Archive for juillet, 2010
Abolition des Roms et autres vagabonds. Hommage à la Sarkozie !
« C’était un temps déraisonnable »… Ils avaient voulu les exterminer. Juifs, homos, tziganes. Je sais c’est gros, on n’en est pas là. Mais l’esprit rôde, dirait-on, à pas feutrés, de ce chuintement des pantoufles, plus inquiétant parfois que le bruit des bottes. Parfois l’un annonce l’autre. Je n’aime pas ça du tout, j’ai peur et honte. Peur pour les victimes à venir, déjà dans le collimateur. Honte pour « mon pays », ce qu’il représente et que j’aime à représenter avec lui, en cette somme de personnes, de « bonnes personnes », tant qu’à s’identifier à un ensemble. « Vivre ensemble », la belle expression devenue substantif, au nom de l’idéal, jamais atteint toujours espéré.
« Gens du voyage »… La métaphore est aussi belle que trompeuse. Quels gens ? Ou bien « quelles ». Mot à genre bizarre, entre masculin singulier et féminin pluriel (comme orgue et amour…) Et surtout quel « voyage » ? Là, dans l’infinité des distinguos, on touche à autant de visions du monde. Pourquoi les Roms et les nomades en général voyagent-il de par le monde ? C’est une anomalie bien anormale. Et pourquoi les homos sont-ils homosexuels, et les Juifs juifs ? Le monde est bien bizarre.
Pas intégrable, les Roms. Donc achever de les désintégrer : flics, commandos, procès, PV, expulsions. Et cassons le thermomètre plutôt que de traiter la grippe. Quelle grippe, au fait ? Celle d’un système grippé, et même pire : un régime aux abois, sans vision politique, sinon de myope ou d’aveugle même. Un « fait divers », une « bavure », voilà ce qui tient lieu de cap à ces démolisseurs acharnés !
Les mêmes sont aussi à la basse manœuvre localement. J’en ai un dans ma commune en la personne du maire, adepte du tout libéral mâtiné d’écolo-gadgetisme, aussi social que les patrons de Neuilly. Venelles, Bouches-du-Rhône, 8.000 habitants, compte même moins de logements sociaux (en pourcentage) que Neuilly ! Venelles enfreint aussi la loi en n’ayant toujours pas aménagé de terrain d’accueil destiné aux gens du voyage – que son maire fait chasser à l’occasion à coups de renforts policiers… *
Bien sûr que les Roms posent quelques problèmes. Même les « gens biens » s’en posent entre eux, et parfois des autrement mégas ! Oui, les Roms vivotent de combines et même de larcins, se foutent de l’écologie comme de la bouffe bio, dégueulassent leurs campements, etc. Mais bien moins que chez les Bettencourt-Woerth, non ? Euh… sauf peut-être pour ce qui est des campements, ici et là, selon les îles privées ou les havres dans quelque paradis fiscal…
Et c’est alors qu’un bon fait divers arrive à point nommé pour faire diversion. Un bon coup derrière la tête de ces boucs émissaires sans défenses, si ce n’est leurs dérisoires cornes face au bouclier étatique. Un bon coup de poing sur la table du pouvoir à la dérive, selon la recette pub « un Mars et ça repart ! » Ouais… En politique aussi la pub (ou la com’, c’est tout comme), ça rend gros et con – et dangereux.
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* Exemple de propos publics : « Madame, Monsieur, vous avez pu observer et, pour certains d’entre vous subir, la présence de gens du voyage installés sur un terrain privé proche de la résidence des Vergers de Venelles. […] J’ai été immédiatement informé et j’ai demandé à la Police municipale d’engager, dans le dialogue, des mesures fermes pour leur départ dans les meilleurs délais. […] Il est anormal que dans une démocratie, des minorités imposent leur style de vie à la majorité pacifique qui peuple notre Pays. […] Je vous prie de bien vouloir noter le numéro de téléphone portable de la Police municipale de Venelles qui intervient 24 h sur 24 : 06 09 95 12 79. » Jean-Pierre Saez, maire UMP de Venelles (13), vice-président de la Communauté d’agglomérations du Pays d’Aix, 15/05/02
Abolition des corridas. Hommage à la Catalogne !
Le vote est-il pur de toute arrière-pensée séparatiste ? Pas sûr… Toujours est-il que le Parlement régional de Catalogne s’est prononcé hier pour l’interdiction des corridas sur son territoire à partir du 1er janvier 2012, par 68 voix pour et 55 contre [AFP]. On sait à quel point les clivages peuvent être tranchés dans cette querelle de religion opposant aficionados et adversaires de cette ancestrale coutume. Pour ma part j’en suis un adversaire résolu, pour des tas de raisons.
A commencer par la première, cette seule corrida à laquelle j’aie assisté. C’était en 1967 à Béziers (j’étais jeune journaliste stagiaire au Midi Libre) dont les arènes s’enorgueillissaient, c’est bien le mot, de la présence du fameux El Cordobés. Hemingway n’y a rien pu en ce qui me concerne : ce sinistre spectacle provoqua chez moi un haut-le-cœur. A la fois en raison de la souffrance « gratuite » (une gratuité de gros bizness), cette cruauté infligées aux animaux : taureaux bardés de banderilles – des harpons, oui ! –, poignardés à coups de dagues par les picadores, rendus fous et exsangues par le matador, ce tueur déguisé en poisson comme disait Coluche ; chevaux aux yeux bandés à qui on voudrait épargner le terrible stress – autrefois, sans protection, ils étaient très souvent encorné et éventrés.
Deuxième raison : la lâcheté des spectateurs rabaissés aux comportements de leurs ancêtres des jeux du cirque. Les hurlements de la foule ; je n’aime pas la foule en délire et ses hystéries justicières me glacent d’effroi, là plus encore que dans les autres stades, où les comportements sont pourtant semblables : prédominance des cerveaux reptiliens, hurlements, communion de troupeaux, odeur de lynchage… Certes, le taureau a remplacé l’esclave – quel progrès !Troisième raison : la morgue du torero, cet amas d’orgueil, d’arrogance, ce concentré de l’Homme qui se croit tout puissant – sauf devant Dieu, qu’il implore lâchement de surcroît lors de chaque « combat ». J’y vois le pantin rigide, engoncé dans sa suffisance, représentatif du « surhomme » voulant aussi mater (de matar, tuer) la nature, prendre son contrôle jusqu’à l’asservir. C’est le prototype du « battant » qui considère la vie comme une arène, un lieu de spectacle pour s’y adonner au darwinisme social – abhorré par Darwin lui-même, faut-il le rappeler, et sans cesse dénoncé par ses continuateurs évolutionnistes. Le matador moderne porte un costard moins tapageur mais colporte des valeurs de compétition et de domination sourcées dans l’entreprise et l’économie néolibérale.
Et qu’on ne me parle pas du « courage » du torero ! Au nom de quelle valeur supérieure – sinon celle de son ego démesuré – et de quelle nécessité altruiste va-t-il donc provoquer (« affronter ») une bête à qui il n’a rien demandé – et qui lui en demande encore moins ?! Accomplir un acte risqué, gratuit et généreux, voilà ce qui me semble aller de pair avec la notion de courage – c’est plus rare et précieux.
Les objections des partisans me semblent de bien peu de poids. En particulier celle mettant en avant cruauté des élevages et des abattoirs d’animaux. Les deux combats pour le respect des bêtes ne sont nullement contradictoires. De plus, on ne saurait justifier une pratique en invoquant les pires. La guerre étant la pire d’entre toutes, elle ne justifie pas pour autant les guérillas, prises d’otages, lapidations religieuses, assassinats et autres barbaries « ordinaires »…
Autre objection, celle de la tradition, de la culture, etc. Alors, il faudrait rétablir les combats de coqs (ils sont interdits en Europe mais demeurent clandestins) de même que les combats de gladiateurs – les uns et les autres étant des manifestations éminemment culturelles.
Si la culture est l’expression de l’état d’une civilisation à un instant donné, elle n’est aussi qu’un moment entre deux avancées qui lui donnent un sens. Je veux le croire !
D’où cet « hommage à la Catalogne » en clin d’œil au grand journaliste et humaniste que fut George Orwell ; c’est sous ce titre en effet que furent publiés le recueil de ses reportages sur la guerre d’Espagne. C’est de lui aussi qu’on retient le concept de « décence commune » dans laquelle se reconnaît l’humanité fraternelle et bienveillante – y compris avec les animaux et leurs souffrances.
Prime : La Corrida, pamphlet de et par Francis Cabrel
Francis Cabrel — La Corrida
envoyé par Quarouble. — Regardez la dernière sélection musicale.
McCoy Tyner à La Roque-d’Anthéron. Même les astres vieillissent
Une fois le travail fini, l’ouvrier ramasse sa musette, la passe à l’épaule et file vers son destin. Qu’y a-t-il donc dans la musette de McCoy Tyner, Alfred de son inusité prénom, amenée avec lui hier [lundi 26 juillet 2010] à son concert du festival de La Roque d’Anthéron ? Il a gagné la scène à petits pas comptés de retraité. Soixante-douze ans, pas si vieux pourtant. Mais c’est qu’il en a compté des pas, et des notes donc, par milliers de millions ! Cet aristo du jazz a tout du prolo magistral, et sa casquette on ne sait si elle sort d’un green de golf ou d’un bistrot à tiercé. S’en fout. Donc, il pose sa précieuse musette au pied du Steinway ; elle est pleine, joufflue, fermée : des souvenirs, des histoires, pleine d’images, de sons, de partoches ? Elle reste muette la musette et le voilà à l’ouvrage, l’ouvrier. Il la connaît sa machine, depuis le temps. Il l’aime et la caresse. Pas la moindre brutalité. Tout dans la tête et en voiture les copains.
Soit Joe Lovano au ténor, à l’avant, place du mort. C’est-à-dire celle du grand, du géant, du commandeur à l’ombre tutélaire. Avec Coltrane, McCoy aura joué presque une dizaine d’années, dont cinq ou six au plus près (60–65), les plus grandes, les glorieuses, l’épopée. On n’en finirait pas d’égrener enregistrements et concerts, par centaines, dont celui de 60, à l’Olympia, où ils furent sifflés, méchamment, par d’ignares braillards, arrière-gardistes à la ramasse. Des réacs en fait, des peine à jouir en quête de rassurance : entendre ce qu’on connaît, c’est mieux pour chantonner ou fanfaronner. On dira que ça vaut les snobs, ô Gudule… Mais la musique, le jazz, revenons-y.
Hier donc, ça se passait à Rognes, près d’ Aix-en-Provence et de la Roque d’Anthéron, vous savez le grand festival de piano. Rognes, dans les anciennes carrières de la pierre du même nom qui pare les belles maisons de riches. L’endroit est comme on dit « magique » : un trou taillé à l’équerre dans la roche du plus bel ocre. En fond de scène, cette muraille avec son Niagara de lierre émeraude. Ne me dites pas que ça ne s’entend pas ! Nécessaire écrin aux notes célestes. Pourquoi croyez-vous qu’on parcoure tant de lieues pour communier en musique ? : Vienne et son théâtre antique, Nice et ses corniches, Vitrolles et ses platanes, La Seyne-sur-mer et son Fort Napoléon – j’en passe. Pourquoi préférer le décor d’un restaurant à celui de sa cuisine ? Reste toujours la question des plats, évidemment. Pas question de tambouille ou d’arnaque à la frime.
Et hier, justement, pas la moindre trace de notes frelatées. Lovano, donc, le gendre idéal pour noces bien tenues. Aucun débordement dans le pro propre. Mais du solide, de l’assuré, jusque dans la délicatesse soyeuse. Au volant, Alfred suit sa route, « négocie » ses courbes, assure les reprises ; main gauche main droite en pleine vélocité. Aux places arrière, le moulin de la rythmique, correcte aussi, plus ou moins – un batteur qui bat (Eric Kamau Gravatt, passé par Weather Report) sans plus ; un contrebassiste qui pulse de même (Gerald Cannon, appuyé, démonstratif).
On aura parcouru la grande route du jazz en 90 minutes : du modal et même du swing ancien et de la racine (Blues on the Corner en rappel). Mais plus de folie free. Même les astres vieillissent. Plus ou moins vite. Celui-là prend son temps, surtout depuis que le Soleil s’est éloigné. Même si « les gens » persistent à voir en lui « l’homme qu’a vu l’ours » – ce « pianiste de John Coltrane », alias J-C, vous savez dans le système adoratif des fans, ceux qui croient aux miracles, qui croient croire et qui coassent, comme raillait Prévert, et qui se prosternent au passage de l’ « icône vivante » – ovation debout, à l’aller de la scène comme au retour, car ils étaient venus à la carrière de Rognes comme à la grotte de Lourdes, croyant au miracle qui n’a pourtant pas eu lieu. Mais c’était bien assez pour honorer le culte du jazz, cette religion – en principe – barbare.
Ci-dessous, en prime, deux extraits saisis dans la carrière de Rognes :
[flashvideo file=http://f.lovisolojob.free.fr/video/11maccoy.flv /]
[flashvideo file=http://f.lovisolojob.free.fr/video/22maccoy.flv /]
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PS 1 – Mon camarade Gérard Tissier, autre fondu de jazz et néanmoins photographe avait hier un plan « Rognes » : offrir à Alfred McCoy Tyner la photo qu’il prit de lui… en 1963 au Blue Note à Paris où il avait déboulé avec ses potes après le concert salle Pleyel du quartet de John Coltrane. Il y avait là Jimmy Garrison (c-basse) et Elvin Jones (batterie) qui entamèrent le bœuf, à la suite du concert de l’organiste Lou Benett, originaire de Philadelphie tout comme McCoy…
Ces deux photos attestent aussi de l’impossibilité pour le jeune photographe d’alors de bouger et donc de pouvoir, dans ce club si exigu (disparu depuis) cadrer ensemble les trois musiciens…
Mais hier, le temps de gagner la sortie de la carrière (pas le tout d’y entrer…) et les vedettes avaient été aspirées par la limousine de service. Gérard a gardé ses deux photos dans sa… musette. Avec le bonjour d’Alfred !
PS 2 – Mort de Willem Breuker. Courriel de Gérard Terronès : […] « Notre ami Willem Breuker nous a quittés hier vendredi [23 juilet]. J’ai eu le grand privilège de pouvoir programmer ce compositeur, saxophoniste et leader du Willem Breuker Kollektief dans mes différents jazz clubs, concerts et festivals parisiens, de l’enregistrer sur mon label Marge et aussi d’être son compagnon de route durant dix-huit ans (1975–1993) dans de multiples aventures à travers toute la France.
« Artiste brillant, il fut l’un des pères des musiques improvisées européennes vers le milieu des années 1960. Créateur et agitateur musical très inventif, virtuose et plein d’humour, il composa aussi pour le cinéma et le théâtre. Il manifesta une indépendance certaine dans la jungle des jazz et mit en pratique son choix de fonctionnement politiquement autonome en dénonçant dans ses œuvres toutes les injustices et misères du monde, mais également par sa démarche en autogestion et gestion directe de son Kollektief et de son label (BVHAAST).
« Je suis effondré d’apprendre le décès de ce combattant ami de longue date, disparition qui représente une grande perte pour tous ses proches et admirateurs, mais aussi pour le jazz et toutes les musiques improvisées actuelles. »
À Michel Germaneau, mort au nom de l’Homme, victime du fanatisme
Ni un touriste, ni un journaliste ou un « humanitaire » au sens patenté. Un humaniste sans doute. Un homme avant tout. Michel Germaneau a fini sa vie dans le désert nigérien, victime de fanatiques religieux et assassins – ça va si souvent de pair. Ancien ingénieur électricien, il avait 78 ans et souffrait du cœur. Une maladie et des élans pour un même homme, debout, qui a su donner du sens à sa vie, jusqu’à la fin. Un homme, comme on aime en rencontrer.
Il était d’abord venu dans cette région si déshéritée du Sahel pour y admirer le ciel à l’occasion d’une éclipse. Il aurait pu rester touriste émerveillé, mais le cœur en a décidé autrement. Il s’entiche de ses amis de rencontre, s’engage à les aider, et reviendra de multiples fois à In-Abangharet, un village à 280 km au nord-ouest d’Agadez où il avait aidé à monter une école.
Agadez, une ville et une région doublement déstabilisés : une première fois lors de la grande sécheresse des années 70 qui provoqua un exode massif des Touaregs vers Agadez même et vers Niamey, la capitale nigérienne, où ils furent des plus mal accueillis, c’est peu dire. Une seconde fois avec la découverte et la mise en exploitation du gisement d’uranium d’Arlite, devenu un enjeu politico-économique entre l’état nigérien et la France d’Areva, dont les populations locales ne recevaient que des miettes tout en étant exclues des prises de décisions les concernant. Un bon terreau pour les extrémistes.
Qu’il s’agisse de la forêt ou du cacao, du pétrole, des diamants, du cuivre, du coltan et plus encore de l’uranium, les richesses de l’Afrique n’ont pour ainsi dire jamais profité à leurs populations. Voyez la Côte d’ivoire, le Congo, les pays des Grands lacs, le Darfour et le Tchad, l’Algérie. Et que dire de l’Afrique du Sud, au delà du mondial de foot ? Car l’Afrique, c’est le règne de la prédation, d’une économie entièrement détournée vers les intérêts privés.
Alors un Michel Germaneau là-dedans, bah, tout juste une pièce de gibier pour fous d’Allah ! Ils lui ont donc volé la vie, ses élans et ses illusions, au profit des leurs, si terribles et démentes, infestées des pires pulsions morbides et mortifères.
Michel Germaneau ne sera pas mort dans un hospice, ce qui est déjà beau. Il ne se sera pas résigné à la petite vie de retraité pépère,ce qui est aussi remarquable. Le pire serait tout de même qu’il mourût comme un chien dans une meute de hyènes. Ce qui est hélas probable.
Devinette à base de charabia juridico-médiatique concernant Michel Drucker et nonobstant extensible à d’autres affaires
Trouvée sur le site Orange.fr, cette perle de charabia juridico-médiatique. De quoi alimenter un petit jeu-devinette ouvert aux meilleurs logiciens. Lesquels pourront aussi tenter, par anticipation, de transposer ladite logique aux algébriques affaires en cours genre « LB + EW + FW + etc. »
Voici la chose :
« Le Conseil d’Etat a confirmé une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Marseille suspendant une décision du maire d’Eygalières (Bouches-du-Rhône), qui avait refusé de retirer un permis de construire accordé à l’animateur Michel Drucker, a-t-on appris mercredi auprès du Conseil. »
Vos réponses :
1 - Drucker l’a dans le pétch”, son permis est refusé
2 - Au contraire, il obtient son permis et se fait construire sa maison de rêve dans un lieu de rêve théoriquement protégé
3 - P’têt” ben qu’oui, p’têt” ben qu’non
L’honneur des journalistes. Ce « deuil des convictions » porté à la boutonnière
L’ordre napoléonien de la Légion d’honneur reste toujours… à l’honneur. Il peut s’avérer riche d’enseignements d’aller consulter les listes périodiques des promus. Et, par exemple, se rassurer en constatant qu’on ne fait pas partie du lot. Ou en se délectant de ce mot de Jules Renard dans son Journal : « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière. » Liste copieuse à l’appui, Acrimed a recopié les noms de la catégorie « Légion d’honneur et Ordre du Mérite pour journalistes et dirigeants de médias », et cela de 2005 à cette année, dernier cru du 14-juillet. On comprend mieux, « en direct », tout l’intérêt des monarques à s’allier les médias et leurs servants. Ainsi grossit, en ses vagues successives, l’obèse république des élites et des émules, des copains et des coquins.
Ouvrez le ban ! :
I. Légion d’honneur
- Décret du 2 avril 2010 :
Au grade de commandeur
– Phillipe Labro, officier du 8 janvier 2002, écrivain, journaliste
Au grade d’officier
– Anne-Marie Couderc, chevalier du 26 septembre 2000, ex-directrice générale du groupe Hachette Filipacchi, aujourd’hui directrice déléguée de Lagardère Active.
– Jean Amadou, chansonnier, producteur, animateur d’émissions.
– Mireille Dumas, productrice et présentatrice.
– Denise Fabre, ancienne présentatrice d’émissions télévisées.
– Odile Gotlieb, Chevalier du 28 octobre 2001, éditrice, présidente des Éditions Odile Jacob.
Au grade de chevalier
– Dominique Durand, journaliste, rédacteur en chef de revues scientifiques, président de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos.
- Décret du 31 décembre 2009 :
Au grade de commandeur
– Edmonde Charles-Roux, Officier du 1er avril 2003, écrivaine, présidente de l’Académie Goncourt, ancienne journaliste à Elle, ancienne rédactrice en chef de l’édition française de Vogue.
– Jean-Claude Narcy, Officier du 9 juillet 2002, journaliste, ancien présentateur du journal télévisé.
Au grade d’officier
– Jean-Luc Hees, Chevalier du 29 novembre 2001, président du groupe Radio-France.
Au grade de chevalier
– Axel Duroux, journaliste, ex-président du directoire du groupe RTL entre 2005 et 2009, directeur général de TF1 (2009)
– Régis Faucon, ancien journaliste à FR3, TF1, aujourd’hui journaliste indépendant.
– Alexandra d’Arnoux, journaliste.
– Danièla Lumbroso, productrice de télévision, journaliste et présentatrice.
– Sylvie Ody, journaliste.
– Thérèse Torre, productrice d’émissions télévisées.
– Jean-Pierre Vignolle, directeur général de l’Agence France-Presse.
- Décret du 14 juillet 2009 :
Au grade de chevalier
– Denise Ammoun, journaliste, écrivaine (Égypte).
– Jean Ayzac, journaliste, ancien vice-président d’un conseil général.
– Geneviève Brisac, éditrice, écrivaine.
– Alain Elkann, journaliste, conseiller spécial du ministre italien de la Culture.
– Charles Enderlin, journaliste, chef du bureau d’une chaîne de télévision à Jérusalem.
– Marie-Claire de La Grandière, journaliste, directrice de la rédaction d’un magazine et écrivaine.
– Patrick Forestier, journaliste, écrivain
– Ruggero De Pas, journaliste, président du centre d’accueil de la presse étrangère à Paris.
– Didier Pillet, journaliste
Au grade d’officier
– Antoine Sfeir, écrivain, journaliste, directeur des Cahiers de l’Orient.
– Philippe Tesson, journaliste.
– Philippe Vasseur, « ancien ministre, président d’une fédération d’entreprises », dixit le décret. Mais M. Vasseur est un ancien journaliste économique de TF1, des Echos, du Figaro, président de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille depuis septembre 2008.
- Décret du 10 avril 2009 :
Au grade de chevalier
– Emile Picy, journaliste parlementaire.
– Henri Pigeat, président du conseil d’administration du Centre de formation des journalistes.
– Hélène Pironon, journaliste.
– Emmanuel Hoog, ex-président-directeur-général de l’Institut National de l’Audiovisuel, président de l’agence France-Presse.
– Didier Quillot, président de Lagardère Active.
- Décret du 31 décembre 2008 :
Au grade de chevalier
– Marie Holzman, écrivaine, journaliste, présidente de l’association Solidarité Chine.
– Caroline Sinz-Deleau, journaliste, grand reporter au service « Enquêtes et reportages » de France 3.
Au grade d’officier
– Didier François, sous-directeur de l’édition, de la production et de l’information à la Direction des Journaux officiels.
– Marie-Claude Brossollet, Chevalier du 16 novembre 1998, président-directeur général des éditions Belin.
- Décret du 13 juillet 2008 :
Au grade de commandeur
– Joseph Crampes, dit Jacques Chancel, journaliste, écrivain, administrateur du groupe Canal+.
Au grade de chevalier
– Ruth Elkrief, journaliste, présentatrice.
– Michèle Leloup, journaliste spécialisée « Architecture » à L’Express.
– Philippe Reinhard, journaliste (Le Télégramme de Brest, L’Éclair des Pyrénées…), écrivain.
– Héloise Lefevre d’Ormesson, écrivain, éditrice (éditions Héloise d’Ormesson).
- Décret du 21 mars 2008 :
Au grade de commandeur
– Jean-René Fourtou, Officier du 14 avril 1997, président du conseil de surveillance du groupe Vivendi.
– Patrick Le Lay, Officier du 27 février 2003, ancien président du conseil d’administration de TF1.
– Eliane Victor, Officier du 28 mars 1991, écrivaine, ancienne journaliste à Elle, productrice de l’émission « Quotidiennement vôtre » sur TF1.
Au grade d’officier
– Rémy Sautter, Chevalier du 9 mars 1993, président-directeur-général du groupe RTL.
– Hervé Chabalier, Chevalier du 20 juin 1996, animateur, journaliste, producteur.
– Eve Ruggieri, Chevalier du 25 octobre 1990, productrice, présentatrice.
– John Vinocur, éditorialiste de l’International Herald Tribune.
– Robert Menard, journaliste, ex-secrétaire général de Reporters Sans Frontières.
Au grade de chevalier
– Yves Messarovitch, ancien journaliste rédacteur en chef au Figaro, ancien directeur du groupe Expansion, ancien journaliste à L’Express.
- Décret du 30 janvier 2008 :
Au grade de chevalier
– Jean Guillard, journaliste honoraire.
– Carole Bellemare, journaliste, chef de service dans un quotidien (Le figaro économie).
– Chantal Doumic-Nerot, ancienne journaliste
– Marie-Louise Schaeffer, journaliste, grand reporter
Au grade d’officier
– Arlette de Beuverand de la Loyère, directrice de rédaction dans un groupe de presse.
Au grade de chevalier
– Catherine Ceylac, productrice et animatrice de télévision sur France 2.
– Isabelle Dor, journaliste.
– Patricia Martin, journaliste, animatrice d’émissions radiophoniques sur France Inter.
- Décret du 13 juillet 2007 :
Au grade de Commandeur
– Jean Lacouture, journaliste, écrivain. Officier du 8 février 1993.
Au grade de chevalier
– Patrick Buisson, ancien journaliste, directeur général de la chaine Histoire.
– François Gault, journaliste, correspondant permanent de Radio France en Pologne.
– Elise Lucet, journaliste, présentatrice du journal de 13h (France 2).
– Eric Revel, journaliste économique.
– Daniel Rondeau, écrivain, journaliste.
- Décret du 6 avril 2007 :
Au grade de chevalier
– Véronique Saint Olive, née Missoffe, journaliste (France 2). A l’époque, Arrêt sur images était revenu sur sa nomination.
– Henri Tincq, journaliste spécialisé dans les affaires religieuses à La Croix, puis au Monde.
– Patrick Lamm, journaliste économique, rédacteur en chef (Les Echos).
– Christian Brincourt, journaliste, grand reporter à Paris Match.
– Philippe Goulliaud, journaliste politique au Figaro.
– Jean-Paul Pigasse, journaliste.
- Décret du 31 décembre 2006 :
Au grade de chevalier
– Isabelle Dath, journaliste à RTL.
– Anita Hausser, écrivaine, journaliste, ancienne chef du service politique de LCI, rédactrice en chef adjointe du service politique du quotidien Le Soir.
– Armelle Héliot, journaliste, grand reporter puis rédactrice en chef du service culture du Figaro.
– Sylvie Pierre-Brossolette, journaliste, rédactrice en chef du service de politique intérieure de l’hebdomadaire Le Point.
– Randa Takieddine, journaliste, chef du bureau de Dar Al Hayat à Paris.
– Gérard Klein, comédien, animateur d’émissions télévisées.
– Elisabeth Kervarrec, journaliste pour « Français du Monde » et secrétaire générale de l’Association Démocratique des Français à l’Etranger.
– François Lubrina, médecin vétérinaire, journaliste (Canada).
Au grade d’officier
– Thierry Desjardins, Chevalier du 19 août 1997, journaliste au Figaro.
– Jean-Pierre Elkabbach, Chevalier du 10 décembre 1998, journaliste à Europe 1.
- Décret du 13 juillet 2006 :
Au grade d’officier
– Alain Duplessis de Pouzilhac, président du directoire de la chaîne d’information France 24, PDG de la Société de l’Audiovisuel Extérieur de la France (SAEF).
– Marianne Berard-Quelin, présidente-directrice-générale de la Société Générale de Presse.
Au grade de chevalier
– Jean-Jacques Bourdin, journaliste-rédacteur en chef de RMC info, animateur.
– Ladislas de Hoyos, ancien journaliste pour TF1 puis France 2 et France Inter.
– Patrick Fauconnier, grand reporter, fondateur du magazine Challenges, journaliste au Nouvel Observateur.
– Henri Lauret, journaliste, chroniqueur et éditorialiste à France Info, directeur général et codirecteur de la rédaction de France Soir.
– Frédéric Ferney, écrivain, journaliste et critique au Point.
– Renaud Le Van Kim, producteur de télévision, patron de KM productions et conseiller à TF1.
– William Leymergie, producteur, présentateur.
– Jacques Louvet, président de la Fédération nationale de la presse spécialisée.
– Pierre Fulla, journaliste sportif.
- Décret du 31 décembre 2005 :
Au grade d’officier
– Jean-Pierre Caillard, Chevalier du 17 septembre 1994, ancien journaliste et directeur de la publication du quotidien La Montagne, président-directeur général de la chaîne de télévision Clermont Première, Président du groupement des grands régionaux.
– Michèle Cotta, Chevalier du 10 juin 1996, journaliste, ancienne présidente de Radio-France, ancienne directrice de l’information à TF1.
– Robert Namias, Chevalier du 19 novembre 1997, journaliste, ancien reporter à RTL, ancien chroniqueur à Europe 1, ancien directeur de la rédaction de TF1, éditorialiste sur la chaîne d’information I-télé.
Au grade de chevalier
– Françoise Laborde, journaliste, ancienne rédactrice en chef adjointe de TF1, ancienne présentatrice des JT du week-end sur France 2, nommée au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel par Nicolas Sarkozy en janvier 2009.
– Victor Malka, animateur sur France Culture.
– Jean-Manuel Bourgois, directeur général d’une maison d’édition.
– Isabelle Gallimard, présidente-directrice générale de la maison d’édition Gallimard.
– Antoine Schwarz, président de la chaîne radiophonique RFI.
– Marc Tessier, ancien président de France Télévision (1999–2005).
- Décret du 14 juillet 2005 :
Au grade de Commandeur
– Pierre Weill, ancien PDG de la Sofres, président de Weill Conseil et du comité stratégique de TNS Sofres.
Au grade d’officier
– Michel Boutinard Rouelle, administrateur d’Havas, ancien président d’Havas Media Communication et ancien PDG d’Avenir Havas Media SA.
– Albert Mallet, ancien président de Radio Shalom.
– Jean-François Revel, écrivain, membre de l’Académie française, éditorialiste au Point.
Au grade de chevalier
– Daniel Boudet, président de la mission sur la télévision numérique terrestre.
– Louis-François Caillaud, directeur départemental de La Nouvelle République.
– Bernard Lecomte, directeur de collection aux éditions Jean-Claude Lattès, ancien journaliste (La Croix, L’Express…), écrivain.
– Olivier Poivre, dit Poivre d’Arvor, écrivain
– Viviane Rebeschini, rédactrice en chef
– Dominique Warluzel, avocat, concepteur et producteur de magazines télé.
– Henri Madelin, ancien rédacteur en chef de la revue Etudes.
– Daniel Bilalian, journaliste, directeur des sports de France Télévisions.
– Laure Adler, ancienne directrice de France Culture, écrivain.
– Jean-Jacques Gabut, ancien directeur au groupe Le Progrès.
– Bertrand Méheut, PDG de Canal Plus.
– Richard Ducousset, vice-président d’Albin Michel, gérant de Canal Plus Editions et des éditions Filipacchi-Albin Michel.
– Nicolas Duhamel, directeur général délégué de La Poste, ancien directeur général adjoint d’Havas, ancien directeur général de l’Office d’annonces (ODA).
– Bertrand Fabre, directeur de la rédaction du Moniteur des travaux publics et du bâtiment, directeur des rédactions du groupe Le Moniteur.
– Fabrice Larue, président de la Financière Fabrice Larue, président de Datem (ex-Presse Informatique), ancien PDG du Groupe Desfossés International SA.
II. Ordre National du Mérite
- Décret du 15 mai 2010 :
Au grade d’officier
– Gabriel Milési, gérant de société, journaliste économique. Chevalier du 10 mars 1988.
– Fabienne Servan-Schreiber (épouse Weber), présidente-directrice générale d’une société de production audiovisuelle. Chevalier du 31 mars 2000.
Au grade de chevalier
– Béatrice Garette (née Dabet), directrice générale de (Sipa-presse).
– Sofia Bengana, directrice générale de presse numérique dans une société (Groupe Le Figaro)
– Henri Néron, journaliste (Guyane).
– Jacques Jublin, rédacteur en chef d’I-télé.
– Frédérick-Louis Boulay, journaliste, directeur des programmes de TV5.
– Charles-Henry Dubail, directeur de publication.
– Pascale Marie (épouse Bounfour), directrice d’un syndicat de presse.
– Catherine Nayl (épouse Perrot), journaliste, directrice de la rédaction de TF1.
– Noël Quidu-Tronscorff, grand reporter, photographe.
– Christine Kelly (née Tigiffon), journaliste, membre du CSA.
- Décret du 13 novembre 2009 :
Au grade de commandeur
– Jacques Ourevitch, Officier du 13 avril 1988, ancien journaliste à Europe 1.
Au grade d’officier
– Patrick Poivre d’Arvor, Chevalier du 17 janvier 2001, écrivain, journaliste, présentateur.
– Robert Werner, journaliste, ancien rédacteur en chef de l’Unité Patrimoine à TF1, ancien chroniqueur sur Radio France.
Au grade de chevalier
– Jean-Pierre Caffin, directeur général du groupe Prisma-Presse.
– Eva Bettan, journaliste.
– Sylvie Blum, productrice audiovisuel et médias, INA.
– Maryse Brugière, directrice de programmes du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.
– Alfred Hidalgo, journaliste, éditeur, directeur du « département chanson » chez Fayard.
– Yves Calvi, journaliste, animateur et présentateur.
– Pierre Lepape, journaliste et critique littéraire.
- Décret du 15 mai 2009 :
Au grade de commandeur
– Sophie Andrieu, éditrice. Officier du 30 juin 1995.
– André Tubeuf, producteur d’émissions radiophoniques.
Au grade de chevalier
– Yannick Durand de Prémorel, directeur délégué d’un groupe de presse, auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale.
– Niloufar Soyeux du Castel, directrice d’un groupe de communication.
Au grade d’officier
– Monique Garnier-Lançon, journaliste
– Olivier Pognon, journaliste parlementaire. Chevalier du 19 juin 2001.
– Paul Wermus, journaliste. Chevalier du 21 novembre 1995.
– Françoise Attaix, épouse Vandame, journaliste.
– Caroline Dequet, directrice générale d’une chaîne de télévision.
– Cendrine Dominguez, journaliste.
– Bernard Gick, concepteur-réalisateur d’émissions radiophoniques.
– Olivier de Lagarde, journaliste.
– Marie-Thérèse Litzler, directrice régionale d’une chaîne de télévision.
– Sylvie Maligorne, journaliste.
– Jean Ribet , journaliste.
– Philippe Rousseau, rédacteur en chef de quotidiens.
– Daniel Schick, chroniqueur, producteur et animateur de radio et télévision.
- Décret du 14 novembre 2008 :
A la dignité de Grand Officier
– Claude Lanzmann, journaliste, cinéaste.
Au grade de Commandeur
– Pierre Dumayet , journaliste. Officier du 21 octobre 1993.
Au grade de chevalier
– Andrée Ampigny, comédienne, journaliste, auteur. conseillère municipale du Diamant ( Martinique ).
– Geneviève de Cazaux, journaliste, grand reporter.
– Jean-Michel Danet, administrateur national, directeur d’une revue.
– Edouard Maret, journaliste.
– Jean Claude Pons, journaliste en Polynésie française.
– Béatrice Taupin, journaliste spécialisée en économie.
– Marie-Hélène Loaëc, rédactrice en chef d’un hebdomadaire spécialisé
- Décret du 16 mai 2008 :
Au grade d’officier
– François Biessy, journaliste reporter d’images. Chevalier du 23 avril 1988.
Au grade de chevalier
– Ghislaine Chenu, journaliste et productrice d’Envoyé Spécial sur France 2.
– Valérie Expert, rédactrice en chef d’une chaîne de télévision.
– Phillipe Levrier, président d’un groupement audiovisuel.
– Maryse Burgot, journaliste (France 2).
– Gérard Ernault, directeur de rédaction de France Football.
– Christophe Hondelatte, journaliste (France 2, RTL).
– Hugues Huet, grand reporter.
– Xavier Lambert, directeur de RFO.
– Marie-Christine Meyer, directrice adjointe de France Inter.
– Frédéric Mounier, journaliste (La Croix).
– Dominique Quinio, directrice de La Croix.
– Nathalie de Senneville-Leenhardt, rédactrice en chef de Réforme.
– Cyril Viguier, producteur de télévision.
– Marthe Viallefont (née Portalier), ancienne animatrice, journaliste (L’Auvergnat de Paris).
– Sylvie Le Calvez (née Foucher), journaliste (Ouest-France), présidente d’un collectif de protection de la nature.
– Jean-Paul Chapel, journaliste (France 2).
– Catherine Chatignoux, journaliste (Les Echos).
– Béatrice Hadjaje, journaliste au service « étranger » de RTL.
- Décret du 30 janvier 2008 :
Au grade de commandeur
– Claude Imbert, directeur d’un hebdomadaire.
Au grade de chevalier
– Manuel Burrus, écrivain, journaliste, critique littéraire.
– Constance Poniatowski, journaliste, membre de l’Observatoire de la parité.
– Hoda Barakat, journaliste, écrivaine.
– Michel Camino, secrétaire général d’une société de presse.
– Claude Hemmer, directeur de stations radiophoniques.
– Martine Vaslet, épouse Paris, directrice des ressources humaines de RFI.
– Anne Wicker (née Schmitt), journaliste, directrice de la rédaction d’un magazine.
- Décret du 7 mai 2007 :
Au grade d’Officier
– Jean-Charles Blondel, journaliste, écrivain. Chevalier du 21 décembre 1998.
– Jacques Pessis, journaliste, écrivain, producteur et réalisateur. Chevalier du 8 novembre 1995.
– Raoul Tourrette, ancien journaliste, membre actif d’associations et conférencier.
Au grade de Chevalier
– Matthieu Aron, rédacteur en chef dans une station radiophonique.
– Marie-Pierre Bouligaud, directrice générale et rédactrice en chef d’un hebdomadaire.
– Patrice Costa, journaliste et consultant sur l’environnement.
– Patrick Charles, journaliste.
– Odile Meuvret, ancienne journaliste.
– Pascal Pinning, rédacteur en chef, responsable du service événements d’une chaîne de télévision.
–Frederic Richard, animateur d’émissions télévisées.
– Geneviève Galey, journaliste, rédactrice en chef d’un journal télévisé.
- Décret du 14 novembre 2006 :
Au grade d’Officier
– Claude Dufresne, journaliste, écrivain
– Catherine Nay, journaliste, directrice adjointe de la rédaction d’une chaîne radiophonique
– Alexandre Adler, journaliste, universitaire
Au grade de chevalier
– Françoise Nyssen, éditrice
– François Bachy, journaliste, Directeur adjoint de l’information, en charge du pôle politique sur TF1.
– Guy Delcourt, éditeur.
– Pierre Louty ( Pierre, Léonard ), éditeur, écrivain.
– Mohamed Mebtoul, réalisateur de télévision.
– Frederic Morel, directeur général d’une maison d’édition.
– Didier Pillet, journaliste.
– Christian Vion, directeur général d’une chaîne télévisée.
- Décret du 15 mai 2006 :
Au grade de commandeur
– Philippe Labro, Officier du 18 novembre 1992, journaliste, écrivain.
– André Brincourt, journaliste, écrivain.
Au grade de chevalier
– Thierry d’Athis, ancien journaliste et vice-président d’une association professionnelle de journalistes de l’aéronautique et de l’espace.
– Jacques Esnous, directeur de l’information d’une chaîne radiophonique.
– Jean louis Beaucarnot, journaliste, écrivain.
– Olivier Bétourné, éditeur.
– Patrice Cavelier, secrétaire général à la présidence d’une chaîne radiophonique.
– Dominique Jameux, producteur d’émissions radiophoniques.
– Jean-Luc Mano, journaliste, écrivain.
– Denis Maraval-Hutin, éditeur.
– Muriel Rosé, directrice des unités magazines et documentaires d’une chaîne de télévision.
– Pierre Taillefer, directeur de l’information d’une agence de presse.
- Décret du 14 novembre 2005 :
Au grade de Commandeur
– Jean Narcy, journaliste, présentateur de télévision. Officier du 18 décembre 1997.
Au grade de Chevalier
– Jean-Yves Vif, journaliste
– Pascale Kufus, journaliste ( Allemagne )
– Pierre Combescot, écrivain, journaliste
– Gilles Costaz, journaliste, écrivain, auteur
– Denise Epote, journaliste, responsable d’une chaîne télévisée
– Rémi Le Goff, journaliste, grand reporter en Nouvelle-Calédonie
C’est long, hein ? Bien plus que la liste des « refuzniks », que voici. Gloire à eux !
Refus de la décoration
liste publiée par Wikipedia
* Le curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, reçut la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1855, à son insu : la demande en avait été faite par le sous-préfet de Trévoux et le préfet de l’Ain. Il la refusa au motif que la croix ne rapporterait pas d’argent pour les pauvres. Malgré ce refus, la chancellerie de la Légion d’honneur lui envoya la croix sans demander l’argent. En définitive, il ne la porta jamais mais elle fut posée sur son cercueil.
* Jean Victor Marie Moreau se moquait de l’institution de la Légion d’honneur. Quelqu’un lui disait qu’on avait dessein de donner la croix, non-seulement à ceux qui se seraient distingués par la gloire des armes, encore à ceux qui se seraient fait remarquer par leur mérite et par leur savoir. Il s’écria : « Eh bien ! Je vais demander la croix de commandeur de l’ordre pour mon cuisinier, car il a un mérite supérieur dans l’art de la cuisine. » (O’Meara.)
* Les collaborateurs du Canard enchaîné se sont donné depuis toujours comme règle de refuser les décorations, au premier rang desquelles la Légion d’honneur (Pierre Scize, journaliste, fut renvoyé du journal en 1933 pour l’avoir acceptée bien qu’elle lui fut décernée à titre militaire.)
* Ils refusèrent la décoration : le dramaturge Népomucène Lemercier refusant de prêter serment à l’Empereur et à sa dynastie, La Fayette, le poète Jean-François Ducis (qui préférait « porter des haillons que des chaînes », Mgr Maurice de Broglie, Gérard de Nerval, Nadar, George Sand (qui écrivit au ministre qui lui proposait la croix : « Ne faites pas cela cher ami, je ne veux pas avoir l’air d’une vieille cantinière ! »), Honoré Daumier (qui déclara : « Je prie le gouvernement de me laisser tranquille ! »), Émile Littré, Gustave Courbet, Guy de Maupassant, Maurice Ravel (qui refuse immédiatement cette distinction, sans donner de justification), Pierre et Marie Curie (Pierre, à qui l’on proposait la croix, rétorqua simplement : « Je n’en vois pas la nécessité »), Claude Monet, Georges Bernanos, Eugène Le Roy, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Antoine Pinay, Brigitte Bardot (qui est décorée en 1985 mais refuse d’aller la chercher), Catherine Deneuve, Claudia Cardinale.
* Hector Berlioz, auquel l’État désargenté voulait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de verser les 3 000 francs promis, s’écria : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! ».
* Des poètes anarchistes comme Jacques Prévert, Georges Brassens qui en fit une chanson ou Léo Ferré, qui a brocardé « ce ruban malheureux et rouge comme la honte ».
* Geneviève de Fontenay, la présidente du Comité Miss France qu’un sénateur de Savoie voulait proposer, l’a aussi refusée pour des raisons inverses : « C’est vraiment désacraliser le ruban que de le distribuer à n’importe qui… comme des médailles en chocolat. »
* Distingué fin décembre 1997, l’écrivain Bernard Clavel a fait savoir qu’il refusait de recevoir la Légion d’honneur, préférant rester « dans le clan de ceux qui l’ont refusée ». Il a ajouté que son oncle Charles Clavel l’avait reçue parce qu’il avait abondamment versé son sang pour son pays dans une terrible guerre : « Je pense qu’il se retournerait dans sa tombe en me voyant porter le même ruban que lui. » C’est également le cas de Philippe Séguin, dont le père est mort sans la recevoir.
* En 1949, le ministère de l’Éducation nationale propose la décoration à Marcel Aymé. La réponse donnée par l’écrivain est restée célèbre. Il termine son article par ces mots : « […] pour ne plus me trouver dans le cas d’avoir à refuser d’aussi désirables faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les prierais qu’ils voulussent bien, leur Légion d’honneur, se la carrer dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens. »
* Le sculpteur résistant René Iché, décoré comme chevalier pour 1914–1918, refusa la promotion d’officier en 1947 estimant que cette décoration perdait tout sens s’il la recevait en tant qu’artiste ou en tant que résistant pionnier de 1940.
* Certaines personnes choisissent d’accepter la décoration mais refusent de la porter, par exemple Jean d’Ormesson, de l’Académie française qui déclarait : « Les honneurs, je les méprise, mais je ne déteste pas forcément ce que je méprise ».
* Erik Satie écrit à propos du refus de la décoration par Maurice Ravel : « Ravel refuse la Légion d’honneur, mais toute sa musique l’accepte. »
* De même, lorsque Aragon la refuse, Jacques Prévert, feignant la sévérité, lui dit : « C’est très bien de la refuser, mais encore faudrait-il ne pas l’avoir méritée. »
* Edmond Maire la refusa en déclarant : « Ce n’est pas à l’État de décider ce qui est honorable ou pas. »
* Le 16 octobre 2006, le président de l’organisation d’Éducation supérieure turque et ancien recteur de l’université Galatasaray, prof. Erdogan Teziç, a rendu la Légion d’honneur qu’il avait reçue le 17 septembre 2004 pour protester contre l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale française visant à pénaliser la négation du génocide arménien.
* Le 2 janvier 2009, Michèle Audin, mathématicienne, fille du mathématicien Maurice Audin (1932–1957), refuse le grade de chevalier de la Légion d’honneur au motif de l’absence de réponse du président Sarkozy à la lettre ouverte envoyée par sa mère demandant que soit éclairci le mystère de la disparition de son mari en Algérie et que la France assume sa responsabilité.
* Le 5 janvier 2009, les journalistes politiques Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) ont annoncé refuser la décoration : « Rien, dans mon parcours professionnel, ne justifie pareille distinction. Je pense en outre que, pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l’écart des honneurs. Pour ces raisons, je me vois dans l’obligation de refuser cette distinction[27]. »
* Jean Kreitmann, écrivain évangéliste suisse refusa le titre de chevalier de la Légion d’honneur sous la présidence de François Mitterrand.
* Jean Guillou, organiste, l’a refusé en juillet 2010 parlant de la légion d’honneur comme un accessoire honorifique.
Henri Montant, alias Arthur. Journaliste, satiriste, écologiste
J’apprends par mon pote Langlois, dans Panouille, son blog, la mort d’Henri Montant. Celui qui se faisait appeler Arthur sous ses billets acérés, sauf dans Le Monde, où ça n’aurait pas fait sérieux. Arthur, le barbu à la pipe et au regard plissé, comme pour augmenter la profondeur du champ, surtout celui si étendu de la connerie. Il fut donc de la bande à Charlie-Hebdo (de l’époque Choron) et plus encore de celle de La Gueule Ouverte (de Fournier et Isabelle Cabut), au temps où l’on passait de l’ « environnement » à l’écologie, y compris et surtout au sens politique (candidature de René Dumont à la présidentielle de 74).
On le retrouvera plus tard dans les feuilles libres et libertaires comme La Grosse Bertha, CQFD, Siné Hebdo et Bakchich.
Nos routes se sont souvent croisées, notamment au temps où nous passions le flambeau, au Centre de formation des journalistes, à Paris.
Il n’est pas mort de la Légion d’honneur, mais d’un cancer samedi en Bretagne, à 70 ans.
Bernard Langlois lui rend le bel hommage, que des lecteurs enrichissent, notamment Isabelle Cabut. Le mieux est d’y aller voir.
On lira aussi un beau portrait de lui par Jacques Chanteau, dans Le Télégramme du 27 mars 2009, alors qu’il présidait à Morlaix le jury d’un festival de films, «Court mais bref».
« Comment j’ai affronté les pires périls de la faune amazonienne ». Témoignage exclusif
Évidemment, c’était plutôt tordu comme plan, complètement mégalo… Que j’en sois revenu, j’en reviens toujours pas… Depuis des siècles, je rêvais de me rendre à Manaus, en pleine Amazonie, et précisément sur le fleuve Amazone… J’en rêvais surtout après avoir entendu la diffusion sur France Culture, dans les années 90, d’une série d’émissions sur cette ville brésilienne si mystérieuse, rendue encore plus envoûtante par la voix non moins ensorcelante de cette comédienne à l’accent étrange étranger dont le nom ne me remonte pas… Elle avait vécu là bas sa jeunesse ou une partie et y revenait comme en pèlerinage…
Bref, en bordure du mythe et du fantasme, la décision fut prise de risquer l’aventure… C’était peu prédire… D’autant que, pour diverses raisons économiques et fantaisistes, je m’étais mis en tête de partir de la Guyane française. (Passons sur le fait qu’un des mes ancêtres soit mort et enterré à l’ïle du Salut). De là, pénétrer dans la jungle amazonienne, franchir la sierra Tumuc-Humac et choper au passage le rio Paru qui, d’un coup de pirogue, me jetterait dans le plus grand fleuve du monde. Presque pas mégalo, donc.
Je ne vais pas tout vous raconter ici puisque j’ai déjà plus de cinq cents pages sous le coude et que plusieurs éditeurs sont à l’affût… Je veux dire aussi que je ne dois pas me laisser distraire de cette colossale entreprise que constitue un tel récit. Je me bornerai ici à vous en donner quelques amuse-gueule, notamment photographiques.
Je ne vous dis pas non plus comment tout ça s’est achevé – ce n’est d’ailleurs pas le terme approprié, car vous pensez bien qu’un tel exploit demeure à jamais sans fin… sinon celle de son auteur.
Or donc, voici quelques photos légendes relatives à mes premiers pas, pour ainsi dire, dans les mystères amazoniens.
Photo 1. Juste un aperçu de mon installation sommaire et de la faune d’insectes surgissant aussitôt ma lampe allumée…
Photo 2. Nuit noire, tandis que sous ma tente de fortune je me crois à l’abri des pires bestioles volantes et piquantes, sans avoir pu fermer l’œil, ni l’autre, je suis intrigué par des bruits pour le moins inquiétants. Pas fier, j’invoque la prudence extrême et décide d’envoyer mon appareil photo en exploration. J’ouvre 15 cm de la fermeture éclair, passe l’objectif (un grand angle) et déclenche (sans flash bien sûr !)… Je rentre le boîtier et découvre le résultat, stupéfiant (approchez-vous de l’écran) :
Bon sang ! que faire ? L’image est noire, et pour cause, mais je distingue bien un bout de monstre, genre iguane géant, bref une bête mahousse peu engageante… En plus ça s’agite, ça gratouille, ça couine et surtout ça fouette en tous sens de sa puissante queue… Je suis pétrifié… Puis, enfin, un lourd silence, rompu par d’autres inquiétants bruissements de branchages foulés…
Photo 3. Je change de boîtier et saisit celui à infrarouge. Pareil, je le passe prudemment par la fente de la fermeture à peine entrouverte… Et là, que ne vois-je, tout en vert :
Une espèce de charango énorme, ou une variété de tatou, gros comme un rhinocéros, qui se met à gamahucher dans la toile de tente ! C’est plus fort que moi, je tape un coup de godasse sur la forme qui s’avance, provoquant un cri aigu monstrueux, entre celui d’une truie qu’on égorge ou d’un éléphant prêt à charger ! Je me recule, tétanisé ; dehors, ça cavale et paraît s’éloigner. Je reprends mes esprits, trempé de sueur, n’osant plus faire un geste. Cette fois, c’est au-dessus de la tente que ça se met à vibrer tandis que se font entendre d’affreux sifflements de vieille loco à vapeur.
Photo 4. Je vise à l’aveugle avec mon premier boîtier, poussé à 6400 iso (pour les connaisseurs). Et voilà le travail :
Ouah ! Je me demande si ce n’est pas la première bestiole du pliocène qui serait revenue à la charge par le haut…, suspendue à la branche à laquelle j’avais cru malin d’arrimer le piquet central de la tente… Ça gratte, ça siffle, on dirait du Spielberg, mais en vrai et en direct… Purée… Dans quel pétrin je me suis fourré ! Je ne bouge plus d’un poil, et tout semble redevenir normal… La lune s’est levée, jetant une lumière blanchâtre et assez vive ; je risque un œil. La vache :
Photo 5.
Il me renifle de son énorme blair. Mais c’est un porc-épic ! Tout le zoo va défiler devant ma tente, ma parole ! Je ne croyais pas si bien dire, tandis qu’un terrible feulement fendait l’atmosphère aussi moite que dramatique. Dire que j’ai pris ce risque insensé de tendre une fois de plus mon objectif et de déclencher à nouveau. Bien m’en prit en fait car le déclic fit l’effet d’un Moser 90 (je ne garantis pas la référence du chasseur) et le monstre – car c’en était un – s’évanouit dans la nuit, me laissant sa magnifique empreinte visuelle, inoubliable, sous ce regard unique d’une des dernière panthères d’Amazonie orientale…
Photo 6.
Ouf, que de stress ! De quoi tomber cardiaque, non ?
Mais subitement, la nuit avait comme baissé son rideau animalier, comme si la faune amazone en avait fini avec sa séance du soir… Le stress subi m’avait comme assommé, anesthésié et je m’effondrai bientôt, empaqueté dans mon duvet tropical, comme une momie terrifiée.
Je m’endormis donc, étonnamment apaisé… Jusqu’à ce que je crus entendre comme une voix féminine ; est-ce que je rêvais à ma comédienne de Manaus et son étrange voix de charme ? Oui, c’était bien elle, mais version Lucy ou sa soeur, égarée de ce côté-ci de la fracture tectonique.
Photo 7.
Voilà, pour aujourd’hui… Suite dans l’édition papier. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche pour le prochain best-seller – qui sera fortement annoncé ici-même, ça va de soi.*
–––––
* Enfin, si j’obtiens les droits liés à cette très belle expo consacrée à la Biodiversité, montée par le Musée d’histoire naturelle d ‘Aix-en-Provence, avec l’IRD (Institut de recherche pour le développement) de Marseille. Les photos (prises à l’expo) et l’idée du récit sont de mon fiston, François, un drôle de zèbre.
« Biodiversité, mon trésor »
Du 10 juillet au 01 novembre 2010
Chapelle des Pénitents Blancs, à Aix en Provence.
Ouverture : Tous les jours de 10h à 12h et de 13h à 17h.
Ouvert les samedis, dimanches et jours fériés.
http://www.museum-aix-en-provence.org/exposition_temporaire.htm
Le bouclier et les cacahuètes de Bettencourt – ou le grand bluff fiscal de Sarkozy
Sur son blog «Déchiffrages», Jean-François Couvrat, montre comment Sarkozy a chaussé lundi à la télé ses plus gros sabots de bluffeur. Sous le titre «Sarkozy, plus c’est gros, plus ça passe «, le blogueur relève que Nicolas Sarkozy s’est une fois de plus félicité qu’en France, « personne ne paie plus de 50% de ce qu’il a gagné » (en impôts). Et une fois de plus, il a désigné son modèle : « Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans »…
«Il a répété cela avec un aplomb déconcertant. Ignorerait-il encore, tant le sujet lui tient à cœur, que cette disposition fiscale a disparu outre-Rhin depuis 2006, en même temps que l’impôt sur la fortune, auquel elle s’appliquait exclusivement ?»
Pujadas n’y a vu que du feu et il n’aura pas été le seul. De même s’agissant de l’impôt payé par Mme L’Oréal, la pauv’ petite fille riche qui, dixit Sarkozy en s’étranglant de compassion sur France 2, verse à l’Etat « plusieurs millions d’euros par mois ! »
« […] Voilà une fortune, relève Jean-François Couvrat, qui assure à Mme Bettencourt un revenu annuel de 700 millions d’euros. Pour ceux que l’accumulation de zéros déconcerte, disons que cela correspond à plus de deux lotos gagnants par semaine. Ce qui étonne, ce n’est donc pas que la dame paie des impôts, c’est qu’elle en paie aussi peu. 40 millions, rapportés à revenu de 700 millions, cela fait un taux d’imposition de 5,7%.»
On est donc loi de la «moitié du vison» de la dame. Et quand bien même en paierait-elle la moitié que l’autre moitié restante – et apparente, pour ne pas parler des revenus «évasifs» ou évadés – demeurerait un affront à la misère. Or, Mme Bettencourt ne paie que des cacahuètes ! « Le commun des mortels peine en tous cas, conclut Couvrat, à admettre que c’est à cette femme, troisième fortune française, que le Trésor public a remis l’an dernier un chèque de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. »
Woerth-Bettencourt. « La rapacité et le cynisme mis à nu », estime Attac
Je l’aurais peut-être dit autrement, mais sûrement pas mieux que ce communiqué d’Attac en réaction à l’onction sarkozienne déversée hier soir. Voilà comment ils résument la situation, les gens de l’altermondailisation de la taxe Tobin et de la lutte contre les paradis fiscaux – des orfèvres :
Affaire Woerth-Bettencourt : refuser l’affaissement démocratique
» Nicolas Sarkozy a vainement tenté hier soir de clore l’affaire Woerth-Bettencourt, à la veille de l’adoption du projet de réforme des retraites par le Conseil des ministres. En s’appuyant sur des hauts fonctionnaires aux ordres, une justice au pas et des intervieweurs complaisants, il espère faire oublier le scandale pour laisser Eric Woerth et le gouvernement imposer la réforme des retraites.
» Pourtant la page Woerth-Bettencourt sera difficile à tourner. Car elle rend terriblement concrète aux yeux de dizaines de millions de citoyens une réalité que seuls des chiffres peu compréhensibles démontraient jusqu’alors. Entre 2000 et 2010, les politiques de moins-disant fiscal ont réduit de 100 milliards d’euros les recettes de l’Etat (d’après Gilles Carrez, rapporteur UMP du budget à l’Assemblée). Niches fiscales pour les riches, exonérations pour les entreprises, on a creusé sciemment les déficits, le tout au nom de la « compétitivité » et de « l’emploi ». La réforme des retraites, c’est encore 20 milliards d’euros économisés pour les actionnaires au détriment des ouvriers, des salariés précaires et des femmes, dont beaucoup devront attendre 67 ans pour une retraite à taux plein.
» Ils nous serrent la ceinture pour enrichir encore leurs amis et sponsors milliardaires : voilà ce que révèle crûment l’affaire Woerth-Bettencourt aux yeux de la population. La crise de la finance avait affaibli les arguments d’intérêt général sur la « compétitivité » et « l’emploi » qui servaient à justifier ces politiques. Mais avec cette affaire, c’est maintenant la rapacité et le cynisme des classes dirigeantes qui sont mis à nus. On ne peut plus s’étonner de la complaisance envers les paradis fiscaux, de la liberté totale laissée aux spéculateurs, des déclarations ronflantes mais jamais suivies d’effets sur la taxation de la finance…
» Une véritable crise de régime est ouverte, qui pose la question de sa légitimité démocratique. La réforme des retraites devient aujourd’hui plus qu’une lutte entre patronat et salariat sur la répartition des richesses. Elle concerne l’ensemble des citoyens car elle met en jeu le sens même de la démocratie : peut-on laisser ces gouvernants, élus sur des promesses non tenues et qui gouvernent par le mensonge, continuer à imposer les intérêts de leur caste ? La mobilisation populaire contre la réforme des retraites doit permettre d’entraîner toute la société pour refuser cet affaissement de la démocratie dans notre pays. Attac s’y emploiera en tout cas avec toute son énergie dans les semaines à venir.«
Attac France,
Montreuil, le 13 juillet 2010
Borloo, ami, bienfaiteur, protecteur des gros 4 x 4
À mes yeux (révulsés), et je ne dois pas être seul, les 4 x 4 représentent un double affront : à la misère du monde et à la souffrance de la planète. Or, que n’apprends-je à la dernière page du Canard ? Que Borloo, le gusse des Grenelle et autres falbalas du développement «durable», a signé en mai 2009 – on l’apprend plus d’un an après ! – un arrêté accordant, dixit le Canard, «de beaux avantages fiscaux» aux gros 4 x 4.
En effet, par ce décret, les entreprises peuvent les faire homologuer comme véhicules utilitaires et ainsi échapper au malus écologique et à la fiscalité anti-monoxyde de carbone ! Aux constructeurs et pachas reconnaissants : Bravo le ministre des économies d’énergie de pognon !
Selon une note interne de BMW, très concerné et réjoui, l’économie fiscale se monte à 31 863 euros sur quatre ans pour un modèle vendu 64 000 euros – soit la moitié du prix d’achat du monstre ! Oui, vous vous frottez les yeux… Nous, citoyens imposés, payons la moitié de cet engin de luxe qui pue le fric, nous pompe l’air, nous nargue et nous condamne à nous serrer les ceintures des retraites et des services publics !
De même que nous casquons pour offrir à la Bettencourt son île privée aux Seychelles !
On dira que les riches bagnolards pourront se racheter une bonne conscience (s’ils en ont une mauvaise…) en signant un chèque « compensation carbone » – à l’ordre de BP, tant qu’à faire !
Alors Borloo, qu’est-ce qu’on dit de ça ? Ben, euh… que c’est pas moi mais l’Europe et ses directives… Blabla habituel. Parce que si ce grand résistant à la technocratie bruxelloise s‘était opposé à pareil méfait, on l’aurait peut-être su.
Et dire que les fonds de l’État sont si bas qu’on doive immoler sur l’autel de la Vertu exemplaire deux ministrions amateurs de grand luxe… Vraiment, comme dit l’empereur, « dans quelle époque vivons nous !? » Et combien de temps lui donnons-nous à cette merveilleuse époque ?
Nos documents exclusifs :
1) Jean-Louis Borloo étrennant son tout nouveau gros 4x4 et écrasant du même coup la prime carbone…
2) Le véhicule de remplacement du ministre, dans la cour de l’Élysée, garé juste devant celui du maître.
Les médias italiens se baîllonnent contre la «loi-baîllon», cadeau à la maffia et au système Berlusconi
D’Inter à Europe 1. Le pied de nez de Demorand à Val
Et vlan ! pour Val et Hees : Demorand passe sur Europe 1. Comme au foot, le jeu des transferts a commencé dans les radios. Si la gué-guerre des radios a frappé plus tôt cette année, c’est qu’une vraie guerre l’avait amorcée à France Inter. Mais en l’occurrence le fric n’aurait pas été déterminant – si l’on en croit la direction d’Europe 1: « Il gagnera le même salaire qu’à Inter. » (Combien au fait ?)
C’est le climat délétère régnant dans la station publique qui aurait décidé Demorand à quitter le navire. Il n’a pas apprécié de s’être vu traité de « traître » sur une machine à café de la Maison ronde. Rappelons que Nicolas Demorand, Bernard Guetta, Thomas Legrand et Philippe Lefébure, au « Grand Journal » de Canal+, avaient désavoué en chœur Didier Porte au lendemain de sa chronique jugée offensante pour Sarkozy. Lâchage que des journalistes d’Inter n’avaient pas vraiment apprécié. A son tour , la Société des journalistes (SDJ) de France Inter estime aujourd’hui que Demorand a « trahi le camp qui l’a fait roi sans sommation et sans en avoir informé ceux qui lui faisaient aveuglément confiance ».
Coup dur supplémentaire pour Val de plus en plus contesté.
Raison de plus pour signer la pétition…
Cuba va libérer 52 de ses 170 prisonniers politiques. Une pétition « accuse le gouvernement cubain »
La pression internationale, notamment européenne, ajoutée à la déplorable situation économique de l’île, semble conduire la dictature castriste à lâcher du lest. Le régime cubain s’apprêterait en effet à libérer 52 prisonniers politiques* incarcérés depuis 2003 (on en dénombre environ 170). L’Espagne a joué un rôle important dans ce jeu de pression auprès de La Havane, à la fois sur le plan diplomatique et aussi en acceptant d’accueillir les prisonniers à leur libération.
* L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion entre le cardinal cubain Jaime Ortega et le président Raul Castro, en présence du ministre espagnol des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.
De son côté, un comité international s’est constitué et a lancé une pétition ayant déjà recueilli plus de 50.000 signatures – ce qui déplaît fortement aux Castro. Ce comité s’est intitulé #OZT, reprenant les initiales de Orlando Zapata Tamayo, le maçon mort en prison le 23 février dernier après 85 jours de grève de faim. Aussitôt, Guillermo Fariñas, psychologue et journaliste de 48 ans, entâmait à son tour une grève de la faim. Il se trouve en grand danger vital et cette libération annoncée mettra peut-être fin à son action.
Ce n’est donc pas le moment de relâcher la pression ni la solidarité. Voici le texte de l’appel à pétition lancé par #OZT.
#OZT: J’accuse le gouvernement cubain
- Aidez-nous à doubler le plus de 49.000 signatures obtenues pour la libération des prisonniers politiques cubains.
- Soyez des nôtres lors de la remise des signatures du 18 au 23 juillet 2010
Nous voulons recueillir 100 000 signatures d’ici le 15 juillet et augmenter ainsi l’appui à la demande de libération des prisonniers politiques et au respect des droits de l’homme à Cuba. Nous pouvons réussir avec votre soutien! Voici ce dont nous avons besoin :
Envoyez un courriel à vos contacts en leur demandant de signer la Déclaration de la campagne. Soyez bref! Par exemple, écrivez-leur : « Je vous invite à signer cette Déclaration pour la libération des prisonniers politiques cubains. Ceci est très important pour moi. » N’oubliez pas d’inclure l’hyperlien (http://firmasjamaylibertad.com/ozt)
Invitez vos amis sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux à signer la Déclaration.
Les remises de signatures auront lieu du 18 au 23 juillet à Cuba, à l’OEA et à l’ONU même qu’aux sièges du gouvernement cubain à l’étranger. De grandes manifestations et de petites cérémonies de remise sont prévues selon les endroits. Si vous habitez près d’une ambassade, d’un consulat ou tout autre lieu officiel du gouvernement cubain et que vous souhaitez participer, s’il vous plaît, contactez-nous.
Merci de faire partie de cette campagne!
#OZT: J’accuse le gouvernement cubain
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E s p a ñ o l
De #OZT: Yo acuso al gobierno cubano
- Ayúdanos a duplicar las más de 49,000 firmas recibidas por la libertad de los presos polí ticos cubanos
- Participa con nosotros en la entrega de las firmas entre el 18 y el 23 de julio próximos
Queremos llegar a 100,000 firmas antes del 15 de julio y duplicar así el apoyo a la demanda por la excarcelación de los presos polí ticos y el respeto a los derechos humanos en Cuba. Con tu ayuda, podemos lograrlo. Esto es lo que necesitamos:
Enví a a tus contactos un email invitándolos a firmar la Declaración de la campaña. Algo muy breve. Por ejemplo: « Te invito a firmar esta Declaración por la libertad de los presos políticos cubanos. Para mí es muy importante. » No olvides incluir el enlace (http://firmasjamaylibertad.com/ozt).
Invita a tus amigos en Facebook, Twitter y otras redes sociales a firmar la Declaración.
La entrega de las firmas la realizaremos entre el 18 y 23 de julio en las sedes del gobierno cubano alrededor del mundo. También en Cuba, la OEA, la ONU… Frente a algunas sedes del gobierno cubano realizaremos una concentración; en otras, una pequeña ceremonia de entrega. Si vives cerca de una embajada, consulado o sede oficial cubana y estás dispuesto a participar, contáctanos.
Gracias por ser parte de esta campaña.
#OZT: Yo acuso al gobierno cubano





















