On n'est pas des moutons

Mot-clé: société

Halte à la dissidence ! Halte aux attentats anti «smartphones» !

Pris sur Twitter en pleine crise d’anormalité, ce dissident attrapé au collet par la vidéo-surveillance, sera bientôt traduit devant le tribunal de Big Brother. Nul doute que cet attentat à la smartitude téléphonique sera puni avec la sévérité qui s’impose. Et que cette scène déplorable serve de leçon aux éventuels délinquants, heureusement de plus en plus rares !

dissident_2016

Aujourd’hui , en France, sur un quai de gare… [Ph. d.r.]


Scandale. La chambre de Van Gogh relouée à un étudiant (branché) !

 

art-x-smart-designboom10

Van Gogh, Cézanne, Seurat, Manet

Velasquez, Vermeer, Picasso, Chagall, Munch

etc

enfin revisités par la  technologie triomphante !

La démarche n’est pas que drôle et provocante

c’est

aussi

l’occasion de porter

un regard critique

sur notre modernité.

Cliquer ici

et là également

pour la vision techno-bétonnée

de notre monde «aux affaires»


Rencontres d’Arles. Se rincer l’œil au pied de la photo

Prendre l’expression « se rincer l’œil » au pied de la photo. Et direction les Rencontres photographiques d’Arles ; elle durent encore jusqu’au 19 septembre, imprégnant cette ville magnifique où ne règnent pas que César et son buste fameux, ni les corridas et leurs rites sauvages. « Du lourd et du piquant », dit aussi le slogan de cette édition 2010 placée sous le signe d’un rhino rose aux cornes vertes.

Bardé de mon « photophone » (mort aux marques), je me suis permis quelques clics, histoire d’appuyer mes propos sur quelques visions de passage. Des réflexions aussi, puisque l’animal pensant jamais ne sommeille (mmm, c’est à voir…)

En fait, j’ai suivi ma fiancée en ses endroits préférés, car déjà repérés par elle, entre églises et cloîtres du centre-ville et ex-ateliers Sncf. Trois expos marquantes en ville. D’abord les deux des Ferrari père et fils. Augusto, un Rital sans doute émigré en Argentine, prenait de ses amis en photo dans des scènes préparatoires à la réalisation de fresques peintes destinées à l’église San Miguel à Buenos Aires : des représentations sulpiciennes de scènes bibliques, avec sens de la mise en cadre et en lumière.

Puis en face, église Sainte-Anne, lieu tout indiqué, voilà le fils Léon qui met ses pieds d’iconoclaste dans la bondieuserie que papa avait fidèlement servie. Âmes pieuses, passer son chemin vers d’autres dévotions. Les autres, savourez la force provocatoire (si si c’est le mot voulu) du sacrilège, en même temps que ses dimensions artistiques autour d’installations ou d’objets « arrangés » comme on le dirait d’un rhum. Voici deux zyeutées subrepticement volées par votre voyeur de passage :

Non loin de là, salle Henri-Comte, regard fulgurant du photographe hollandais Paolo Woods sur la société iranienne. De grands tirages carrés, magnifiques, où vivent des « gens » tels qu’on ne les voit pas, quasiment jamais, dans ce que livre l’« actu » sur cette société attirante et méconnue. Woods dit aller à l’encontre du photojournalisme ; en fait, il le pratique lui aussi, autrement et surtout sans les clichés, comme il l’a expliqué au Monde [18/07/2010] : « A la guerre, je voyais aussi que la plupart des photojournalistes cherchaient » la » photo qui allait s’ajouter aux clichés du genre. C’est à celui qui fait le ciel un peu plus sombre, le soldat un peu plus penché… Moi, je voulais comprendre, je posais plus de questions que je ne déclenchais. »

Ci-dessous, une de ses photos montrée partout ou presque, que je reproduis donc ici (en petit) comme en service de presse…

Quelques rails (de chemin de fer) plus loin, voici la « Rue avec ombres humaines » – l’original s’écrit en anglais, plus exotique je suppose. Ici un architecte japonais, Kazuo Shinoara, mort en 2006, a vu surgir dans ses photos urbaines des présences humaines. Mystérieux et touchant. Le thème a été retenu pour d’autres, comme cette jeune New-Yorkaise, Taryn Simon, dont les images – magnifiques grands-formats – redressent en quelque sorte  les erreurs judiciaires ; elle réhabilite par la présence photograhique des innocents ayant purgé de la prison pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Vaste sujet, sacré engagement de photographe. Saisissant.

Toujours dans cette même Rue avec ombres, Hans-Peter Feldmann a  composé une galerie étonnante de 101 portraits de membres de sa famille et amis, soit une personne pour chaque année de la vie… Ça commence avec un bébé fille pour finir avec une centenaire… Évidemment, chacun s’arrête plus longuement sur la photo correspondant à son âge…

Fin de la balade arlésienne avec cette séquence qui laisse songeur :  ce tableau avec  de vraies têtes de vraies gens, muets, clignant à peine des yeux, puis qui se met à tourner sur lui même ; et qui laisse apparaître le côté lunaire de la face cachée… Vous voyez un peu l’effet ? Du coup on reste pour un deuxième tour, voire un de plus…Entre têtes et culs, tous ces questionnements, cette matière à réflexion… Ah oui j’oubliais, il s’agit d’un film qui a été tourné pendant l’installation-happening due à Gilad Ratman, un artiste israélien. Ça s’intitule The Multipillory (le Multipilori), en référence à la pratique de torture  du Moyen Âge. Pour l’ auteur, la scène «évoque l’intimité née d’une nécessité, et l’humiliation hors de son contexte».…

 © Photos gp

Société folle. 10 mai : à bas l’esclavage, vive l’Ego !

Le moi de mai, c’est fou, commence toujours par un 1er. Puis voilà le 9, férié également, marquant la « victoire » de 45 – guillemets pour dire que rien n’est jamais acquis, la preuve, voici le 10, aujourd’hui, censé commémorer l’abolition de l’esclavage. J’entendais ce matin sur France Culture les passionnants propos de Françoise Vergès, présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, rappelant en passant que la Maison Blanche – oui, celle de Washington, haut lieu et symbole de la démocratie étatsunienne – avait été construite par des esclaves noirs. Ce qu’on appelle un effet de contraste…

Elle s’en balance en se vautrant dans le « tout à l’égo »

Tant de peuples sur Terre restent à libérer de leurs innombrables chaînes… L’Histoire est encombrée des luttes de libération, dont certaines sont pourtant à peine esquissées, comme celles des Noirs d’Afrique et de leurs déportations massives. Et que dire de cette moitié de l’humanité que constitue le « continent noir », celui des femmes qui, y compris dans nos pays si avancés, sont encore et toujours maltraités, sous considérées, sous payées, surexploitées, dévaluées… Ou alors, par contre effet, ce qui peut parfois s’avérer bien aliénant, surévaluées, surdéterminées dans leur propre genre : la Femme, majuscule, encensée, mythifiée, déifiée…

Réflexions inspirées par l’annonce reçue ce jour, 10 mai-pour l’abolition de l’esclavage, du lancement de EGO Magazine… « Le seul magazine élitiste et glamour 100% événementiel » J’adore ! Dire que des attaché(e)s de presse se croient malin(e)s en m’envoyant de telles insanités. Enfin, merci tout de même, d’alimenter ma chaudière à indignation.

« Ego », au moins voilà bien un titre qui colle à son temps, ce temps qui ne sépare plus, dans sa fange superfétatoire, « égo » de son épithète « surdimensionné ». C’est le couple du siècle naissant (et de l’autre aussi, et peut-être même des temps plus anciens…) Voici les temps du « tout à l’égo » comme aime à déplorer Régis Debray.

Ne boudons pas notre plaisir moqueur à parcourir le « communiqué de presse » (en gras, souligné par mes soins…) :

« Le seul magazine élitiste et glamour 100% événementiel.  Magazine événementiel de luxe trimestriel, EGO Magazine Paris cible le haut de gamme avec un contenu sélectif et propose un panorama des plus beaux événements. Le magazine offre une ligne éditoriale inédite et innovante, liée à une mise en page artistique perpétuellement renouvelée. Le premier magazine de luxe qui accompagne les marques à travers leurs événements afin de véhiculer leur notoriété. EGO Magazine Paris couvre en images l’ensemble des événements de référence en y associant identité et qualité, avec une sélection des plus beaux reportages photos de la capitale (vernissages, inaugurations, lancements de produits, galas, événements sportifs, expositions, défilés, rallyes, dîners caritatifs et soirées privées). Le contenu rédactionnel assure une communication dynamique liée à l’image de ses partenaires événementiels, annonceurs et sponsors. »

120 000 lecteurs sont attendus pour ce grand rendez-vous de presse et se société, « un lectorat mixe et haut de gamme, de 25 à 55 ans, cultivé, épicurien et dynamique »…

« Au sommaire du n°1 : Le Gala de la Truffe à la boutique Lancel, la présentation de la nouvelle collection Kate Moss pour Longchamp au Ritz Club, le lancement de l’Audi A8 à L’Olympia, la cérémonie des Césars, le Gala de l’association Vie Espoir au Château de Versailles, la 14è édition du Pavillon des arts et du design au jardin des Tuileries, la soirée Coca-Cola au 1515, les interviews de Bar Refaeli, Christophe Dechavanne, Jean Dujardin, Vincent Elbaz,… »

La une (ci-dessus) est évidemment à la hauteur, annonciatrice de la profondeur du contenu. On en doute d’autant moins que son directeur (un homme) n’est autre qu’un certain Christophe… Marx. Même Darwin n’avait pas prévu ce genre d’évolution.


Censure. Les ciseaux d’Anastasie travaillent dans les têtes

Aussi vieille que les médias… Ici, vue par «L’Éclipse», 19 juillet 1874

Le Monde a publié jeudi [6/5/10] une tribune du journaliste et polémiste André Bercoff, intitulée « La France à la niche — Halte au masochisme ! » Les premières lignes indiquent bien le propos et sa tonalité : « Aujourd’hui, notre pays est occupé doucement, gentiment, insidieusement, par le camp du Bien. La police de la pensée correcte triomphe sur tous les étals médiatico-politiques. »

Je me retrouve aussi assez bien dans la suite : «Semble enfin accomplie la castration de ce peuple français qui, jadis, prenait des bastilles et, il y a encore quelques décennies, faisait mine de défiler pour changer la vie. L’alibi de la crise a bien travaillé : tous à la niche. Et à la censure. » Et vous allez voir, à propos de censure, l’écho que ce qui vient suscite chez l’auteur de ce blog  censuré par Le Monde… :

« Désormais, il est interdit de ne pas interdire. Ne fumez plus : cancer du poumon. Ne buvez plus : cirrhose du foie. Ne baisez plus : sida et autres maladies sexuellement transmissibles (MST). Ne mangez plus : pesticides et OGM. Ne sortez plus : attentats. Ne parlez plus des juifs : vous serez condamné pour antisémitisme. Ne caricaturez plus Mahomet : vous serez incendié avant d’être égorgé. N’osez plus une plaisanterie sur les gays : l’homophobie vous guette. Ne racontez pas une histoire sur les Blacks : vous serez vitupéré raciste à part entière. En revanche, vous pouvez vous en donner à coeur joie sur la pédophilie de l’Eglise. Plus besoin de procureur : les ciseaux travaillent dans les têtes. »

Et c’est là que je veux en venir, car à ce niveau de l’article, Le Monde place ce qu’on appelle un exergue, censé mettre en valeur un passage fort de l’article  – le voici :

Ainsi, d’un côté, le Monde papier, supporte la dénonciation d’un fait déplorable (faire des juifs un sujet tabou), et de l’autre, lemonde.fr, censure un blog (C’est pour dire) à partir d’un simple commentaire parlant de « lobby juif » ! D’un côté un Bercoff qui s’insurge, de l’autre un blog qu’on exécute. Je ne dis pas qu’il y ait eu concertation entre les deux supports, mais le fait  – qui corrobore  la dénonciation de Bercoff – est surtout qu’un système automatique d’alerte à partir de deux mots « interdits », lobby-juif, entraîne une censure non moins automatique, aveugle – orwellienne pour tout dire. Anastasie, cette garce castratrice à l’éternelle jeunesse…


Le parler-vrai de Morano prêchant la dés-intégration

Comme en musique, tout étant relatif, la parole vraie surgit souvent de l’improvisation. Mais en politique, c’est presque toujours au détriment de l’instrumentiste guetté par le lapsus ou le dérapage non contrôlé. Spécialement quand on joue sur les modes tonitruants ou démagos. Genre Nadine Morano, virtuose de la nuance pachydermique. Encore jactait-elle à Charmes (Vosges), mais avec ses sabots de Lorraine UMP [je n’ai rien contre les Lorraines, au contraire !, hein Marie-Line ?] Donc, comme tout le monde le sait maintenant, la secrétaire d’État à la famille, à un jeune qui l’interrogeait sur la compatibilité de l’Islam avec la République, a répondu : « On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Sa situation, moi, je la respecte. (…) Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail et qu’il ne parle pas le verlan. C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. C’est qu’il essaye de trouver un boulot… »

Que cela est bien envoyé ! L’intégration par la désintégration, voilà bien l’idéal que recouvre l’actuel refrain sur l’ « identité nationale ». Que l’étranger ne soit plus étrange ; que l’autre disparaisse ; que la transparence définisse la stricte limite de l’expression de soi. C’est tout de même anormal et insupportable que ces « autres » se distinguent avec leurs peaux noires, bronzées, jaunes – et pas rosées blanchâtres comme ces petits cochons de laits aux yeux délavés constituant l’espèce franchouillarde ? Notez que les Asiatiques ont toujours été très zélés dans ce sens, à passer presque inaperçus – si ce n’est leurs yeux bridés, dommage. Mais les banania avec leurs boubous, les bicots et leurs têtes de melons !

Sans parler qu’ils ne travaillent pas ! On leur offre pourtant les meilleurs boulots, les mieux payés, et ils préfèrent se prosterner à même le sol, ou encore vendre des montres à trois balles et des marlboro au coin des rues. La madame Morano s’en étrangle d’indignation. C’est bien elle qui devrait s’en retourner la casquette et causer le verlan, ça lui irait si bien, tout en l’empêchant de causer la langue de pouffe vulgos. Ou pire encore la langue facho, celle de l’injonction stupide et grave : « Ce que je veux, c’est qu’il aime la France » ! Jeveux-zé-jexjige, et que ça saute, et que je t’envoie toute cette racaille se faire passer au karcher. On y revient toujours. Laissez la parole courir et trouver son chemin un peu vrai, hors des cabinets de com’, des plumes en bois de conseillers spéciaux, et la voilà, avec ses mots de caniveau qui dévale de sa pente fatale.

Que la France soit seulement aimable, ouverte, à l’image de tous ces étrangers croisés dans les havres touristiques du vaste monde, d’où reviennent ces hordes de barbares à l’empreinte carbone bien chargée mais ravis d’avoir été si bien accueillis, incapables de distinguer le vrai du faux, entre un sourire et un rictus commercial.

Ici le bizness du riche dominant, là la quête du pauvre, paumé, exilé, émigré, désolé, porté par les vagues révoltantes de l’injustice mondialisée qui, sans doute, n’a jamais été aussi criante dans l’Histoire.

Qu’il faille « réguler » ces flux, certes. Harmoniser les différences. Construire des passerelles et des ponts, pas des murs. Ce qui veut dire s’attaquer au désordre du monde, ah le vache de chantier ! Et par quel bout le prendre, de Kaboul à Copenhague, de Téhéran à Johannesburg, de Manaus-Amazonie à Charmes-Vosges ? Parfois j’ai peur.


Maroc. Six jeunes poursuivis pour refus de pratiquer le ramadan

Dépêche de l’AFP datée du 16/9/09 et de Rabat : « Six jeunes Marocains vont être traduits en justice pour “tentative d’incitation à la rupture du jeûne en public”, durant le ramadan. Dimanche après-midi 13 septembre, ils ont tenté d’organiser un rassemblement à Mohammedia (80 km au sud de Rabat) pour protester contre une “loi qui punit la non-observation du jeûne pendant le ramadan au Maroc” […].

« C’est la première fois au Maroc qu’un groupe de “non jeûneurs” s’affiche en public pour réclamer le droit de ne pas pratiquer le ramadan. Cette protestation a été initiée par le Mouvement alternatif pour la défense des libertés individuelles, une association inconnue jusqu’à présent, selon les autorités du royaume. Le Conseil des oulémas (théologiens) de Mohammedia a pour sa part dénoncé cette action qualifiant ses auteurs d’ “agitateurs”. »

[Heureusement, soit dit en passant, qu’existe encore une agence comme l’AFP pour relater de tels faits – même s’ils n’ont été que peu repris par la presse. Cette parenthèse pour signaler que l’Agence France Presse se voit menacée dans sa mission d’agence mondiale et généraliste par un projet gouvernemental de nouveau statut.]

Cette histoire de Rabat est terrifiante : car elle relève de la terreur imposée par la domination religieuse sur les esprits et les corps. Plus de la moitié de l’humanité croupit sous cette chape. L’estimation est sans doute bien trop basse : les trois quarts, ou sept huitièmes ?

Peu ou prou, nous faisons partie des privilégiés. Mais la conquête vers la liberté n’a pas été menée sans peine. Elle n’est d’ailleurs ni entièrement achevée, ni à jamais à l’abri de tout retour en arrière. C’est ainsi que les prêcheurs de la « fin de l’Histoire » voudraient bien jeter aux oubliettes certaines pages du passé.

Revenons seulement deux siècles et demi en arrière :

chlabarre.1253381790.jpg

1er juillet 1766, à Abbeville, un jeune homme de 19 ans, le chevalier de La Barre, est décapité pour avoir manqué de respect envers la religion. En application de la Loi, la justice l’avait condamné à avoir les os broyés jusqu’à ce qu’il avoue son crime, la langue arrachée, la tête coupée, le cadavre brûlé et les cendres jetées au vent.

Les trois principaux «attendus» du jugement disaient qu’il avait été « atteint et convaincu d’avoir passé à vingt-cinq pas d’une procession sans ôter son chapeau qu’il avait sur sa tête, sans se mettre à genoux, d’avoir chanté une chanson impie, d’avoir rendu le respect à des livres infâmes au nombre desquels se trouvait le dictionnaire philosophique du sieur Voltaire ».

Avant même son exécution, La Barre avait trouvé son premier défenseur en la personne de Voltaire, dénonçant ce crime de « la barbarie sacerdotale ».

Après la Révolution, la Convention nationale du 25 brumaire an II, réhabilitait sa mémoire, en tant que « victime de la superstition ».

A la fin du XIXe siècle, et au début du XXe, avec le combat pour l’école publique et la laïcité des institutions, qui aboutit en 1905 à la Loi de séparation de l’Église et de l’État, le chevalier de La Barre est devenu le symbole du combat contre le cléricalisme. » [Sources multiples, tant cette affaire a fait l’objet de nombreux ouvrages. Voir aussi, entre autres innombrables sites, celui du Groupe La Barre .]

On ose croire que les six jeunes Marocains n’auront pas la langue arrachée – ce qui constitue un progrès relatif mais non négligeable. Ils n’en seront pas moins châtiés d’une manière ou d’une autre, pour s’être levés debout, au nom de la liberté de conscience. Un monument sera peut-être érigé en leur mémoire. Dans deux siècles et demi ?

»> Photo de la plaque en bronze illustrant le supplice du chevalier de La Barre. Monument érigé en 1907 à Abbeville.


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il faudrait comprendre que les choses sont sans espoir et être pourtant décidé à les changer. » F. Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu'on veut qu'elles soient, et non parce qu'on a vu qu'elles sont en effet. » Bossuet

  • Traduire :

    • Twitter — Gazouiller

    • Énigme

      Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

      Philippe Casal, 2004 - Centre national des arts plastiques - Mucem, Marseille

    • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

      La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste.
      (Claude Lévi-Strauss)

    • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

      Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexualité / politique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
    • «Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl»

      Comme un nuage, album photos et texte marquant le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986). La souscription étant close (vifs remerciements à tous les contributeurs !) l'ouvrage est désormais en vente au prix de 15 euros, franco de port. Vous pouvez le commander à partir du bouton "Acheter" ci-dessous (bien préciser votre adresse postale !)

      tcherno2-2-300x211

      Il s'agit d'un album-photo de qualité, à tirage soigné et limité, 40 p. format A4 "à l'italienne". Les photos, prises en Provence et notamment à Marseille, expriment une vision artistique sur le thème d’« après le nuage ». Cette création rejoignait l’appel à l’organisation de "1.000 événements culturels sur le thème du nucléaire", entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fukushima) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tchernobyl).
    • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

      L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances. (Ber­trand Russel)

    • montaigne

      Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

      La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

    • « C’est pour dire » de Gérard Ponthieu, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification (3.0 France). Photos, dessins et documents mentionnés sous copyright © sont protégés comme tels.
      Licence Creative Commons

    • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

      « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    • Catégories d’articles

    • Salut cousin !

      Je doute donc je suis - gp

    • Fréquentation de « C’est pour dire »

      • 0
      • 393
      • 174
      • 2 589
      • 13 890
      • 1 624
      • 3 776
    • Calendrier

      février 2018
      lunmarmerjeuvensamdim
      « Jan  
       1234
      567891011
      12131415161718
      19202122232425
      262728 
      Copyright © 1996-2017 C’est pour dire. Tous droits réservés – sauf selon la license Creative Commons.
      iDream theme by Templates Next | Turbiné par WordPress
      Translate »