On n'est pas des moutons

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Cavanna : « La vieillesse, pire que la mort ! »

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Fran­çois Cavan­na - Foi­re du Livre de Bri­ve-la-Gaillar­de- 6 novem­bre 2005 Pho­to Oscar J. Maria­nez [Wiki­me­dia Com­mons]

Fran­çois Cavan­na avait un comp­te à régler avec la mort. Ce 30 jan­vier 2014, elle a été la plus for­te. Même en ayant pro­tes­té  avec tant de véhé­men­ce contre cet­te vache­rie, rien n’y fit. Même après avoir écrit Stop-crè­ve (1976), elle le prit entre ses ter­ri­bles tenailles et le tor­tu­ra au nom de Par­kin­son, cet­te « salo­pe infâ­me ». Il résis­ta néan­moins avec vaillan­ce, jusqu’à 90 ans.

On s’était connus en 1975 lors de l’interdiction de la Revue Sex­pol (sous Gis­card d’Estaing, Ponia­tow­ki à l’Intérieur), inter­dic­tion qui ravi­vait cel­le d’Hara-Kiri Heb­do, en 1969. D’autant que le même pré­tex­te avait été avan­cé par les sbi­res de l’époque : por­no­gra­phie. Une tel­le infâ­mie com­mu­ne créée des liens et de l’amitié.

Les deux fois, en effet, Anas­ta­tie avait agi au nom de la loi (du 16 juillet 1949, tou­jours en vigueur), et même au nom de la jeu­nes­se et de sa «pro­tec­tion». En fait, une cer­tai­ne vieilles­se se rebif­fait ain­si, en un sou­bre­saut mor­bi­de, de ses déban­da­des de 68. Quel­ques années plus tard, en son 34e numé­ro, consa­cré aux Vieux, Sex­pol envoyait Robert Bou­det, mort depuis lui aus­si, la vache !, deman­der à Cavan­na des nou­vel­les du front vieillis­sant. Résul­tat, deux pages titrées «Je suis trop exi­geant pour être un gen­til vieillard». Et  vingt ans de plus ont cou­lé… Ça valait le coup de reve­nir à la char­ge vers la déjà et tou­jours «bel­le tête emmi­tou­flée de favo­ris», sans par­ler des bac­chan­tes à la Ver­cin­gé­to­rix. Il en résul­ta un long entre­tien qui trou­va pla­ce dans un livre co-écrit avec mon ami Roger Dadoun, Vieillir & jouir, Feux sous la cen­dre (Éd. Phé­bus, 1999). Cavan­na sau­te à pieds joints dans ce sujet qui le tarau­de, le vieillis­se­ment. En voi­ci des extraits.

• Tu criais alors ta révol­te contre le vieillis­se­ment et la mort. Tu venais d’écrire Stop-Crè­ve (chez Pau­vert), qui ampli­fiait tes coups de gueu­le dans Char­lie-Heb­do…

Fran­çois Cavan­na : Enfin, une révol­te… Je ne peux pas me révol­ter ! Qu’est-ce que tu veux que je fas­se ? C’est plu­tôt une non-accep­ta­tion : je ne coopè­re pas à mon vieillis­se­ment, je le subis et je ne suis pas content !

• …et tu disais, tout en regret­tant que nos cel­lu­les vieillis­sent – et nous avec : «La matiè­re vivan­te, elle s’use pas». Tu crois tou­jours ça, du haut de tes 76 ans ?

– Il ne s’agit pas de croi­re ! Deux hypo­thè­ses :

Ou le vieillis­se­ment est pro­gram­mé, et il fait par­tie du dérou­le­ment nor­mal des évé­ne­ments d’une vie; par exem­ple la puber­té, la méno­pau­se, la crois­san­ce, etc. Voi­là des évé­ne­ments pro­gram­més, d’avance ins­crits dans le patri­moi­ne géné­ti­que. Depuis la nais­san­ce on gran­dit et, à un cer­tain moment, un signal par­vient qui arrê­te le pro­ces­sus. Pareil pour la puber­té, la méno­pau­se. Quand une fem­me a épui­sé son sto­ck d’ovules, une fois le der­nier par­ti, l’organisme par­vient à la fin de la fécon­di­té – non pas à la fin de sa capa­ci­té de ban­der, de bai­ser et d’aimer ! Au contrai­re même pour cer­tai­nes fem­mes.

Ou bien le vieillis­se­ment est un acci­dent. C’est-à-dire que dès la concep­tion on est sou­mis à une influen­ce par le biais d’accidents qui se pro­dui­sent au niveau des noyaux des cel­lu­les et des gènes. Des acci­dents se pro­dui­sent qui, la plu­part du temps, sont neu­tres, n’affectent pas un gène essen­tiel. Sauf cer­tai­nes fois. Et voi­là donc une cel­lu­le qui va être boi­teu­se, ou même qui va mou­rir. Entre autres trau­ma­tis­mes aux­quels tout être vivant se trou­ve sou­mis, se trou­ve le rayon­ne­ment cos­mi­que. Il s’agit de rayon­ne­ments extrê­me­ment puis­sants, qui vien­nent de l’espace, des cor­pus­cu­les char­gés qui nous tra­ver­sent le corps en per­ma­nen­ce, cognant de ci, de là une cel­lu­le ou une autre, ou pénè­trent dans le noyau, voi­re dans le gène – ce qui peut pro­vo­quer une muta­tion. Com­me on subit plu­sieurs mil­lions d’impacts par jour, c’est for­cé que la pro­ba­bi­li­té d’être sérieu­se­ment atteint devien­ne une cer­ti­tu­de. Par­ve­nus au même âge, on a tous reçu, gros­so modo, la même quan­ti­té de rayon­ne­ments et donc de trau­ma­tis­mes; nous nous trou­vons tous dans le même état, ou à peu près.

• Ceux qui s’en sor­tent le mieux auraient donc subi moins de bom­bar­de­ments dom­ma­gea­bles ?

– Je n’en sais rien, on n’a pas fait l’expérience, mais il fau­drait voir si les pois­sons des gran­des pro­fon­deurs, par exem­ple, mon­trent un vieillis­se­ment ralen­ti, ou même pas de vieillis­se­ment du tout. Pour­quoi les gran­des pro­fon­deurs ? Par­ce qu’une impor­tan­te mas­se d’eau ralen­tit une gran­de par­tie des rayon­ne­ments. Cer­tains cor­pus­cu­les char­gés finis­sent par être frei­nés. D’autres non, com­me les neu­tri­nos, que rien n’arrête – ils tra­ver­sent com­plè­te­ment la pla­nè­te. Mais on nage en plei­ne hypo­thè­se ! On sait qu’il exis­te un rayon­ne­ment cos­mi­que for­mé d’un tas de cor­pus­cu­les plus ou moins puis­sants qui tra­ver­sent la matiè­re vivan­te et ont une inci­den­ce sur elle.

Ain­si, la maniè­re d’attaquer le pro­blè­me du vieillis­se­ment dif­fè­re selon qu’on part de l’une ou l’autre hypo­thè­se. Il est cer­tain qu’on meurt trop jeu­ne; on devrait vivre bien plus vieux et en bon état, sans soins spé­ciaux. Aujourd’hui, n’empêche, on voit de plus en plus de cen­te­nai­res; dans les années 50, un cen­te­nai­re appa­rais­sait com­me une mer­veille…

• Il y en a dans les 6 000 main­te­nant*, rien qu’en Fran­ce…

6 000 ! Tu t’imagines… Ceux qui par­vien­nent à 100 ans ne sont en géné­ral pas des mala­difs; ils avaient sans dou­te un bon baga­ge à la nais­san­ce.

Ne pas rater : le bel hom­ma­ge de Fran­çois Morel dans son Billet de ce 31/1/14 sur Fran­ce Inter :

• Voi­là la ques­tion : le baga­ge, si on ne le trou­ve pas dans son  ber­ceau, peut-on se le concoc­ter, par exem­ple en entre­te­nant le désir com­me un moteur de vie – la machi­ne dési­ran­te… Qu’en dis-tu ?

– On ne peut guè­re affir­mer qu’en son pro­pre nom. Moi, je pen­se que le désir ne s’efface jamais. Si on le mani­fes­te moins à par­tir d’un cer­tain âge, c’est par rési­gna­tion. Il y a aus­si l’aspect social : un gars jeu­ne qui s’intéresse aux fem­mes, qui cava­le, bon, ce n’est peut-être pas très moral aux yeux de cer­tains, mais enfin, ce n’est pas ridi­cu­le. Mais un vieillard libi­di­neux, hein, un vieillard qui s’intéresse au cul des jeu­nes filles…, eh bien il en a conscien­ce et il fer­me sa gueu­le. En ce qui me concer­ne, l’intérêt pour la fémi­ni­té, pour la fem­me, n’a jamais fai­bli. Je peux dire que j’ai été un obsé­dé sexuel dès ma plus ten­dre enfan­ce – et que je conti­nue. Oui ! Je ne com­prends pas que cet­te ques­tion ne soit pas la prin­ci­pa­le aux yeux des gens, l’ambition pre­miè­re… Le fait énor­me, gigan­tes­que, de la vie, c’est qu’il exis­te des fem­mes, la Fem­me avec une majus­cu­le. Reti­re ça : à quoi bon vivre ? Même si tu n’as pas l’intention de mener une idyl­le, rien que de savoir qu’elles exis­tent, rien que de les voir mar­cher dans la rue, c’est for­mi­da­ble ! Et puis ima­gi­ner ce qu’elles ont sous leurs vête­ments, savoir que ça sent bon, ouah !… Seule­ment, il est cer­tain qu’à par­tir d’un cer­tain âge, si tu ne te frei­nes pas, t’es un vieux cochon ! Moi, je ne m’en gêne pas; je me fous un peu de l’opinion des gens.

Là, on par­le de désir. Mais il y a l’autre aspect : l’aboutissement. L’intéressant dans l’amour, c’est la séduc­tion, le moment où tu sens que ça mar­che, quand t’es accep­té, quand quel­que cho­se est pas­sé; elle t’a…, bon, c’est for­mi­da­ble. Mais que peut espé­rer un vieillard ? A la rigueur des jeu­nes filles un peu curieu­ses ? Mais pas une fem­me épa­nouie, par exem­ple une fem­me de qua­ran­te ans. Non, elle pré­fé­re­ra plu­tôt un hom­me plus jeu­ne. Les vieillar­des ? Ouais… Ces idyl­les de mai­sons de retrai­te, ces déla­bre­ments qui se mélan­gent, qui… ces… Pour­quoi pas, s’ils trou­vent leurs satis­fac­tions ?, mais…

• Dans Sex­pol, tu par­lais déjà de ces vieux en train de «pour­rir vivants» et tu disais qu’en eux tu haïs­sais la vieilles­se.

– Et que je hais en moi ! [silen­ce] Je devais avoir entre 45 et 50 ans. Donc, je n’avais pas enco­re subi les atta­ques de la vieilles­se. Je vivais plei­ne­ment ma vie, tous mes orga­nes fonc­tion­naient bien. Mais je savais qu’elle vien­drait, elle…  Ça me parais­sait vrai­ment l’horreur. Pire que la mort ! Je ne pou­vais pas me figu­rer que je sup­por­te­rais ça plus tard. C’est peut-être beau­coup de nar­cis­sis­me…

• Aujourd’hui, tu te ran­ges toi-même dans cet­te caté­go­rie des vieillards ?

– Ben mer­de, j’ai l’âge, non ?!

• D’accord, il y a l’âge. Et puis ce qu’on vit. Tu te défi­ni­rais com­me un vieillard ?

– [Silen­ce] … Ouais ! Un vieillard qui se tient bien si tu veux, qui ne trem­blot­te pas enco­re, qui bave pas sa sou­pe sur le men­ton… Mais enfin, un vieillard ! Bon, pas trop mal : on me don­ne­rait faci­le­ment dix ans de moins… Mais enfin, est-ce que je les ai réel­le­ment, ces dix ans de moins ? Mes orga­nes, mon corps et tout ça, ils ne les ont pas ces dix ans ?

• C’est toi qui sens.

– Ben ouais. Moi je me sens, je me sens… com­me à 20 ans, oui ! Bon, si je me remet­tais à l’épreuve, non, je ne pour­rais pas tenir trois rounds de deux minu­tes… Je ne pour­rais pas non plus cou­rir 100 mètres en dou­ze secon­des ! Quoi que… j’ai l’impression que je pour­rais, mais…

[…]

• Bio­lo­gi­que­ment par­lant, ça ne devrait pas poser de pro­blè­me par­ti­cu­lier : ce n’est pas une épreu­ve spor­ti­ve que de fai­re l’amour !

– Mais faut ban­der, nom de dieu ! […] Quand je pen­se à une fem­me, je ne pen­se pas tout de sui­te à la péné­tra­tion. Je pen­se à aller four­rer mon nez là-dedans, à me rem­plir de son odeur sau­va­ge ! et puis la bouf­fer, oh la la !… tu vois, bon ! Et le res­te vient tout seul, bien sûr ! Ce qui me moti­ve, c’est de jouir d’elle, de tout ce qui éma­ne d’elle, de ces bon­nes odeurs, de son contact, et puis de ses yeux et puis, ah ! la vache ! mer­de !

(Lire la sui­te…)


Les « sans fleurs » de Georges Moustaki

Ph. Michiel Hendryckx, Wikipedia

Ph. Michiel Hen­dry­ckx, Wiki­pe­dia

Mous­ta­ki est mort. Je me sou­viens…

Bien sûr, les médias en font des méga-ton­nes. Plus de qua­ran­te minu­tes ce midi au jour­nal radio (Inter) ; ce soir sur les télés, on attend le délu­ge. C’est que la chan­son et ses hérauts/héros comp­tent énor­mé­ment dans nos ima­gi­nai­res – pas besoin d’ajouter popu­lai­res, ça vaut pour tous, je crois. La bon­ne chan­son, cet art du rac­cour­ci, mémo­ra­ble par­ce que si bien mémo­ri­sa­ble dans cet­te fusion paroles/musique. 

Donc, les chan­teurs célè­bres, on les célè­bre com­me ces icô­nes que fabri­que le Spec­ta­cle géné­ra­li­sé. On les ado­re, on les vénè­re, on les pan­théo­ni­se.

Mous­ta­ki, soit, était plu­tôt un bra­ve type, pour ce qu’on en dit. Il chan­tait faux et jouait de même de sa grat­te. Mais il l’assumait. Et une dizai­ne de chan­sons auront pris pla­ce dans ce qu’on appel­le le patri­moi­ne cultu­rel.

J’ai un sou­ve­nir per­son­nel de lui. Ça remon­te à Sex­pol, la revue (voir ci-contre). Besoin de sous, nous déci­dons d’organiser un « gala de sou­tien ». Ce sera le lun­di 9 mai 1977 au Pala­ce, rue du fau­bourg Mont­mar­tre à Paris. Accep­tent de se pro­dui­re gra­tui­te­ment divers artis­tes géné­reux dont Cathe­ri­ne Ribei­ro + Alpes, Fran­çois Rab­ba­th, le contre­bas­sis­te, la comé­dien­ne Pier­ret­te Dupoyet, etc. Et Geor­ges Mous­ta­ki, arri­vé com­me conve­nu avec sa gui­ta­re.

Le gala démar­re, les artis­tes enchaî­nent… Arri­ve le tour de Mous­ta­ki… On attend. On va voir dans sa loge : per­son­ne. Dis­pa­ru.

Penauds, on annon­ce la défec­tion du chan­teur au mil­lier de spec­ta­teurs, qui ne le pren­nent pas trop mal.

Le len­de­main, pour avoir le fin mot, j’appelle le Mous­ta­ki.

Ben oui, m’explique-t-il, il n’y avait pas de fleurs dans ma loge, alors je suis par­ti.

Je ne sais plus ce que j’ai pu alors bafouiller avant de clo­re la conver­sa­tion. Quel­ques années plus tard, je devais le croi­ser  dans un cou­loir d’Orly. On s’est ser­ré la main tan­dis que je lui rap­pe­lais l’affaire Sex­pol. Il a sou­ri benoî­te­ment. On s’est plus revus.

Pour son ulti­me gala, cet­te fois c’est sûr, il ne va pas man­quer de fleurs.


Dans « le cochon » DSK, tout est bon

Mar­ce­la Iacub, qui se dit « Juris­te et spé­cia­lis­te de la phi­lo­so­phie des mœurs », offi­cie dans le Libé du same­di. De fin jan­vier à aoüt 2012, elle a pous­sé le sacri­fi­ce en offrant son corps à un DSK post-Sofi­tel, ain­si qu’à à la scien­ce de la cho­se, un cran au-des­sus, gen­re méta-sexo­po­li­ti­que. Il en résul­te un nou­vel épi­so­de au feuille­ton DSK, fort bien embal­lé pour une pro­pul­sion média­ti­co-mar­chan­de qui com­men­ce par un bou­quin « ver­ti­gi­neux » – dixit  l’interviewer, enivré – et, panur­gis­me aidant, devrait enva­hir le Spec­ta­cle : radio, télé, ciné. Sans par­ler des réseaux dits sociaux et même des blogs, jusqu’à celui-ci. On n’y é-chap-pe pas !

Dom­ma­ge pour les fras­ques à l’Élysée…

Bel­le et Bête, ça s’intitule. Devi­nez qui est quoi… Elle tient donc le beau rôle, cel­le d’une (bel­le ?) char­cu­tiè­re de luxe, qui ne jet­te rien des bas mor­ceaux de celui qu’elle nom­me « le cochon ». On sait bien qu’un cochon som­meille en cha­que hom­me. Cet­te cochon­ne-là n’a pas dû avoir à tra­vailler beau­coup la vian­de pour l’attendrir. Une bon­ne bête, cer­tes pas halal – et je ne me ris­que­rai pas à une autre auda­ce du gen­re, j’ai déjà don­né – mais dans laquel­le « tout est bon », enten­dez com­me matiè­re (gras­se) à scan­da­le.

Un tel coup édi­to­rial, tout de même : cha­peau ! Sens aigu du biz­ness, art des coups four­rés – c’est bien le mot –, relais chez les édi­teurs pois­seux, auprès des canards boi­teux, des jour­na­leux tor­dus : tout un mon­de, tout un im-mon­de, qui n’est pas don­né à tout le mon­de. Il faut pour ça être doué, ou bien né. Les deux, c’est l’idéal.

Le Nou­vel Obs a tou­jours mani­fes­té quel­que atti­ran­ce pour la per­ver­sion. Mais, atten­tion, la per­ver­sion pro­pre, si on ose l’oxymore, cel­le qui peut s’habiller en Pra­da, qui s’allonge sur les divans, qui titille Œdi­pe et Tha­na­tos, aime à bor­du­rer l’inceste ou le viol en adu­lant le « divin mar­quis » ou ses épi­go­nes moder­nis­tes. Cet­te per­ver­sion « chic » aux bour­ses bien rem­plies – c’est enco­re le mot, et on pour­rait aus­si s’en fou­tre ! – n’ayant jamais connu le vide des fins de mois. Cet­te per­ver­sion volon­tiers ados­sée au Pou­voir, ce pou­voir qui lui est aus­si néces­sai­re que le furent pour Sade les « bon­bons à la can­tha­ri­de »… Un via­gra dopé, dosa­ge FMI, tes­té chez Ber­lus­co­ni.

Pen­ser à invi­ter Clin­ton…

On pour­rait s’en fou­tre, sauf que ces ban­des-là (déci­dé­ment), ça nous regar­de. « Nous » com­me citoyens d’une Répu­bli­que si ver­tueu­se… « Nous » qui, com­me cer­tains, ont jadis ques­tion­né la sexo-poli­ti­que, du temps où un Gis­card de pré­si­dent ne dédai­gnait pas le cul de la cré­miè­re, tan­dis qu’un sien minis­tre, de l’Intérieur, inter­di­sait la Revue Sex­pol (Ponia­tows­ki) ; du temps où un car­di­nal connais­sait la mort par épec­ta­se dans les bras d’une pros­ti­tuée (Danié­lou) ; bien après qu’un Félix Fau­re eut per­du « sa connais­san­ce » à l’Élysée même ; peu avant qu’un autre pré­si­dent eut mené dou­ble-vie (Mit­ter­rand)… Ou aux temps post-soixan­te-hui­tards où d’autres pères-la-pudeur, au nom de Mao et de la Révo­lu­tion, pra­ti­quaient sans ver­go­gne le bien machis­te repos du guer­rier (July, Geis­mar…, in Sex­pol n°3, « À poil les mili­tants ! »)

 

Char­lie a flai­ré la truf­fe.

 

Et Libé donne dans le panneau.

Oui, ça nous regar­de d’autant que cet im-mon­de là se tar­gue aus­si de gou­ver­ner le mon­de selon de stricts prin­ci­pes, en appe­lant si faci­le­ment aux mots de rigueur, aus­té­ri­té, efforts, jus­ti­ce, mora­le…

Nous voi­là ain­si entrés dans l’ère du cochon, après le Ser­pent  du nou­vel an chi­nois,  le cir­que du bœuf-che­val, l’annonce du futur poi­chon (pois­son nour­ri au cochon). Tris­te ména­ge­rie que ce mon­de et ses drô­les de zèbres. Au secours, Éso­pe et La Fon­tai­ne, ils sont deve­nus fous !


Il y a 30 ans, la revue Sexpol mariait sexualité et politique

En janvier 75, il y a un peu plus de trente ans, paraissait le premier numéro d’une revue plutôt balbutiante, sous une couverture un rien prétentieuse. Voilà qui aurait pu ne pas mener bien loin. Mais le coup de clairon sonnait haut et fort à la Une : “Un monde à refaire”…  Le programme ne péchait pas par modestie.

En ces temps-là les jeunes ne doutaient pas, ou si peu; ils avaient été nourris au lait entier des certitudes, peut-être même de la certitude des désirs-réalité confondus. Soixante-huit avait œuvré au noir et au rouge, et de l’athanor encore fumant/fumeux, on défournait, en les démoulant d’un bloc, des pans entiers de condamnations assassines et d’utopies célestes. Sexpol aussi sortait de ce four-là, mais en dénotant dans le concert des feuilles “néo-révolutionnaires”, interrogeant dans les profondeurs et l’individu et la société, traçant les premiers sillons des questions de fond, toujours actuelles, après des siècles et des siècles, depuis le début de l’humanité.

L’aventure allait durer presque six ans, avant de s’échouer à sa 39e parution, en quasi silence, sur les plages émollientes de la gauche au pouvoir. Non pas un naufrage, plutôt la boucle fermée d’un temps à demi-révolu, même pas une demi-révolution, autant dire un virage mou finissant plein cadre dans le décor fluo du dieu-Marché, de la marchandise mondialisée.

La vie, plein emploi

Sexpol sortait de ce four, il est vrai, mais comme un vilain canard qu’il était, à commencer par son étrange titre, appelant d’ailleurs sous-titre – sexualité/politique – pour annoncer “la couleur”, c’est-à-dire une mise en dialectique des deux entités humaines fondamentales : l’individu, et la société. L’un et l’autre, dans l’autre, par l’autre; l’un avec l’autre, contre l’autre; et surtout, autant que possible, l’un et l’une pour l’autre. Tout un programme. En effet, c’en était un, exposé comme les tables de la Loi, en un “Itinéraire balisé pour (s)explorateurs prudents” : treize étapes fleurant bon le bouquet libertaire et situationniste. Où l’on déplore que «le plaisir se codifie, se chosifie, se marchande. Se négocie. Pour qu’on ne le prenne pas.» Où l’on parle de l’ «animal humain» et de son «drame» qu’est sa démission dans la fatalité résignée du «c’est la vie». Où l’on re-jette les interprétations dogmatiques sur la lutte des classes pour lui préférer ce clin d’œil situ : Est prolétaire quiconque est «dépossédé du plein emploi de sa vie». C’est dire que les certitudes, non, elles n’auraient guère de place dans cette (s)exploration prudente – non arrogante en tout cas.

Arrêtons-nous un instant, du haut de ce tiers de siècle écoulé, pour considérer cette ligne de perspective – pas une ligne de fuite, justement pas, mais une ligne qui nous appelle toujours vers le haut, vers plus de légèreté, même profonde, dans la qualité de l’être au monde. Une libération ? Nous libérer de quoi ? De la vie, qui va et vient, cette garce sublime et détestable, grâce libertaire ou pesanteur morbide, c’est selon. Selon les aléas, selon notre capacité, chacun et tous, à saisir les filaments du bonheur, à plonger dans l’océan plutôt qu’à nous en «libérer».

Nous disions : le «plein emploi de sa vie»…Voyons comme les temps ont écorné l’utopie – amputé même, décapité ! Adieu la vie, bonjour le «plein emploi» tout court, et encore : présenté comme le seul à-venir désirable à qui veut bien encore avaler cette couleuvre que les multinationales continuent à produire à proportion de leurs Profits.

Intégrismes, fascismes, ethnismes

Poursuivons notre itinéraire balisé qui passe par «la sexualité en tant qu’expression la plus intense de l’énergie vitale libérée». Des mots ? Pas si vite. L’expérience n’est pas loin, elle sera multiple en ses tentatives pour conjurer les atteintes aux mouvements du corps et de la pensée, des sentiments et des émotions, de la passion et de la raison. Que serait le politique s’il n’ouvrait le champ libre au bonheur d’être, ici et maintenant ? Le politique alors, oui, ne serait que la politique – on connaît.

Et puis voici que surgit sur cette route un certainWilhelm Reich – mais pas tant ce héraut sulfureux, auteur de La révolution sexuelle, auquel s’étaient ralliés les révoltés d’alors, en manque de jouissance-sans-entraves. Reich, le premier, avait posé en termes disons historiques la place primordiale de la sexualité dans la construction d’une humanité digne de ce nom. Alors que Freud ouvrait le champ infini de l’inconscient, quand Marx avait mis au jour les mécanismes de l’aliénation par le capital, Reich, lui, tente une synthèse que, pour dire vite, on qualifiera alors de «freudo-marxiste». Psychanalyste engagé, médecin social, il fonde en 1931, en Allemagne pré-nazie, le mouvement Sexpol, abréviation de politique sexuelle, mouvement destiné à venir en aide aux adolescents en proie à la «misère sexuelle». Résultat : les freudistes le suspectent de communisme, là où Reich avait posé la question de la dimension sociale des névroses et de leur traitement. Les communistes le traitent de médecin bourgeois introduisant la psychologie et, pire encore, la sexualité, dans la politique. Il est donc rejeté par les deux camps. Tandis qu’un troisième, la bête immonde à l’affût dans l’ombre, aura bientôt «raison» de tout – sauf de sa magistrale dénonciation dans Psychologie de masse du fascisme.

Autre point de perspective : l’histoire ne saurait se répéter, certes, mais interrogeons ici nos sociétés à criminalité record, le plus souvent de manifestation directement sexuelle: viols, violences sadiques et meurtres pervers, pédophilie «ordinaire» ou organisée, marchandifiée, touristiquée. Questionnons les poussées d’intégrismes multiples, de fascismes, les guerres dites ethniques – tout cela à nos portes, en Autriche (pays de Reich) comme en Suisse, ou plus loin à l’est comme au sud, dessus dessous et même à l’intérieur de nos frontières. Ce chaos, Reich l’a connu, en plus ouvertement violent, oh à peine ! – autres temps même mœurs. Il est l’un des tout premiers penseurs politiques et scientifiques modernes à poser de manière délibérée l’étude des mécanismes de la souffrance humaine.

Car il s’agit bien de souffrance, cette incapacité à «se laisser aller au flux de l’amour universel», à l’ «élan vital». Il pointe alors précisément, observateur et analyste acerbes, les mécanismes de répression tapis dans les systèmes éducatifs, dans la structure familiale, patriarcale et économique, et comme engrammés chez les individus eux-mêmes qui n’ont de cesse de perpétuer partout, et en particulier chez leurs enfants, à peine nés, les meurtres de la vie. Il identifie non seulement dans les caractères psychologiques mais dans le corps lui-même les traces visibles, palpables des blessures du vivant, rétréci sous sa cuirasse, et donnera ainsi naissance aux thérapies psycho-corporelles.

Tous étaient atteints

C’est aussi dans ces années 70 que circule en France, en édition sauvage, la traduction sous le titre Les Hommes et l’État, de People in trouble, un des derniers livres de Reich, qui constitue son autobiographie politique. Ce fut un choc salutaire pour plus d’un gauchiste (mais guère plus d’un peut-être… ou une poignée !), que 68 avait pu pétrir de ces fameuses certitudes idéologiques, ces moules à “penser”. Reich y décrit par les détails les plus fins de l’observation, ce qu’il appellera les signes de la structure caractérielle rigide des hommes d’appareils, des partis, organisations diverses au service de la fixité des choses, résolument hostiles au mouvement du vivant, à sa pulsion. Alors militant socialiste, il remarque en défilant à leurs côtés, combien les travailleurs autrichiens, manifestant lors de grandes grèves, à Vienne en 1927, apparaissent soumis à leurs meneurs, se comportant de manière très irrationnelle, apparemment incompréhensible. Reich ouvre ainsi la voie à un autre regard politique – sexo-politique, précisément –, sur la société autant que sur chacun de ses individus, vous, moi, lui dont il dira plus tard, n’en connaître aucun qui ne porte en lui les marques de la structure fasciste.

Le projet de Sexpol, la revue, naît de cette sorte de révélation, de ce regard autre, tout à fait neuf, fulgurant, porté sur l’histoire humaine avec le désir d’en comprendre les ressorts intimes. Cela au moment où le manichéisme idéologique de l’après-68 atteignait, comme on dirait aujourd’hui, des pics de pollution mentale et physique. «Tous n’en mouraient pas, mais tous étaient atteints». Les humains étaient malades de la peste – cette peste émotionnelle, ainsi que l’appellera Reich qui, jusqu’à sa mort en prison, frappé lui aussi par le mal, n’aura de cesse de l’interroger pour mieux la combattre. 

Telle était bien aussi, à sa mesure, l’ambition deSexpol qui va y aller de ses questionnements : le militantisme, la médecine, le désir, la beauté et la laideur, le couple, l’enfance, la bouffe, l’homosexualité, la sexualité de groupe, la violence, la nature, les prisons, l’éducation, le mysticisme, les élections, femmes et hommes, les sentiments, l’adolescence, la vieillesse – autant de thèmes qui furent tamisés à la lumière sexo-politique, avec plus ou moins de finesse d’ailleurs, on peut aujourd’hui mieux le reconnaître, le recul aidant (cette position haute de l’après-coup). Des faiblesses qui n’entachent en rien la démarche, tout juste humaine et normalement névrosée, voire pestiférée aux entournures de l’air du temps qui s’interdisait d’interdire… De cette complaisance qui faillit lui être fatale lorsque des annonces pédophiliques subreptices lui valurent l’interdiction, exploitée en censure politique, puis en brevet révolutionnaire et en presque succès commercial…

Veau, Poulets, Bœufs, Vaches…

Complaisance encore à tolérer l’intolérable: par libéralisme inconséquent, des pervers de tous poils se servant de la revue comme de support à leurs pratiques anti-vie, tournée surtout contre les enfants. Quelques illuminés monomaniaques trouvèrent aussi refuge dans nos colonnes peu regardantes sur certains effets de “modes” comportementales que leurs adeptes s’évertuaient, si l’on ose dire, à élever au rang de norme. «Ne vois-tu pas, mon vieux Neill, que tout ton édifice de respect libéral de la névrose s’écroule – qu’il ne faut pas confondre la réalité de l’homme pathologique avec le principe de la dignité humaine de Locke. L’humanité tout entière a été entraînée vers l’abîme à cause de cette sorte de confusion libérale…» 

Ainsi écrivait Reich à Alexander Neill, son ami, le fameux pédagogue anglais de Summerhill, auteur, précisément, deFreedom, not license, bêtement traduit par La liberté, pas l’anarchie…

Ce qui demeure aujourd’hui de ces annéesSexpol et de sa quarantaine de numéros, ce sont néanmoins des valeurs pivotales, d’ailleurs le plus souvent héritées de Reich, et dont l’actualité demeure, hélas, toujours impérieuse.

Ainsi l’identité psycho-corporelle de l’être humain, certes aujourd’hui reconnue en théorie (dans nos sociétés dites avancées), mais aussitôt transmutée par la dictature du paraître, la prééminence dictatoriale de l’image, l’empire du look, l’idéologie néofasciste du corps magnifié, idéalisé en un nouveau culte païen.

Ainsi le délire scientiste, ou la tentation démiurgique de “savants” fous attaquant la structure ultime de la cellule, bricolant bientôt l’être humain comme d’autres déjà tripotent les gènes du maïs ou du soja, clonent Dolly, tout juste avant… Loana ou Steve.

Ainsi ce qu’écrivait dans le dernier Sexpol, il y a vingt-cinq ans, Roger Dadoun : «…Le Veau d’or (d’hormones) n’est plus debout; une escalope bouffie fait remonter toute la chaîne alimentaire; politiciens, experts, savants, spéculateurs, laboratoires, industriels, intermédiaires et autres se déchaînent, débusqués dans leurs pratiques monstrueuses et mortifères : un petit non à l’escalope, et l’immense machine qui vacille ? Ne pas s’arrêter au Veau : écouter désormais les Poulets, suivre les Bœufs et les Vaches, et toute la Viandasse moderne; et poursuivre avec les Laitages; et continuer avec tous les Végétaux, pour lire, à travers engrais, chimies, sélections, monopoles de culture et autres systèmes d’exploitation, le gigantesque gâchis planétaire… » Prémonitoire, hélas, cent fois !

Résistants de tous les pays…

Ainsi ces numéros spéciaux sur les bio-énergies, et sur la naissance, et sur Reich enfin qui ont dit à pleines pages, et qu’on entend encore aujourd’hui, parmi les tam-tams médiatiques du “village planétaire” – où l’on s’étripe plus que jamais –, qui ont dit à pleins cris que l’animal humain, bête et homme, étrange et précieux couple, demeure ce mystère indicible de monstruosité et d’idéal. Selon les jours, selon les lieux, les proportions du mélange nous incitent à plus ou moins d’optimisme… Selon que les ravages de la pensée unique iraient jusqu’à nous rendre nostalgiques des “deux blocs” entre lesquels on pouvait encore glisser l’espoir d’un monde autre. Unicité totalisante qui frappe de plein fouet culture et agri-culture, menace nos artistes, nos assiettes et notre santé, façonne nos vêtements et nos identités; qui channelise l’information et, au bout du satellite, aligne la politique sur la marchandise et le gros Dow Jones, la sexualité sur la consommation.


Gardons le mouvement qui nous sauve.
Mouvement des cultures, du mystère amoureux, de la quête des enfants, des femmes et des hommes vers l’art de la vie. Résistance, camarades de tous les pays, le monde vieux est devant nous !

Gérard Ponthieu

Cadeau-souvenir aux anciens lecteurs et abonnés de Sexpol: la reproduction de l'affiche-mascotte de la revue qui fut diffusée à des milliers d'exemplaires. Le "bébé Sexpol" rapporta peut-être autant que la vente de la revue, qui atteignit tout de même les 20.000 exemplaires. Quant au bébé, c'est… un petit Mexicain. Il avait été photographié par un membre de l'Institut Wilhelm-Reich de Mexico. "Anciens de Sexpol", faites signe en passant !


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

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  • Énigme

    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

    tcherno2-2-300x211

    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

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    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

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