Le progrès d’avant-hier : la voiture électrique (1942)

Ce film archivé par l’INA date du 26 avril 1968. Mais la nouveauté qu’il montre date de 1942. Il s’agit de “l’Œuf électrique” mis au point par Paul Arzens, l’ingénieur de la SNCF, “père” des locomotrices électriques “BB”. Outre quelques propos du même Arzens, ces “Actualités” interrogent aussi le préfet de police Maurice Grimaud qui, dans le mois suivant du Joli Mai, va connaître une célébrité à laquelle il est loin de s’attendre ici. Quoi qu’il en soit, les deux visionnaires nous prédisent l’avenir radieux du “tout électrique” – et branché au nucléaire pour quelques rayonnantes décennies.

En plus de la musiquette bien datée qui accompagne gaiement ce petit film, on découvre que la presse pré-soixante-huitarde a déjà pris goût au redoutable micro-trottoir, ce degré zéro du journalisme, désormais triomphant dans nos médias.

Comme disait Alexandre Vialatte, pris dans un embouteillage : “On n’arrête pas le progrès, il s’arrête tout seul“.

  • Emission “Panorama”,
    Office national de radiodiffusion télévision française (ORTF)
    Journalistes : Michel Le Paire ; Bernard Corre ;
    Participants : Paul Arzens ; Maurice Grimaud.

Document Institut national de l’audiovisuel

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

6 réflexions sur “Le progrès d’avant-hier : la voiture électrique (1942)

  • 3 octobre 2014 à 10 h 58 min
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    C’est le ministre de l’éduc’ nat’ d’alors qui, à la même date ou presque, affirmait que “jamais la jeunesse étudiante n’avait été aussi sérieuse et rangée qu’aujourd’hui” (cit. approx.). Comme quoi, en matière de prévision, le visionnaire devrait être très prudent…

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  • 3 octobre 2014 à 14 h 42 min
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    Il reste à inventer d’autre moteurs (CF. Stirling entre autres) et d’autres formes d’énergies (hydrogène, … sans oublier la mine de ”manque à consommer” (moins s’agiter au loin, covoiturage, transport en commun, …)

    Et là on croirait entendre quoi ?

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    • 3 octobre 2014 à 15 h 04 min
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      Quoi donc ? Le cor au fond des bois ?
      Ou qui donc ?
      Ma fille, Marine, travaille sur l’hydrogène (au CEA…). On peut lui faire confiance…
      En attendant, oui, résister à la bougeotte, au consommage à la con, jouir du frugal sans entraves !

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  • 3 octobre 2014 à 20 h 19 min
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    Bouger dans la tête revient moins cher. Pour ce qui est du déplacement, à quand les voiturettes en carton ? Petites cylindrées, ultra légères, pas plus rapides que nos 50 ou 90 autorisés, faible conso et rigolotes. Et de plus, au nouvel an, ça crame, j’te dis pas.

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  • 4 octobre 2014 à 15 h 53 min
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    La voiture électrique n’est valable que dès lors que l’électricité qu’elle utilise est d’origine “renouvelable”, sinon, elle pollue davantage que l’utilisation des autres moyens de locomotion, sinon la marche à pied, ou le vélo.

    Un article : http://www.reporterre.net/spip.php?article6385
    et les arguments de l’Observatoire du nucléaire : http://observ.nucleaire.free.fr/

    Le progrès, depuis longtemps (après 1968, en gros), n’est qu’une amélioration du régrès.

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