Syrie. Alep bientôt rayée de la carte, comme Homs ?

L’offensive du régime syrien et de son allié russe dans la province d’Alep a provoqué l’exode de plusieurs dizaines de milliers de Syriens vers la Turquie. Près de 60 000 sont massés à la frontière turque restée fermée. Un afflux qui fait craindre une aggravation de la crise des réfugiés, que ce soit en Turquie qui en accueille déjà 2,5 millions, ou en Europe.

En Syrie, qui comptait quelque 23 millions d’habitants avant le conflit, 13,5 millions de personnes sont affectées ou déplacées par la guerre, selon les derniers chiffres de l’ONU. Parmi eux, environ 8 millions se trouvent toujours en Syrie. Car tous n’ont pas quitté le pays : en fait, la majorité des personnes jetées sur les routes par la guerre sont déplacées à l’intérieur des frontières syriennes. Elles ont fui les violences et les bombardements.

La vidéo ci-dessous est hallucinante. Elle montre un champ de ruines. C’est tout ce qu’il reste de Homs, la troisième ville syrienne meurtrie par cinq années de conflit. Cette vidéo a été réalisée par un drone russe, probablement à des fins de propagande pour légitimer l’intervention russe en Syrie. Quelle légitimité pourrait encore émerger de ces décombres ? Alep pourrait subir le même sort que Homs, bien que pour le moment les affrontements soient limités à un quartier.

Peuplée de près d’un million d’habitants, Homs a souvent été considérée comme le bastion des rebelles dès le début du conflit, en 2011. Ce n’est que le 1er décembre 2015 qu’un accord de capitulation a été signé, sous l’égide de l’ONU.

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

2 réflexions sur “Syrie. Alep bientôt rayée de la carte, comme Homs ?

  • 10 février 2016 à 9 h 16 min
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    Difficile de s’y retrouver… Et nous? j’aimerai bien savoir à quoi servent les millions dépensés dans un conflit plus qu’opaque…

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    • 10 février 2016 à 11 h 36 min
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      La guerre contre Daech arrange el-Assad puisqu’elle détourne (un peu) de la sienne et le place comme pièce maîtresse, grâce à Poutine et à l’Iran, dans cette partie d’échecs de chez échec ! L’intervention aérienne de la France et des alliés de circonstance semble ne produire que des effets relatifs sur l'”état islamique” ; elle coûte fort cher, c’est sûr ; et ne nous met pas à l’abri des “kamikazes”, qu’elle peut même motiver davantage… On est donc bien dans la merde.

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