On n'est pas des moutons

Foot et religion, comme sabre et goupillon

Je m’intéresse au foot à peu près comme à la reli­gion : avec éton­ne­ment et déso­la­tion. Je nuance : j’aime quand même bien le foot, jusqu’à un cer­tain point. Tan­dis que je ne sau­rais prendre du plai­sir au spec­tacle de l’aliénation reli­gieuse. Mais les deux m’intéressent sur le plan, disons, anthro­po­lo­gique : qu’est-ce que cet ani­mal humain aussi admi­rable que sou­vent détes­table, capable du sublime et de l’horrible, allant jusqu’à nuire à sa propre espèce et à tout l’écosystème ?

Or, avec la Coupe du monde… la coupe déborde de tous côtés,  et spé­cia­le­ment pour ce qui est du foot et du reli­gieux. Ce n’est pas le lieu ici de s’y ris­quer, mais il y aurait matière à épi­lo­guer sur cette litur­gie qui accom­pagne les céré­mo­nies dans les actuels temples païens du Bré­sil, avant, pen­dant, après… Rien qu’un détour par les joueurs : onze comme les… Douze apôtres que l’on sait, adu­lés comme tels par des foules en extase, au bord du sacri­fice ; divi­ni­tés inter­mé­diaires ren­dant grâce au Ciel quand le Des­tin leur fait mar­quer un but – et empo­cher une sub­stan­tielle prime –, se signant lors de l’entrée sur la pelouse sacrée – ou bien s’y pros­ter­nant, cha­cun selon son Dieu. C’est en ce moment au Bré­sil et ça enflamme la pla­nète, qui ne s’en réchauffe que de plus belle ! Soit, que le bal­lon ait rem­placé (pour un temps) le sabre dans son alliance avec le gou­pillon, voyons l’affaire comme un moindre mal.

S’agissant des maho­mé­tans, louons le génie d’Allah qui place sur une même orbite céleste bal­lon rond et rama­dan, tout en four­nis­sant, contre paie­ment, une dis­pense et le moyen d’éviter ainsi tout inutile conflit d’intérêt. On ne pour­rait que rêver d’une même bonne volonté pour régler les conflits des Proche et Moyen Orient. Au fait, on ne signale pas sur les stades de signes osten­ta­toires de judaïsme… Sans doute parce que cette reli­gion pas très catho­lique, ni même très ortho­doxe, sait s’arranger avec ses propres règles… Ou alors, un juif ne sait pas jouer au foot, il a les pieds cro­chus, comme aurait dit Des­proges…

Ce dimanche matin – un peu de vécu perso –, péda­lant à l’heure de la messe sur un de mes iti­né­raires favo­ris, je passe devant le petit ora­toire célé­brant la Vierge Marie. À chaque fois je m’y arrête. Non par dévo­tion, on s’en doute, mais par atten­tion aux varia­tions por­tées par des mains ano­nymes à l’ordonnancement de la petite cha­pelle. Un jour c’est une image pieuse, un autre une carte à jouer ou un cha­pe­let qui viennent s’ajouter aux mul­tiples acces­soires pieux ; ou encore quelques fleurs ou une bou­gie allu­mée au fond d’un verre. Et à chaque fois je prends une photo – on ne sait jamais, si un jour se pro­dui­sait un miracle, comme à Lourdes… J’ai ainsi une sacrée col­lec­tion de ce lieu évo­luant au fil des ans et des croyances. Et, hier donc, voici ce qui m’est apparu :

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Marie, gar­dienne de but… © g_p

 

D’où ce petit cha­pe­let de mes modestes réflexions… qui me rap­pellent un cadre accro­ché dans un bis­trot de mon pate­lin pro­ven­çal, cla­mant sur fond bleuté du sigle de l’« OM » : « Le foot­ball est notre reli­gion – Le stade Vélo­drome notre Temple – L’OM notre Dieu ». Pro­fond, non ?

Un autre fait méri­te­rait bien des déve­lop­pe­ments. Il fait jaser en Cata­logne et dans toute l’Espagne, jusqu’en Anda­lou­sie et bien au delà : l’émir du Qatar a pro­posé 2 mil­liards d’euros pour rache­ter les célèbres arènes monu­men­tales de Bar­ce­lone qui seraient trans­for­mées en mos­quée ! Laquelle pour­rait accueillir 40 000 afi­cio­na­dos de l’islam, devien­drait ainsi la troi­sième plus grande mos­quée au monde après celles de la Mecque et de Médine. Un mina­ret de 300 mètres de haut sur­plom­be­rait cet ensemble du plus bel effet.

Voyons, cet émir qatari, n’est-ce pas le même qui s’est payé le PSG ? Les 300 mètres de la Tour Eif­fel, il en pro­pose com­bien ?

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Jazz à Vitrolles (13). Charlie met la dernière touche


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Ça s’affaire à Vitrolles, Bouches-du-Rhône, où un cer­tain Char­lie (Free) met la der­nière touche à son légen­daire fes­ti­val de jazz. Cette 17e édi­tion (4, 5 et 6 juillet) aura lieu comme tou­jours dans le magni­fique domaine de Font­blanche aux pla­tanes tri-cen­te­naires. Le pro­gramme et les infor­ma­tions pra­tiques se trouvent à por­tée de clic, ici. On en reparle ces pro­chains jours.

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Jazz. Mort de Horace Silver, messager du hard bop

Vidéo du concert filmé en public à Copen­hague, Dane­mark, en avril 1968. Horace Sil­ver y pré­sente le fameux mor­ceaux « Song for my flat­ter » – Chan­son pour mon père – enre­gis­tré pour Blue Note en 1964. Les mor­ceaux de ce disque ont été com­po­sés suite à un voyage au Bré­sil. La cou­ver­ture repro­duit une photo du père du musi­cien [ci-des­sous].

Le pia­niste et com­po­si­teur de jazz Horace Sil­ver est mort ce 18 juin aux Etats-Unis, où il est né il y a 85 ans. Un musi­cien impor­tant dans l’histoire du jazz qu’il a contri­bué à vivi­fier et à renou­ve­ler à tra­vers le cou­rant dit du hard bop. 

Cou­rant qu’illustre assez bien, à sa manière, le film de Mar­tin Scor­sese, New York, New York (1977), mon­trant l’évolution de son héros saxo­pho­niste (Robert De Niro) pas­sant d’orchestres swing et be bop à des groupes de Har­lem. Là, des musi­ciens afro-amé­ri­cains ont décidé de réagir à la domi­na­tion du cool jazz de la côte ouest des Etats-Unis – sur­tout des Blancs comme Chet Baker, Gerry Mul­li­gan, Len­nie Tris­tano, Dave Bru­beck éga­le­ment rejoints, il est vrai, mais pro­vi­soi­re­ment, par un Miles Davis.

Pour aller vite, disons que l’acte de nais­sance (jamais unique !) est mar­qué en 1954 par le quin­tette que forment le bat­teur Max Roach et le trom­pet­tiste Clif­ford Brown, rejoints en 1955 par le saxo­pho­niste ténor Sonny Rol­lins. Tou­te­fois, le pre­mier repré­sen­tant de ce style fut le groupe des Jazz Mes­sen­gers créé par le bat­teur Art Bla­key et, nous y voilà, le pia­niste Horace Sil­ver en 1955, qui for­mera ensuite son propre quin­tette.

L’affaire est lan­cée, dans le contexte états-unien de luttes pour les droits civiques et contre le racisme. Les artistes en géné­ral, les musi­ciens en par­ti­cu­lier et les musi­ciens de jazz sur­tout sont à la pointe de ce com­bat poli­tique et cultu­rel. Sourcé au blues, notam­ment, le jazz est né d’un sen­ti­ment d’injustice mêlé de rési­gna­tion et de révolte.

C’est en1955 éga­le­ment que Miles Davis embauche John Col­trane (Sonny Rol­lins a décliné l’invitation) dans son quin­tet, au côté de Red Gar­land (piano), Paul Cham­bers (basse) et Philly Joe Jones (bat­te­rie). À cette époque, Col­trane était encore un musi­cien inconnu.

En 1957, Sonny Rol­lins se rat­trape en ras­sem­blant Sil­ver, Monk, Cham­bers – et inau­gure l’apparition du trom­bone dans le hard bop avec Jay Jay John­son.
Blue Note et Pres­tige sont les prin­ci­paux labels qui pro­dui­sirent des groupes de hard bop.

Le père d'Horace Silver – couverture du disque "Song for my father", 1964

Le père d’Horace Sil­ver – cou­ver­ture du disque « Song for my father », 1964

Bio­gra­phie [Wiki­pe­dia]Horace Sil­ver est né le 2 sep­tembre 1928 à Nor­walk (Connec­ti­cut) aux États-Unis. Son père (né Silva) était natif de Maio (Cap-Vert) alors que sa mère née à New Canaan dans le Connec­ti­cut était d’origine irlan­daise-afri­caine. Son père lui enseigne la musique folk­lo­rique du Cap Vert. Il com­mence sa car­rière comme saxo­pho­niste tenor dans les clubs du Connec­ti­cut et en 1950, il est repéré par Stan Getz. Il part pour New York ou il chan­gera d’instrument pour le piano. C’est dans son orchestre qu’il s’affirme comme com­po­si­teur be bop. Il tra­vaille ensuite avec Miles Davis, Milt Jack­son, Les­ter Young et Cole­man Haw­kins. Il effec­tue les pre­miers enre­gis­tre­ments sous son nom aux côtés du saxo­pho­niste Lou Donald­son en 1952.

En 1953, il fonde avec le bat­teur Art Bla­key le quin­tette des Jazz Mes­sen­gers mar­quant ainsi l’entrée dans l’ère du hard bop. Peu après, il quitte le groupe pour fon­der le Horace Sil­ver Quin­tet qui sera avec les Jazz Mes­sen­gers et les groupes de Miles Davis un des prin­ci­paux trem­plins de jeunes talents.

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De Bagdad à Rio, cette même Grande Guerre de religions ?

L’His­toire ne se répète pas, elle bégaie. On sait ça depuis Marx et même depuis tou­jours, vu que, avec ou sans Confu­cius, « on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière ». Voilà qu’elle s’est mise, l’Histoire, à hoque­ter sale­ment et à nou­veau en Irak – dans cette Méso­po­ta­mie qui fut un haut lieu de la civi­li­sa­tion, entre Tigre et Euphrate. C’est là que s’inventa l’écriture, le cal­cul aussi, qui étaient liés. À ce point d’émergence de la connais­sance miroi­tait aussi la sagesse. Un bel ave­nir sem­blait pro­mis. Que nenni ! C’eut été sans comp­ter sur l’insondable mys­tère qui rend l’espèce humaine si per­tur­bée, quasi illi­sible, n’ayant de cesse de noir­cir son ciel, d’éteindre les lumières, de patau­ger dans ses maré­cages. D’aller même jusqu’à atten­ter à son sys­tème vital.

Nous sommes des siècles avant notre ère. La Méso­po­ta­mie est une terre de marais, d’argiles, de boues : de quoi créer des formes, des figu­rines, des sta­tues… Et des mythes – ce besoin insa­tiable d’histoires à faire rêver debout, ou tres­saillir dans les ténèbres de la nuit. On ne sait trop com­ment, sur­git alors Gil­ga­mesh, le roi légen­daire en quête d’immortalité. La plus ancienne des épo­pées écrites va se fixer sur des tablettes d’argile, trois mille ans avant ses répliques élec­tro­niques – même for­mat, moins la bat­te­rie…

Et L’homme créa les dieux (sous ce titre, lire Pas­cal Boyer, Gal­li­mard ; et dans la fou­lée Mar­cel Mauss, Mir­cea Eliade, etc.), il les créa comme une néces­sité vitale ; il en créa « à la pelle », en importa d’Afrique, de Chine, de Grèce et de par­tout ; puis les tamisa en vrac et, fina­le­ment, vou­lut n’en rete­nir qu’un seul. Pata­tras ! Et pour­quoi donc ?  ici, un grand blanc. Le vide inter­ro­ga­tif, quasi inson­dable.

Vont s’ensuivre des siècles de malé­dic­tions aveu­glantes, san­glantes, mor­ti­fères, sans cesse entre­te­nues, ravi­vées en d’incessants bûchers. Cela s’appelle l’Histoire. Pré­cé­dée au jour le jour par ce que nous nom­mons ingé­nu­ment l’Actualité. Laquelle se suc­cède à elle-même, dans un jeu de répé­ti­tions bégayantes, en effet. Avant-hier l’Inquisition, les guerres de reli­gion. Hier les conflits ter­ri­to­riaux, finan­ciers, natio­na­listes. Et aujourd’hui le foot, cette reli­gion païenne sur fond d’affrontements guer­riers ? Plu­sieurs batailles par jour pen­dant un mois, voilà qui ne laisse plus beau­coup de place à la nou­velle guerre civile relan­cée en Irak, et encore moins à celle de Syrie, inex­tri­cable. Toute une vaste région à feu et à sang. Les deux branches enne­mies des maho­mé­tans, réar­mées aux gou­pillons comme aux sabres, se sont élan­cées vers de splen­dides saint-Bar­thé­lémy. Der­niers déve­lop­pe­ments [les médias] :

« Les rebelles de l’État isla­mique en Irak et au Levant (EIIL) ont pris une nou­velle ville en Irak et avancent vers Bag­dad, dans une offen­sive ful­gu­rante qui a poussé à la fuite envi­ron un demi mil­lion d’habitants. Cette avan­cée des dji­ha­distes sun­nites face à des forces gou­ver­ne­men­tales en déroute et un pou­voir chiite impuis­sant, risque de plon­ger ce pays pétro­lier dans le chaos. « L’Iran chiite mais aussi les États-Unis ont apporté leur sou­tien au gou­ver­ne­ment de Nouri Al-Maliki face au « ter­ro­risme ». La der­nière conquête des dji­ha­distes est Tikrit, à 160 km au nord de Bag­dad. Ils ont, en outre, tenté, en vain, de prendre Samarra, à une cen­taine de kilo­mètres de Bag­dad. Ils se sont empa­rés depuis mardi de la deuxième ville d’Irak, Mos­soul, de sa pro­vince, Ninive, et de sec­teurs dans deux pro­vinces proches, Kir­kouk et Sala­hed­dine, majo­ri­tai­re­ment sun­nites. « L’EIIL a en outre pris en otages 49 Turcs au consu­lat de Tur­quie à Mos­soul parmi les­quels le consul et des membres des forces spé­ciales, de même que 31 chauf­feurs de poids-lourd turcs dans cette pro­vince. Paral­lè­le­ment, les atten­tats anti-chiites ne connais­saient pas de répit, fai­sant près de 40 morts. « Le Conseil de sécu­rité des Nations unies se réunira jeudi … »

Il y a onze ans déjà, en 2003, le dénommé George W. Bush, Bible au poing, Dieu Dol­lar  en poche, imbibé de Pétrole, au nom d’un des plus éhon­tés men­songes d’État connus dans l’Histoire (qui en est far­cie), avait pré­tendu en finir avec les adeptes du grand chal­len­ger, Allah. (Lire la suite…)

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Musique. Ne regardez pas cette vidéo, elle est écœurante !

Aver­tis­se­ment solen­nel ! Amis musi­ciens, ama­teurs de jazz et/ou de clas­sique, et sur­tout si vous tâtez du piano : ne regar­dez pas cette vidéo, elle est écœu­rante !

Puisque vous l’avez voulu :

Joey  Alexan­der est né… en 2003 à Den­pa­sar-Bali, en Indo­né­sie. Il n’a donc que dix ans ! Il a com­mencé à jouer du piano à six. À sept, il attaque le jazz. À huit, avec ses parents, il démé­nage dans la capi­tale, Dja­karta, afin de mieux étu­dier et se consa­crer au jazz. Il est alors invité par l’Unesco à jouer du piano solo en pré­sence de Her­bie Han­cock. Comme un pre­mier com­mu­niant invité au Vati­can pour dire la messe avec le pape… Je sais, la com­pa­rai­son est osée, et même débile.

C’est qu’il est plus qu’agaçant ce mer­deux sur­doué, ce petit pro­dige même pas (pas encore) pré­ten­tieux, tout juste admi­rable. Si vous foui­nez sur la toile à son pro­pos, vous ver­rez aussi que ce Joey ne craint pas de devi­ser gra­ve­ment à pro­pos de Bill Evans, John Col­trane, Chick Corea, Brad Mehl­dau et Robert Glas­per… Et, comme vous l’avez constaté de video-visu, il tutoie The­lo­nious Monk, conver­sant  avec lui autour de minuit. Écœu­rant, je vous dis !

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Élections européennes. « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu » pour mériter le Front national ?

Ainsi, le vote fran­çais aux élec­tions euro­péennes se dis­tingue comme une excep­tion. Cha­cun y va de ses expli­ca­tions, les plus cau­sants n’étant pas les élec­teurs FN… Mais des enquêtes socio­lo­giques font res­sor­tir que, pour ces der­niers, la ques­tion des immi­grés reste la plus déter­mi­nante. D’où les réflexions sui­vantes tri­co­tées à par­tir d’un film, que je n’ai cepen­dant pas vu !… En effet, je n’ai pas vu le film à fort suc­cès Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? mais j’aurais dû, et je devrais, pour m’autoriser à en par­ler. J’enfreins la règle après avoir lu à son sujet un très inté­res­sant et pro­fond article trouvé dans le der­nier Marianne (n° 891 du 16 mai), signé d’Éric Conan et Périco Légasse.

Sous le titre « Les tru­cages d’une bluette iden­ti­taire », les auteurs dénoncent une manœuvre « artis­tique », « intel­lec­tuelle » et à coup sûr com­mer­ciale par laquelle se trouve défen­due la thèse du mul­ti­cul­tu­ra­lisme en train de saper notre modèle démo­cra­tique et répu­bli­cain « à la fran­çaise », c’est-à-dire celui de l’intégration par l’assimilation. Le tout sous cou­vert de déri­sion comique, et néan­moins à base de cli­chés pour le coup bien racistes : juifs grippe-sous, Chi­nois fourbes à petites bites, Noirs lubriques à grande queue et pas futés, Arabes « mus­lims » et voleurs…

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Légende four­nie avec l’image offi­cielle : « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu, dont Europe 1 est par­te­naire, a dépassé la barre des 7.5 mil­lions de spec­ta­teurs. Un score que l’équipe du film a célé­bré digne­ment à Cannes jeudi soir, après avoir monté les marches du Palais des fes­ti­vals. » Tout est dit !

L’entourloupe du film semble s’entortiller autour d’un pos­tu­lat : nous sommes tous racistes, et c’est jus­te­ment pour ça qu’on va bien s’entendre… « Car, com­mentent les auteurs de l’article, il y aurait un équi­libre des racismes comme il y a une équi­libre de la ter­reur dans la dis­sua­sion nucléaire : la géné­ra­li­sa­tion de l’agressivité débou­che­rait sur la paix »…

Le pro­cédé se double alors d’une autre faute morale consis­tant à inver­ser la réa­lité d’aujourd’hui en mépri­sant ceux qui la subissent. Il faut en effet pré­ci­ser que le film se passe en milieu bour­geois où les gendres en ques­tion sont ban­quier, comé­dien, avo­cat, chef d’entreprise… « Ils parlent fran­çais aussi bien que Fin­kiel­kraut, sont de grands laïcs très cool… » Pas exac­te­ment la socio­lo­gie du « 9-3 » ou des quar­tiers nord de Mar­seille.

C’est là qu’il y a lieu d’affiner l’analyse – ce que font en effet les auteurs de l’article en invo­quant Pierre Bour­dieu (La Misère du monde, 1993) et aussi Emma­nuel Todd à pro­pos de la ques­tion de l’échange matri­mo­nial, essen­tielle dans tout pro­ces­sus d’intégration. [Voir aussi, bien sûr, Claude Lévi-Strauss sur ces ques­tions anthro­po­lo­giques.] Or, cet échange, s’enrichissant de la « diver­sité des peuples » achoppe notam­ment sur le sta­tut de la femme que le film éva­cue tota­le­ment et comme par magie : on n’y voit aucune femme voi­lée ! En occul­tant ainsi cette ques­tion du voile, se trouve aussi éva­cuée la ques­tion du métis­sage et, avec elle, celle de l’intégration. Com­ment, en effet dénier au voile imposé à la femme (ou même « libre­ment consenti ») la fonc­tion de l’interdit opposé au jeu exo­game : « Touche pas à la femme voi­lée ! »

Cette atti­tude s’oppose en effet à toute ten­ta­tive d’intégration et vient ainsi ren­for­cer un rejet qu’on aurait tort d’assimiler au seul racisme, bien qu’il puisse aussi s’en nour­rir, y com­pris dans le sens d’un racisme « anti-Blanc ». Et de noter, avec Todd, que « le taux de mariages mixtes (se réa­li­sant prin­ci­pa­le­ment dans les caté­go­ries popu­laires), s’est effon­dré ces trente der­nières années à cause du ren­fer­me­ment endo­ga­mique d’une immi­gra­tion récente encou­ra­gée à valo­ri­ser et pré­ser­ver sa culture d’origine. On repart se marier au bled. »

(Lire la suite…)

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L” « Europe ». Que de guillemets !

Docu­ment ORTF-Ina

L’Europe, l’Europe, l’Europe ! » iro­ni­sait de Gaulle en 1965 en sau­tant « comme un cabri » Et com­ment faut-il prendre « les choses » un demi-siècle plus tard ? En tout cas, de mon fenes­tron, à la veille d’ « élec­tions » dites « euro­péennes », je n’y vois goutte. D’où ces guille­mets trou­blés, sinon révul­sés. Que de ces troubles les popu­listes fassent leurs choux gras ne doit pas empê­cher de consi­dé­rer la réa­lité des­dites « choses ».

Je suis censé aller voter dans trois jours à peine… et quoi ? Voter pour quoi, pour qui ? Rien dans mes boîtes à lettres, ni la vraie ni la vir­tuelle. On dira que c’est au nom des éco­no­mies de papier et d’énergie. Bien. Mais est-ce au nom de l’économie démo­cra­tique qu’on va jus­ti­fier un tel trou noir infor­ma­tif ? On dira aussi que « le citoyen d’aujourd’hui » est assez « moderne et adulte » pour se for­ger lui-même son opi­nion en allant s’abreuver aux mul­tiples canaux média­tiques qui vont jusqu’à l’inonder… On dira que la télé et l’internet suf­fisent désor­mais à l’exigence démo­cra­tique… Et que dira-t-on de ces 50 % et plus d’abstentionnistes annon­cés ?

L’Europe, cette abs­trac­tion tech­no­cra­tique, sans chair, pon­deuse de règle­ments uni­for­mi­sa­teurs et de mon­naie unique, cal­quée sur le modèle états-unien et son idéo­lo­gie du libre mar­ché au pro­fit de la libre finance, étape sup­plé­men­taire vers le grand bazar mon­dia­lisé, de la Chine au Bré­sil, en pas­sant par le pillage inten­si­fié de l’Afrique, par la sur­ex­ploi­ta­tion des res­sources pla­né­taires, par le creu­se­ment accé­léré et éhonté du fossé entre tou­jours plus riches et tou­jours plus pauvres – de cette richesse osten­ta­toire, patho­lo­gique nar­guant cette pau­vreté des vies rési­gnées, rétré­cies, agres­sives mais pas révol­tées : lami­nées, dépos­sé­dées de juge­ment, ou alors à l’emporte-pièces, à coups de « solu­tions » sim­plistes, de rejets hai­neux.

Cette Europe dés­in­car­née, réduite à l’économie mar­chande, aux échanges de « biens de consom­ma­tion », rivée à la crois­sance comme seul « idéal » – autant de cultes deve­nus intou­chables, régis par des « lois » au pied des­quelles se pros­ternent les « gou­ver­nants » qui ne gou­vernent plus rien, pris qu’ils sont par les flux finan­ciers mon­dia­li­sés, tout occu­pés qu’ils sont à faire sem­blant (par­fois même en y croyant) d’agiter des leviers de com­mande…

Cette Europe du caba­ret atter­rant de l’Eurovision, pré­ci­sé­ment à son image : léni­fiante, insi­gni­fiante, et alié­nante. Et pour autant mise en scène autour d’une « élec­tion ». Tou­jours ces fameux guille­mets. D’ailleurs, jusqu’à plus ample nou­velle, ne devrait-on pas en entou­rer l’ « Europe » ? Et bien sûr ces fameuses « élec­tions ».

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Suggestions de Déjeuner sur l’herbe en vue de l’été

Cette version du fameux tableau de Manet introduit un "détail" technologique qu'on voit mieux en cliquant sur l'image pour l'agrandir…

Cette ver­sion du fameux tableau de Manet intro­duit un « détail » tech­no­lo­gique qu’on voit mieux en cli­quant sur l’image pour l’agrandir…

Le Déjeu­ner sur l’herbe est un tableau d’Édouard Manet datant de 1863, d’abord inti­tulé Le Bain, puis La Par­tie car­rée, qui a pro­vo­qué un scan­dale lorsqu’il a été pro­posé au Salon de Paris.

La jux­ta­po­si­tion d’une femme nue regar­dant le public, et de deux hommes tout habillés a sus­cité la contro­verse lorsque l’œuvre a été expo­sée pour la pre­mière fois au Salon des Refu­sés en 1863.

Manet livrait ainsi une ver­sion moderne du Concert cham­pêtre (1508-1509) du peintre de la Renais­sance Titien. Manet a repris ce thème avec des per­son­nages modernes, pré­sen­tant la scène comme un « pique-nique en forêt ». Le Déjeu­ner est en fait un mani­feste d’une nou­velle façon de peindre et, en effet, d’une nou­velle concep­tion de l’art et de la rela­tion entre l’art et son public.

La repré­sen­ta­tion de deux couples qui se reposent dans un parc ou dans un décor simi­laire était un sujet clas­sique dans la pein­ture galante, tel qu’illustré dans La Par­tie car­rée (1713) d’Antoine Wat­teau. James Tis­sot, contem­po­rain et ami de Manet, a peint sa propre ver­sion du thème (ci-des­sous) en 1870.

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USA-UE. Ne pas se laisser moucher dans le TAFTA

stop-taftaJe relaie ici l’appel du col­lec­tif « Stop TAFTA » qui s’oppose à l’accord de libre-échange débridé en cours de négo­cia­tion entre les États-Unis, le Canada et l’Union euro­péenne. Voici le texte de cet appel, ainsi que quelques liens qui en dénoncent les mul­tiples et bien réels dan­gers éco­no­miques, sociaux, sani­taires, cultu­rels. Une péti­tion avait déjà cir­culé et alerté de ces périls en décembre der­nier. [Voir ici : Mon­dia­li­sa­tion. Un appel à péti­tion contre le « par­te­na­riat trans­pa­ci­fique » ]

Le 14 juin 2013, la Com­mis­sion euro­péenne a obtenu man­dat de la part de tous les États membres pour négo­cier avec les États-Unis le Trans­at­lan­tic Free Trade Area (TAFTA). Cet accord cherche à ins­tau­rer un vaste mar­ché de libre-échange entre l’Union euro­péenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce pro­jet de Grand mar­ché trans­at­lan­tique vise le déman­tè­le­ment des droits de douane res­tants, entre autres dans le sec­teur agri­cole, et plus grave encore, la sup­pres­sion des « bar­rières non tari­faires » qui ampli­fie­rait la concur­rence débri­dée et empê­che­rait la relo­ca­li­sa­tion des acti­vi­tés.

Il condui­rait à un nivel­le­ment par le bas des règles sociales, éco­no­miques, sani­taires, cultu­relles et envi­ron­ne­men­tales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la pro­duc­tion de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlo­rée et bien d’autres semences OGM, com­mer­cia­li­sées aux États-Unis, pour­raient arri­ver sur le mar­ché euro­péen. Inver­se­ment, cer­taines régu­la­tions des mar­chés publics et de la finance aux États-Unis pour­raient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les mul­ti­na­tio­nales d’éliminer toutes les déci­sions publiques qui consti­tuent des entraves à l’expansion de leurs parts de mar­ché. Nous pen­sons tous que ce pro­jet consacre la domi­na­tion des mul­ti­na­tio­nales euro­péennes comme amé­ri­caines. Pour cer­tains il affirme éga­le­ment la domi­na­tion des États-Unis. À coup sûr, il asser­vi­rait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

stop-taftaCe pro­jet pour­rait intro­duire un méca­nisme d’arbitrage privé « inves­tis­seur-État », qui se sub­sti­tue­rait aux juri­dic­tions exis­tantes. Les inves­tis­seurs pri­vés pour­raient ainsi contour­ner les lois et les déci­sions qui les gêne­raient, per­met­tant par exemple aux pétro­liers d’imposer en France l’exploitation des gaz de schistes et autres hydro­car­bures dits non conven­tion­nels.

Une telle archi­tec­ture juri­dique limi­te­rait les capa­ci­tés déjà faibles des États à main­te­nir des ser­vices publics (édu­ca­tion, santé, etc.), à pro­té­ger les droits sociaux, à garan­tir la pro­tec­tion sociale, à main­te­nir des acti­vi­tés asso­cia­tives, sociales et cultu­relles pré­ser­vées du mar­ché, à contrô­ler l’activité des mul­ti­na­tio­nales dans le sec­teur extrac­tif ou encore à inves­tir dans des sec­teurs d’intérêt géné­ral comme la tran­si­tion éner­gé­tique. (Lire la suite…)

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Expérience : se balader dans « C’est pour dire » au gré des images… Étonnant, non ?

Encore un exploit de la bidouille infor­ma­tique, grâce à laquelle on ten­tera l’expérience sui­vante : se lais­ser gui­der par les images pour par­cou­rir une par­tie de « C’est pour dire ». Voir aussi les com­men­taires pos­sibles, à la fin du par­cours.

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Gare à nous : « Il est de retour » !

il est de retour

Photo prise à Mar­seille en ce jour férié (de fête) du 8 mai 2014. (gp)

Vous avez vu cette affiche ? Cette esquisse si puis­sam­ment évo­ca­trice, cette remar­quable effi­ca­cité gra­phique – redou­table vou­lais-je dire, sous ces trois cou­leurs on ne peut plus expli­cites. La recette est connue et, on le sait, elle a fait ses preuves, hélas !

Ainsi les Alle­mands raf­fo­le­raient de cet ouvrage (1,5 mil­lion d’exemplaires ven­dus) dont on nous annonce l’invasion en cours de la Fran­kreich. « Il est de retour » dit la mous­tache. On tremble. S’agit-il du péril brun qui se fait mena­çant par le biais des pro­chaines élec­tions euro­péennes ? S’agit-il, plus pro­ba­ble­ment, d’une de ces fic­tions des­ti­nées à nous effa­rou­cher, à nous rendre encore plus peu­reux du pire, à nous rési­gner de ce qui nous arrive, qui pour­rait être encore « plus pire » que le libé­ra­lisme déchaîné ?

 

» Lire : Peut-on rire avec Hit­ler ? (Le Monde)

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Mai 1968. Les Shadoks débarquent et se mettent à pomper

29 avril 1968. Les Sha­doks débarquent sur le petit écran de l’ORTF. Mai approche, le ver est dans la pomme. C’est le début d’une longue saga télé­vi­sée (208 épi­sodes) immor­ta­li­sée par la voix de Claude Pié­plu. Plus fort que Game of thrones, plus intense que True Detec­tive, voici les Sha­doks sai­son 1, épi­sode 1. Résumé : 

Sur la pla­nète Gibi vivent les Gibis. Sur la pla­nète Sha­dok vivent les Sha­doks. Les deux peuples ont des dif­fi­cul­tés à vivre sur leurs pla­nètes res­pec­tives et décident d’aller sur la Terre. Et c’est aussi le début de la fin. D’on ne sait quoi…

Géné­riqueréa­li­sa­teur : René Borg - scé­na­riste : Jacques Rouxel - auteur de la musique pré-exis­tante : Robert Cohen-Solal - musique ori­gi­nale : Ted Scotto ; Phi­lippe Beetz - com­men­ta­teur : Claude Pie­plu - des­si­na­teur : Jacques Rouxel ;inter­prète : Jean Cohen Solal 

Docu­ment © Ina

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Football. « La solitude du gardien de but à l’instant de sa connerie »

Quelques expli­ca­tions docu­men­tées :

• conne­rie [kɔnʀi] nom fémi­nin – étym. 1845 ◊ de con, fig. « imbé­cile » (cf. onart XIIIe); latin cun­nus

 1.  Bêtise, cré­ti­nisme.   « Si la conne­rie se mesu­rait, il ser­vi­rait de mètre éta­lon » (M. Audiard, « Le cave se rebiffe », film).

 2.  Imbé­cil­lité, absur­dité.  cucu­te­rie. Tout ça c’est des conne­ries !   bêtise.  « Quelle conne­rie la guerre » (Pré­vert).

▫ Action, parole inepte.  couillon­nade. Faire, dire des conne­ries. Arrête tes conne­ries.

▫ Erreur. bourde.

• suf­fi­sance [syfizɑ̃s] nom fémi­nin : (1640) Carac­tère, esprit suf­fi­sant  fatuité, orgueil, pré­somp­tion, auto­sa­tis­fac­tion, vanité. « Avec quel ton de suf­fi­sance il par­le­rait du pré­cep­teur de ses enfants ! » (Sten­dhal).  contraires : Insuf­fi­sance. Bon­ho­mie, fami­lia­rité, modes­tie.

foot­ball [fut­bol] nom mas­cu­lin

étym. 1888; 1698 dans un récit de voyage ◊ mot anglais « balle (ball) au pied (foot) »

Famille éty­mo­lo­gique   pied.

 1.  Vx Foot­ball rugby ( rugby), foot­ball asso­cia­tion (ou asso­cia­tion*) : sports de bal­lon en équipe.

 2.  Mod. Sport d’équipe (d’abord appelé foot­ball asso­cia­tion) oppo­sant deux équipes de onze joueurs, où il faut faire péné­trer un bal­lon rond dans les buts adverses, sans le tou­cher de la main ni du bras. région. soc­cer. Équipe de foot­ball ( onze) com­po­sée d’avants, de demis, d’arrières et d’un gar­dien (de but) ou goal.  aussi libéro, 2. stop­peur. Club, coupe, cham­pion­nat, ter­rain de foot­ball. Match de foot­ball ( 1. arbitre; attaque, but, 2. cor­ner, mi-temps, pro­lon­ga­tion; des­cente, envoi, 2. franc [coup franc], hors-jeu, 1. passe, pénalty, répa­ra­tion, shoot, tacle, tête, tir, touche, volée; blo­quer, déga­ger, se démar­quer, drib­bler, fein­ter, inter­cep­ter, lober, mar­quer, plon­ger, shoo­ter, talon­ner). Foot­ball fémi­nin. Foot­ball en salle.  fut­sal.Abrév. fam.foot[fut]. Jouer au foot.

 Foot­ball de table.  baby-foot, région. kicker.

 3.  En Amé­rique du Nord, Sport oppo­sant deux équipes de onze (foot­ball amé­ri­cain) ou douze joueurs (foot­ball cana­dien) qui doivent por­ter un bal­lon ovale jusqu’à une zone adverse en bout de ter­rain.

▫ Région. (Canada) [fut­bal] Ligue cana­dienne de foot­ball.

▫ Adj. foot­bal­lis­tique. L’actualité foot­bal­lis­tique.

(Le Petit Robert, 2012)

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À Brescia (Italie). Un pèlerin de 20 ans tué par la croix papale

Merci au « frère Jef », d’une obé­dience concur­rente, d’avoir relayé ce cas de déca­no­ni­sa­tion datant  de ce 25 avril 2014, l’avant-veille de l’apopthéose papiste au Vati­can. Un pèle­rin de 20 ans a été tué par la sta­tue (600 kg) de Jean-Paul II qui s’est effon­drée. Le drame a eu lieu à Bres­cia, en Ita­lie apos­to­lique et romaine > cf com­men­taire dans Valls, ou la laï­cité au bout du canon

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L’Apocalypse selon Sainte-Marchandise, ou T-Rex, le retour

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Le retour du T-Rex. Nour­rir la bête jusqu’à son écla­te­ment. Cli­quer sur le tableau pour mieux mesu­rer l’étendue des dégâts.

 

Ce chef d’œuvre, ci-des­sus, de l’art contem­po­rain pour­rait s’intituler L’Apocalypse selon Sainte-Mar­chan­dise. En plus syn­thé­tique, c’est une sorte de tapis­se­rie de Bayeux, ver­sion moderne,  faite & défaite nuit et jour, sans cesse, par une Péné­lope aux ordres du dieu Argent, encore dénommé Capi­ta­lisme.

Cette œuvre de l’Époque absurde, qui pré­cède celle dite de la Concen­tra­tion extrême, date en effet d’hier. Elle semble intem­po­relle, voire éter­nelle car, quoi qu’il en soit, elle datera tou­jours d’hier et de demain, c’est-à-dire de la veille de la pro­chaine pré­da­tion. Ses cou­leurs vives, gaies, flat­teuses au regard de pas­sage, affichent une trom­peuse diver­sité.

En fait, si nous nous pla­çons du point de vue évo­lu­tion­niste, l’œuvre illustre bien cette évo­lu­tion à rebours – une contre-évo­lu­tion en quelque sorte – condui­sant à la recons­ti­tu­tion des dino­saures et en par­ti­cu­lier du Tyran­no­sau­rus rex, le plus gros pré­da­teur que la Terre ait porté, le T-Rex pour les intimes.

Jul-bande dessinée- silex- préhistoireDu même point de vue – « alter-dar­wi­niste » comme dit le génial Jul dans son feuille­ton sur Arte, Silex and the city –, cette régres­sion annonce aussi la fin de la bio-diver­sité com­mer­ciale, arti­sa­nale, indus­trielle et artis­tique, autre­ment dit la dis­pa­ri­tion des espèces, sous-espèces et ainsi de suite jusqu’à la der­nière bac­té­rie uni­cel­lu­laire.

Ainsi s’annonce, pour bien­tôt (en termes de temps long), l’apo­ca­lypse repré­sen­tée par cette lucide tapis­se­rie. Celle-ci, por­tée en par­ti­cu­lier sur le monde de la Grande Bouffe (GB) et de la Très Grande Consom­ma­tion (TGC), se trouve décli­née en ses pro­vi­soires varié­tés dans les domaines de l’habillement, des loi­sirs, des médias, des trans­ports, de l’énergie, du luxe, de la culture mar­chande, et cae­tera. Sans oublier l’actuel étri­page en vue duquel s’activent avec fureur les Alsto­miens, Gene­lec­tri­cus, Sie­men­sus et autres Are­vux – toutes espèces à court terme mena­cées.

Dieu recon­naî­tra les siens, qui auront tous dis­paru. Il sera bien avancé.

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  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Comme un nuage, album pho­tos et texte mar­quant le 30e anni­ver­saire de la catas­trophe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant close (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en vente au prix de 15 euros + 5 euros de frais d’envoi, soit 20 euros. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adresse pos­tale !)

    Vous pou­vez aussi régler par chèque à Gérard Pon­thieu 102, rue Jules-Mou­let 13006 Mar­seille

    tcherno2-2-300x211

    Il s’agit d’un album-photo de qua­lité, à tirage soi­gné et limité, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, prises en Pro­vence et notam­ment à Mar­seille, expriment une vision artis­tique sur le thème d’« après le nuage ». Cette créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thème du nucléaire », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shima) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl). Fran­çois et Gérard Pon­thieu

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    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lippe Casal, 2004 - Centre natio­nal des arts plas­tiques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­feste.
    (Claude Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances. (Ber­trand Rus­sel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos dis­cours est le cours de nos vies. Mon­taigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé. Cha­cun en ramasse un frag­ment et dit que toute la vérité s’y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • « C’est pour dire » de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les termes de la licence Crea­tive Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­ciale - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 France). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés comme tels.
    Licence Creative Commons

  • 1emmen

    Un changement de serveur a causé la perte de quelques « cartons », en l’occurrence certaines images. Ce qui explique quelques vides dans des articles anciens.

  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

  • Bon appétit, cousin !

    Je doute donc je suis - gp

  • oignon jr_flexe  
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