On n'est pas des moutons

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Anémone et Le Monde, improbable rencontre

Par Daniel SchneidermannArrêt sur Images]

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L’article du Monde

C’est un dur métier, journaliste. Il faut imaginer Sandrine Blanchard, du Monde.Elle a décroché le gros lot : une interview d’Anémone. 1 Joie de l’intervieweuse. C’est d’ailleurs sa phrase d’attaque : «Je me faisais une joie de rencontrer Anémone». L’Anémone du «Père Noël est une ordure». L’Anémone du «Grand chemin». Gonflée de joie, toute pleine de souvenirs de rigolade, Sandrine Blanchard arrive au rendez-vous. Et démarre le film-catastrophe. D’abord, le rendez-vous est fixé «dans un bar d’hôtel impersonnel, comme il y en a des centaines à Paris, coincé entre la rue de Rivoli et le Forum des Halles». C’est vrai, quoi. Elle n’aurait pas pu, Anémone, donner rendez-vous au Ritz, comme tout le monde ? C’est comme cette «maison perdue dans le Poitou», où la comédienne s’est retirée. Le Poitou ! A-t-on idée ? Saint-Trop et Saint Barth, c’est pour les chiens ?

Et tout s’enchaîne. «Les cheveux gris, courts et clairsemés, des lunettes rondes qui lui mangent un visage émacié, Anémone est plongée dans le dernier livre de Naomi Klein, Dire non ne suffit plus (Actes Sud, 224 p., 20,80 euros). Elle paraît fatiguée». C’est sûr, la lecture de Naomi Klein, ça doit fatiguer. Alors qu’il existe tant de livres rigolos, qui donnent la pêche ! «Elle nous annonce qu’elle n’a qu’une petite heure à nous consacrer, après, elle se«casse». Mais le photographe doit arriver dans une heure… Ça l’«emmerde», les photos. Elle n’est pas maquillée et ne se maquillera pas». Une seule petite heure ? Quelle mesquinerie. C’est pourtant un tel plaisir, de passer une heure au maquillage chaque matin, de revisiter Le père Noël pour la 1739e fois, de livrer pour la nième fois les mêmes anecdotes sur Lhermitte et Jugnot, et de sourire niaisement pour le nième photographe !

Bref, elle a tout faux, Anémone. Ni sympa, ni souriante, ni maquillée, ni positive. Si au moins, comme une bonne alter qui se respecte, elle était décemment révoltée, si elle militait pour les pandas ou le tri sélectif, Sandrine Blanchard pourrait lui pardonner. Mais même pas ! «Tatie Danielle de la fin du monde», elle n’a même plus le bon goût de se révolter ou de militer : «C’est frappé au coin du bon sens : on ne peut pas rêver d’une croissance infinie de la population et de la consommation individuelle sur une planète qui n’est pas en expansion. […] C’est trop tard, toutes les études convergent. Il y a cinquante ans, on aurait pu faire autrement. Maintenant, démerdez-vous. Ça va finir avec de grands bûchers. On n’arrivera plus à enterrer les gens tellement ils mourront vite.» A travers la mise en scène par Sandrine Blanchard de ses déceptions en chaîne, on lit en creux toutes les injonctions inconscientes de la Machine aux comédiens médiatisables. En attendant, on assiste à la confrontation d’un être humain authentique et d’une petite soldate, qui n’y est plus habituée. Extraordinaire duo. Je serais patron de salle, je saurais ce qui me reste à faire.

Le «Neuf -Quinze»,  billet quotidien de Daniel Schneidermann, est un régal de finesse caustique. Le fondateur d’Arrêt sur images y poursuit, avec son équipe, une salutaire réflexion critique sur les médias. On peut, et doit, si possible, s’abonner au billet (gratuit) et au site (4 euros par mois).

Merci d’avoir autorisé « C’est pour dire » à reprendre cet article.

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«Maréchal, me voilà !» Quand le FN redevient ce qu’il est

Ca a chauffé lors de la remise, mardi 27 à Paris,  par le Trombinoscope du prix d’ «élu local de l’année» au maire FN d’Hénin-Beaumont Steeve Briois. Cette banale cérémonie de l’entre-soi politicien a tourné au vinaigre, version frontiste.

Alors que les prix sont remis en mains propres, vient le moment pour Gilles Leclerc, président de la chaîne Public Sénat et qui n’a rien d’un gauchiste, de remettre le sien à Steeve Briois. Et son discours n’est… comment dire ?… pas vraiment enjoué :

«Je vais être tout a fait honnête, j’étais pas forcément spécialement volontaire pour cet exercice un peu spécial. […] Il ne s’agit pas à proprement parler d’une véritable récompense. […] Aujourd’hui maire, donc, député européen – tiens j’oubliais d’ailleurs qu’au Front national on n’était pas forcément contre le cumul. […] C’est vrai que vous avez sans doute en mémoire les bilans pas très fameux, vous en conviendrez, de vos collègues élus en 1995

Suite à quoi il descend de la scène et laisse une hôtesse remettre son prix à Steeve Briois. Qui déclare à la tribune :

«Je voulais vous remercier pour ce prix. Même s’il m’a été attribué visiblement à contre-cœur, il me va droit au cœur. »

Les responsables frontistes présents prennent alors à parti Gilles Leclerc, sous l’œil des caméras du Petit Journal. «Le discours que vous avez fait est un discours de protection, il fallait mettre un préservatif pour venir», lui lance finement le député Gilbert Collard, qui ajoute : «Quand on le relira dans dix ans, votre discours… Je vous plains.» «Monsieur Leclerc, vous avez été en-dessous de tout, le tance à son tour le sénateur Stéphane Ravier. Ne vous forcez pas à vous ridiculiser à ce point ! […] Vous vous êtes aplati, vous avez rampé…» Et puis c’est au tour de Marion Maréchal — Le Pen. Tout sourire, la députée et nièce de Marine Le Pen menace assez clairement le journaliste :

«Franchement, c’est minable. Je suis regonflée à bloc ! Mais on va vous avoir… Mais quand ça va arriver, ça va vraiment vous faire mal ! Vraiment, merci. Parce qu’on a des petits coups de mou et quand on a ça, on est motivés ! Vraiment. Vraiment.»

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[Sources : Etienne Baldit, le lab.europe1.fr et Dany Bruet]


Journalistes-otages, héros modernes et sacralisés

« Nos » quatre journalistes-otages sont donc rentrés de Syrie. C’est bien. Mais plein de choses me gênent et, maintenant qu’ils ont été si célébrés, je me lâche. Car tant de célébrations, jusqu’à l’indécence, m’ont en effet incommodé. Surtout, cet étalage corporatiste des « professionnels de la profession », comme on dit avec ironie. Je reprends l’expression à mon compte, en y ajoutant… quoi ? Du dépit, de la honte (pour la « confrèrie »), de la gêne plutôt, au nom de tous ceux qui, face à cette sacralisation impudique, ne peuvent que se taire.

C’en est devenu un rituel, en effet, avec ses enjeux politico-médiatiques : le journaliste comme héros moderne, hélas parfois haussé au rang du martyr, tombé au champ d’honneur de l’Information et de la Liberté, rapatrié en hélico, tarmac militaire, président de la République, et tout et tout. Et pour bien faire entrer ces quatre héros au panthéon moderne du tout-info, il aura fallu bien les pressurer devant tant de micros et de caméras :

Dites, au moins, vous avez beaucoup souffert !…, « ils » ont été méchants, hein !…, et ces simulacres d’exécution !…

– Ben… pas tant que ça… enfin un peu quand même…

J’ai été de cette corporation…, en ayant toujours ressenti le besoin d’une distance. Avec des questionnements personnels et en général : Qu’est-ce qui pousse tel ou tel à devenir journaliste ? Quid du narcissisme « professionnel », du voyeurisme, du romantisme, de l’ « héroïsme » et de la vanité ?

Un professionnel, c’est quelqu’un… qui fait son boulot, de son mieux ; plus ou moins contraint ; en échange d’un salaire, plus ou moins gros. Un journaliste aussi. Si son chantier se trouve en Syrie, et qu’il a, plus ou moins, accepté de le rejoindre, il doit œuvrer à la même tâche : comprendre et faire comprendre, témoigner aussi. Boulot risqué, dans un pays en guerre. Y être pris en otage fait partie des dangers dudit métier. Accident du travail. C’est heureux, bien sûr, qu’il soit libéré. Que l’accidenté en réchappe et guérisse. Normal, là encore, c’est le boulot.

otages mali

Otages au Mali depuis 2011 et 2012

Mais l’un et l’autre de ces travailleurs ne connaîtront pas le même « traitement ». Tout comme pour Serge Lazarevic et Gilberto Rodriguez Leal, enlevés au Mali, respectivement depuis novembre 2011 et novembre 2012. Ils ne sont pas journalistes, les pauvres. Double peine ! De même pour Philippe Verdon, 53 ans, retrouvé en juillet 2013, au Mali, assassiné d’une balle dans la tête.

Je ne veux pas cracher dans cette soupe qui m’a nourri, et dont je me suis d’ailleurs régalé. Mais l’outrance de ces célébrations me font dire qu’elle cache trop de non-dits et d’enjeux qui n’ont rien à voir avec le spectacle exhibé. Ou bien si : ils ont à voir, par contraste, avec la réalité vraiment et autrement dramatique de l’état du monde. Avec les vrais héros de ce monde en souffrance extrême. Ces héros de la vie ordinaire, quotidienne ; ceux qui souffrent au jour le jour ; qui se lèvent dans la douleur, sans désir car cette société ne les regarde pas, ne les voit même pas ; car ils ne sont que données abstraites dans la macro-économie mondialisée. Tous ces héros non rendus assez visibles par tant de journalistes assis, ayant déserté les territoires de la grande misère ordinaire.

Si aucun journaliste n’a encore été pris en otage et gardé dans une cave obscure d’un quartier de France, c’est peut-être qu’aucun journaliste (ou presque) ne s’y rend, préférant, sans doute, de « vrais » territoires de guerre.

• Sur Wikipedia, la notice Otage

• Sur lemonde.fr : La fille de l’otage français retenu au Mali dénonce une inégalité de traitement

• sur Otages-du-monde : LES 3 FRANÇAIS OTAGES DANS LE MONDE (dont RODOLFO CAZARES, FRANCO-MEXICAIN AU MEXIQUE depuis le 9 juillet 2011LE PLUS ANCIEN OTAGE FRANCAIS)

• Pas si à côté du sujet — lemonde.fr : Faut-il libérer les orques en captivité ?


Au Répu, ça pue !

Un honorable et amical correspondant de Lorraine (merci Dominique) m’envoie cette photo (trouble, à cause de l’odeur) de son quotidien local dénommé Républicain lorrain, alias Le Répu.

Le Républicain lorrain, 24/9/13

Le Républicain lorrain, 24/9/13

On a beau être, comment dire ? tolérant, souple, compréhensif, bienveillant, etc. il y a quand même des coups de pied au cul qui se perdent. Quand la crasse mentale rejoint la journalistique, le Guiness des records n’y suffirait plus. C’est pourtant « dans le journal », celui daté du 24/9/13. Pourvu qu’il y ait encore plus d’invendus que d’habitude !


France inter. Quand Le Pen montre « 13 millions d’étrangers », les journalistes regardent son doigt

Indignation encore. France inter recevait ce matin Jean-Marie Le Pen en fin de parcours à la tête (Pen en breton…) du Front national. Le vieux facho s’en sera encore bien tiré. Avec l’habileté et cet aplomb qu’on lui connaît, il aura une fois de plus roulé les journalistes dans sa farine. Ainsi en fut-il lorsque, entonnant son refrain de prédilection, il affirma que la France compte désormais, « d’après l’Insee, plus de 13 millions d’étrangers qui ne manquent pas de poser de graves problèmes »…

Le faussaire à plein micro.

Treize millions, et même plus ! Ce qui représenterait 20% de la population… Mais personne pour relever. Ni le pontifiant Guetta, ni le décapant Legrand, ni enfin le sémillant Cohen n’opposèrent au faussaire la réalité statistique : 3,65 millions de personnes, sur plus de 63 millions, soit 5,8% de la population au dernier recensement de 2006.

S’il n’est qu’une donnée à connaître quand un journaliste rencontre Le Pen, c’est bien celle sur l’immigration, non ? Au lieu de quoi on lui pose d’insipides questions genre « La Tunisie est-elle une dictature ? »* Et l’autre menteur de poursuivre son bonhomme de chemin, et de terminer sa carrière de faussaire « en beauté », comme il l’avait commencée d’ailleurs. Je rappelais ici même, en octobre dernier, comment Le Pen fut propulsé par la télé, en 1984, avec l’émission au titre bien présomptueux : L’Heure de vérité… Il avait pu user et abuser du mensonge sans être le moins du monde inquiété par des journalistes plus suffisants que compétents. Il aurait eu tort de se gêner. Ainsi vient-il de réussir sa sortie selon la même recette éprouvée. Face à la même indolence journalistique.

* Et la dilettante Pascale Clark de poser la même question à Régis Debray. C’était peu avant dans ses « Cinq minutes avec… ». Alors, la Tunisie, au fait ?

[audio:https://c-pour-dire.com/wp-content/audio/Le Pen F Inter 12:1:11 .mp3|titles=Le Pen et ses 13 millions d’étrangers|autostart=no]

Un an otages en Afghanistan !

Triste anniversaire que celui des deux journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs, enlevés lors d’un reportage en Afghanistan. C’était le 29 décembre 2009. Depuis, les plus directement concernés – les familles des otages et le comité de soutien – n’ont reçu que d’indirectes preuves de vie des journalistes prisonniers, dont une vidéo récente. En même temps, ils ont l’impression d’avoir été baladés par les autorités françaises censées négocier avec les ravisseurs. Sans doute font-elles tout leur possible… Mais il reste la manière : celle par laquelle on entretient les relations avec les différentes parties. Lesquelles en sont aujourd’hui à s’interroger sur les dosages entre information et communication gouvernementale. Par la voix de Florence Aubenas, dans Le Figaro du jour, le comité de soutien interpelle solennellement les autorités françaises et pose cette question : « Un an déjà, qu’avez-vous fait ? »

Une pétition de 80 000 signatures a été remise à l’Élysée la semaine dernière. Des manifestations sont annoncées aujourd’hui dans le pays, dans des villes et des villages où parfois, comme ici à Saint-Étienne-les-Orgues (Alpes de Hautes-Provence) dont la mairie a accroché sur sa façade les portraits des deux otages.

Cinq autres otages français se trouvent actuellement retenus au Mali. Ils ont été enlevés à Arlit au Niger le 16 septembre,  ainsi qu’un Togolais et un Malgache. «Al-Qaida au Maghreb islamique» (AQMI) a revendiqué ce rapt. Un sixième Français a été enlevé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio, en Somalie. Il s’agit d’un membre de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) kidnappé par des rebelles islamistes somaliens. Un autre agent, a réussi à s’enfuir le 25 août dernier.



L’honneur des journalistes. Ce « deuil des convictions » porté à la boutonnière

L’ordre napoléonien de la Légion d’honneur reste toujours… à l’honneur. Il peut s’avérer riche d’enseignements d’aller consulter les listes périodiques des promus. Et, par exemple, se rassurer en constatant qu’on ne fait pas partie du lot. Ou en se délectant de ce mot de Jules Renard dans son Journal : « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière. » Liste copieuse à l’appui, Acrimed a recopié les noms de la catégorie « Légion d’honneur et Ordre du Mérite pour journalistes et dirigeants de médias », et cela de 2005 à cette année, dernier cru du 14-juillet. On comprend  mieux, « en direct », tout l’intérêt des monarques à s’allier les médias et leurs servants. Ainsi grossit, en ses vagues successives, l’obèse république des élites et des émules, des copains et des coquins.

Ouvrez le ban ! :

I. Légion d’honneur

- Décret du 2 avril 2010 :
Au grade de commandeur
— Phillipe Labro, officier du 8 janvier 2002, écrivain, journaliste
Au grade d’officier
— Anne-Marie Couderc, chevalier du 26 septembre 2000, ex-directrice générale du groupe Hachette Filipacchi, aujourd’hui directrice déléguée de Lagardère Active.
— Jean Amadou, chansonnier, producteur, animateur d’émissions.
— Mireille Dumas, productrice et présentatrice.
— Denise Fabre, ancienne présentatrice d’émissions télévisées.
— Odile Gotlieb, Chevalier du 28 octobre 2001, éditrice, présidente des Éditions Odile Jacob.
Au grade de chevalier
— Dominique Durand, journaliste, rédacteur en chef de revues scientifiques, président de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos.
- Décret du 31 décembre 2009 :
Au grade de commandeur
— Edmonde Charles-Roux, Officier du 1er avril 2003, écrivaine, présidente de l’Académie Goncourt, ancienne journaliste à Elle, ancienne rédactrice en chef de l’édition française de Vogue.
— Jean-Claude Narcy, Officier du 9 juillet 2002, journaliste, ancien présentateur du journal télévisé.
Au grade d’officier
— Jean-Luc Hees, Chevalier du 29 novembre 2001, président du groupe Radio-France.
Au grade de chevalier
— Axel Duroux, journaliste, ex-président du directoire du groupe RTL entre 2005 et 2009, directeur général de TF1 (2009)
— Régis Faucon, ancien journaliste à FR3, TF1, aujourd’hui journaliste indépendant.
— Alexandra d’Arnoux, journaliste.
— Danièla Lumbroso, productrice de télévision, journaliste et présentatrice.
— Sylvie Ody, journaliste.
— Thérèse Torre, productrice d’émissions télévisées.
— Jean-Pierre Vignolle, directeur général de l’Agence France-Presse.
- Décret du 14 juillet 2009 :
Au grade de chevalier
— Denise Ammoun, journaliste, écrivaine (Égypte).
— Jean Ayzac, journaliste, ancien vice-président d’un conseil général.
— Geneviève Brisac, éditrice, écrivaine.
— Alain Elkann, journaliste, conseiller spécial du ministre italien de la Culture.
— Charles Enderlin, journaliste, chef du bureau d’une chaîne de télévision à Jérusalem.
— Marie-Claire de La Grandière, journaliste, directrice de la rédaction d’un magazine et écrivaine.
— Patrick Forestier, journaliste, écrivain
— Ruggero De Pas, journaliste, président du centre d’accueil de la presse étrangère à Paris.
— Didier Pillet, journaliste
Au grade d’officier
— Antoine Sfeir, écrivain, journaliste, directeur des Cahiers de l’Orient.
— Philippe Tesson, journaliste.
— Philippe Vasseur, « ancien ministre, président d’une fédération d’entreprises », dixit le décret. Mais M. Vasseur est un ancien journaliste économique de TF1, des Echos, du Figaro, président de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille depuis septembre 2008.
- Décret du 10 avril 2009 :
Au grade de chevalier
— Emile Picy, journaliste parlementaire.
— Henri Pigeat, président du conseil d’administration du Centre de formation des journalistes.
— Hélène Pironon, journaliste.
— Emmanuel Hoog, ex-président-directeur-général de l’Institut National de l’Audiovisuel, président de l’agence France-Presse.
— Didier Quillot, président de Lagardère Active.
- Décret du 31 décembre 2008 :
Au grade de chevalier
— Marie Holzman, écrivaine, journaliste, présidente de l’association Solidarité Chine.
— Caroline Sinz-Deleau, journaliste, grand reporter au service « Enquêtes et reportages » de France 3.
Au grade d’officier
— Didier François, sous-directeur de l’édition, de la production et de l’information à la Direction des Journaux officiels.
— Marie-Claude Brossollet, Chevalier du 16 novembre 1998, président-directeur général des éditions Belin.
- Décret du 13 juillet 2008 :
Au grade de commandeur
— Joseph Crampes, dit Jacques Chancel, journaliste, écrivain, administrateur du groupe Canal+.
Au grade de chevalier
— Ruth Elkrief, journaliste, présentatrice.
— Michèle Leloup, journaliste spécialisée « Architecture » à L’Express.
— Philippe Reinhard, journaliste (Le Télégramme de Brest, L’Éclair des Pyrénées…), écrivain.
— Héloise Lefevre d’Ormesson, écrivain, éditrice (éditions Héloise d’Ormesson).
- Décret du 21 mars 2008 :
Au grade de commandeur
— Jean-René Fourtou, Officier du 14 avril 1997, président du conseil de surveillance du groupe Vivendi.
— Patrick Le Lay, Officier du 27 février 2003, ancien président du conseil d’administration de TF1.
— Eliane Victor, Officier du 28 mars 1991, écrivaine, ancienne journaliste à Elle, productrice de l’émission « Quotidiennement vôtre » sur TF1.
Au grade d’officier
— Rémy Sautter, Chevalier du 9 mars 1993, président-directeur-général du groupe RTL.
— Hervé Chabalier, Chevalier du 20 juin 1996, animateur, journaliste, producteur.
— Eve Ruggieri, Chevalier du 25 octobre 1990, productrice, présentatrice.
— John Vinocur, éditorialiste de l’International Herald Tribune.
— Robert Menard, journaliste, ex-secrétaire général de Reporters Sans Frontières.
Au grade de chevalier
— Yves Messarovitch, ancien journaliste rédacteur en chef au Figaro, ancien directeur du groupe Expansion, ancien journaliste à L’Express.
- Décret du 30 janvier 2008 :
Au grade de chevalier
— Jean Guillard, journaliste honoraire.
— Carole Bellemare, journaliste, chef de service dans un quotidien (Le figaro économie).
— Chantal Doumic-Nerot, ancienne journaliste
— Marie-Louise Schaeffer, journaliste, grand reporter
Au grade d’officier
— Arlette de Beuverand de la Loyère, directrice de rédaction dans un groupe de presse.
Au grade de chevalier
— Catherine Ceylac, productrice et animatrice de télévision sur France 2.
— Isabelle Dor, journaliste.
— Patricia Martin, journaliste, animatrice d’émissions radiophoniques sur France Inter.
- Décret du 13 juillet 2007 :
Au grade de Commandeur
— Jean Lacouture, journaliste, écrivain. Officier du 8 février 1993.
Au grade de chevalier
— Patrick Buisson, ancien journaliste, directeur général de la chaine Histoire.
— François Gault, journaliste, correspondant permanent de Radio France en Pologne.
— Elise Lucet, journaliste, présentatrice du journal de 13h (France 2).
— Eric Revel, journaliste économique.
— Daniel Rondeau, écrivain, journaliste.
- Décret du 6 avril 2007 :
Au grade de chevalier
— Véronique Saint Olive, née Missoffe, journaliste (France 2). A l’époque, Arrêt sur images était revenu sur sa nomination.
— Henri Tincq, journaliste spécialisé dans les affaires religieuses à La Croix, puis au Monde.
— Patrick Lamm, journaliste économique, rédacteur en chef (Les Echos).
— Christian Brincourt, journaliste, grand reporter à Paris Match.
— Philippe Goulliaud, journaliste politique au Figaro.
— Jean-Paul Pigasse, journaliste.
- Décret du 31 décembre 2006 :
Au grade de chevalier
— Isabelle Dath, journaliste à RTL.
— Anita Hausser, écrivaine, journaliste, ancienne chef du service politique de LCI, rédactrice en chef adjointe du service politique du quotidien Le Soir.
— Armelle Héliot, journaliste, grand reporter puis rédactrice en chef du service culture du Figaro.
— Sylvie Pierre-Brossolette, journaliste, rédactrice en chef du service de politique intérieure de l’hebdomadaire Le Point.
— Randa Takieddine, journaliste, chef du bureau de Dar Al Hayat à Paris.
— Gérard Klein, comédien, animateur d’émissions télévisées.
— Elisabeth Kervarrec, journaliste pour « Français du Monde » et secrétaire générale de l’Association Démocratique des Français à l’Etranger.
— François Lubrina, médecin vétérinaire, journaliste (Canada).
Au grade d’officier
— Thierry Desjardins, Chevalier du 19 août 1997, journaliste au Figaro.
— Jean-Pierre Elkabbach, Chevalier du 10 décembre 1998, journaliste à Europe 1.
- Décret du 13 juillet 2006 :
Au grade d’officier
— Alain Duplessis de Pouzilhac, président du directoire de la chaîne d’information France 24, PDG de la Société de l’Audiovisuel Extérieur de la France (SAEF).
— Marianne Berard-Quelin, présidente-directrice-générale de la Société Générale de Presse.
Au grade de chevalier
— Jean-Jacques Bourdin, journaliste-rédacteur en chef de RMC info, animateur.
— Ladislas de Hoyos, ancien journaliste pour TF1 puis France 2 et France Inter.
— Patrick Fauconnier, grand reporter, fondateur du magazine Challenges, journaliste au Nouvel Observateur.
— Henri Lauret, journaliste, chroniqueur et éditorialiste à France Info, directeur général et codirecteur de la rédaction de France Soir.
— Frédéric Ferney, écrivain, journaliste et critique au Point.
— Renaud Le Van Kim, producteur de télévision, patron de KM productions et conseiller à TF1.
— William Leymergie, producteur, présentateur.
— Jacques Louvet, président de la Fédération nationale de la presse spécialisée.
— Pierre Fulla, journaliste sportif.
- Décret du 31 décembre 2005 :
Au grade d’officier
— Jean-Pierre Caillard, Chevalier du 17 septembre 1994, ancien journaliste et directeur de la publication du quotidien La Montagne, président-directeur général de la chaîne de télévision Clermont Première, Président du groupement des grands régionaux.
— Michèle Cotta, Chevalier du 10 juin 1996, journaliste, ancienne présidente de Radio-France, ancienne directrice de l’information à TF1.
— Robert Namias, Chevalier du 19 novembre 1997, journaliste, ancien reporter à RTL, ancien chroniqueur à Europe 1, ancien directeur de la rédaction de TF1, éditorialiste sur la chaîne d’information I-télé.
Au grade de chevalier
— Françoise Laborde, journaliste, ancienne rédactrice en chef adjointe de TF1, ancienne présentatrice des JT du week-end sur France 2, nommée au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel par Nicolas Sarkozy en janvier 2009.
— Victor Malka, animateur sur France Culture.
— Jean-Manuel Bourgois, directeur général d’une maison d’édition.
— Isabelle Gallimard, présidente-directrice générale de la maison d’édition Gallimard.
— Antoine Schwarz, président de la chaîne radiophonique RFI.
— Marc Tessier, ancien président de France Télévision (19992005).
- Décret du 14 juillet 2005 :
Au grade de Commandeur
— Pierre Weill, ancien PDG de la Sofres, président de Weill Conseil et du comité stratégique de TNS Sofres.
Au grade d’officier
— Michel Boutinard Rouelle, administrateur d’Havas, ancien président d’Havas Media Communication et ancien PDG d’Avenir Havas Media SA.
— Albert Mallet, ancien président de Radio Shalom.
— Jean-François Revel, écrivain, membre de l’Académie française, éditorialiste au Point.
Au grade de chevalier
— Daniel Boudet, président de la mission sur la télévision numérique terrestre.
— Louis-François Caillaud, directeur départemental de La Nouvelle République.
— Bernard Lecomte, directeur de collection aux éditions Jean-Claude Lattès, ancien journaliste (La Croix, L’Express…), écrivain.
— Olivier Poivre, dit Poivre d’Arvor, écrivain
— Viviane Rebeschini, rédactrice en chef
— Dominique Warluzel, avocat, concepteur et producteur de magazines télé.
— Henri Madelin, ancien rédacteur en chef de la revue Etudes.
— Daniel Bilalian, journaliste, directeur des sports de France Télévisions.
— Laure Adler, ancienne directrice de France Culture, écrivain.
— Jean-Jacques Gabut, ancien directeur au groupe Le Progrès.
— Bertrand Méheut, PDG de Canal Plus.
— Richard Ducousset, vice-président d’Albin Michel, gérant de Canal Plus Editions et des éditions Filipacchi-Albin Michel.
— Nicolas Duhamel, directeur général délégué de La Poste, ancien directeur général adjoint d’Havas, ancien directeur général de l’Office d’annonces (ODA).
— Bertrand Fabre, directeur de la rédaction du Moniteur des travaux publics et du bâtiment, directeur des rédactions du groupe Le Moniteur.
— Fabrice Larue, président de la Financière Fabrice Larue, président de Datem (ex-Presse Informatique), ancien PDG du Groupe Desfossés International SA.

II. Ordre National du Mérite

- Décret du 15 mai 2010 :
Au grade d’officier
— Gabriel Milési, gérant de société, journaliste économique. Chevalier du 10 mars 1988.
— Fabienne Servan-Schreiber (épouse Weber), présidente-directrice générale d’une société de production audiovisuelle. Chevalier du 31 mars 2000.
Au grade de chevalier
— Béatrice Garette (née Dabet), directrice générale de (Sipa-presse).
— Sofia Bengana, directrice générale de presse numérique dans une société (Groupe Le Figaro)
— Henri Néron, journaliste (Guyane).
— Jacques Jublin, rédacteur en chef d’I-télé.
— Frédérick-Louis Boulay, journaliste, directeur des programmes de TV5.
— Charles-Henry Dubail, directeur de publication.
— Pascale Marie (épouse Bounfour), directrice d’un syndicat de presse.
— Catherine Nayl (épouse Perrot), journaliste, directrice de la rédaction de TF1.
— Noël Quidu-Tronscorff, grand reporter, photographe.
— Christine Kelly (née Tigiffon), journaliste, membre du CSA.
- Décret du 13 novembre 2009 :
Au grade de commandeur
— Jacques Ourevitch, Officier du 13 avril 1988, ancien journaliste à Europe 1.
Au grade d’officier
— Patrick Poivre d’Arvor, Chevalier du 17 janvier 2001, écrivain, journaliste, présentateur.
— Robert Werner, journaliste, ancien rédacteur en chef de l’Unité Patrimoine à TF1, ancien chroniqueur sur Radio France.
Au grade de chevalier
— Jean-Pierre Caffin, directeur général du groupe Prisma-Presse.
— Eva Bettan, journaliste.
— Sylvie Blum, productrice audiovisuel et médias, INA.
— Maryse Brugière, directrice de programmes du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.
— Alfred Hidalgo, journaliste, éditeur, directeur du « département chanson » chez Fayard.
— Yves Calvi, journaliste, animateur et présentateur.
— Pierre Lepape, journaliste et critique littéraire.
- Décret du 15 mai 2009 :
Au grade de commandeur
— Sophie Andrieu, éditrice. Officier du 30 juin 1995.
— André Tubeuf, producteur d’émissions radiophoniques.
Au grade de chevalier
— Yannick Durand de Prémorel, directeur délégué d’un groupe de presse, auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale.
— Niloufar Soyeux du Castel, directrice d’un groupe de communication.
Au grade d’officier
— Monique Garnier-Lançon, journaliste
— Olivier Pognon, journaliste parlementaire. Chevalier du 19 juin 2001.
— Paul Wermus, journaliste. Chevalier du 21 novembre 1995.
— Françoise Attaix, épouse Vandame, journaliste.
— Caroline Dequet, directrice générale d’une chaîne de télévision.
— Cendrine Dominguez, journaliste.
— Bernard Gick, concepteur-réalisateur d’émissions radiophoniques.
— Olivier de Lagarde, journaliste.
— Marie-Thérèse Litzler, directrice régionale d’une chaîne de télévision.
— Sylvie Maligorne, journaliste.
— Jean Ribet , journaliste.
— Philippe Rousseau, rédacteur en chef de quotidiens.
— Daniel Schick, chroniqueur, producteur et animateur de radio et télévision.
- Décret du 14 novembre 2008 :
A la dignité de Grand Officier
— Claude Lanzmann, journaliste, cinéaste.
Au grade de Commandeur
— Pierre Dumayet , journaliste. Officier du 21 octobre 1993.
Au grade de chevalier
— Andrée Ampigny, comédienne, journaliste, auteur. conseillère municipale du Diamant ( Martinique ).
— Geneviève de Cazaux, journaliste, grand reporter.
— Jean-Michel Danet, administrateur national, directeur d’une revue.
— Edouard Maret, journaliste.
— Jean Claude Pons, journaliste en Polynésie française.
— Béatrice Taupin, journaliste spécialisée en économie.
— Marie-Hélène Loaëc, rédactrice en chef d’un hebdomadaire spécialisé
- Décret du 16 mai 2008 :
Au grade d’officier
— François Biessy, journaliste reporter d’images. Chevalier du 23 avril 1988.
Au grade de chevalier
— Ghislaine Chenu, journaliste et productrice d’Envoyé Spécial sur France 2.
— Valérie Expert, rédactrice en chef d’une chaîne de télévision.
— Phillipe Levrier, président d’un groupement audiovisuel.
— Maryse Burgot, journaliste (France 2).
— Gérard Ernault, directeur de rédaction de France Football.
— Christophe Hondelatte, journaliste (France 2, RTL).
— Hugues Huet, grand reporter.
— Xavier Lambert, directeur de RFO.
— Marie-Christine Meyer, directrice adjointe de France Inter.
— Frédéric Mounier, journaliste (La Croix).
— Dominique Quinio, directrice de La Croix.
— Nathalie de Senneville-Leenhardt, rédactrice en chef de Réforme.
— Cyril Viguier, producteur de télévision.
— Marthe Viallefont (née Portalier), ancienne animatrice, journaliste (L’Auvergnat de Paris).
— Sylvie Le Calvez (née Foucher), journaliste (Ouest-France), présidente d’un collectif de protection de la nature.
— Jean-Paul Chapel, journaliste (France 2).
— Catherine Chatignoux, journaliste (Les Echos).
— Béatrice Hadjaje, journaliste au service « étranger » de RTL.
- Décret du 30 janvier 2008 :
Au grade de commandeur
— Claude Imbert, directeur d’un hebdomadaire.
Au grade de chevalier
— Manuel Burrus, écrivain, journaliste, critique littéraire.
— Constance Poniatowski, journaliste, membre de l’Observatoire de la parité.
— Hoda Barakat, journaliste, écrivaine.
— Michel Camino, secrétaire général d’une société de presse.
— Claude Hemmer, directeur de stations radiophoniques.
— Martine Vaslet, épouse Paris, directrice des ressources humaines de RFI.
— Anne Wicker (née Schmitt), journaliste, directrice de la rédaction d’un magazine.
- Décret du 7 mai 2007 :
Au grade d’Officier
— Jean-Charles Blondel, journaliste, écrivain. Chevalier du 21 décembre 1998.
— Jacques Pessis, journaliste, écrivain, producteur et réalisateur. Chevalier du 8 novembre 1995.
— Raoul Tourrette, ancien journaliste, membre actif d’associations et conférencier.
Au grade de Chevalier
— Matthieu Aron, rédacteur en chef dans une station radiophonique.
— Marie-Pierre Bouligaud, directrice générale et rédactrice en chef d’un hebdomadaire.
— Patrice Costa, journaliste et consultant sur l’environnement.
— Patrick Charles, journaliste.
— Odile Meuvret, ancienne journaliste.
— Pascal Pinning, rédacteur en chef, responsable du service événements d’une chaîne de télévision.
-Frederic Richard, animateur d’émissions télévisées.
— Geneviève Galey, journaliste, rédactrice en chef d’un journal télévisé.
- Décret du 14 novembre 2006 :
Au grade d’Officier
— Claude Dufresne, journaliste, écrivain
— Catherine Nay, journaliste, directrice adjointe de la rédaction d’une chaîne radiophonique
— Alexandre Adler, journaliste, universitaire
Au grade de chevalier
— Françoise Nyssen, éditrice
— François Bachy, journaliste, Directeur adjoint de l’information, en charge du pôle politique sur TF1.
— Guy Delcourt, éditeur.
— Pierre Louty ( Pierre, Léonard ), éditeur, écrivain.
— Mohamed Mebtoul, réalisateur de télévision.
— Frederic Morel, directeur général d’une maison d’édition.
— Didier Pillet, journaliste.
— Christian Vion, directeur général d’une chaîne télévisée.
- Décret du 15 mai 2006 :
Au grade de commandeur
— Philippe Labro, Officier du 18 novembre 1992, journaliste, écrivain.
— André Brincourt, journaliste, écrivain.
Au grade de chevalier
— Thierry d’Athis, ancien journaliste et vice-président d’une association professionnelle de journalistes de l’aéronautique et de l’espace.
— Jacques Esnous, directeur de l’information d’une chaîne radiophonique.
— Jean louis Beaucarnot, journaliste, écrivain.
— Olivier Bétourné, éditeur.
— Patrice Cavelier, secrétaire général à la présidence d’une chaîne radiophonique.
— Dominique Jameux, producteur d’émissions radiophoniques.
— Jean-Luc Mano, journaliste, écrivain.
— Denis Maraval-Hutin, éditeur.
— Muriel Rosé, directrice des unités magazines et documentaires d’une chaîne de télévision.
— Pierre Taillefer, directeur de l’information d’une agence de presse.
- Décret du 14 novembre 2005 :
Au grade de Commandeur
— Jean Narcy, journaliste, présentateur de télévision. Officier du 18 décembre 1997.
Au grade de Chevalier
— Jean-Yves Vif, journaliste
— Pascale Kufus, journaliste ( Allemagne )
— Pierre Combescot, écrivain, journaliste
— Gilles Costaz, journaliste, écrivain, auteur
— Denise Epote, journaliste, responsable d’une chaîne télévisée
— Rémi Le Goff, journaliste, grand reporter en Nouvelle-Calédonie

C’est long, hein ? Bien plus que la liste des «refuzniks», que voici. Gloire à eux !

Refus de la décoration

liste publiée par Wikipedia

* Le curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, reçut la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1855, à son insu : la demande en avait été faite par le sous-préfet de Trévoux et le préfet de l’Ain. Il la refusa au motif que la croix ne rapporterait pas d’argent pour les pauvres. Malgré ce refus, la chancellerie de la Légion d’honneur lui envoya la croix sans demander l’argent. En définitive, il ne la porta jamais mais elle fut posée sur son cercueil.
* Jean Victor Marie Moreau se moquait de l’institution de la Légion d’honneur. Quelqu’un lui disait qu’on avait dessein de donner la croix, non-seulement à ceux qui se seraient distingués par la gloire des armes, encore à ceux qui se seraient fait remarquer par leur mérite et par leur savoir. Il s’écria : « Eh bien ! Je vais demander la croix de commandeur de l’ordre pour mon cuisinier, car il a un mérite supérieur dans l’art de la cuisine. » (O’Meara.)
* Les collaborateurs du Canard enchaîné se sont donné depuis toujours comme règle de refuser les décorations, au premier rang desquelles la Légion d’honneur (Pierre Scize, journaliste, fut renvoyé du journal en 1933 pour l’avoir acceptée bien qu’elle lui fut décernée à titre militaire.)
* Ils refusèrent la décoration : le dramaturge Népomucène Lemercier refusant de prêter serment à l’Empereur et à sa dynastie, La Fayette, le poète Jean-François Ducis (qui préférait « porter des haillons que des chaînes », Mgr Maurice de Broglie, Gérard de Nerval, Nadar, George Sand (qui écrivit au ministre qui lui proposait la croix : « Ne faites pas cela cher ami, je ne veux pas avoir l’air d’une vieille cantinière ! »), Honoré Daumier (qui déclara : « Je prie le gouvernement de me laisser tranquille ! »), Émile Littré, Gustave Courbet, Guy de Maupassant, Maurice Ravel (qui refuse immédiatement cette distinction, sans donner de justification), Pierre et Marie Curie (Pierre, à qui l’on proposait la croix, rétorqua simplement : « Je n’en vois pas la nécessité »), Claude Monet, Georges Bernanos, Eugène Le Roy, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Antoine Pinay, Brigitte Bardot (qui est décorée en 1985 mais refuse d’aller la chercher), Catherine Deneuve, Claudia Cardinale.
* Hector Berlioz, auquel l’État désargenté voulait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de verser les 3 000 francs promis, s’écria : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! ».
* Des poètes anarchistes comme Jacques Prévert, Georges Brassens qui en fit une chanson ou Léo Ferré, qui a brocardé « ce ruban malheureux et rouge comme la honte ».
* Geneviève de Fontenay, la présidente du Comité Miss France qu’un sénateur de Savoie voulait proposer, l’a aussi refusée pour des raisons inverses : « C’est vraiment désacraliser le ruban que de le distribuer à n’importe qui… comme des médailles en chocolat. »
* Distingué fin décembre 1997, l’écrivain Bernard Clavel a fait savoir qu’il refusait de recevoir la Légion d’honneur, préférant rester « dans le clan de ceux qui l’ont refusée ». Il a ajouté que son oncle Charles Clavel l’avait reçue parce qu’il avait abondamment versé son sang pour son pays dans une terrible guerre : « Je pense qu’il se retournerait dans sa tombe en me voyant porter le même ruban que lui. » C’est également le cas de Philippe Séguin, dont le père est mort sans la recevoir.
* En 1949, le ministère de l’Éducation nationale propose la décoration à Marcel Aymé. La réponse donnée par l’écrivain est restée célèbre. Il termine son article par ces mots : « […] pour ne plus me trouver dans le cas d’avoir à refuser d’aussi désirables faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les prierais qu’ils voulussent bien, leur Légion d’honneur, se la carrer dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens. »
* Le sculpteur résistant René Iché, décoré comme chevalier pour 19141918, refusa la promotion d’officier en 1947 estimant que cette décoration perdait tout sens s’il la recevait en tant qu’artiste ou en tant que résistant pionnier de 1940.
* Certaines personnes choisissent d’accepter la décoration mais refusent de la porter, par exemple Jean d’Ormesson, de l’Académie française qui déclarait : « Les honneurs, je les méprise, mais je ne déteste pas forcément ce que je méprise ».
* Erik Satie écrit à propos du refus de la décoration par Maurice Ravel : « Ravel refuse la Légion d’honneur, mais toute sa musique l’accepte. »
* De même, lorsque Aragon la refuse, Jacques Prévert, feignant la sévérité, lui dit : « C’est très bien de la refuser, mais encore faudrait-il ne pas l’avoir méritée. »
* Edmond Maire la refusa en déclarant : « Ce n’est pas à l’État de décider ce qui est honorable ou pas. »
* Le 16 octobre 2006, le président de l’organisation d’Éducation supérieure turque et ancien recteur de l’université Galatasaray, prof. Erdogan Teziç, a rendu la Légion d’honneur qu’il avait reçue le 17 septembre 2004 pour protester contre l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale française visant à pénaliser la négation du génocide arménien.
* Le 2 janvier 2009, Michèle Audin, mathématicienne, fille du mathématicien Maurice Audin (19321957), refuse le grade de chevalier de la Légion d’honneur au motif de l’absence de réponse du président Sarkozy à la lettre ouverte envoyée par sa mère demandant que soit éclairci le mystère de la disparition de son mari en Algérie et que la France assume sa responsabilité.
* Le 5 janvier 2009, les journalistes politiques Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) ont annoncé refuser la décoration : « Rien, dans mon parcours professionnel, ne justifie pareille distinction. Je pense en outre que, pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l’écart des honneurs. Pour ces raisons, je me vois dans l’obligation de refuser cette distinction[27]. »
* Jean Kreitmann, écrivain évangéliste suisse refusa le titre de chevalier de la Légion d’honneur sous la présidence de François Mitterrand.
* Jean Guillou, organiste, l’a refusé en juillet 2010 parlant de la légion d’honneur comme un accessoire honorifique.


Henri Montant, alias Arthur. Journaliste, satiriste, écologiste

Ph. Le Télégramme

J’apprends par mon pote Langlois, dans Panouille, son blog, la mort d’Henri Montant. Celui qui se faisait appeler Arthur sous ses billets acérés, sauf dans Le Monde, où ça n’aurait pas fait sérieux. Arthur, le barbu à la pipe et au regard plissé, comme pour augmenter la profondeur du champ, surtout celui si étendu de la connerie. Il fut donc de la bande à Charlie-Hebdo (de l’époque Choron) et plus encore de celle de La Gueule Ouverte (de Fournier et Isabelle Cabut), au temps où l’on passait de l’ « environnement » à l’écologie, y compris et surtout au sens politique (candidature de René Dumont à la présidentielle de 74).

On le retrouvera plus tard dans les feuilles libres et libertaires comme La Grosse Bertha, CQFD, Siné Hebdo et Bakchich.

Nos routes se sont souvent croisées, notamment au temps où nous passions le flambeau, au Centre de formation des journalistes, à Paris.

Il n’est pas mort de la Légion d’honneur, mais d’un cancer samedi en Bretagne, à 70 ans.

Bernard Langlois lui rend le bel hommage, que des lecteurs enrichissent, notamment Isabelle Cabut. Le mieux est d’y aller voir.

On lira aussi un beau portrait de lui par Jacques Chanteau, dans Le Télégramme du 27 mars 2009, alors qu’il présidait à Morlaix le jury d’un festival de films, «Court mais bref».


Société-médias. Voici donc venue l’ère des robots-journalistes ! (On y était presque déjà…)

monde-10310.1268235073.jpg Journalistes, patrons de médias, sociologues et autres curieux, alerte générale ! Toute affaire cessante, si ce n’est déjà fait, précipitez-vous page 15 du Monde du 10/3/10 dont le titre dit tout : « L’ère des robots-journalistes ». Science-fiction ? Délire techno-azimuté ? Pas du tout ! Ce que raconte Yves Eudes dans sa page bien dénommée « Décryptages », c’est rien moins qu’une nouvelle révolution qui, dans un mois un an„ va toucher la presse – l’ « impacter » comme diraient les militaires –au plus haut point, à savoir la rédaction automatique informatisée du tout-venant journalistique. Des expérimentations poussées sont déjà en cours, portant en particulier sur la rédaction de comptes rendus sportifs. Le confrère du Monde s’est rendu sur le campus d’Evanston, près de Chicago, pour toucher du doigt les premières prouesses en ce domaine de l’intelligence artificielle.

Les premiers menacés par cette révolution imminente, ce sont d’abord les pisse-copie débitant de manière quasi-automatique, déjà, des enfilades de phrases « toutes faites » enfarinées de clichés. Au fond, il n’est pas si étonnant qu’un ordinateur, animé par un programme un tant soit peu futé, parvienne à répliquer cette prose passe-partout. Elle s’applique ainsi sans grandes difficultés aux comptes rendus de matches dont les résultats sont souvent qualifiés de « logiques » – j’adore ! – tandis que les péripéties reviennent à une succession d’événements binaires : bien-mal, but-pas but, du pain béni ultra-fastoche pour puces électroniques. Idem pour les cours de la bourse : langage codé, vocabulaire restreint autour de trois indicateurs basiques : + — = Ça se complique un poil pour la météo, mais à peine.

Bien sûr, l’ordinateur et son programme ne vont pas tout inventer mais moulineront des données quantitatives, et même qualitatives simples, dont on les aura nourris.

Les développements déjà à l’étude, prévoient à court terme d’introduire des modes de traitement de l’information permettant d’exprimer des nuances stylistiques, afin d’obtenir des articles ficelés « à la mode » de tel journal ou même de tel rédacteur. Les programmes d’IA (intelligence artificielle) savent en effet analyser les composantes des styles en question et de les réinjecter dans la rédaction automatisée.

Même des journaux télévisés sont expérimentés, présentés par de « vrais » journalistes-robots ! Voyez d’ici la lignée post-darwinienne à haut rendement néo-libéraliste : PPDA-TF1 -> PPDA-Guignols -> PPDA-robot.

Le blème là-dedans ne réside pas seulement dans le mouron syndical à prévoir… Il se pose surtout en termes de contenu informatif, y compris, à échéance – puisqu’ « on n’arrête pas le progrès » ! – sur des articles très élaborés. Là, je devance les concepteurs de la chose ultra-big-brotherienne, puisque ces derniers prétendent que leur révolution dégagera d’autant les journalistes, les vrais, des tâches fastidieuses qui empêchaient leurs plus belles envolées professionnelles et citoyennes ! Mon cul ! comme dirait Zazie. La seule réponse qui vaille à cet égard restant celle de l’esprit critique de tout un chacun – selon que des résistants refuseront de se coucher. Il en va de l’info comme de la bouffe, de la bonne patate comme de son erzatz ogm-isé : on peut n’y voir que couic ! Jusqu’à l’empoisonnement final. On peut aussi ne pas en mourir et continuer à faire son gras en ronronnant.

–––––––

PS. Prochaine étape, le baratin politique ! Là, ce sera ultra-fastoche mais surtout inutile, le programme LDB (langue de bois) ayant fait ses preuves depuis si longtemps. Oui je sais, c’est démago et aussi fastoche. Quoique.


L’ « imprudence vraiment coupable » des journalistes de F3 en Afghanistan

Les journalistes, comme dit Guy Bedos, on dirait parfois, voire souvent, qu’ils ont fait l’école hôtelière : ils savent si bien passer les plats. Les pouvoirs les aiment, ceux-là, qui s’appliquent à lécher les bottes, sinon les culs – mais là, gaffe, il faut y mettre du « talent » afin que cela ne se voit pas trop. Houla-la, c’est tout un métier ! et il est alors dûment reconnu et apprécié par les pouvoirs, tous les pouvoirs. Un contrat tacite généralement respecté dans la bonne, saine et souvent joyeuse connivence. Mais au moindre coup de canif, ça se déchaîne. Ainsi, à propos des deux journalistes de France 3, enlevés le 30 décembre en Afghanistan, Le secrétaire général de l’Élysée, Guéant, a estimé que le « scoop ne devait pas être recherché à tout prix », confirmant des propos de Sarkozy évoquant une « imprudence vraiment coupable ».

« Scoop à tout prix », « imprudence vraiment coupable », touchants aveux et, du même coup, belle définition par la négation du métier d’informer de la part de ces dirigeants de l’État. En termes directs : qu’allaient donc faire là-bas, ces sales gamins refusant la discipline militaire ?! Journalistes et skieurs hors pistes, c’est tout pareil, de coûteux inconsciens…

De son côté, le zélé ministre des affaires étrangères n’a pas voulu être en reste. Lundi, sur France Info, il a déclaré que les journalistes enlevés avaient été « prévenus » des risques, ajoutant : « Ils ont voulu prendre leurs risques, maintenant c’est nous qui les prenons pour les sortir, et c’est normal. ». Trados : ils ont voulu n’en faire qu’à leurs têtes, voilà le travail ! « maintenant c’est nous qui »… Et j’aime bien le petit bout de petite phrase selon le pas de danse faux-cul, deux en avant un en arrière : « Et c’est normal » ! C’est en quoi Kouchner n’est pas tout à fait aligné sur l’Élysée – on ne vient pas de n’importe où, on est indépendant « nous », non mais !

Oui, les journalistes c’est surtout bien quand ça n’emmerde pas le monde, que ça se laisse gentiment embarquer dans les blindés de l’armée – pas sans risques, certes –, à servir la bonne soupe de la com’. Les autres, on devrait les laisser dans leur merde. On n’est pas allés les chercher, après tout !


Les journalistes selon Sarkozy : « des nullards », « des bandits », « leur cracher à la gueule » !

J’ai attendu ce dimanche, à l’heure de la messe, pour finir ma lecture du Canard de mercredi. D’où, avec quelque retard, cette perle en forme de citation, rapportée par le bandit-palmipède, en général pas manchot de la plume :

canard.1240137688.jpg

L’hyperprésident se laisse aller dans sa généralisation qui exclut toute la cohorte de ses cire-pompes. Cohorte est certes exagéré. De même s’agissant du qualificatif d’ « hyperprésident ».  La une du dernier Courrier international semble à cet égard malignement perfide. Voyez-vous même ce que sous-entendent ces bandits-là :

courrier.1240137752.jpg


Érythrée — Un journaliste suédois emprisonné depuis neuf ans

Un journaliste de nationalité suédoise est emprisonné dans son pays d’origine, l’Érythrée, depuis 2750 jours. Une campagne pour sa libération a été lancée en Suède. Des relais internationaux ne seront pas de trop pour tenter de sortir Davit Isaak des griffes d’un régime redoutable. L’Érythrée se trouve au 173e et dernier rang des pays dans le classement mondial pour la liberté de la presse, établi par Reporters sans frontières.

Le texte ci-dessous émane du site Svedeg — Actualités suédoises, qui nous demande de relayer la campagne de mobilisation.

disaak.1238588105.jpgDepuis près de 9 ans, le  journaliste et écrivain suédois d’origine érythréenne Dawit Isaak est emprisonné dans l’ancienne colonie italienne. Après plusieurs année en exil en Suède, il retourna en Érythrée en 1996 et fonda le journal d’opposition Setit. En mai 2001, Setit publia la lettre ouverte de plusieurs ministres, critiques sur le régime en place et appelant à des réformes démocratiques. La réponse de la dictature en place eu lieu quelques mois plus tard à l’ombre des attentats du World Trade Center. Le journaliste ainsi que d’autres opposants politiques furent arrêtés et emprisonnés immédiatement.  Parmi eux, des ministres du gouvernement qui étaient favorable à des réformes. Parmi les opposants arrêtés, 10 sont morts en prison.

Dawit Isaak est arrivé en 1987 en Suède comme réfugié politique. Il devint suédois en 1992. Lors de l’indépendance de son pays en 1996, il y retourna et fonda le premier journal d’opposition, Setit.  Après la publication d’un article critique, il fut emprisonné. Aucun journaliste n’a encore été accusé ou jugé. Ils sont considérés comme des traîtres et les journalistes sont aussi accusé d’avoir reçu des aides financières de l’étranger. Les contacts avec Dawit Isaak ont depuis ce temps été très spartiates. Le consul honoraire suédois a réussi à l’entrevoir à travers des barreaux en 2001. En 2002, il fut hospitalisé pour soigner des blessures dû aux tortures subies en prison selon l’association américaine Committee to Protect Journalists (CPJ). En 2004, l’ambassadeur Érythréen à Stockholm assurait que Dawit Isaac était en bonne santé. En 2005, il fut libéré trois jours mais fut arrêté et remis derrières les barreaux. Aucune organisation internationale n’a pu lui rendre visite depuis ce jour.

erythree.1238587660.jpgLe 26 mars, les rédacteurs des principaux journaux suédois, DN, SvD, Aftonbladet et Expressen ont lancé une campagne de mobilisation pour la libération du journaliste et lancé une pétition afin de faire pression sur le gouvernement suédois. Parmi les possibilités, la coupure des aides financières a été évoquée.  L’utilisation de l’Érythrée comme pion dans la lutte de pouvoir en Afrique complique la donne. Le principal problème de la diplomatie suédoise est que le gouvernement érythréen n’a rien à perdre.  Les pressions internationales ont de plus peu d’effet sur ce pays et la démocratie n’y a a pas encore germé. Le président érythréen a d’ailleurs annoncé qu’il n’y avait pas d’opposition dans son pays et déclaré que les premières élections seraient possibles dans 3040 ans le temps que la situation se soit stabilisée. En espérant que le journaliste ne doivent pas attendre aussi longtemps.

Source: Freedawit.com, Dagens Nyheter


Bizot, éclaireur toujours Actuel

C’est étrange, ceux qui partent laissent toujours le même message : Gaffe à vous, à vos bordures, à vos jours comptés ! On en rigole un peu, mais du rire jaune de la profondeur inquiète. Quand j’apprends ça dans le poste, au petit déj, mon café devient noir-noir. Jean-François Bizot est mort. Ça m’en fout un coup, pour pleins de raisons. D’abord l’âge, le même à huit jours près – ça veut dire même génération et ça ne voudrait rien dire si ce n’était surtout ces convergences vers bien des points, dont celui d’une première rencontre, en 72 par là.

C’était impasse de l’Ouest à Montparnasse, siège d’Actuel, un vieil immeuble limite pourave, quasi squatt (cherchez plus, le quartier a été rasé de près et boboïsé). Le patron régnait dans une grande pièce, derrière un vieux bureau de récup. Je pigeais alors pour une encyclopédie suisse (EDMA, Encyclopédie du monde actuel…, éditions Rencontres, bureau au quartier Latin où l’on croisait à l’occasion un certain Raoul Vanegeim) à qui j’avais proposé un article sur Actuel, le canard, et sur Bizot. On a donc discuté un bon moment « entre pros » (jeunes pros) à cause de la commande, et ça s’est prolongé bien au delà pour culminer sur le free jazz.

Bizot et la musique, ça causait ! Pas étonnant qu’il ait aussi lancé une radio, Nova, puis relancé TSF comme station de jazz. Ça causait musique-donc-politique. Se souvenir de ces années : la guerre du Vietnam tirait à sa fin, mais on ne le savait pas, en ayant chamboulé l’ « Amérique » dont la beat generation avait inventé la contre-culture, l’underground nourri des Kerouac, Ginsberg et aussi Dylan et encore Andy Warhol, entre autres – la route, la déviance anticonformiste, la révolte comme art de vie. Ça c’est le côté Amérique blanche et sa jeunesse crachant dans la soupe poisseuse et merdique touillée par les Nixon et Kissinger. Côté Noirs, le « dream » de Luther King a viré au cauchemar des grandes émeutes urbaines ; le mouvement des droits civiques patauge. On appelle ça une crise, et quand il s’agit de l’Amérique, c’est un choc mondial.

La contre culture émane de ce merdier – la fleur qui éclot sur le fumier. Qui, aussi, va secouer la France de Mai 68, par ailleurs année de lancement d’Actuel, canard de jazz… Titre que reprend donc Bizot en 70 pour le tordre à sa manière en un fanzine complètement allumé (à coups de pétards…), fond et forme triturés parfois jusqu’à l’illisible, l’imbitable majestueux, la couleur LSD fluo-ripolinée au cul de la roto (affolée). J’ai aimé cet Actuel dégueulant dans les ornières, en appelant aussi à l’Autre chose dans cette Phrance de la phynance pompidolienne, bousculant le conformisme des canards et leurs plan-plan « sujets de société », propulsant des dessineux déjantés comme Robert Crumb*, Gilbert Shelton. Ouah !

Donc Bizot, c’était ça, version frenchie très made in USA, surtout côté Californie où copulaient d’ardeur en un étrange plumard adeptes d’un collectivisme (les communautés hippies et autres) et un individualisme farouche, anarchiste, esthète et bourgeois à la fois : tout Actuel (le collectif du journal) et tout Bizot et la bande d’électrons en quête de « libération ». Bizot bourgeois, certes, au sens de l’origine de classe, ça compte : un papa qui signe un chèque de 800 patates – on n’aurait pas fini dans le même hospice… De ces «bourgeois à talent» dont aimait à parler Madeleine Rebérioux à propos des accoucheurs de la Révolution française, ceux qui allument les lumières quand il fait trop noir.

Mai 68 a grandi dans ces années-là.
Celles des grandes dérives en mer d’Utopie, certes bordurant à l’occasion les chimères, bravant le ridicule politique des gauchismes infantiles et jusqu’au maoïsme – en fallait-il de la désespérance ! Bizot en fut – tentation bourgeoise des extrêmes ? S’en remit. Lui ne sembla pas sombrer dans l’alcool du libéralisme, l’alcoo-libéralisme, celui qui consacre la défaite du collectif (on ne peut même plus écrire collectivisme alors que la question de la collectivité a viré à la communauté – d’intérêts !) sur l’individualisme. Bizot avait chopé le cancer qui, peut-être, lui rendit ce service de consacrer en lui le sens du vital, du précieux de la vie, de la vanité du pouvoir et du paraître, aujourd’hui valeurs suprêmes et avariées. Il ne sera donc pas rentré à la niche néolibérale, comme le Kouchner, qui eut aussi son passage « Actuel » puis chopa, lui, le cancer du politicien claironnant.

J’en reviens à mes « seventies », impasse de l’Ouest (impasse de l’Occident ?), tandis que nous causons bientôt jazz. Champ libre vient d’éditer «Free Jazz / Black Power» de Carles et Comoli, couverture de Reiser ; et aussi «Le Meurtre du Christ» de Reich, et de ressortir «La société du Spectacle» de Debord. C’était pas du Houellebeque, du Angot et autres branlettes. Encore moins du Ferry, l’anti-68, ou du Besson (le pantalon)… C’est dire l’époque, quand même…

D’ailleurs, imaginez ça, Bizot m’offre un 30 cm de Coltrane, « Ole » ; je l’entends encore me dire « Tu verras, c’est le morceau charnière entre le bop et le free, j’aime beaucoup ». J’ai « vu » et ça reste un de mes morceaux de jazz préférés. Il avait du flair le zigue. Sinon aurait-il soutenu Sexpol ? Oui, la revue Sexpol, celle selon le Reich ci-dessus, celle qui zébra le front sexo-politique de 75 à 81. [En savoir plus : clic ! ] On cherchait des sous pour éditer le numéro un (et les autres d’ailleurs). Bizot n’a pas écorné le chèque de papa pour ça, il lui fallait nourrir ses « actuels », non mais il proposa l’hospitalité, si bien que le Sexpol 1, ça ne se sait pas, hein, a été assemblé, à la main, chez Actuel, impasse de l’Ouest : historique ! Comme quoi l’histoire n’est jamais si loin qu’on croit, surtout dans le registre Actuel.

––––––––
* Crumb joue du banjo et de la mandoline dans le groupe de jazz Les Primitifs du futur.


JAZZ. La Seyne, Napoléon, Marmande…

Y a bien des fois j’aime pas les journaleux. Mais les journalistes, la belle affaire. Tenez, ceux qui forgent leurs papiers à chaud sur une tribune de stade, et hop, dans le canard du matin ! C’est beau. Pareil pour un concert. De jazz pendant qu’on y est. La Seyne, Napoléon, Francis Marmande… J’explique.

john-tchicai

John Tchicai jouait et chantait le 26 juillet au XXIIe festival de La Seyne-sur-Mer. Ph. gp

Alain Soler, André Jaume, Bernard Santacruz, John Tchicai et Marc Mazzillo – Photo gp

Hier soir, La Seyne-sur-Mer, dans le Var. 22e festival dit du Fort Napoléon. Car ça se passe là, entre quatre murs de forteresse, en haut d’une pinède qui domine la baie de Toulon. Un lieu comme une arène, mais carrée… Avec des gradins et du sable au fond d’où émerge une scène. Donc pas de toros ni de matadors. Pas de sang, du son. Il y a là, ce soir une sacrée brochette. Pas l’armada des grandes fiestas avec leurs vedettes, mais la fine fleur. Tenez, André Jaume, saxos et flûte. S’il n’était si modeste ce grand logerait au Panthéon.

De même John Tchicai. Hein, quoi, qui ? Une histoire du jazz à lui tout seul, tissée au long de ses 71 balais, né à Copenhague d’une mère danoise et d’un père congolais, déniché par Archie Shepp – je fais vite, les branchés iront au dico du jazz, page 1157. Toujours est-il que le voilà dans la New Thing à New York et on va le trouver aux côtés de Roswell Rudd, Carla Bley, puis Albert Ayler – il enregistre avec lui et Don Cherry, Gary Peacock, Sonny Murray une musique de film, « New York Eye & Ear Control », 1964. Avec John Coltrane, ce sera l’album « Ascension », 1965. Une trajectoire qui passe par la France, près de Perpignan où il vit aujourd’hui.

Retour à hier soir [26/07/07] en sax ténor, puissant et fin au possible, jouant de ses compos, ou celles de Bernard Santacruz, superbe contrebassiste, rejoint pour ce quintet d’un soir (ou plus car affinités très affirmées !) par Alain Soler – quel guitariste ! – et Marc Mazillo à la batterie. Lequel nous a offert, avec John Tchicai à la voix, un mémorable duo de peaux et de scat.

Je m’arrête là sur le concert proprement dit. Car je voulais en fait évoquer un autre artiste, qui lui joue du stylo – enfin du mac à 88 touches, on appelle ça aussi un clavier. Ça fait quelques années qu’on se croise, juste le temps de se saluer, de se dire, oui pas le temps, à la prochaine. Hier pareil. Il s’était réfugié sous un néon dans un coin du fort, comme un greffier de Napoléon. À une heure du mat’, l’affaire n’était pas bouclée. Car il ramait sur son instrument indocile. Jouer du cerveau, déjà c’est pas donné, mais la mise en musique !

Or, notre homme est un musicien. Du verbe, on le sait, et de la contrebasse. Paraît qu’il en touche un bon brin. Il joue aussi du planeur, que nous avons donc en commun, en plus du jazz et moins la corrida – nul n’est parfait. Ses chroniques, hors les olé !, j’en suis fan. Et même jaloux. Il est trop. «Mais non, mais non !» fait-il pour contrer le compliment en baissant un regard ado. Mais si mais si : trop cultivé, trop talentueux, trop bon journaliste. C’est pas dur, si j’avais encore un vœu de métier à formuler, ce serait ça : « Je voudrais faire Marmande». Mais il est là. Et bien là.

PS. Alors, ce papier, ça vient ? (Voir Le Monde daté 28/07/07).

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Jazz au Fort Napoléon. La Seyne-sur-Mer. Miroslav Vitous Trio – en remplacement de Joshua Redman trio (le 27 juillet), Larry Willis (le 28), carte blanche à Médéric Collignon (le 29), Jean-Pierre Llabador (le 30), Christophe Marguet Résistance poétique Quartet (le 30). Tél. : 0494-0696-60.

www.jazzfortnapoleon.com


Sarkozy sur France Inter. Comme un pet sur une toile cirée

Ce matin, invité de France inter, le candidat UMP. Très défensif-offensif selon son naturel galopant. En auto-surveillance, se redoutant lui-même, depuis le temps qu’ « on » lui dit – « on », ses managers de boxe qui, entre chaque round, viennent lui passer l’éponge dans le dos : « Gaffe à ta gauche, Nicolas ! Pense à ton crochet droit ! ». Et le poids-coq, un peu welter, repart au coup de gong, fait écran à l’arbitre pour tenter un coup bas, sous la ceinture.

sarko_de_m.1178145049.jpgIl était donc sur ses gardes, dans ce repaire post(e)-68tard, cette radio écoutée surtout par des Sarko-sceptiques, pour le moins [sondage Télérama] – mais les trois ou quatre auditeurs- questionneurs seraient cette fois triés en conséquence. Il avait donc tort de s’inquiéter pour si peu. Guy Carlier aura préféré tourner les talons. Suffisait alors de la jouer badine – on badine bien avec les médias, et Demorand donnait aimablement dans le taquin : « Vraiment, liquider 68 ? » Beuh, le picador n’aura guère fatigué le taureau, et Hélène Jouan n’agitera pas la muleta, tout juste un p’tit coup de chiffon timide. Et lui de barbouiller à tout-va : « François Hollande a dit qu’il n’aimait pas les riches ». Rien ne se passe autour des micros. Pas le moindre contrepoint. Pourquoi se géner ? D’un uppercut, il descend 68 : ce temps où « Voltaire, ça valait Harry Potter ». Et pas un mot pour relever ce déni intellectuel – ou au moins pour rappeler, même en badinant, que le Potter en question, euh, en 68

C’est vrai qu’il terrorise. Demorand, tout assuré qu’il paraisse – de l’assurance sans risque des jasettes de salon radiophonique –, ne résiste en rien aux assauts de la bête, feutrés de ses « je vous le dis très gentiment » (à deux reprises), mais n’y revenez pas trop ! La menace a du mal à se voiler : « Vous êtes formidable ! Avec vous, j’ai l’impression de faire un débat avec un homme politique… Merci, comme ça je m’entraîne pour ce soir ! »… Ou encore : « On peut avoir ses convictions et être précis ! » Ces piques sont terriblement acérées. Elle délimitent la fonction journalistique : des questions, certes, mais pas d’objection, pas de résistance, juste passer les plats. 40.000 personnes hier à Charléty : « – Vous y étiez ?! Bon, disons que vous y étiez pas !… » Sous-entendu : alors on la ferme ! Et lui alors, il y était?

Un auditeur prend le relais pour dénoncer la « colonisation » de France inter par les idées de 68… Oh, comme vous y allez !, proteste en substance Demorand, voyez Sylvestre et Marris, on équilibre… Comme si la fonction journalistique ne devait, par essence, relever de la nécessaire et démocratique fonction de contre-pouvoir. Un ministère de l’information ? – « Une plaisanterie ! » En effet, pour quoi faire ? Comme si le système des réseaux d’amitié et de connivence n’était pas autrement efficaces. Mais l’objection est d’avance désamorcée : « On me dit que les médias sont à ma solde… Mon dieu ! » Voyez Libération, le Nouvel Obs, Marianne… qui appartiennent à des riches et cependant partisans de « Madame Royal »… « Dois-je en conclure que Madame Royal est liée aux puissances de l’argent ? » Silence radio. Sarkozy embraie de plus belle : Lagardère n’était pas à Bercy, Bouygues non plus. Alors, si c’est pas la preuve !

Et là, les micros sont scotchés, médusés.

Bon, OK, on ne peut pas tout ressortir, ni forcément être assez réactif face à tant d’aplomb… Mais enfin, il y avait quand même matière à rétorquer ! Sinon, bordel de chiotte, à quoi je sers à ce micro qui, rappelons-le, est tout de même et avant tout un outil au service du droit du public à l’information ! Alors, je résume, en vrac :

Sarkozy a un fils dont Martin Bouygues – actionnaire principal de TF1 –  est le parrain ; lequel a assisté au congrès de l’UMP qui a sacré le même Sarkozy ; Bernard Arnault – PDG de LVMH qui possède La Tribune – est ami de Sarkozy, qui a assisté au mariage de la fille d’Arnault, comme il avait assisté au mariage de Claire Chazal (TF1) ; Vincent Bolloré – entre autres PDG d’Havas – ami de Sarkozy, présent à la remise de sa légion d’honneur ; Arnaud Lagardère –  Hachette (entre autres: Europe 1, le Journal du Dimanche, Paris-Match, des titres régionaux), EADS… – grand ami de Sarkozy, présent, cette fois, à son meeting pour le «oui» à la constitution Européenne en mai dernier. N’oublions pas non plus dans la même brochette amicale : Édouard de Rothschild  l’actionnaire de référence de Libération (« journal de merde»), Alain Minc président du conseil de surveillance du Monde.

Donc, à France Inter ce matin-là, on a glissé là-dessus comme pet sur toile cirée.

Pourtant l’invité n’était pas pleinement content (peut-il jamais l’être avant d’atteindre « la plus haute marche ? ») Pas content, car il n’aime pas les journalistes et les redoute. D’où ces assauts d’attention mêlés de menace. La main dans le dos et la dague pas loin : « Monsieur Demorand », qu’il lui lance à la dernière minute, « vous filez un mauvais coton… » Pourquoi dit-il ça, à celui qui n’a tout de même pas démérité et proteste de sa bonne foi : « Ça veut dire quoi ça, exactement, Nicolas Sarkozy ? » Réponse : « Ça veut dire qu’à 9 heures on a le droit… » Demorand : « …de plaisanter ». Sarkozy : « …oui, de plaisanter ». Ouf, on a eu peur ! On souffle en vannant gaiement avec des slogans de 68. Le débat, c’est pas la guerre, hein ! Il était moins une.

© dessin andré faber



  • © Ch.- M. Schulz

    « Il faudrait comprendre que les choses sont sans espoir et être pourtant décidé à les changer. » F. Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique, 1925
    ––––
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      Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

      Philippe Casal, 2004 - Centre national des arts plastiques - Mucem, Marseille

    • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

      La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste.
      (Claude Lévi-Strauss)

    • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

      Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexualité / politique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
    • «Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl»

      Comme un nuage, album photos et texte marquant le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986). La souscription étant close (vifs remerciements à tous les contributeurs !) l'ouvrage est désormais en vente au prix de 15 euros, franco de port. Vous pouvez le commander à partir du bouton "Acheter" ci-dessous (bien préciser votre adresse postale !)

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      Il s'agit d'un album-photo de qualité, à tirage soigné et limité, 40 p. format A4 "à l'italienne". Les photos, prises en Provence et notamment à Marseille, expriment une vision artistique sur le thème d’« après le nuage ». Cette création rejoignait l’appel à l’organisation de "1.000 événements culturels sur le thème du nucléaire", entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fukushima) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tchernobyl).
    • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

      L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances. (Ber­trand Russel)

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      Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

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