« Mar­seille - Capi­ta­le euro­péen­ne de la Cultu­re », c’est fini.  Elle s’est donc ache­vée ce 31 décem­bre par une super-pro­duc­tion pyro­tech­ni­que et audio-visuel­le. Un spec­ta­cle éblouis­sant, c’est le cas de le dire, par­ti­cu­liè­re­ment réus­si.

Ne gâtons pas ce plai­sir. Pour autant, s’agissant de ce gen­re de célé­bra­tions gran­dio­ses des­ti­nées à dyna­mi­ser une vil­le et une région tout au long d’une année, le bilan est évi­dem­ment miti­gé. En par­ti­cu­lier selon les points de vue, à par­tir des pôles extrê­mes : l’économique et le cultu­rel, deux domai­nes qui pei­nent à se croi­ser en har­mo­nie. Et, là enco­re, ce sont les gran­des struc­tu­res qui auront tiré leurs mar­rons du feu – enten­dez la gros­se part des som­mes dépen­sées.

Il est à cet égard symp­to­ma­ti­que que le satis­fe­cit relayé par La Pro­ven­ce de ce 1er jan­vier,  por­te sur­tout sur des don­nées chif­frées : nom­bres de visi­teurs enre­gis­trés ça et là, de spec­ta­cles pro­duits, de nui­tées d’hôtel ; pour­cen­ta­ges d’augmentation de ceci-cela… Un bilan-comp­ta­ble donc, tel qu’aiment en pré­sen­ter les patrons de la Cham­bre de com­mer­ce et d’industrie, des gros­ses entre­pri­ses, des gros­ses struc­tu­res de spec­ta­cles.

Bref, les gros sont contents d’avoir bien man­gé. Pour les autres, habi­tués aux miet­tes, espé­rons que l’ardoise de 2013 – et ses ral­lon­ges – ne les met­tra pas à la diè­te selon le vieux prin­ci­pe : pri­va­ti­sa­tion des pro­fits - socia­li­sa­tion des per­tes. En quoi l’année-vérité sera cel­le de 2014.

En atten­dant, voi­ci un petit flo­ri­lè­ge de la bel­le soi­rée fina­le.


Mar­seille-Pro­ven­ce 2013 - Spec­ta­cle final 31/12... par gerard-pon­thieu-9

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