Les mon­tic­ules de boues rouges rejetées par l’usine d’alumine Alteo de Gar­danne, qui recou­vrent les fonds marins du Parc nation­al des calan­ques (Bouch­es-du-Rhône), inquiè­tent les spé­cial­istes, mais aus­si les défenseurs de l’environnement.

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Les déchets liés à la fab­ri­ca­tion de l’alumine sont rejetés en mer par un tuyau long de 50 km. Des mil­lions de tonnes de “boues rouges” con­tenant métaux lourds, élé­ments radioac­t­ifs et arsenic sont accu­mulés au fond de la Méditer­ranée, dans le Parc nation­al des Calan­ques. [Tha­las­sa-F3]

La min­istre de l’Environnement, Ségolène Roy­al, inter­rogée sur le rejet de ces déchets en mer, a imputé à son Pre­mier min­istre l’absence de lutte con­tre ce fléau : elle assure avoir voulu les inter­dire, mais que “Manuel Valls a décidé le con­traire”. “C’est inad­mis­si­ble”, assène la min­istre devant la caméra de “Tha­las­sa”, dif­fusé ven­dre­di 2 sep­tem­bre sur France 3.

Un permis de polluer pour six ans

Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a autorisé en décem­bre la société Alteo à pour­suiv­re l’exploitation de ses usines sur le site de Gar­danne et à rejeter en mer, pen­dant six ans, les efflu­ents aque­ux résul­tant de la pro­duc­tion d’alumine. La déci­sion avait pour­tant été aus­sitôt dénon­cée par Ségolène Roy­al, rap­pelle Le Monde.

La déci­sion d’interdire ces déchets incombe au chef du gou­verne­ment, affirme Ségolène Roy­al : [Manuel Valls] a pris cette déci­sion. Il a don­né l’ordre au préfet, donc le préfet a don­né l’autorisation. Je ne peux pas don­ner un con­tre-ordre”, ajoute-t-elle.

[Source : Fran­ce­in­fo, 30/8/16]