Bonne année, bons lapsus !

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Le mot lapsus a été inventé par Freud dans son livre Psychopathologie de la vie quotidienne. Pour Freud, c’est une manifestation de l’inconscient. Selon lui, des pensées ou des croyances inacceptables sont réprimées par la conscience et les lapsus les libèrent, témoignant d’un conflit intérieur entre trois composantes : le Ça est lieu de l’immoral, des désirs inavouables et des opinions inavouées ; le Surmoi opère comme un filtre, une censure plus ou moins efficace ;  ce qui permet au Moi, si tout se passe bien, de ne formuler que des désirs et des opinions acceptables.

Un lapsus, c’est donc un surgissement du Ça qui aurait loupé le passage par le Surmoi. Paradoxalement, ou pas d’ailleurs, plus on a de Surmoi, c’est-à-dire plus on fait d’effort inconscient pour se réprimer, et plus on s’expose à ces surgissements du Ça.

Tout « ça », il est vrai,  relève de la psychanalyse – une non-science comme la qualifiait, entre autres, le philosophe Karl Popper. Quoi qu’il en soit, tout lapsus est le plus souvent qualifié de« révélateur ». S’il ne l’est pas toujours, il fait souvent bien rigoler. Le petit florilège ci-dessous (cru 2018) vaut mieux que les inévitables bêtisiers de fin d’année .

Les passages à la télévision, sans doute parce qu’ils soumettent le Ça à forte contrainte, fournissent les plus fameux lapsus, notamment à connotations sexuelles. Comme celui du P’tit Nicolas, fringant séminariste [cliquer]. Ou celui de Rachida Dati parlant d’inflation [cliquer], en pensant à autre chose…

[Avec Anastasia Colosimo, sur France Culture]

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Pierre Villion

Il n’est pas besoin de se livrer à de longues analyses de sexes pour saisir toutes les viles pensées qui peuvent nous motiver parfois.

Jerome Heurtin

J’aime beaucoup la photo de la jeune fille à la tête “coupée”, symbole fort de la séparation corps/esprit.

Il vaut mieux un lapsus qu’un collapsus !

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