En France, trois ans après Fuku­shi­ma, poin­ter du doigt cer­taines véri­tés sur le nucléaire est tou­jours mal vu par les auto­ri­tés. Alors que sur le front de l’énergie, rien ne bouge, qu’on ne sait tou­jours pas com­ment Fran­çois Hol­lande va tenir sa pro­messe de réduc­tion de la part du nucléaire, que les cen­trales nucléaires fran­çaises vieillissent, à l’image de Tri­cas­tin, que le risque d’accident aug­mente.

29 militants de Greenpeace entrés à la centrale de Tricastin le 15 juillet 2013

29 mili­tants de Green­peace entrés à la cen­trale de Tri­cas­tin le 15 juillet 2013

La cen­trale de Tri­cas­tin, mise en ser­vice depuis 1980 – elle a dépas­sé les 30 ans de durée de vie ini­tia­le­ment pré­vue. – est expo­sée à de grands risques : sis­miques, indus­triels, ter­ro­ristes, d’inondation. Les consé­quences d’un acci­dent y seraient d’autant plus désas­treuses que le mis­tral pour­rait rapi­de­ment por­ter une conta­mi­na­tion radio­ac­tive sur les Bouches du Rhône et la Côte d’Azur.

De plus, Tri­cas­tin a cumu­lé de nom­breux inci­dents et cas de pol­lu­tion [voir ici], tan­dis que Green­peace a démon­tré la fai­blesse des sys­tèmes de pro­tec­tion quand  de ses mili­tants sont par­ve­nus jusqu’aux bâti­ments des réac­teurs.

De son côté, dans son rap­port de 2013, l’Autorité de sûre­té nucléaire a poin­té de mul­tiples insuf­fi­sances, notam­ment en matière de radio­pro­tec­tion.

Clé­ment, 21 ans, est l’un des 29 mili­tants de Green­peace entrés à la cen­trale de Tri­cas­tin le 15 juillet 2013, et convo­qués ce mar­di 14 jan­vier au Tri­bu­nal de Valence. Le pro­cu­reur a requis jusqu’à six mois de pri­son avec sur­sis, ce qui est très lourd pour une telle action, démons­tra­tive certes, mais fon­ciè­re­ment paci­fiste.

La vidéo ci-des­sous montre l’engagement et la déter­mi­na­tion de ce jeune mili­tant dans cette action aus­si édi­fiante que spec­ta­cu­laire.

Le juge­ment sera ren­du le 6 mars pro­chain à Valence.

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