On n'est pas des moutons

Scandale. La chambre de Van Gogh relouée à un étudiant (branché) !

 

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Van Gogh, Cézanne, Seu­rat, Manet

Velas­quez, Ver­meer, Picasso, Cha­gall, Munch

etc

enfin revi­si­tés par la  tech­no­lo­gie triomphante !

La démarche n’est pas que drôle et provocante

c’est

aussi

l’occasion de porter

un regard critique

sur notre modernité.

Cli­quer ici

et là éga­le­ment

pour la vision techno-bétonnée

de notre monde « aux affaires »

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Tout va bien

Certes,

La pau­vreté s’étend dans l’Hexagone Elle concerne de plus en plus de couples avec enfants, sou­ligne le Secours catho­lique dans son rap­port annuel publié jeudi, qui constate aussi que les plus fra­giles ont de moins en moins accès à l’emploi.

ça pour­rait

Dépôt de bilan Le fabri­cant d’électroménager Fagor­Brandt, 1 800 sala­riés, filiale fran­çaise du groupe espa­gnol Fagor au bord du dépôt de bilan, s’est déclaré hier en ces­sa­tion de paie­ment et demande sa mise en redres­se­ment judi­ciaire, une mesure de protection.

aller mieux

Alerte aux gaz ! Les trois prin­ci­paux gaz à effet de serre à l’origine du réchauf­fe­ment cli­ma­tique ont fran­chi de nou­veaux records de concen­tra­tion en 2012 dans le monde, a annoncé hier l’OMM. Michel Jar­raud, son secré­taire géné­ral, sou­ligne que si le monde conti­nue sur cette voie « la tem­pé­ra­ture moyenne du globe à la fin du siècle pour­rait dépas­ser de 4,6 degrés ce qu’elle était avant l’ère industrielle ».

vrai­ment mieux

L’OM sorti Mar­seille s’est fait éli­mi­ner de la Ligue des cham­pions hier en encais­sant une qua­trième défaite à Naples (3-2).

heu­reu­se­ment

Rakh­mon réélu avec 83,6 % des voix pour un qua­trième man­dat de sept ans à la pré­si­dence du Tadjikistan.

[Pré­lè­ve­ments de la page « Check-list » du Monde.fr  de ce 7/11/2013. Et c’est pareil chaque jour…]

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Marseille « Kultur » - 2. Et je ressors mon revolver !

Amandine s'est surpassée. A rendre Pascale jalouse (voir le papier d'avant) [© fp]

Aman­dine s’est sur­pas­sée. A rendre Pas­cale jalouse (voir le papier d’avant) [© fp]

…Parce qu’il y a « ça » aussi, sur les rayons de la culture triom­phante  (on écrit alors plu­tôt Kul­tur) :  Ce chef d’œuvre trône du côté des plages mar­seillaises, his­toire de célé­brer l’année Capi­tale. Pas mal non plus, et dans la même veine concep­tuelle; avec tou­te­fois un peu plus d’audace; on a dû ici faire appel à la sou­dure et à des maté­riaux plus riche que le bois de cageot si carac­té­ris­tique de l’oeuvre pré­cé­dem­ment ana­ly­sée par notre chro­ni­queur artis­tique. Mais la fai­blesse de l’admirable chose vient indé­nia­ble­ment de son inti­tulé, pla­te­ment descriptif.

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Alors là, Aman­dine, je regrette d’avoir à vous le dire aussi crû­ment : Vous vous êtes pas fait chier !

Et  puis, nous avons aussi trouvé ce monu­ment d’avant-garde, nou­vel­le­ment repensé et redé­coré. Ça peut se visi­ter (gra­tui­te­ment) sur le pla­teau de Puy­ri­card, non loin d’Aix-en-Provence, ville d’eau et d’art comme on sait.

Les pendouilleries ornent joliment ce château du XXe, lui ajoutant une touche de modernité technologique. Un joyau d'architecture et d'urbanisme.

Les pen­douille­ries ornent joli­ment ce châ­teau du XXe, lui ajou­tant une touche de moder­nité tech­no­lo­gique. Un joyau d’architecture et d’urbanisme.

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Marseille (et au-delà) – Quand j’entends le mot culture…

« Quand j’entends le mot “culture”, je sors mon revol­ver ». Je me conten­te­rai de sor­tir ce billet et des photos.

Une sorte de caisse, dure à encaisser. [Ph. gp]

Une sorte de caisse, dure à encais­ser. [Ph. gp]

Les fau­teurs de « Marseille-Provence 2013 - Capi­tale de la Culture » ont eu à pro­mou­voir toutes sortes de « pro­duits cultu­rels » afin de rem­plir les cad­dies de la grande dis­tri­bu­tion artistico-cultureuse. Tout un fatras a donc dû être fourni, sou­vent dans l’urgence, par­fois pour le pire, mais aussi pour le  meilleur – ne soyons ni par trop néga­tifs, ni trop généralisants.

En tout cas, au vu des pho­tos, on touche quand même ici le fond du fond pour ce qui est du fou­tage de gueule et de déna­tu­ra­tion en matière de « culture ».

Soit deux caisses en bois ; l’une, cubique, peinte en gris, ser­vira de socle à l’autre, paral­lé­lé­pi­pé­dique, mon­tée sur palette de chan­tier, en bois brut, tien­dra lieu d’œuvre d’art. Pour ainsi créer cette illu­sion gros­sière, un tour de magie lit­té­rale suf­fira, soit la concep­tion d’un écri­teau sur lequel on écrira…

… Quoi, au fait ?

Là, l’Auteure, se creuse le chou ; convoque, si ça se trouve, un remue-méninges d’instruits-cons, un col­loque, un sémi­naire. Bref, on abou­tit à cette chiure :

Tromperie sur la marchandise, usage de faux, marchandise avariée…

Trom­pe­rie sur la mar­chan­dise, usage de faux, mar­chan­dise ava­riée… On monte des pro­cès pour moins. Ici, elle est estam­pillée et cau­tion­née officiellement !

Oh, c’est qu’il doit y avoir là-dessous, du jus de concept à haute valeur ajou­tée. Oui, certes, envoyez la mon­naie ! Car on aime­rait connaître le mon­tant de la fac­ture, afin d’évaluer l’œuvre à la hau­teur de son escro­que­rie intel­lec­tuelle, morale, et pénale.

 Cette « chose » est une honte. Tel­le­ment hon­teuse qu’elle a même laissé indif­fé­rentes les habi­tuelles bri­gades de tagueurs – juste une timide ten­ta­tive, tout de même gommée.

Tan­dis que der­rière, un cer­tain Pierre Puget, mis en abyme (la sculp­ture du sculp­teur en train de sculp­ter ; l’oeuvre est de Henri-Édouard Lom­bard), jette un regard qui ne semble pas de marbre. Cet « enfant de Mar­seille », dixit la plaque, ce sculp­teur, archi­tecte et peintre (1620-1694), « a porté au loin les marques de son génie et le nom de sa ville ». On lui doit, entre autres, l’architecture de La Vieille Cha­rité.

Tan­dis que cette boîte, pré­ten­tieuse et ridi­cule, vient faire injure à l’artiste, plus géné­ra­le­ment à l’art et tout bon­ne­ment au citoyen qui aura été tenu, sans son avis, de payer cet affront.

N’est-ce pas de la sorte qu’on contri­bue à dés­in­té­grer une société ? À jeter ses membres ainsi mépri­sés dans les bras des popu­listes si prompts à dénon­cer ces « élites » qui se paient la gueule du populo.

Un rap­pel (dou­lou­reux) : la fameuse phrase « Quand j’entends le mot “culture”, je sors mon revol­ver » a été faus­se­ment attri­buée à Her­mann Göring, ou à Joseph Goeb­bels (en alle­mand : « Wenn ich “Kul­tur” höre... ent­si­chere ich mei­nen Brow­ning » lit­té­ra­le­ment : « Quand j’entends le mot “culture”, j’ôte le cran de sûreté de mon Brow­ning ».) En réa­lité, bien qu’elle ait été effec­ti­ve­ment reprise par B. von Schi­rach (chef des jeu­nesses hit­lé­riennes), comme par d’autres nationaux-socialistes, c’est un écri­vain alle­mand, Hanns Johst (1890-1978), lui-même national-socialiste, qui est l’auteur de cette for­mule qu’il a pla­cée comme réplique d’un per­son­nage de l’une de ses pièces de théâtre, à la gloire de Hit­ler, inti­tu­lée « Schla­ge­ter » (1933). » (Wiki­pé­dia)

Si la cita­tion n’a pas l’auteur qu’on lui attri­bue, elle émane bien de sa famille criminelle.

 Pre­nons garde à ne pas entre­te­nir ce tra­fic d’armes.

 

»> Sur le thème, un blog recom­man­dable «  Culture & Revolver »

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Pourquoi Nietzsche aujourd’hui ?

nietzsche

Mous­taches et dia­mants selon le « doo­dle » de Google

L’énigme du jour : ce gra­phisme génial, s’agissant d’un génie. Non pas tant le sys­tème Google, mais celui qu’il entend célé­brer, aujourd’hui 169e anni­ver­saire de sa nais­sance. Pour­quoi 169 ? Ben, pardi, parce que le des­sin était prêt, s’imposant dans une sorte d’urgence. On peut le voir ainsi. Et qu’importe, au fond, le rituel des nombres « ronds » s’agissant d’un génie pro­téi­forme et, en par­tie pour cela, géné­ra­le­ment incom­pris, donc récu­péré, malaxé, mal­traité, pillé, gas­pillé et houspillé.

nietzscheNietzsche – il s’agit bien de lui – a ainsi été « rapté » par les fas­cistes ita­liens et par les nazis qui firent leur, en les détour­nant de leur sens pro­fond, les notions de « sur­homme », de « volonté de la puis­sance » et d” « éter­nel retour »,

C’est donc l’occasion, à par­tir de cette célé­bra­tion goo­glienne – bien entendu, c’est le cas de le dire, sur­veillée par la NSA yan­kee – d’aller à l’encontre des cli­chés enfer­mant Nietzsche, sa phi­lo­so­phie, sa vie. À pro­pos de celle-ci, rap­pe­lons cet épi­sode déclen­cheur de sa folie et de ses dix der­nières années : la scène se passe dans une rue de Turin en jan­vier 1889 ; un cocher bru­ta­lise son che­val qui refuse d’avancer. Nietzsche, saisi de san­glots et de com­pas­sion, enlace l’animal. Recon­duit à son domi­cile, il demeure pros­tré durant deux jours, avant de som­brer dans la démence.

Cette scène est le point de départ du Che­val de Turin, film du Hon­grois Béla Tarr, Ours d’argent (Grand Prix du Jury) au Fes­ti­val de Ber­lin 2011. Un film des plus étranges qui soient, récem­ment passé à la télé, sorte d’allégorie poi­gnante tout autant que déses­pé­rante sur la vie, la mort, l’absurdité… [Extrait vidéo ci-dessous. Lire à l’occasion ce très inté­res­sant article sur le cinéma et l’art en géné­ral : Le Che­val de Turin : pour­quoi ça vaut le coup de se faire chier au cinéma ?].

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Photo de Nietzsche dédi­ca­cée à René Char, expo­si­tion Albert Camus, Lour­ma­rin, sept. 2013. Au dos de la photo, Camus a écrit, au-dessus d’un petit soleil : « À René Char, le sou­ve­nir de ce qui nous unit. Mai 1957 ». [Ph. gp]

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L’hiver sera rude, le printemps (électoral) radieux

1venelles 12:10:13

Le cli­mat est morose, mais l’avenir radieux. Ne pas confondre cli­ma­to­lo­gie et météo­ro­lo­gie, diantre ! Ainsi, ce samedi matin, sur le mar­ché de Venelles, en Pro­vence, c’est bien un météo­ro­logue qui a étalé son sys­tème pré­vi­sion­nel du temps à venir. Vision cour­ter­miste et néan­moins for­melle : l’hiver sera rude. C’est tout en enchaî­ne­ment de faits qui a per­mis d’anticiper cette proche réa­lité météo : là-haut, dans les Alpes, les mou­tons ont épaissi leur toi­son avant de redes­cendre vers la val­lée et les étables. Là, comme il se doit, ils ont été ton­dus comme cer­tains contri­buables. Et hop ! voici les chaus­sons abon­dam­ment four­rés pour les petits petons fri­leux qui, déjà, sentent mon­ter les fri­mas. Le monde est par­fois bien fait.

Mais il n’est pas par­fait, ce monde. Et d’autres pré­vi­sion­nistes pré­tendent y remé­dier. Ainsi, un peu plus loin, même mar­ché, autre mar­chands. Eux pro­mettent le rêve élec­to­ral, le bon­heur sur terre com­mu­nale. D’ailleurs le fond de l’enseigne est aussi bleu que le ciel. Le bon peuple s’est appro­ché, mais pas trop. Sur l’estrade, le trio à l’étroit entonne un coup de Mar­seillaise : ça chante faux, on mal­mène les paroles mais l’intention y est, et depuis sa fenêtre la Répu­blique à l’épaule nue fixe l’instant pour l’éternité. [Voir ici com­plé­ments et vidéo sur cet his­to­rique évé­ne­ment].

Ainsi en est-il depuis des siècles. Cinq siècles, par exemple, qu’un cer­tain Fran­çois Rabe­lais et son Pan­ta­gruel avaient « prognostiqué » :

Cette année les aveugles ne ver­ront que bien peu, les sourdz oyront assez mal, les muetz ne par­le­ront guieres, les riches se por­te­ront un peu mieulx que les pauvres et les sains mieulx que les malades (1532).

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Vingt sèches à l’heure…

Dans la série « c’était mieux avant », et alors que les ciga­rettes élec­tro­niques font de plus en plus d’adeptes, ina.fr a déni­ché les images d’un concours du meilleur fumeur orga­nisé outre-Rhin en 1950. Objec­tif : fumer 20 ciga­rettes en une heure ! Un plan can­cer de com­pé­ti­tion.

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L’envolée chromatique. Vous prendrez bien cinq minutes de magie ?

Huit décembre 2010, place Bel­le­cour à Lyon. On éteint les lumières, place aux illu­mi­na­tions. Surgi d’on ne sait où, un drôle de type, allure de diable roux, pou­mons entre les mains. C’est Arnaud Méthi­vier. Décro­chez donc, au moins pour ces cinq minutes magiques !

On peut lire aussi : Arnotto ou la greffe cœurs-poumons

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Au Répu, ça pue !

Un hono­rable et ami­cal cor­res­pon­dant de Lor­raine (merci Domi­nique) m’envoie cette photo (trouble, à cause de l’odeur) de son quo­ti­dien local dénommé Répu­bli­cain lor­rain, alias Le Répu.

Le Républicain lorrain, 24/9/13

Le Répu­bli­cain lor­rain, 24/9/13

On a beau être, com­ment dire ? tolé­rant, souple, com­pré­hen­sif, bien­veillant, etc. il y a quand même des coups de pied au cul qui se perdent. Quand la crasse men­tale rejoint la jour­na­lis­tique, le Gui­ness des records n’y suf­fi­rait plus. C’est pour­tant « dans le jour­nal », celui daté du 24/9/13. Pourvu qu’il y ait encore plus d’invendus que d’habitude !

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11 septembre 1973. Rideau noir sur le Chili et sa démocratie

Onze sep­tembre 1973. Rideau noir sur le Chili et sa démo­cra­tie. Mort d’Allende. Quelques mil­liers d’autres vont suivre – cer­tai­ne­ment bien plus que les deux milles annon­cés. Com­bien de mar­ty­ri­sés, de « dis­pa­rus », de bles­sés ? Com­bien d’exilés ? Com­bien de drames ? Qua­rante ans déjà. J’ai res­sorti mes dia­pos pour revivre et par­ta­ger ces dou­lou­reux évé­ne­ments. Voici ma sélec­tion. Images prises juste avant le « golpe » de Pinochet.

L’atmosphère à San­tiago où j’avais été envoyé par Tri­bune socia­liste, l’hebdo du PSU, déjà dégra­dée depuis plu­sieurs mois (une ten­ta­tive de putsch avait eu lieu en juin), se ten­dait ter­ri­ble­ment en ce début sep­tembre. De plus en plus visibles, sol­dats et poli­ciers occu­paient la rue, se fai­saient plus arro­gants. De même que les milices d’extrême droite, ouver­te­ment mena­çantes. Des mani­fes­ta­tions spo­ra­diques écla­taient ça et là, sur­tout dans le centre, répri­mées à coups de gre­nades lacry­mo­gènes et de canons à eau. Par­fois aussi par balles, on ne savait trop faire la dif­fé­rence. Mais il y avait des corps éten­dus, des ambu­lances, des pompiers.

La der­nière grande mani­fes­ta­tion de l’Unité popu­laire avait mon­tré des airs de cor­tège funèbre. Le cœur n’y était plus, et le fameux slo­gan « El pue­blo – unido – jamas sera ven­cido » avait baissé d’ardeur. Des rumeurs entre­te­naient l’illusion autour de l’existence de stocks d’armes « secrets » qui allaient per­mettre de résis­ter aux fas­cistes. Les­quels étaient à la besogne, à saper la fra­gile éco­no­mie (les camion­neurs en grève blo­quaient les trans­ports), appuyés en sous-main par la vin­dicte yan­kee. Nixon, Kis­sin­ger, la CIA et leur cor­res­pon­dant sur place, la mul­ti­na­tio­nale des télé­com­mu­ni­ca­tions ITT s’acharnaient à rui­ner l” « expé­rience chi­lienne », cet insup­por­table régime socia­liste issu d’élections démocratiques.

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Cas­tro et Pinochet…

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Éton­nant attelage…

Sal­va­dor Allende voyait ses marges de manœuvre se res­treindre de jour en jour. Les géné­raux des dif­fé­rentes armes se pré­sen­taient de plus en plus sou­vent pour des audiences au palais pré­si­den­tiel et des exi­gences crois­santes. Le 23 août 1973, le géné­ral Prats démis­sionne. Com­man­dant en chef de l’armée chi­lienne, c’est un proche d’Allende, qui le rem­place par un autre « proche », Augusto Pino­chet. Celui-ci, en effet, a plu­tôt une répu­ta­tion de pro­gres­siste ; il sera même chargé de la pro­tec­tion de Fidel Cas­tro en visite d’État au Chili ! (des pho­tos les montrent tous deux côte à côte…) Il a la confiance d’Allende. Le « golpe », le putsch, Pino­chet ne s’y ral­lie que tar­di­ve­ment, presqu’à corps défen­dant, sous la pres­sion de son véri­table pro­mo­teur, le géné­ral d’aviation Gus­tavo Leigh Guzmán. Anti-marxiste de choc, c’est lui qui ordonna de bom­bar­der le palais de la Moneda. Mais Pino­chet devait se rat­tra­per bien vite et dépas­ser son men­tor pen­dant dix-sept ans de dictature…

Vou­lant en appe­ler direc­te­ment au peuple face à la sédi­tion mon­tante des mili­taires, Allende avait orga­nisé un réfé­ren­dum pour le 12 sep­tembre, un mer­credi. Mais il y eut le mardi. On connaît la suite.

 

PS. Les cir­cons­tances de la mort d’Allende res­tent troubles, en dépit de la ver­sion offi­cielle, celle du sui­cide. Il n’y a en effet pas eu de témoins directs décla­rés, Allende s’étant alors retiré dans un salon du palais pré­si­den­tiel. Il n’y était cepen­dant peut-être pas seul : on pense à ses gardes du corps cubains, « four­nis » par Fidel Cas­tro. L’hypothèse de l’assassinat d’Allende par un de ses gardes n’est nul­le­ment far­fe­lue. Je l’ai expo­sée en 2009 sur ce blog dans l’article : Mort de Hor­ten­sia Bussi, la veuve d’Allende. Du Chili à Cuba, de Pino­chet à Cas­tro, de troubles jeux mortels

 

Voici donc une série de pho­tos qu’on peut, qua­rante ans après, qua­li­fier d’historiques. Cli­quer sur l’image pour l’agrandir.  © Gérard Ponthieu

 

 

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Document. Dumayet et Desgraupes, Pierre-s angulaires du scoop rimbaldien

Ce 25 novembre 1954, sur­gis­sant de la brume arden­naise, chaus­sés de leurs bottes de caou­tchouc, affron­tant bra­ve­ment la gadoue, Pierre Dumayet et Pierre Des­graupes ont fleuré miam-miam le scoop d’enfer.

Clope au bec, gabar­dine de flic, les Roux-Combaluzier du jour­na­lisme let­tré, allure madrée et fière d’épagneul picard en approche du gibier, sont venus (exprès de Paris, avec toute une équipe tech­nique) inter­vie­wer Mon­sieur Fri­co­tot, contem­po­rain d’Arthur Rim­baud.  Le pay­san, en cas­quette, un peu endi­man­ché dirait-on, a été posé au pied de sa char­rue, bâton à la main. Par la gauche, Madame Fri­co­tot vient se ran­ger dans le champ, façon Ange­lus de Millet. « Bon­jour Madame ». Mais c’est à Mon­sieur qu’on cause. Ça tourne. On branche le micro. Les ques­tions fusent (ils s’y mettent à deux). Quant aux réponses, elles valent leurs 2 min 42 s de jour­na­lisme à haute inten­sité documentaire…

« Bon, ben, j’crois qu’on vous a demandé à peu près tout… Au revoir Mon­sieur, R’voir madame… »

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Archive de l’Ina.

MOTS CLÉS de l’Ina : jour­na­liste pay­san Rim­baud Arthur vie rurale champ boue botte Témoignage

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Michel Onfray, l’autre pensée 68 et les situationnistes

France Culture a dif­fusé ven­dredi (30/8/13) la der­nière de la ving­taine d’émissions de Michel Onfray consa­crées à « L’autre pen­sée 68 ». Ce volée a sur­tout porté sur le phi­lo­sophe Henri Lefebvre, puis sur les situa­tion­nistes qui en sont en grande par­tie les héri­tiers. Les­quels « situs » n’ayant jamais compté guère plus qu’une ving­taine de membres estam­pillés, dont l’histoire n’en retien­dra que deux, Guy Debord et Raoul Vaneigem.

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Guy Debord

 

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Raoul Vanei­gem

Deux seule­ment, mais leur influence fut grande : autour de 68, plu­tôt avant que pen­dant ; et sur­tout après et jusqu’à nos jours où leurs ana­lyses ont fini par dif­fu­ser bien au delà de leurs sphères ini­tiales, non sans subir leurs lots de « retrai­te­ment », trans­for­ma­tions, trans­mu­ta­tions, récupérations.

Mais « il en reste quelque chose » assu­ré­ment, et c’est pré­ci­sé­ment ce que Michel Onfray s’est pro­posé de faire res­sor­tir devant ses fidèles et concen­trés audi­teurs de l’Université popu­laire de Caen (Argen­tan en fait) avec ses cours désor­mais fameux, d’autant plus que France Culture les dif­fuse chaque été depuis plu­sieurs années. Si vous avez raté cette série, elle reste télé­char­geable par le biais du « pod­cast » – mais atten­tion ! pen­dant quinze jours seule­ment après leur dif­fu­sion. (Début le 29 juillet ici : http://www.franceculture.fr/emission-contre-histoire-de-la-philosophie-saison-11-l-esprit-de-mai-2013-07-29)

Debord – Vanei­gem, deux volets autour d’un même pivot, qui n’est même pas le situa­tion­nisme. Car en tant que « sys­tème », voire d’idéologie, le situa­tion­nisme n’existe pas ; il n’y a en effet que « des » situa­tion­nistes, pen­seurs cri­tiques d’un monde tra­vaillant à sa perte. En l’occurrence, deux êtres que « tout » oppose, qui se ren­contrent pour­tant dans une conjonc­tion intel­lec­tuelle et évé­ne­men­tielle, dans une époque de fin de règne et une révo­lu­tion bien­tôt matée dans une néo-normalité qui va deve­nir le libé­ra­lisme, réel héri­tier de Mai-68.

L’un, Debord, tra­vaille sur­tout à sa légende et, pour cela, s’emploie à recy­cler de grands ancêtres : Lau­tréa­mont, Rim­baud, Isi­dore Isou, les dadaïstes, let­tristes et sur­réa­listes, plus tard, le groupe Socia­lisme ou Bar­ba­rie. Il tra­vaille aussi à ce qu’on tra­vaille pour lui – sa femme, qui pige pour un jour­nal hip­pique, son riche  beau-père ; puis l’éditeur Gérard Lei­bo­vici (Champ libre), bonne for­tune également…

Debord est prin­ci­pa­le­ment l’homme d’un livre, La Société du spec­tacle, dont la thèse a le plus sou­vent été réduite à la cri­tique du monde de la repré­sen­ta­tion et du paraître à tra­vers les médias en tous genres. La por­tée de la réflexion de Debord va bien au delà, par­tant de l’analyse de Marx sur la mar­chan­dise et son féti­chisme. Selon la pra­tique favo­rite des situs, celle du détour­ne­ment (d’ailleurs inven­tée par Isi­dore Ducasse, Lau­tréa­mont), Debord avance que  le spec­tacle est devenu le nou­veau visage du capi­tal ; il étend ensuite la notion de spec­tacle à celle de la sépa­ra­tion, axio­ma­tique chez les situs. Elle atteint l’individu aliéné qui a séparé son être de l’action – quand il agit encore – deve­nant ainsi le propre spec­ta­teur de son renon­ce­ment au sta­tut d’homme libre.

C’est vite dit, s’agissant d’un livre riche, à la lec­ture cepen­dant dérou­tante, dans une langue qui frise le sabir et se répan­dra de même dans les douze numé­ros de la revue L’Internationale situa­tion­niste.

Debord s’est aussi beau­coup voué au cinéma, ou plu­tôt à son détour­ne­ment par sub­sti­tu­tion des dia­logues ou  par des incrustations.

Son alcoo­lisme chro­nique et la mala­die l’amènent à se sui­ci­der en 1994, à 62 ans.

Il est le fon­da­teur en 1957 de l’Internationale situa­tion­niste (IS), que Raoul Vanei­gem rejoin­dra de 1961 à 1970.

Vanei­gem (né en 1934)), c’est l’autre situ et, jusqu’à un cer­tain point théo­rique, l’alter ego de Debord. Il sera par­tie pre­nante de la cri­tique de la mar­chan­dise et de la révo­lu­tion radi­cale devant en décou­ler. Jusqu’à un cer­tain point seule­ment, tant les ori­gines, les carac­tères et les che­mi­ne­ments des deux hommes ne pou­vaient mener qu’à leurs diver­gences. Ainsi, les posi­tions réso­lu­ment hédo­nistes de Raoul Vanei­gem, expo­sées dès 1967 dans Le Traité de savoir-vire à l’usage des jeunes géné­ra­tions, ne pou­vaient – au-delà d’un goût com­mun pour la bou­tanche – qu’éloigner les deux hommes. L’un optait pour le vivant, l’autre pour un radi­ca­lisme aussi révo­lu­tion­naire que théo­rique – le bio­phile opposé au tha­na­to­phile, ainsi que les qua­li­fie Onfray, en réfé­rence notam­ment à Wil­helm Reich. La cas­sure était pro­gram­mée, tout comme déjà elle avait scindé en deux la Révo­lu­tion fran­çaise, au pro­fit de la Ter­reur et des robes­pier­ristes – cli­vage qui tra­verse tou­jours les champs poli­tiques d’aujourd’hui.

C’est pour­quoi ces feuille­tons d’Onfray sur « L’autre pen­sée 68 », tout comme le mou­ve­ment de 68 lui-même, irriguent puis­sam­ment nos actuels et éter­nels débats, débats qui, n’empêche, consti­tuent le sel des pro­ces­sus démo­cra­tiques. En France encore, mais aussi bien au-delà dans ce monde atteint par la peste libé­ra­liste ou sa variante inté­griste des reli­gions. Dans quel sens se dirige le « pro­grès » ? – selon l’analyse qu’on en fait, le contenu qu’on lui donne, selon qu’il s’érige à son tour, ou non, en nou­velle religion.

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Adresse aux jeunes peut-être futurs journalistes et autres rêveurs romanesques

Jeunes peut-être futurs jour­na­listes, pos­tu­lants ou appren­tis des si nom­breux lieux de for­ma­tion, rêveurs roma­nesques qui s’identifient à la pim­pante grande repor­ter et redres­seuse de torts des films hol­ly­woo­diens et des séries télé, …

… il est encore temps de bien ques­tion­ner votre voca­tion et pour cela, …

…plus encore, de vous impré­gner de la réa­lité d’aujourd’hui du métier d’informer.

Ce n’est pas l’ancien de la pro­fes­sion qui lance sa pro­phé­tie de vieux schnok,

c’est que les condi­tions d’exercice dudit métier ont tel­le­ment changé, à l’image de la pla­nète mon­dia­li­sée et de l’information dématérialisée.

Et si en prime vous fan­tas­mez sur les héros « des grands conflits qui font les grands reporters »,

lisez en prio­rité le témoi­gnage d’une jeune et cou­ra­geuse pigiste ita­lienne, Fran­cesca Borri, que sa pré­sence sur le front de la guerre civile en Syrie a lit­té­ra­le­ment trans­for­mée – tout autant d’ailleurs que l’indifférence plus ou moins char­gée de mépris oppo­sée par ses confrères. Et aussi par le public.

Son article a été publié le 1er juillet 2013, sur le site de la “Colum­bia Jour­na­lism Review”, Il est repris sur le site du Nou­vel Obs sous le titre

« Lettre d’une pigiste per­due dans l’enfer syrien ».

Là non plus, on ne pourra pas dire « je ne savais pas ».

 

• Voir aussi :

BONNE NOUVELLE. Les jour­naux sont fou­tus, vive les journalistes !

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BONNE NOUVELLE. Les journaux sont foutus, vive les journalistes !

par John Mac­Gre­gor, cher­cheur au dépar­te­ment Socio­lo­gie des médias du MIT

Cet article a été publié à l’origine sur CINQsurCINQ.net, mon site pro­fes­sion­nel désor­mais fermé pour cause de retraite. Il a ensuite été mis en ligne le le 07/12/2004 sur ce blog, c’est pour dire.com. Je lui redonne ici une nou­velle actua­lité, un peu à la manière dont les médias audio-visuels, à la faveur de l’été, pra­tiquent la rediffusion. 

En presque dix ans, l’analyse a gardé de sa per­ti­nence et d’une cer­taine jus­tesse d’anticipation. Ainsi en ce qui concerne l’apparition sur inter­net de plu­sieurs sites d’information dont, jusqu’à pré­sent, seul Media­part semble avoir trouvé le modèle jour­na­lis­tique et économique.

Cette décen­nie aura vu la dégra­da­tion géné­rale de l’économie de la presse d’information et, paral­lè­le­ment, l’accélération de la déma­té­ria­li­sa­tion des sup­ports au pro­fit d’internet et des outils « nomades ». Parmi ceux-ci, les smart­phones ont pris la pre­mière place non seule­ment en tant que sup­port d’information, mais dans le pro­ces­sus même de pro­duc­tion d’information.. Les «  réseaux sociaux  »  sont ainsi deve­nus des médias à part entière – moins le pro­fes­sion­na­lisme des jour­na­listes (notion d’ailleurs toute rela­tive, on le sait, et l’article ci-dessous évoque lar­ge­ment cet aspect). Face­book et Twit­ter notam­ment devancent désor­mais les médias tra­di­tion­nels dans la « course » aux nou­velles; bien plus, ils les squeezent lit­té­ra­le­ment dans le rôle dévolu à l’information dans les pro­ces­sus his­to­riques (révo­lu­tions arabes, révoltes turque et bré­si­lienne en particulier).

C’est peut-être sur le plan tech­nique que l’article de « Mac­Gre­gor » se trouve le plus dépassé, quoique de manière très rela­tive : ainsi le sup­port en plas­tique élec­tro­nique n’a pas été géné­ra­lisé, étant pour le moment sup­planté par les tablettes ; ainsi, les centres d’impression délo­ca­li­sés des jour­naux n’ont-ils pas vu le jour : la pres­sion éner­gé­tique n’étant sans doute pas encore assez convain­cante et les camions conti­nuent à rou­ler à tout va ; sur­tout, le pro­ces­sus accé­léré de la déma­té­ria­li­sa­tion par le numé­rique est en passe de faire sau­ter cette étape et avec elle une par­tie impor­tante de l’économie du papier d’impression.

Pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel, on ne peut que consta­ter amè­re­ment – aux excep­tions près, certes notables mais mino­ri­taires – un affai­blis­se­ment du jour­na­lisme actif – posi­ti­ve­ment cri­tique – au détri­ment d’une indus­trie du retrai­te­ment d’informations de secondes mains (« experts », agents de com”, lob­byistes, et jusqu’aux réseaux sociaux !) On voit ainsi pros­pé­rer dans les médias de masse cette «  infor­ma­tion blanche  » que déplore Mac­Gre­gor, et qui s’autoalimente à l’intérieur d’un sys­tème clos. Une « infor­ma­tion » qui se nie, autant dire une dés­in­for­ma­tion à base de mimé­tisme, voire de consan­gui­nité mena­çant l’espèce jour­na­lis­tique par excès de cli­chés, « mar­ron­niers », micro-trottoirs, pipo­li­sa­tion, géné­ra­li­sa­tions, approxi­ma­tions, incul­ture, tics et fautes de langue, non recou­pe­ments, non contextualisation… 

Le bon côté de ce triste constat, c’est, comme se plaisent à dire les mana­geurs, qu’il y a «  des marges de pro­gres­sion  ».

Lire l’article

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Nucléaire. Greenpeace franchit la sécurité de Tricastin

L’époque est aux lan­ceurs d’alertes : cli­mat, fli­cages numé­riques, cor­rup­tions en tous genres. Et nucléaire ce lundi avec les aler­teurs de Green­peace. Une fois de plus, ils ont fait leur bou­lot de démons­tra­tion par la preuve. EDF, l’ASN et les pou­voirs publics peuvent bien ten­ter de mini­mi­ser l’opération de cette nuit à la cen­trale de Tri­cas­tin en pré­ten­dant que les aler­teurs  de Green­peace ne sont pas par­ve­nus dans la zone ultime de contrôle. Espèrent-ils  qu’un groupe de ter­ro­ristes fassent « mieux » ?… Ainsi, au lieu de les féli­ci­ter pour orga­ni­ser gra­tui­te­ment et gran­deur nature un exer­cice de crise, ils vont les pour­suivre en justice !

Le site de Tri­cas­tin accueille la plus impor­tante concen­tra­tion d’industries nucléaires et chi­miques de France. C’est aussi le site nucléaire le plus étendu de France, devant l’usine de retrai­te­ment de La Hague. Le site regroupe de nom­breuses acti­vi­tés liées à la fabri­ca­tion et l’exploitation du com­bus­tible nucléaire. Les pre­mières ins­tal­la­tions sont entrées en fonc­tion­ne­ment au cours des années 1960 pour enri­chir de l’uranium à des fins mili­taires. Actuel­le­ment, plus de 5 000 employés tra­vaillent au Tri­cas­tin dans un impor­tant réseau d’entreprises.

Les deux tiers de l’électricité pro­duite par les quatre réac­teurs de 900 MW sont consom­més sur place, notam­ment par l’usine voi­sine d’enrichissement Euro­dif. Il est prévu que le der­nier tiers ali­men­tera l’expérimentation d’ITER, quand ce réac­teur à fusion nucléaire sera opé­ra­tion­nel – s’il le devient – dans quinze ou vingt ans, à Cada­rache (Bouches-du-Rhône).

En exploi­ta­tion à par­tir de 1960, la cen­trale de Tri­cas­tin est presque aussi vieille que celle de Fes­sen­heim – que Fran­çois Hol­lande s’est engagé à fer­mer. Ce que lui rap­pelle Green­peace en actua­li­sant cette pro­messe et en l’étendant aux ins­tal­la­tions de Tri­cas­tin, éga­le­ment situées sur une zone sis­mique. Par leurs pro­jec­tions d’images sur les murailles de béton, en par­ti­cu­lier la repré­sen­ta­tion appuyée d’une fis­sure, l’ONG éco­lo­giste appuie aussi sur une réa­lité : à savoir que la plu­part des enceintes de confi­ne­ment des réac­teurs – même épaisses d’un mètre de béton – sont plus ou moins fis­su­rées et non étanches !

Les popu­la­tions voi­sines se sont le plus sou­vent, et dans l’ensemble, habi­tuées et rési­gnées face aux dan­gers qui les menacent au quo­ti­dien. Comme dans d’autres ins­tal­la­tions nucléaires, mais à Tri­cas­tin plus par­ti­cu­liè­re­ment, des inci­dents se sont suc­cé­dés ces der­nières années. L’Auto­rité de sûreté se veut tou­jours ras­su­rante en clas­sant ces inci­dents dans le bas de l’échelle des risques.

N’oublions pas non plus qu’EDF finance les col­lec­ti­vi­tés locales à hau­teur de 14 mil­lions d’euros par an au titre de la taxe pro­fes­sion­nelle. Là plus qu’ailleurs c’est l’économie qui com­mande. Jusqu’à ce qu’un acci­dent grave pré­sente sa fac­ture. Mais les acci­dents, on le sait, ça n’arrive qu’ailleurs : Three Miles Island (USA), Tcher­no­byl, Fuku­shima

 

Lire aussi :

TRICASTIN. Et Mme Areva but l’eau du lac…

 

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  • Traduire :

  • Twitter - Gazouiller

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­feste.
    (Claude Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sexpol.
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances. (Ber­trand Russel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos dis­cours est le cours de nos vies. Mon­taigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé. Cha­cun en ramasse un frag­ment et dit que toute la vérité s’y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • Bon appétit, cousin !

    Je doute donc je suis - gp

  • C’est pour dire de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les termes de la licence Crea­tive Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­ciale - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 France). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés comme tels.
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  • 1emmen

    Un chan­ge­ment de ser­veur a causé la perte de quelques « car­tons », en l’occurrence cer­taines images. Ce qui explique quelques vides dans des articles anciens.

  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

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