On n'est pas des moutons

Archive for juillet, 2006

Au Liban et ailleurs, plus ça prie plus ça meurt

Je
me couche le samedi avec un cau­che­mar de marée noire sur les plages
liba­naises. Les infos n’en ont que pour le dimanche noir pré­dit
par Bison futé… Dimanche, le réveil est autre­ment dou­lou­reux : ces
dizaines de morts à Cana lors d’un bom­bar­de­ment israélien.T
ris­tesse à pleu­rer,
rage impuis­sante. Écrire, déjà, pour dénon­cer, ça sera mon com­bat du
jour, un dimanche où des croyants auront beau prier… Même à la Mai­son
Blanche, ils prient tous les matins, avant cha­cune de leurs réunions
qui décident du Bien et du Mal dans le monde. Ils prient aussi à
Jéru­sa­lem. Et encore à Bey­routh. Et à Téhé­ran, à Damas, à Bag­dad. Dans
tout le Proche-​Orient. Et ailleurs-​partout dans le monde entier. Plus
ça prie, plus ça meurt !

Prière mati­nale à la Mai­son Blanche

Dimanche 30 juillet 2006. Hier soir, jus­te­ment, j’ai scruté à la loupe le remar­quable film de William Karel, Le Monde selon Bush.Tandis
qu’un déluge de bombes s’abattait sur Cana, comme la radio me
l’apprenait ce matin. Les théo­cra­ties à l’ouvrage, pêle-​mêle. Avec
l’onction état­su­nienne. Et pas que de l’eau bénite. Cette dépêche
d‘hier soir, aussi, m’a révolté :

Nou­velles escales en Ecosse d’avions amé­ri­cains à des­ti­na­tion d’Israël.

« AFP 29.07.06 | 22h10
«
Deux avions-​cargo amé­ri­cains à des­ti­na­tion d’Israël devaient faire
escale dans la nuit de samedi à dimanche à l’aéroport écos­sais de
Prestwick-​Glasgow après avoir reçu cette fois le feu vert de Londres, a
annoncé l’autorité de l’aviation civile bri­tan­nique (CAA).

«
Les deux 747 gros por­teurs, qui effec­tuent une escale de ravi­taille­ment
en Ecosse entre le Texas et Tel-​Aviv, trans­portent « des maté­riels
dan­ge­reux » pour les­quels ils ont reçu les auto­ri­sa­tions, a indi­qué la
CAA sans pré­ci­ser la nature exacte des maté­riels embarqués.

«
Les appa­reils devaient faire escale res­pec­ti­ve­ment tard samedi soir et
tôt dimanche matin à Prestwick-​Glasgow, a pré­cisé un porte-​parole de la
CAA.

«
« Il s’agit de vols de trans­port de maté­riaux dan­ge­reux, ce qu’ils
trans­portent est consi­déré comme étant d’une nature dan­ge­reuse », a-​t-​il
déclaré. »

La dépêche apporte aussi cette insou­te­nable pré­ci­sion :
••• Lire tout l’article


Le beau mariage de La Provence et du pipole

Le samedi, je ne prends pas La Pro­vence pour cause de vente for­cée d’hebdos à la noix. Le lundi non plus, sur­dose de sport (encore plus que dab !). Les autres jours c’est selon que je passe devant un mar­chand et que la Une me parle un mini­mum. Quant au jour­nal du dimanche, il est fabri­qué le samedi…

Mais ce dimanche-​ci, j’ai fait un effort, fran­chis­sant ma col­line en plein cagnard, dépas­sant le Café… des sports et son haleine au pas­tis. Au su du mariage du siècle, enfin presque, de Jean Reno (avec une femme, c’est d’un banal…), aux Baux-​de-​Provence, je m’attendais à ce qu’à Mar­seille mes confrères se sur­pas­sassent. Ils ne m’ont pas déçu, ça sur­clas­sait même l’imparfait du sub­jonc­tif : cinq col’ à la une et la der plein pot sur l’événement. Un envoyé spé­cial et deux pho­to­graphes, on a les moyens. En auront-​ils laissé à ron­ger aux autres canards du pro­prio Lagar­dère, à France-​Dimanche, Ici-​Paris, Entre­vue, Ohla !, Paris Match, Télé 7 Jours, et cætera ?

300706prov1

300706prov2

Enfin, voyez vous-​même à quoi est réduite la presse dite d’information (payante : 0,90 euro pour ça !). « Le beau mariage de Jean Reno et Zofia ». Entre « Records de pol­lu­tion par l’ozone » et « Liban. Tou­jours plus de vio­lence », ces mariés en blanc vir­gi­nal, c’en est tou­chant de fraîcheur.

Soit, admet­tons, il faut bien ten­ter de vendre ce qui est déjà inven­dable depuis des années. Soit, admet­tons, un zeste de pipole pour le pipole, ce peuple qu’on méprise, au fond… Car, tout de même, cette marée noire au Liban, en plus de l’anecdotique « tou­jours plus de vio­lences », c’est juste en face de Mar­seille, là, de l’autre côté de la grande bleue (fémi­nin du Grand bleu cher au même Jean Reno !) On peut bien se lan­cer, à l’occasion d’un col­loque quel­conque, sur l’ « espace médi­ter­ra­néen » ou je ne sais quelle envo­lée fumeuse… On peut bien y aller de ses édi­tos pom­peux… mais 15.000 tonnes de mazout (l’Erika en a déversé 20.000 tonnes sur le côtes bre­tonnes) dans la mer – depuis le 14 juillet ! –, ça ne vaut pas un pet à la Une ! Y a rien sur les plages du Prado, au moins ?

Atter­rant. Les mots m’en tombent. Pan­toufles et tongs n’y pour­ront rien, l’humour deve­nant déplacé.

On se conso­lera rela­ti­ve­ment avec ma petite revue de presse gla­née sur la toile. Comme quoi la diver­sité existe encore un peu, selon les lieux, les jours. Et, sur­tout, selon qu’il y a des jour­na­listes en non-​vacance.

Cpicard_d20060730_2

Depeche_d20060730 Estrep_d20060730 Gso_d20060730 Indep_d20060730 Marseill_d20060730

Nicemat_d20060730 Ouestfr_d20060730 Parisien_d20060730 


Les Bons­hommes sont bien arri­vés, par Faber ©
47_depart_vac


D’où l’expression : Y a rien dans l’ journal !

Le Monde, 27÷07÷06, page 1 et Le Monde, 27÷07÷06, page 4 

1_44_2

(… Vous m” direz :  » Y a rien non plus dans l” blog »…) 



Le Proche-​Orient pour les nuls

par Sin­di­bad

Sous la signa­ture de Sin­di­bad et sous le titre repris ici, la Coor­di­na­tion des Appels pour une Paix Juste au Proche-​Orient (CAPJPO) publie sur son site – « en forme de satire » –, un texte déca­pant. Il pose en par­ti­cu­lier la ques­tion du trai­te­ment par la plu­part des médias domi­nants de l’actualité du Proche-​Orient. Bien des jour­na­listes pour­raient se sen­tir visés.

Depuis près de six ans, le gou­ver­ne­ment israé­lien tue par semaine entre 10 et 20 Pales­ti­niens, enlève les hommes et les femmes par dizaines, détruit les habi­ta­tions, les champs et les infra­struc­tures, enferme et empêche les habi­tants de Gaza et de Cis­jor­da­nie de cir­cu­ler libre­ment chez eux. Alors, quand un groupe de résis­tants, « ter­ro­ristes » pour les israé­liens, « acti­vistes » pour les autres, cap­ture un sol­dat chargé de sur­veiller la grande pri­son à ciel ouvert qu’est Gaza, l’Occident, l’Europe, la France et sa presse indé­pen­dante trouvent que c’en est trop pour Israël. Cet État « seule démo­cra­tie au Proche-​Orient » est éga­le­ment le seul État à avoir le droit de tuer des civils, d’enlever des ministres et des dépu­tés élus démo­cra­ti­que­ment, dans un pays en lam­beaux, seule démo­cra­tie sous occu­pa­tion dans le monde.

Il y a quelque chose d’irréel dans ce monde libre voulu par Bush et Blair. On se frotte les yeux et on tend les oreilles pour réa­li­ser que c’est bien la réa­lité. Celle des bombes puis­santes qui pul­vé­rise les réfu­giés liba­nais sur la route de l’exode. Celle d’une télé­vi­sion qui choi­sit de ne pas mon­trer ce qu’on ne doit pas voir. On se dit alors, que nous n’avons rien com­pris. Le malaise qu’on éprouve devant notre poste de télé­vi­sion vient de notre inca­pa­cité à com­prendre les nou­velles règles du jeu. Ces règles sont cer­tai­ne­ment écrites quelque part dans les cer­veaux des édi­to­ria­listes de Libé­ra­tion, du Monde ou de France Inter.

Il n’y a qu’à écou­ter et regar­der ces jour­na­listes, envoyés très spé­ciaux, ten­tant de nous vendre la ver­sion d’un conflit dont les forces en pré­sence seraient symé­triques, entre l’une des armées les mieux équi­pées du monde, qui en plus est sou­te­nue par la pre­mière puis­sance mon­diale, et d’un pays dépourvu d’armée digne de ce nom.

Depuis le début de l’Intifada, les Israé­liens morts suite à des tirs de roquettes pales­ti­niennes se comptent sur les doigts de la main. Autant dire qu’un Israé­lien a plus de risques de mou­rir de la foudre que vic­time d’une roquette du Hamas. Pour­tant on a fini par croire que les roquettes Aze­dine Alquas­sam met­taient en péril l’existence d’Israël, état dit tan­tôt « hébreu », tan­tôt « démo­cra­tique, sur­tout quand ça l’arrange.

On croyait, nous les naïfs, qu’un homme en valait un autre. On avait tort, preuve qu’on n’avait rien com­pris aux règles du jeu. Ce sont ces règles qui font que la vie d’un sol­dat israé­lien n’a pas de prix. Un sol­dat Israé­lien cap­turé, jus­ti­fie que 300 Arabes soient assas­si­nés et qu’un pays tout entier soit dévasté, sans qu’on y trouve rien à redire.

Voici, en exclu­si­vité, ces règles que tout le monde doit avoir à l’esprit lorsqu’il regarde le JT le soir, ou quand il lit son jour­nal le matin. Tout devien­dra simple.

Règle numéro 1 : Au Proche-​Orient, ce sont tou­jours les Arabes qui attaquent les pre­miers et c’est tou­jours Israël qui se défend. Cela s’appelle des repré­sailles.

Règle numéro 2 : Les Arabes, Pales­ti­niens ou Liba­nais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du ter­ro­risme.

Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légi­time défense.

Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puis­sances occi­den­tales l’appellent à la rete­nue. Cela s’appelle la réac­tion de la com­mu­nauté internationale.

Règle numéro 5 : Les Pales­ti­niens et les Liba­nais n’ont pas le droit de cap­tu­rer des mili­taires israé­liens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

Règle numéro 6 : Les Israé­liens ont le droit d’enlever autant de Pales­ti­niens qu’ils le sou­haitent (envi­ron 10.000 pri­son­niers à ce jour dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpa­bi­lité des per­sonnes enle­vées. Il suf­fit juste de dire le mot magique « terroriste ».

Règle numéro 7 : Quand vous dites « Hez­bol­lah », il faut tou­jours rajou­ter l’expression « sou­tenu par la Syrie et l’Iran ».

Règle numéro 8 : Quand vous dites « Israël », Il ne faut sur­tout pas rajou­ter après : « sou­tenu par les Etats-​Unis, la France et l’Europe », car on pour­rait croire qu’il s’agit d’un conflit dés­équi­li­bré.

Règle numéro 9 : Ne jamais par­ler de « Ter­ri­toires occu­pés « , ni de réso­lu­tions de l’ONU, ni de vio­la­tions du droit inter­na­tio­nal, ni des conven­tions de Genève. Cela risque de per­tur­ber le télé­spec­ta­teur et l’auditeur de France Info.

Règle numéro 10 : Les Israé­liens parlent mieux le fran­çais que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs par­ti­sans, aussi sou­vent que pos­sible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expli­quer les règles pré­cé­dentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neu­tra­lité journalistique.

Règle numéro 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ses règles ou si vous trou­vez qu’elles favo­risent une par­tie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un dan­ge­reux antisémite.

••• CAPJPO-​Euro-​Palestine, 16 bis rue d’Odessa 75014 Paris.
http://​www​.euro​pa​les​tine​.com • infos@​europalestine.​com


À la télé couleur, un Noir vaudrait un Blanc ?

Le direc­teur de l’information de TF1 est inter­rogé par Le Monde [17/​07/​06] à pro­pos du nou­veau pré­sen­ta­teur du 20 heures. Bizarre refor­mu­la­tion d’une question…

Ques­tion : Est-​il des­tiné à suc­cé­der un jour à Patrick Poivre d’Arvor ?

Réponse de Robert Namias : Si la ques­tion est : peut-​on ima­gi­ner un pré­sen­ta­teur noir régu­liè­re­ment au 20 heures de TF1 ? La réponse est oui ! [ouf !] Cela étant, nous n’avons nul­le­ment l’intention de rem­pla­cer nos pré­sen­ta­teurs actuels. [Re-​ouf !]

Un Noir serait donc un homme comme un autre…


Liban. Images de guerre, images de propagande

Les trois pho­tos ci-​contre – com­ment les qua­li­fier ? Inqua­li­fiables ? – cir­culent sur inter­net sous l’intitulé « Good mor­ning Bey­routh ». Il s’agit d’images de guerre. Et aussi d’images de pro­pa­gande. Leur seul rap­pro­che­ment fait sens, comme on dit. Pas n’importe quel sens, sur­tout si, par sa charge émo­tion­nelle, il trouble le sens critique.

Les deux pre­mières pro­viennent de l’agence Asso­cia­ted Press, accompa-​gnées de la légende : « Israeli girls write mes­sages on a shell at a heavy artillery posi­tion near Kiryat Shmona, in nor­thern Israel, next to the Leba­nese bor­der, Mon­day, July 17, 2006. (AP Photo/​Sebastian Scheiner)

Ces deux pho­tos sont titrées, en anglais « Des enfants israé­liens envoient des cadeaux à des enfants liba­nais ». Titre lui-​même suivi de celui-​ci, qui accom­pagne la troi­sième photo : « Les enfants liba­nais les reçoivent »

La source de cette troi­sième photo n’est pas bien énon­cée. De la même agence AP ? Et alors, dira-​t-​on , pour­quoi pinailler? Car – hélas ! –, elle ne semble pas tru­quée et il s’agit bien d’un enfant mort. Seule­ment on ne peut savoir dans quelles cir­cons­tances exactes : pas de lieu annoncé, ni de date.

Même s’il est pro­bable que cet enfant ait été vic­time d’un acte de guerre, au sens strict de l’exactitude des faits, l’image seule ne dit rien des cir­cons­tances. C’est le dis­cours – de pro­pa­gande – qui éta­blit un lien impli­cite, comme évident, entre les obus sur les­quelles écrivent des fillettes israé­liennes et la petite victime.

Qu’importe !, dira-​t-​on encore, puisque toute guerre, donc celle-​ci, est hor­rible. Jus­te­ment, elle l’est assez sans besoin d’en rajou­ter à l’horreur. La guerre résulte d’une défaite de la rai­son. Une défaite de l’humanité pen­sante, aveu­glée par les débor­de­ments émotionnels.



Avignon off. Balade-ballade en théâtre musical

On dira, bête­ment (comme mézigue), c’est pas du théâtre. Puisque ça s’appelle « La Rive gauche en chan­tant ». Titre un peu tarte, certes. Mais exac­te­ment juste : une balade-​ballade à déam­bu­ler dans une qua­ran­taine de caba­rets pari­siens, les plus fameux des années 50-​70. Donc, rem­bal­ler d’urgence ses a priori et fon­cer voir-​entendre ces deux comédiens-​chanteurs de beau talent.

Impos­sible de ne pas cra­quer, même hors nos­tal­gie, même si on a vingt balais. Pour le peu, du moins, qu’on ait l’âme bien née, prompte à s’émouvoir de cette mira­cu­leuse conjonc­tion mêlant poé­sie, rire, satire, géné­ro­sité. Eux, c’est Yves Pignot (ex de la Comé­die fran­çaise) et Emma­nuel Depoix (de plus excellent pia­niste). Et eux-​les autres, per­met­tez : Fanon, Dimey, Seri­zier, Arnulf, Gou­gaud, Laf­forgue, Ricet-​Barrier, Ferré…

Une virée comme une résur­rec­tion, ponc­tuée de quelques canons (de rouge-​saint-​esprit). Alors on s’envole avec eux deux, hors du temps, ou alors en plein dedans, comme dans ce chef d’œuvre de Jacques Debron­ckart, « J’suis heu­reux », ter­rible pam­phlet de trois minutes.

D’ailleurs une chan­son, quand elle atteint au genre majeur, c’est toute l’humanité qu’elle contient. Pas besoin de tra­lala, une scène, trois projo. Un salon d’une mai­son avi­gnon­naise, un caba­ret, quoi. Mais tout de même un mystère.

••• Jusqu’au 29 juillet à 16 heures, à La Paren­thèse (Lieu dédié au théâtre musi­cal : on y entre par un garage qui ouvre sur un des « jar­dins secrets d’Avignon). 18, rue des Études (06 13 22 61 93).


  • Mai 2012, en rouge et bleu…

  • Twitter - Gazouiller

  • « L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances » Ber­trand Russell
  • Non à la propagande d’AREVA !

  • Commentaires récents

  • Contrat Creative Commons«  C’est pour dire  », par Gerard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les termes de la licence Crea­tive Com­mons : Pater­nité - Pas d’Utilisation Com­mer­ciale - Pas de Modi­fi­ca­tion
  • « La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste » Claude Lévi-​Strauss
  • – Ouah, la poilade !

  • Archives

  • Fin de bestiaire

    Mou­tons, orangs-​outangs, canards… Dans mon bes­tiaire, on devrait aussi croi­ser la cohorte des humains cré­dules cou­rant après leurs propres sor­nettes… Suf­fit de regar­der autour de soi. Et de se regarder…

  • iDream theme by Templates Next | Powered by WordPress