Allez, embarquement immédiat ! Attention, voyage envoûtant (surtout si on est connecté en haut débit). Un peu de bon air breton, ça va nous remettre des histoires de papes, de prince, de traité, d’Europe et de référendum, d’Airbus et quoi encore ?
Bravo et merci à l’Œil ouvert !
Archive for avril, 2005
Un week-end à l’île de Bréhat, là tout de suite, ça vous dirait ?
A 380. Vol au-dessus d’un nid de canards
Au lendemain du premier envol de l’Airbus 380, un… survol au-dessus de quelques « unes » de la presse régionale nous éclaire sur deux pratiques du journalisme. L’une tient à la fameuse «loi» dite de proximité. L’autre montre comment une forme de presse peut se trouver gouvernée par la communication.
D’abord la proximité. En l’occurrence, il s’agit de sa variante « kilométrique », la plus basique, encore appelée « loi du mort-kilomètre ». Elle relève du ressort psychologique voulant que l’on soit concerné par un événement en intensité inversement proportionnelle à sa distance… Vous me suivez ?
Illustrons avec l’actualité de l’A380. Le plus parlant à cet égard est évidemment La Dépêche du Midi, quotidien de Toulouse, marié à l’aéronautique comme La Provence de Marseille l’est à l’OM. Notons d’ailleurs que ces deux cas s’alimentent à une relation commerciale très directe. A chaque exploit des «idoles» locales, c’est le chiffre des ventes qui grimpe d’autant. Et par les temps qui courent, cet aspect est loin d’être secondaire.
→ Voir tout l’article et la galerie de quelques journaux régionaux du 28/04/05.
Alléluia ! L’Airbus 380 a décollé à 10h29, acclamé par la foule des fidèles
C’est un fait : l’homme, cet animal pensant, a besoin de s’émerveiller comme « un enfant au bord de l’océan ». L’expression est de Newton, ce qui tombe bien, si j’ose dire, pour ce savant qui a formulé les lois de la gravitation et au moment ou l’Airbus 380 vient de s’en arranger – et de la gravitation, et de ses lois. L’avion géant a bien décollé de terre à 10h29 sous les hourras d’une foule ébaubie. Et il est même revenu quatre heures après.
Si j’en parle ici c’est en raison de l’«explosion» des visites de «c’est pour dire» liées aux quelques références à Airbus qui s’y trouvent : plus de 700 visites à 10 heures ! Ça me laisse pantois puisque si j’en parle ici, c’est tout de même par le biais des médias, et plutôt pour dénigrer leur accès de panurgisme et l’absence, une fois de plus de recul critique.
L’A380, comme toute production humaine, ne saurait atteindre la perfection… divine. Tout comme le pape, ancien ou nouveau. Et cet avion n’est jamais qu’un objet – fût-il admirable –, qu’on se doit de considérer comme tel. Sans soumission totémique, en se gardant de tout fétichisme. Histoire de s’élever dans la condition humaine. Ni papolâtrie, ni airbussolâtrie. Mais ce sera dur, tant semble insatiable cette soif de croyances et de merveilleux. Sans doute même rejoint-elle les mythes fondateurs, tel celui d’Icare qui, au fait, s’est brûlé les ailes à trop s’approcher du soleil.
→ Voir la vidéo du décollage sur France 3 (en cas de manque…).
→ Images : Mais il vole ! Et « France 3 Midi Pyrénées » en perd son français.
France 2. Des journalistes frappés de surdité, un médiateur qui jette l’éponge
Le grand péril qui guette les journalistes et les systèmes médiatiques qui les englobent, c’est la perte de références extérieures et, pire encore, l’auto-référencement. Cela peut aller jusqu’à la surdité. Comme pour la rédaction de France 2 dont la patronne, Arlette Chabot, refuse d’entendre les milliers de protestations du public répercutées par le médiateur, Jean-Claude Allanic. Lequel ne se prive pas d’ajouter une bonne dose critique, qu’il s’agisse de la mort du pape ou de la campagne référendaire.
Selon Le Monde [26/04/05], « Allanic indique avoir reçu 2.500 messages de téléspectateurs. Du jamais vu ! « A 90% le sentiment de saturation l’emporte, les 10% restants sont des témoignages de satisfaction ».
« Si, pour le médiateur, « les uns et les autres méritent au même titre notre écoute et notre considération », il souligne que la rédaction « ne peut pas faire l’économie d’une réflexion plus profonde sur l’exercice de [son] métier de journaliste de service public dans un environnement outrancièrement soumis aux lois du marketing ». » On ne saurait être plus direct.
Quand la Chine s’éveillera… à la liberté de la presse
La Chine à tous les étages médiatiques. Hier on claironnait le voyage là-bas de notre représentant de commerce en chef, rayons Airbus et armement. Aujourd’hui, on déchante avec la facture envoyée par l’empire d’Orient : 20 millions de liquettes par Airbus ou rien. Pascal Lamy tempère. Sur France Inter ce matin, le super représentant du commerce européen (futur boss de l’OMC ?) n’y voyait d’inconvénients que « à terme ». Mais pour les chômeurs annoncés, le « terme » est immédiat. Même l’échelle du temps est injuste. En Chine pareillement. En particulier s’agissant de la presse chinoise – 2.000 quotidiens, 9.000 magazines et 2.000 télévisions… – et des dizaines de journalistes emprisonnés. Pour ne pas oublier, tout de même, que la Chine est une sombre dictature biznesso-communiste.
C’est l’histoire de ce journaliste chinois, Cheng Yizhong, ancien rédacteur en chef du «Nanfang Dushi Bao» («Le Quotidien de la métropole du sud»). Il vient de recevoir le Prix mondial Unesco/Guillermo Cano 2005 de la Liberté de la presse. Autant dire un héros dans ce pays qui est le premier au monde pour le nombre de journalistes emprisonnés. RSF publie sur son site les noms de 23 actuellement emprisonnés. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), lui, en dénombre plus de 40. Ils sont détenus pour avoir dévoilé des affaires de corruption chez les hauts dignitaires du gouvernement et pour avoir revendiqué des réformes politiques ou couvert d’autres sujets interdits.
Cheng Yizhong est, pour les autorités, le mouton noir du journalisme chinois. En décembre 2003, par exemple, son journal rapportait un cas suspect de SRAS dans la ville de Guangzhou, le premier nouveau cas en Chine depuis que l’épidémie avait été balayée en juillet 2003. Le reportage devait contraindre le gouvernement à rendre publique l’information.
Le quotidien a aussi révélé qu’un collégien avait été battu à mort alors qu’il était détenu par la police. Les protestations publiques qui ont suivi ce décès ont mené à l’arrestation de plusieurs responsables locaux du gouvernement et de la police.
Les autorités ont tenté d’entraver ce gêneur. D’abord par une enquête bidon sur les finances du journal. Puis en 2004, Cheng a été détenu pendant cinq mois sans accusations. Il a été relâché en août 2004 et interdit de pratiquer le journalisme. Ses collègues, le rédacteur en chef adjoint Yu Huafeng et le directeur Li Minying, ont été accusés de corruption et condamnés respectivement à des peines de huit et six ans de prison.
Le Prix mondial Unesco/Guillermo Cano 2005 de la Liberté de la presse commémore le journaliste colombien assassiné en 1987 après avoir critiqué de puissants barons de la drogue.
→ L’image : Cheng Yizhong en août 2004, peu après sa libération.
[Sources : IFEX-Montréal, RSF et Unesco].
Référendum. Le cœur des médiateurs doit balancer entre ni oui ni non
Plus que jamais, quand une opinion est aussi partagée qu’aujourd’hui, les médiateurs des médias dégustent. Parce que cette coupure se situe grosso-modo autour de 50/50 [en fait, si c’était 56/44 ça ferait 9 points d’écart, mais ne chipotons pas, puisque là n’est pas la question…], le médiateur se retrouve exactement « entre les deux », ce qui, après tout est bien normal quand on se veut au milieu. Bref, prenons deux cas « emblématiques ». Celui de Robert Solé, au Monde, et celui de Jean-Claude Allanic à France 2.
Emblématiques en raison de la position des deux médias, l’un comme « journal de référence » – «autoréférencé» diront d’aucuns –, l’autre en tant que grande chaîne du service public de la télévision. Dans son dernier magazine, L’Hebdo du médiateur, Allanic est revenu sur le lapsus de Benoît Duquesne à propos des « mauvais sondages » [Voir notre article] pour le mettre sur le compte de la maladresse pas méchante – ce qui ne mange pas de pain. ![]()
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Donc, ce qui revient encore et toujours au premier plan, c’est la question de l’équité journalistique. En fait, parce que ladite équité ne se mesure pas au pied à coulisse, elle demande aux rédactions et aux journalistes une attention permanente. Certes, mais encore… Revenons au Monde qui, en passant, se voit gratifié de deux belles Pantoufles d’or.
PUB. Le pognon guidant le peuple
« La pub rend con, la pub nous prend pour des cons »… On le sait et, moi en tout cas, j’arrive pas à m’y faire, encore moins à m’y résigner.
← Et quand je vois ça, je gueule !
→ Lire le coup de gueule.
Radio France. 380 journalistes sur siège éjectable
Ben ouais, en trois semaines, j’ai trouvé moyen de ne pas parler ici de la grève des soutiers de Radio France ! Quand je me suis décidé, c’était le jour de la reprise ; je voulais signaler l’excellente page dans Libé à base de mini-portraits de certains travailleurs de l’ombre [Paroles de la “Maison d’en bas”, Catherine Mallaval], 21/04/05.] Cette fois, je prends les devants à propos d’une autre catégorie de précaires, les « journalistes clandestins », ainsi qu’ils s’appellent eux-mêmes sur leur site www.radioprecaire.com qui s’ouvrent sur ces mots :
« Certains journalistes que vous avez pu entendre sur France Info, France Inter, ou France Bleu pendant plus de 5 ans ne sont plus là.
« Plus d’un journaliste sur trois est un précaire à Radio France. Depuis quelques mois, la radio de Service Public se sépare des pigistes et CDD les plus expérimentés. Sans préavis. Arbitrairement.
« La direction a ignoré le dossier de la précarité pendant des années. Aujourd’hui, le SNJ Radio France demande l’embauche massives des journalistes précaires.
« 380 précaires dans les rédactions. C’est plus d’un tiers des journalistes sur un siège éjectable. »
→ L’image : Page d’accueil du site « radioprecaire.com ».
Notes et musiquette sur l’air du référendum
Attention ! les médias de masse nous la jouent berceuse. Et surtout rengaine en OUI majeur, avec pleins de couacs désagréables à nos tympans délicats. Plutôt que de nous boucher les esgourdes, ouvrons-la bien grande pour dénoncer les dérives journalistiques.
Après les abus papistes – non encore assouvis, soit dit en passant – la relève s’est portée sur le terrain politique, avec le référendum du 29 mai et le projet de Traité européen. Là encore, un manque de recul frappe les rédactions des médias de masse qui, en général, prennent fait et cause pour le OUI de façon plus ou moins déguisée, insidieuse ou inconsciente. Quand bien même s’agirait-il du NON que la question resterait entière : celle de l’indépendance des rédactions et, plus encore, celle du respect du lecteur/auditeur/téléspectateur dans son libre-arbitre et dans son droit à l’information.
On ne va pas se relancer dans une nouvelle pétition – n’usons pas la noble chose – mais, par exemple, faisons table ouverte de nos observations futées, critiques, citoyennes et tout. Pour cela passons dans la pièce à côté, nous y serons plus à l’aise.
Airbus A380 et Traité européen. Entre vol et envol
C’est une semblable histoire de mastodontes. A l’image de ces hommes, si petits au fond qu’il leur faut des prothèses. De toutes sortes, de tous calibres. Une affaire de bittes, certes. Mais dont la fonction est unique : affirmer puissance et domination. On a les plaisirs qu’on peut.
Ici un avion géant, plus géant encore que son concurrent. Pousse-toi Yankee, et t’are ta gueule à la récré du ciel.
Là, un Traité-constitution pour une Europe + grande, + grosse, + forte. Une Europe d’additions marchandes.
Le premier devrait voler dans quelques jours. Aujourd’hui vendredi, il pourrait atteindre sa vitesse maximale – sans décoller. Le grand jour sera peut-être mardi 26 avril. Pourvu.
Car le deuxième, lui, menace de capoter. On imagine d’autant le tintouin européaniste tapi dans l’ombre du géant des airs. A un mois du 29 mai référendaire, on voit les enjeux : symbolique, politique, propagandiste. Ça va y aller !
On croit entendre gronder le prochain tsunami médiatique. Un hourvari de quadriréacteur. Déjà, pour la seule présentation passive de la bête en janvier, de La Dépêche de Toulouse à TF1, tout le toutim de journalistes gogos avait entonné le même Gloria in excelsis. Sous l’emphase, certains avaient même pris l’engin pour un Mirage et quelques gazettes l’avaient vu voler, « photos » à l’appui.
Sûr que ça va déverser « de l’émotion » à en-veux-tu-en-voilà. Je vous aurai prévenus. Personne ne pourra donc dire que le système d’alerte n’a pas fonctionné.
→ L’image : Après sa Une du 18 janvier, La Dépêche va devoir farfouiller sec dans ses stocks de superlatifs.
→ Lire aussi « L’Airbus 380 veut embarquer le Traité européen dans son premier vol (suite) »» sur « c’est pour dire+plus+ », succursale de la holding « c’est pour dire ».
Traité européen. Etienne Chouard, héraut malgré lui, attaqué par les « gardiens du temple »
238.445. C’est le chiffre de visites annoncé [ce 21/04/05 au soir] par le compteur du site d’Etienne Chouard, cet enseignant de Marseille qui s’est mêlé d’analyser le projet de constitution et qui se voit littéralement englouti par ce succès d’audience aussi inattendu. Succès qu’il n’apprécie pas sur toute la ligne car il est aussi la cible d’attaques multiples de-ci de-là, et notamment par émiles (courriels, quoi…) qui pleuvent sur lui – jusqu’à 300 par jour.
Il est attaqué entre autres sur ses titres universitaires et ses compétences – qu’il ne s’est d’ailleurs jamais attribués, tandis que la rumeur et la presse l’ont parfois désigné comme un «prof de droit constitutionnel». Ici même, le 14 avril, je le présentais comme «un professeur de droit, d’économie et d’informatique au Lycée Marcel-Pagnol à Marseille», ce qui est exact.
Toujours est-il que le « petit » professeur a dû en venir à une mise au point, qu’on peut lire sur son site, datée du 19 avril. Extraits : « Ça devient fou, exagéré. Après les journalistes au téléphone, à la maison, la télé qui veut me voir, je reçois maintenant des messages méprisants, sarcastiques, violents… Ces gardiens du temple qui montent au créneau, spécialistes qui se moquent méchamment de mes erreurs de débutant (comme beaucoup d’autres, je ne connais pas grand-chose au droit communautaire).
« Certains messages sont terrifiants, pleins de haine. Que s’est-il passé ?» La suite donc à lire sur le site de l’intéressé. Et ça vaut le coup car c’est l’histoire d’un emballement dingue lié à la fois au contexte politique autour du référendum et au mode de diffusion et d’alimentation d’idées sur ce support étonnant – que nous partageons ici, je vous le rappelle en passant au cas où vous croiriez regarder la télé. Ou lire La Provence, qui a envoyé un journaliste à Trets, près de Marseille, à la rencontre du héraut malgré lui.
→ L’image : l’article de La Provence du 21 avril.
Traité européen. Le métier d’informer s’enfonce dans le discrédit
La question : Qu’est-ce donc qui est déréglé dans la machinerie médiatique ? Elle est malade, certes – et les causes en sont multiples–, mais de plus elle aggrave son état dans la pire inconscience. C’est somato-psychique, oui, dans cet ordre-là en ce moment : le corps souffre (déréglementation des marchés et des structures de production) et le mental (ce qu’informer veut dire) est atteint, ce qui est le plus grave.
Pourquoi, en effet, accorder quelque crédit aux médias ? Pourquoi, de plus, payer en achetant des journaux qui méprisent à ce point leurs « clients » ? Et je dis bien clients exprès, justement par opposition à lecteurs, ou auditeurs, téléspectateurs. Je le dis pour qualifier ce mépris des éditeurs-commerçants pour leurs publics auxquels ils devraient être redevables d’un véritable service public – celui de l’information due aux citoyens, au nom du droit du public à l’information, droit basique, fondamental, un des « droits de l’Homme » et des démocraties.
Quel mépris donc ? Celui qui nie le libre-arbitre de l’individu. Qu’il s’agisse du « tsunami » papolâtre qui a englouti les rédactions dans une absence quasi totale de recul critique et de sens de la mesure. Qu’il s’agisse, bien sûr, du projet de traité européen pour lequel les médias de masse ont aussi perdu tout sens civique et critique en optant – de manière, hélas souvent ou parfois inconsciente –, pour le « oui » au référendum.
Dans les deux cas, le citoyen soucieux de son libre jugement est nié en tant que tel. Il doit alors en rabattre à chaque émission ou pour chaque page de journal ; y subir les assauts propagandistes de partisans-journalistes qui, cependant, se voudraient encore « neutres », « objectifs », « professionnels » ou quoi encore ?
Un déni de journalisme d’information (car le journalisme d’opinion a sa raison d’être, dès lors qu’il se présente comme tel : un journalisme de combat, d’engagement), un déni d’autant plus grave qu’il affecte les médias des services publics – les seuls sur lesquels nous pouvons prétendre à de légitimes exigences d’équité puisque ces médias publics nous appartiennent, à nous collectivité de la République, en tant que bien commun.
Un peu de légèreté pour se faire du bien dans ce monde de brutes
M’inscrivant ici en faux contre un certain Milan Kundera, et nonobstant le blog voisin dénommé L’insoutenable légèreté de l’être d’un autre certain Milan…, permettez que, en ce jour pesant en homélies vaticanes, je défende le concept de la légèreté soutenable – ça défatiguera de toutes ces tartes à la crème en –able.
Mais c’est aussitôt pour relever que toute vraie légèreté atteint des sommets de profondeur, si je puis me permettre cette audace stylistique – d’ailleurs, oui, je me l’accorde. A l’image, par exemple de ce « Papier de verre » griffonné chaque matin par Hervé Le Tellier sur la « check list » [sic] du Monde.fr et offert comme une perle rare.
→ Lire tout l’article. (J’y parle un peu de l’Oulipo et aussi de Bernard Langlois et de son bloc-notes dans Politis).
‘tite devinette du jour. Qui a dit ?
Traité européen. France 2 et les « mauvais sondages »
Encore de la mal-info ! Cette fois sur France 2, chaîne du service public – en principe et jusqu’à nouvel ordre. Merci à Dominique qui nous transmet ses vigilantes observations.
« Journal de France 2, 13 heures, le 18 avril. Benoît Duquesne déclare : « Alors que les mauvais sondages se succèdent.… »
« Moi j’aimerais bien qu’on m’explique ce qu’est un « mauvais sondage ». Est-ce un sondage qui est mal réalisé, donc qui ne reflète pas (ou très mal) la réalité qu’on désire analyser? A mon avis ce devrait (normalement) être ça.
« Ou bien… Est-ce un sondage qui reflète une « mauvaise » réalité? Je crains fort que malheureusement ce ne soit la deuxième explication… Dans l’esprit de la rédaction de la 2, ou du moins dans celui de Benoît Duquesne, un sondage favorable au « NON » reflète une « mauvaise » réalité. Opter pour le « non », c’est vouloir la fin de la construction européenne, c’est en quelque sorte être un « mauvais » citoyen.
« Quelques minutes après, « explication de texte »» des nouveautés du TCE tout beau tout nouveau qui accorde plein de nouveautés: droit de grève, égalité homme femme, j’en passe et des meilleures… par un journaleux dont je n’ai pas retenu le nom. Belle gueule lisse et sympathique. Puis happening avec Nicolas Dupont-Aignan (de l’UMP), opposé au TCE, qui accuse les journalistes de partialité. Indignation desdits journalistes.
« Ses interlocuteurs (surtout Olivier Duhamel) le laissent à peine parler. A la fin, Olivier Duhamel prend la parole, sans laisser Dupont-Aignan en placer une: « Laissez-moi finir, vous répondrez après! » mais il sera impossible (temps écoulé) à son interlocuteur de réfuter les affirmations du journaliste « proche du PS ».
« Je suis indignée! Comment sont décomptés ces temps de parole? Le sont-ils seulement? »
→ Lire aussi sur le même sujet : Quand France Inter peine à justifier l’injustifiable et L’Observatoire des médias appelle à un traitement équitable de l’information










