“Maréchal, me voilà !” Quand le FN redevient ce qu’il est

Ca a chauffé lors de la remise, mardi 27 à Paris,  par le Trombinoscope du prix d’ “élu local de l’année” au maire FN d’Hénin-Beaumont Steeve Briois. Cette banale cérémonie de l’entre-soi politicien a tourné au vinaigre, version frontiste.

Alors que les prix sont remis en mains propres, vient le moment pour Gilles Leclerc, président de la chaîne Public Sénat et qui n’a rien d’un gauchiste, de remettre le sien à Steeve Briois. Et son discours n’est… comment dire ?… pas vraiment enjoué :

“Je vais être tout a fait honnête, j’étais pas forcément spécialement volontaire pour cet exercice un peu spécial. […] Il ne s’agit pas à proprement parler d’une véritable récompense. […] Aujourd’hui maire, donc, député européen – tiens j’oubliais d’ailleurs qu’au Front national on n’était pas forcément contre le cumul. […] C’est vrai que vous avez sans doute en mémoire les bilans pas très fameux, vous en conviendrez, de vos collègues élus en 1995.”

Suite à quoi il descend de la scène et laisse une hôtesse remettre son prix à Steeve Briois. Qui déclare à la tribune :

“Je voulais vous remercier pour ce prix. Même s’il m’a été attribué visiblement à contre-cœur, il me va droit au cœur. “

Les responsables frontistes présents prennent alors à parti Gilles Leclerc, sous l’œil des caméras du Petit Journal. “Le discours que vous avez fait est un discours de protection, il fallait mettre un préservatif pour venir“, lui lance finement le député Gilbert Collard, qui ajoute : “Quand on le relira dans dix ans, votre discours… Je vous plains.” “Monsieur Leclerc, vous avez été en-dessous de tout, le tance à son tour le sénateur Stéphane Ravier. Ne vous forcez pas à vous ridiculiser à ce point ! […] Vous vous êtes aplati, vous avez rampé…” Et puis c’est au tour de Marion Maréchal – Le Pen. Tout sourire, la députée et nièce de Marine Le Pen menace assez clairement le journaliste :

“Franchement, c’est minable. Je suis regonflée à bloc ! Mais on va vous avoir… Mais quand ça va arriver, ça va vraiment vous faire mal ! Vraiment, merci. Parce qu’on a des petits coups de mou et quand on a ça, on est motivés ! Vraiment. Vraiment.”

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[Sources : Etienne Baldit, le lab.europe1.fr et Dany Bruet]

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

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