On n'est pas des moutons

Mot-clé: sexo-politique

Harcèlement sexuel. S’il fallait “jeter la pierre” à Denis Baupin…

L’affaire Baupin. Exci­ta­tion générale, à base médi­a­tique… J’écris « exci­ta­tion » sci­em­ment, avec ses con­no­ta­tions nerveuses et sex­uelles. L’affaire en ques­tion excite en pro­por­tion des enjeux et des con­séquences autant politi­ci­ennes que poli­tiques ; elle excite aus­si sur le reg­istre du voyeurisme qui ali­mente ou même pro­longe le prob­lème que cer­tains voudraient dénon­cer. Com­ment a-t-il fait « ça » ? Et envoyez les détails, svp ! Je vois donc là-dedans ce jeu trou­ble qui met en cause l’ambiguïté des humains autour de la sex­u­al­ité et du pou­voir – dont la poli­tique serait l’expression raf­finée, ou seule­ment « civique ».

Ainsi, l’affaire en cours me sem­ble-t-elle hauss­er d’un cran de plus, dans sa ver­sion « mod­erne », actuelle, la fon­da­men­tale ques­tion de la sexo-poli­tique 1. À savoir, ce qui met en jeu, en oppo­si­tion et, j’ose dire, en bran­le 2 le biologique & le raison­né, le pul­sion­nel & le rationnel – et pour finir l’individu & la société.

Autant dire qu’une fois de plus, dans une naïveté désar­mante autant que ques­tion­nante, l’animal humain redé­cou­vre, en quelque sorte, l’origine du monde… social. Mes trois points de sus­pen­sion en dis­ent long, faisant ici le pont entre le fameux tableau de Courbet 3, c’est-à-dire “la chose”, et les démêlés de l’élu écol­o­giste. Il s’agit bien du point de pas­sage entre le sexe et la poli­tique, vu cette fois sous l’angle du Spec­ta­cle – S majus­cule – qui mag­ni­fie la chose en même temps que sa répro­ba­tion. 4

N’y a-t-il pas, der­rière ce flot d’indignations aux moti­va­tions hétéro­clites, une hypocrisie magis­trale visant à dis­simuler, sinon à nier, la dou­ble com­posante de l’homme, et de la femme évidem­ment, en tant qu’ani­mal humain ? L’expression déplaît encore. Notam­ment en ce qu’elle dérange les morales établies, et spé­ciale­ment les reli­gions – toutes les reli­gions. 5

N’est-elle pas là, pré­cisé­ment, l’origine du monde… refoulé, frus­tré, vio­lent, de la dom­i­na­tion, de la cupid­ité, du meurtre du vivant et de la lib­erté d’être ? N’est-il pas là, le véri­ta­ble har­cèle­ment sex­uel : tapi dans son ombre de con­fes­sion­nal, sous l’obscurité du voile ou dans les noires injonc­tions « divines » anti-vie ; s’en prenant aux enfants, tout spé­ciale­ment, afin de per­pétuer ce meurtre jusque dans les plus ter­ri­bles guer­res ?

Qui sont les « machos » orig­in­aux, sinon ceux qui ont injec­té leurs trop-pleins d’oestrogènes dans les textes dits « sacrés », décré­tant des lois de dom­i­na­tion, des inter­dits, des infan­til­i­sa­tions qui sévis­sent encore, ou en tout cas, s’opposent sans cesse au mou­ve­ment de la vie libre ?

Qui a dén­i­gré la femme, l’a rabais­sée et con­tin­ue à le faire en la jetant dans des cachots, sous le voile, ou dans les arrière-mon­des ?

Extraits :

Le Nou­veau Tes­ta­ment. (1 Cor 11, 3) : “Le Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu le chef du Christ”.

(1 Tim 2, 12–14) : “Je ne per­me­ts pas à la femme d’enseigner, ni de faire la loi à l’homme, qu’elle se tienne tran­quille. C’est Adam en effet qui fut for­mé le pre­mier, Eve ensuite. Et ce n’est pas Adam qui se lais­sa séduire, mais la femme qui séduite, a désobéi.”.

Le Coran. (II, 228) : “Les maris sont supérieurs à leurs femmes”. (IV, 38) : “Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qual­ités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour dot­er les femmes. Les femmes vertueuses sont obéis­santes et soumis­es.”

L’Ancien tes­ta­ment. (Genèse 3, 16) : “Le Seigneur dit ensuite à la femme: « Je rendrai tes grossess­es pénibles, tu souf­friras pour met­tre au monde tes enfants. Tu te sen­ti­ras attirée par ton mari, mais il domin­era sur toi »”.

La Torah : “Sois béni, Seigneur notre Dieu, Roi de l’Univers, qui ne m’as pas fait femme”, une des prières que tout bon juif doit pronon­cer chaque matin.

Et je m’arrêterai ici aux portes du boud­dhisme, de l’hindouisme et d’autres reli­gions, mono ou poly­théistes qui, sans excep­tions, pla­cent la femme au sec­ond rang.

Pour finir sur ce chapitre sans fin, je rap­pellerai à quels points de récents soubre­sauts de nos sociétés dites éclairées ont été – plutôt plus que moins – « inspirées » par ces pré­ceptes religieux qui sont devenus notre fond cul­turel.

On ne pour­rait les renier, mais autant en être con­scient ; qu’il s’agisse des con­fronta­tions autour des notions de famille (« pour tous » ou pas), de gen­res sex­uels (oppo­si­tions Nature/culture, la nature étant élevée à hau­teur divine) ; qu’il s’agisse tout autant de la marchan­di­s­a­tion des attraits féminins, en par­ti­c­uli­er par la pub­lic­ité racolant sur la voie médi­a­tique ; qu’il s’agisse de tout ce jeu social aus­si com­plexe qu’ambigu entre séduc­tion et con­quête, entre friv­o­lité et vio­lence. Autant de con­sid­éra­tions – non de jus­ti­fi­ca­tions – per­me­t­tant d’expliquer cette dou­ble com­posante de l’animal humain face à ses pro­grammes internes, biologiques et cul­turels : se repro­duire, per­pétuer l’espèce et s’élever jusqu’à « faire société ». Il n’est pas dit qu’il y arrive jamais !


Dix cas de sex­isme en poli­tique par libezap

Voilà pourquoi je ne « jet­terai pas la pierre » (Bible) à Denis B.

Notes:

  1. Con­cept notam­ment dévelop­pé par Wil­helm Reich dans ses analy­ses des struc­tures car­ac­térielles de l’humain refoulé
  2.  « Le monde n’est qu’une bran­loire pérenne. Toutes choses y bran­lent sans cesse. » (Mon­taigne, Essais, III)
  3. Tableau qui fut un temps la pro­priété de Jacques Lacan.
  4. On ne peut alors que penser à Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chéris­sent les caus­es. »
  5. Que l’homme ne soit pas le sum­mum de la créa­tion de Dieu, voilà ce que les reli­gions n’ont tou­jours pas par­don­né à Dar­win et sa théorie de l’évolution.

Cologne, suite. L’écrivain algérien Kamel Daoud  « fatwatisé » par des intellectuels français

Une deux­ième fat­wa vient de frap­per l’écrivain et jour­nal­iste algérien Kamel Daoud [voir ici et ], à pro­pos de son analyse des vio­lences sex­uelles du Nou­v­el an à Cologne. Cette nou­velle con­damna­tion émane d’une sorte de secte laïque rassem­blant une poignée d’« intel­lectuels auto­proclamés » à qui Le Monde a prêté ses colonnes.

Les sig­nataires du “Col­lec­tifNoured­dine Ama­ra (his­to­rien), Joel Beinin (his­to­rien), Hou­da Ben Hamou­da (his­to­ri­enne), Benoît Chal­land (soci­o­logue), Joce­lyne Dakhlia (his­to­ri­enne), Sonia Dayan-Herzbrun (soci­o­logue), Muri­am Haleh Davis (his­to­ri­enne), Giu­lia Fab­biano (anthro­po­logue), Dar­cie Fontaine (his­to­ri­enne), David Theo Gold­berg (philosophe), Ghas­san Hage (anthro­po­logue), Laleh Khalili (anthro­po­logue), Tris­tan Lep­er­li­er (soci­o­logue), Nadia Mar­zou­ki (poli­tiste), Pas­cal Ménoret (anthro­po­logue), Stéphanie Poues­sel (anthro­po­logue), Eliz­a­beth Shak­man Hurd (poli­tiste), Thomas Ser­res (poli­tiste), Seif Soudani (jour­nal­iste).

Dans l’édition du 12 févri­er, sous le titre « Les fan­tasmes de Kamel Daoud », ce « col­lec­tif » lançait son anathème, exclu­ant de son céna­cle « cet human­iste auto­proclamé ». Le mépris de l’expression dévoilait, dès les pre­mières lignes de la sen­tence, l’intention malveil­lante des juges. Les lignes suiv­antes con­fir­maient une con­damna­tion sans appel : « Tout en déclarant vouloir décon­stru­ire les car­i­ca­tures pro­mues par ” la droite et l’extrême droite “, l’auteur recy­cle les clichés ori­en­tal­istes les plus éculés, de l’islam reli­gion de mort cher à Ernest Renan (1823–1892) à la psy­cholo­gie des foules arabes de Gus­tave Le Bon (1841–1931). »

Que veu­lent donc dire, ces soci­ol­o­gisants ensoutanés, par leur atten­du si tran­chant ? 1) Que Daoud rejoint « la droite et l’extrême droite »… 2) …puisqu’il « recy­cle les clichés ori­en­tal­istes les plus éculés, de l’islam reli­gion de mort »… 3) clichés anciens « chers » à Renan et Le Bon… 4)… ces vieil­leries datées (dates à l’appui) et donc obsolètes… 5)… tan­dis que leur « soci­olo­gie » à eux, hein !

Nos inquisi­teurs reprochent au jour­nal­iste algérien d’essen­tialis­er « le monde d’Allah », qu’il réduirait à un espace restreint (le sien, décrit ain­si avec con­de­scen­dance : « Cer­taine­ment mar­qué par son expéri­ence durant la guerre civile algéri­enne (1992–1999) [C’est moi qui souligne, et même deux fois, s’agissant du mot expéri­ence, si déli­cate­ment choisi] Daoud ne s’embarrasse pas de nuances et fait des islamistes les pro­mo­teurs de cette logique de mort. »), selon une « approche cul­tur­al­iste ». En cela, ils rejoignent les posi­tions de l’essayiste améri­cano-pales­tinien Edward Saïd pour qui l’Orient serait une fab­ri­ca­tion de l’Occident post-colo­nial­iste. Comme si les cul­tures n’existaient pas, jusqu’à leurs dif­férences ; de même pour les civil­i­sa­tions, y com­pris la musul­mane, bien enten­du.

"Que se cache donc derrière le mysticisme des fascistes, ce mysticisme qui fascinait les masses ?" W. Reich

Que se cache donc der­rière le mys­ti­cisme des fas­cistes, ce mys­ti­cisme qui fasci­nait les mass­es ?” W. Reich

À ce pro­pos, revenons aux com­pères Renan et Le Bon, en effet con­tem­po­rains et nulle­ment arriérés comme le sous-enten­dent nos néo-aya­tol­lahs. Je garde les meilleurs sou­venirs de leur fréquen­ta­tion dans mes années « sex­poli­ennes » – sexo-poli­tiques et reichi­ennes –, lorsque l’orthodoxie marx­iste se trou­va fort ébran­lée, à par­tir de Mai 68 et bien au-delà. Pour un peu je reli­rais cette Vie de Jésus, d’Ernest Renan, dont Reich s’était notam­ment inspiré pour écrire Le Meurtre du Christ ; de même, s’agissant de Psy­cholo­gie des foules, de Gus­tave Le Bon, dont on retrou­ve de nom­breuses traces dans Psy­cholo­gie de masse du fas­cisme du même Wil­helm Reich. Les agres­sions de Cologne peu­vent être analysées selon les critères reichiens du refoule­ment sex­uel et des cuirass­es car­ac­térielle et cor­porelle prop­ices aux enrôle­ments dans les idéolo­gies fas­cistes et mys­tiques. Ces critères – avancés à sa manière par Kamel Daoud – ne sont pas uniques et ne sauraient nier les réal­ités « objec­tives » des con­di­tions de vie – elles se ren­for­cent mutuelle­ment. Tan­dis que les accusa­teurs de Daoud sem­blent ignor­er ces com­posantes psy­cho-sex­uelles et affec­tives.

Traité comme un arriéré, Daoud est ain­si accusé de psy­chol­o­gis­er les vio­lences sex­uelles de Cologne, et d’« effac­er les con­di­tions sociales, poli­tiques et économiques qui favorisent ces actes ». Lam­en­ta­ble retourne­ment du pro­pos – selon une argu­men­ta­tion qui pour­rait se retourn­er avec per­ti­nence !

Enfin, le jour­nal­iste algérien se trou­ve taxé d’islam­o­pho­bie… Accu­sa­tion défini­tive qui, en fait, à relire ces com­pères, se situe à l’origine de leur attaque. Ce « sport de com­bat » désor­mais à la mode, inter­dit toute cri­tique de fond et clôt tout débat d’idées.

Le « dou­ble fat­watisé » pour­ra cepen­dant trou­ver quelque récon­fort dans des arti­cles de sou­tien. Ain­si, celui de Michel Guer­rin dans Le Monde du 27 févri­er. Le jour­nal­iste rap­pelle que Kamel Daoud a décidé d’arrêter le jour­nal­isme pour se con­sacr­er à la lit­téra­ture. « Il ne change pas de posi­tion mais d’instrument. » « Ce retrait, pour­suit-il, est une défaite. Pas la sienne. Celle du débat. Il vit en Algérie, il est sous le coup d’une fat­wa depuis 2014, et cela donne de la chair à ses con­vic­tions. Du reste, sa vision de l’islam est pas­sion­nante, hors normes, car elle divise la gauche, les fémin­istes, les intel­lectuels. Une grande par­tie de la soci­olo­gie est con­tre lui mais des intel­lectuels africains salu­ent son courage, Libéra­tion l’a défendu, L’Obs aus­si, où Jean Daniel retrou­ve en lui “toutes les grandes voix fémin­istes his­toriques”. […] Ain­si va la con­frérie des soci­o­logues, qui a le nez rivé sur ses sta­tis­tiques sans pren­dre en compte “la chair du réel”, écrit Aude Lancelin sur le site de L’Obs, le 18 févri­er. »

Ain­si, cette remar­quable tri­bune de la roman­cière fran­co-tunisi­enne Fawzia Zouari, dans Libéra­tion du 28 févri­er, rétorquant aux accusa­teurs :

« Voilà com­ment on se fait les alliés des islamistes sous cou­vert de philoso­pher… Voilà com­ment on réduit au silence l’une des voix dont le monde musul­man a le plus besoin. »

 


Fawzia Zouari : “Il faut dire qu’il y a un… par fran­cein­ter


Dans “le cochon” DSK, tout est bon

Marcela Iacub, qui se dit « Juriste et spé­cial­iste de la philoso­phie des mœurs », offi­cie dans le Libé du same­di. De fin jan­vi­er à aoüt 2012, elle a poussé le sac­ri­fice en offrant son corps à un DSK post-Sof­i­tel, ain­si qu’à à la sci­ence de la chose, un cran au-dessus, genre méta-sex­opoli­tique. Il en résulte un nou­v­el épisode au feuil­leton DSK, fort bien embal­lé pour une propul­sion médi­ati­co-marchande qui com­mence par un bouquin « ver­tig­ineux » – dix­it  l’interviewer, enivré – et, panur­gisme aidant, devrait envahir le Spec­ta­cle : radio, télé, ciné. Sans par­ler des réseaux dits soci­aux et même des blogs, jusqu’à celui-ci. On n’y é-chap-pe pas !

Dom­mage pour les frasques à l’Élysée…

Belle et Bête, ça s’intitule. Devinez qui est quoi… Elle tient donc le beau rôle, celle d’une (belle ?) char­cu­tière de luxe, qui ne jette rien des bas morceaux de celui qu’elle nomme « le cochon ». On sait bien qu’un cochon som­meille en chaque homme. Cette cochonne-là n’a pas dû avoir à tra­vailler beau­coup la viande pour l’attendrir. Une bonne bête, certes pas halal – et je ne me ris­querai pas à une autre audace du genre, j’ai déjà don­né – mais dans laque­lle « tout est bon », enten­dez comme matière (grasse) à scan­dale.

Un tel coup édi­to­r­i­al, tout de même : cha­peau ! Sens aigu du biz­ness, art des coups four­rés – c’est bien le mot –, relais chez les édi­teurs pois­seux, auprès des canards boi­teux, des jour­naleux tor­dus : tout un monde, tout un im-monde, qui n’est pas don­né à tout le monde. Il faut pour ça être doué, ou bien né. Les deux, c’est l’idéal.

Le Nou­v­el Obs a tou­jours man­i­festé quelque atti­rance pour la per­ver­sion. Mais, atten­tion, la per­ver­sion pro­pre, si on ose l’oxymore, celle qui peut s’habiller en Pra­da, qui s’allonge sur les divans, qui tit­ille Œdipe et Thanatos, aime à bor­dur­er l’inceste ou le viol en adu­lant le « divin mar­quis » ou ses épigones mod­ernistes. Cette per­ver­sion « chic » aux bours­es bien rem­plies – c’est encore le mot, et on pour­rait aus­si s’en foutre ! – n’ayant jamais con­nu le vide des fins de mois. Cette per­ver­sion volon­tiers adossée au Pou­voir, ce pou­voir qui lui est aus­si néces­saire que le furent pour Sade les « bon­bons à la can­tharide »… Un via­gra dopé, dosage FMI, testé chez Berlus­coni.

Penser à inviter Clin­ton…

On pour­rait s’en foutre, sauf que ces ban­des-là (décidé­ment), ça nous regarde. « Nous » comme citoyens d’une République si vertueuse… « Nous » qui, comme cer­tains, ont jadis ques­tion­né la sexo-poli­tique, du temps où un Gis­card de prési­dent ne dédaig­nait pas le cul de la crémière, tan­dis qu’un sien min­istre, de l’Intérieur, inter­di­s­ait la Revue Sex­pol (Poni­a­tows­ki) ; du temps où un car­di­nal con­nais­sait la mort par épec­tase dans les bras d’une pros­ti­tuée (Daniélou) ; bien après qu’un Félix Fau­re eut per­du « sa con­nais­sance » à l’Élysée même ; peu avant qu’un autre prési­dent eut mené dou­ble-vie (Mit­ter­rand)… Ou aux temps post-soix­ante-huitards où d’autres pères-la-pudeur, au nom de Mao et de la Révo­lu­tion, pra­ti­quaient sans ver­gogne le bien machiste repos du guer­ri­er (July, Geis­mar…, in Sex­pol n°3, “À poil les mil­i­tants !”)

 

Char­lie a flairé la truffe.

 

Et Libé donne dans le panneau.

Oui, ça nous regarde d’autant que cet im-monde là se tar­gue aus­si de gou­vern­er le monde selon de stricts principes, en appelant si facile­ment aux mots de rigueur, austérité, efforts, jus­tice, morale…

Nous voilà ain­si entrés dans l’ère du cochon, après le Ser­pent  du nou­v­el an chi­nois,  le cirque du bœuf-cheval, l’annonce du futur poi­chon (pois­son nour­ri au cochon). Triste ménagerie que ce monde et ses drôles de zèbres. Au sec­ours, Ésope et La Fontaine, ils sont devenus fous !


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il faudrait comprendre que les choses sont sans espoir et être pourtant décidé à les changer. » F. Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu'on veut qu'elles soient, et non parce qu'on a vu qu'elles sont en effet. » Bossuet

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  • Twitter — Gazouiller

  • Énigme

    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Philippe Casal, 2004 - Centre national des arts plastiques - Mucem, Marseille

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste.
    (Claude Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexualité / politique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl”

    Comme un nuage, album photos et texte marquant le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986). La souscription étant close (vifs remerciements à tous les contributeurs !) l'ouvrage est désormais en vente au prix de 15 euros, franco de port. Vous pouvez le commander à partir du bouton "Acheter" ci-dessous (bien préciser votre adresse postale !)

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    Il s'agit d'un album-photo de qualité, à tirage soigné et limité, 40 p. format A4 "à l'italienne". Les photos, prises en Provence et notamment à Marseille, expriment une vision artistique sur le thème d’« après le nuage ». Cette création rejoignait l’appel à l’organisation de "1.000 événements culturels sur le thème du nucléaire", entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fukushima) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tchernobyl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances. (Ber­trand Russel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

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  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

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