pas dire « je ne savais pas ».

• Voir aussi :

BONNE NOUVELLE. Les journaux sont foutus, vive les journalistes !

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8 réflexions sur “Adresse aux jeunes peut-être futurs journalistes et autres rêveurs romanesques

  • 6 août 2013 à 13 h 25 min
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    Un témoignage étonnant (mais pas surprenant) sur l’ambiance de veulerie et de compromissions qui entoure ce métier, et particulièrement le statut de pigiste: “Je prends ton papier, mais je le signe du nom de mon journaliste”…tout est dit. J’aime beaucoup la chute!

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    • 6 août 2013 à 17 h 45 min
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      Où l’on voit que ce dont témoigne notre admirable “consoeur”, ce n’est pas tant de l’état du journalisme que du délabrement éthique de nos sociétés (globalement, sans exclure les exceptions individuelles). De même que la question du “journalisme”, de l’avenir des journaux et des journalistes, des médias et tout, dépasse largement les considérations aussi étriquées que corporatistes posées par certains “autres confrères”. Je pense précisément à ceux de “La Provence” qui viennent de se faire racheter – c’est bien le mot – par Tapie, comme il s’était payé “La Vie Claire”, “Wonder” et “Adidas” avant de s’en débarrasser après les plus-values qu’on sait. Eh bien, ces journalistes : une partie ne songe qu’à “prendre l’oseille et se tirer” (clause de cession, ne parlons pas de “conscience”); le reste à s’adapter. Par exemple, en proposant sans rire “un nouveau chemin de fer” qui, selon ces pauvres naïfs cheminots, remettrait le train sur ses rails ! Comme si la crise du journalisme et de la société relevait d’un coup de ripolin sur la façade des canards. On rêve ! Auront-ils compris un peu plus en apprenant que le “Washington Post” vient de se faire racheter lui aussi, mais par “Amazon”. Là, on n’est plus dans la bouillabaisse, mais bien dans un changement de paradigme – pardon pour le gros mot ! Une autre époque a surgi qui appelle un autre système informatif (déjà en cours d’ailleurs, notamment via les “réseaux sociaux”). Nos “camarades” et leurs archaïques syndicats devraient plutôt s’affairer à bâtir d’urgence des hospices pour leurs vieux jours.

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  • 6 août 2013 à 17 h 40 min
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    Francesca, ti amo ! Tu é la piu bella ragazza di tutte ! Ritorno a la casa pronto ! Fare l’amore, no la guerra !!

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  • 6 août 2013 à 21 h 55 min
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    Terrible ! J’espère qu’on fera lire ce texte saisissant dans les écoles de journalisme. Mais j’en doute ! ça ferait trop tomber les vocations et finalement la clientèle et le chiffre d’affaires. Pas vrai ?

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  • 18 août 2013 à 15 h 00 min
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    Autre son de cloche, trouvé dans “M”, magazine du Monde, 17 août 2013, sous le titre “Polémique journalistique” :
    Le témoignage de Francesca Borri, publié le 1er juillet dans la Columbia Journalism Review, a d’abord ému la Toile. Dans une lettre partagée des milliers de fois sur Facebook, la reporter italienne de 33 ans raconte la précarité de sa vie de journaliste indépendante en Syrie, et se plaint du manque d’empathie de rédacteurs en chef qui la rétribuent 70 dollars par article malgré les risques pris pour informer. En Italie, le texte n’a pourtant pas suscité que de la compassion. Nombre de ses confrères et internautes transalpins reprochent à la jeune femme son ton larmoyant et son recours à la première personne. D’autres doutent même de la véracité de ses propos. Alors que Francesca Borri prétend avoir été “la première reporter étrangère” à entrer dans la vieille ville d’Alep, un autre journaliste italien affirme ne pas l’avoir vue le jour où l’accès au quartier a été rendu possible à la presse. La rédactrice s’est, depuis, défendue de tout “nombrilisme”, mais a admis que certains éléments de son récit devaient être “nuancés”.
    Franck Berteau

    “De la nuance avant toute chose !”

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  • 21 août 2013 à 18 h 37 min
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    Porca madona ! Ma que ha fato con la nuancia, Francesca ! Soi cornutto !

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  • 22 août 2013 à 9 h 27 min
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    Oh putain ! Mais qu’est-ce que t’as foutu avec la nuance, Françoise ! Suis cocu !
    NB : italien yaourt

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