Ce mar­di 18 mars, une soixan­tai­ne de mili­tants de Green­pea­ce, venus de Fran­ce, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Bel­gi­que, d’Italie ou de Polo­gne ont « inves­ti » à leurs maniè­res  la plus vieille cen­tra­le fran­çai­se, cel­le de Fes­sen­heim, en Alsa­ce. Ain­si, deux jours avant le som­met des chefs d’Etat euro­péens qui doit déci­der ce jeu­di 20 mars de l’avenir de l’énergie en Euro­pe, ces citoyens euro­péens deman­dent à Fran­çois Hol­lan­de et Ange­la Mer­kel d’engager leur pays et l’Europe entiè­re dans une vraie tran­si­tion éner­gé­ti­que, débar­ras­sée du ris­que nucléai­re et basée sur les renou­ve­la­bles. 

D’autre part, par une tel­le action, l’organisation éco­lo­gis­te démon­tre une fois de plus la vul­né­ra­bi­li­té des sys­tè­mes de sécu­ri­té des ins­tal­la­tions nucléai­res et, pas consé­quent, des sys­tè­mes de sûre­té s’agissant d’éventuelles (et pos­si­bles) actions ter­ro­ris­tes.

Green­pea­ce pour­suit sa voca­tion de lan­ceur d’alerte dans le domai­nes des ris­ques humains et éco­lo­gi­ques. Par ses actions répé­tées, l’ONG démon­tre en même temps la vani­té des nucléo­cra­tes et de leurs tech­ni­ciens adep­tes du culte de l’infaillibilité – ou pré­ten­dant s’en appro­cher, plan­qués qu’ils sont der­riè­re leur fameux dog­me du « risque-zéro-qui-n’existe-pas  », et grâ­ce auquel ils comp­tent se dédoua­ner de tout acci­dent ou catas­tro­phe à venir. Qu’ils aillent tenir leurs bali­ver­nes auprès des popu­la­tions lour­de­ment éprou­vées de Tcher­no­byl et de Fuku­shi­ma !

 
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