On n'est pas des moutons

La revue Sexpol ressuscitée en DVD !

L’association Mou­ve­ment Inter­na­tio­nal pour une Éco­lo­gie Libi­di­nale (M.I.E.L.) vient de numé­ri­ser la revue Sex­pol, sexualité/politique et met ainsi à dis­po­si­tion l’ensemble des 39 numé­ros parus de 1975 à 1980, cela dans la forme ori­gi­nale. C’est un tra­vail aussi consi­dé­rable qu’utile, d’autant plus que, trente ans après sa dis­pa­ri­tion, Sex­pol était deve­nue introu­vable, sinon sur le mar­ché « noir » de quelques profiteurs…

L’association MIEL explique ainsi sa démarche : « L’objectif est d’une part la conser­va­tion d’un patri­moine cultu­rel : une revue de langue fran­çaise ins­crite dans l’histoire des aspi­ra­tions à la liberté sexuelle et poli­tique, qui ont mar­qué les années 1970.

« Il s’agit d’autre part de rendre acces­sible aujourd’hui des textes tou­jours d’actualité. En effet depuis les années 1970 la situa­tion politico-sexuelle en France (et ailleurs) n’a guère évo­lué posi­ti­ve­ment. Pire, elle a même régressé sur bien des aspects, tan­dis que le type de dis­cours sur la sexua­lité qui carac­té­ri­sait Sex­pol a tota­le­ment dis­paru du pay­sage médiatique. »

 

Fon­da­teur et direc­teur de Sex­pol, je me réjouis de cette ini­tia­tive due à Joce­lyn Pati­nel, ani­ma­teur du MIEL, asso­cia­tion mili­tante non lucra­tive qui ainsi, à sa manière, a repris le flam­beau d’une lutte inces­sante pour l’épanouissement du genre humain – en quoi il reste bien du travail…

J’espère aussi que cette col­lec­tion res­sus­ci­tée en numé­rique pourra tou­cher d’anciens lec­teurs – la revue a tiré jusqu’à 20 000 exem­plaires – ainsi que les membres de l’équipe, une ving­taine, aujourd’hui épar­pillés, per­dus de vue, ou même disparus.

Le DVD est mis en vente à prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion (plus de 2 000 pages), de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans.

Tous les détails et le bon de com­mande à par­tir de cette page :

http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-revuesexpol-fr.htm

 

Une par­celle d’Histoire

 

« Sex­pol » donc,  comme sexua­lité et poli­tique. Ques­tion­nez la toile et ce blog, à com­men­cer, et vous en appren­drez déjà pas mal sur cette revue et sa qua­ran­taine de numé­ros parus de 1975 à 80. Une aven­ture à sa façon : celle d’une (s)exploration dans le monde des vivants, enta­mée par un cer­tain Wil­helm Reich (1897-1957), méde­cin, psy­cha­na­lyste, freu­dien déviant, mar­xiste puis dis­si­dent en com­mu­nisme, scien­ti­fique un peu scien­tiste, juif et mécréant, inclas­sable et éti­queté « fou », fina­le­ment mort dans un péni­ten­cier état­su­nien. Rac­courci abu­sif pour cer­ner un vrai grand per­son­nage, y com­pris jusque dans ses enfer­re­ments et contra­dic­tions, dans ses enga­ge­ments, ses « folies » : son entière humanité.

Assez oublié depuis ce siècle amné­siant, Reich revient (de loin) comme les vagues de fond. Michel Onfray lui a offert la tri­bune de son uni­ver­sité popu­laire de Caen et pré­pare, semble-t-il, un ouvrage sur ce « freu­diste héré­tique ». Signe des temps, ou signe avant-coureur d’une « résur­rec­tion » de celui qui mit les pieds dans pas mal de gamelles peu ragoû­tantes. Reich, en effet, fut parmi les tout pre­miers des psy­cho­logues à pla­cer la ques­tion sociale dans l’origine du mal être de l’humanité, ce qui en soi, ne pou­vait que consti­tuer un casus belli avec Freud et les salons bour­geois de la Vienne des années 20. Tan­dis que la ques­tion sexuelle, comme l’avers de la médaille, non sépa­rable, pri­mor­diale, se trou­vait prise à bras le corps – à prendre au pied de la lettre ! et incluant tout le corps social, corps souf­frant s’il en est et s’il en était alors dans ces années fati­diques d’empestement nazi. Ter­ri­fiante peste à laquelle répon­dait en quasi symé­trie le cho­léra du sta­li­nisme, l’une et l’autre qui allèrent jusqu’à pas­ser ensemble un pacte, avant de s’affronter à la mort comme un même monstre à deux têtes. Reich eut très tôt pres­senti cette simi­li­tude des extrêmes, non pas dans leurs ori­gines et dimen­sions tant his­to­riques que socio­lo­giques, mais dans leur essence même, celle de la « tota­lité tota­li­sante », ce tota­li­ta­risme à base d’idéal divi­nisé et de pureté diabolisée.

Reich creuse la ques­tion : com­ment se peut-il que l’homme (il aimait à son pro­pos par­ler d’ « ani­mal humain », ce qui n’est pas ano­din) se laisse à ce point entraî­ner vers sa propre déchéance et, dans un même élan mor­ti­fère, aller jusqu’à sa perte ? Toute l’œuvre écrite de Reich tour­nera autour de ce « mys­tère », depuis Les Hommes dans l’État, jusqu’à Écoute, petit homme ! en pas­sant par le fon­da­men­tal Psy­cho­lo­gie de masse du fas­cisme.

Il n’en fal­lait pas plus pour se trou­ver rejeté, détesté, déni­gré et, diront cer­tains, assas­siné. Pour le moins, les fas­cistes et des psy­cha­na­lystes le dénon­cèrent comme « com­mu­niste et agent de Mos­cou », les com­mu­nistes comme « contre-révolutionnaire agent de la bour­geoi­sie » et tout le monde ou presque se devait de sus­pec­ter ce pour­fen­deur des reli­gions et de la morale répres­sive, ce pré­cur­seur de la « révo­lu­tion sexuelle ».

À l’image d’un Épi­cure quelque deux mil­lé­naires avant, Reich fut l’objet vic­ti­maire de visions réduc­trices et même de contre­sens quant à sa pen­sée, son action et son œuvre. En rai­son par­ti­cu­lière du fait qu’elles por­taient sur la sexua­lité et la désa­lié­na­tion poli­tique. Et que, comme pour l’épicurisme, le « rei­chisme » ne pou­vait cor­res­pondre à la dépra­va­tion libi­di­neuse. Tous deux, en fait, se posaient en ques­tion­neurs de la morale poli­tique et, plus géné­ra­le­ment, en pré­cur­seurs d’un art de vivre reliant l’unique et le col­lec­tif, l’individu et la cité, dans l’harmonie posi­tive des plai­sirs comme des valeurs morales.

C’est à ce prix – celui des contre­sens – que Reich connut une cer­taine gloire avec le mou­ve­ment de Mai 68. C’est dans les restes des bar­ri­cades déblayées qu’une bande de jeunes uto­pistes, bar­dés de leurs espé­rances, ras­sem­blèrent les pépites lais­sées par les ful­gu­rances rei­chiennes. Ainsi naquit Sex­pol comme une revue anti-dogmatique. C’était début 75, dans ces années désa­bu­sées impré­gnées des De Gaulle-Pompidou-Giscard, qui menèrent au sacre de Mit­ter­rand en même temps qu’à la fin d’une « expé­rience ». Conco­mi­tance à décryp­ter, certes. On y trou­vera matière, sans nulle doute, dans cette col­lec­tion numé­ri­sée, dans ce CVD et sa modeste et réelle par­celle d’Histoire.

Gérard Pon­thieu

> > > Voir aussi :

Il y a 30 ans, la revue Sex­pol mariait sexua­lité et politique

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Sarkozysme. Le putsch verbal et fascisant de Maryse Joissains, maire d’Aix-en-Provence

par Cyril Di Méo

A Aix-en-Provence, les par­ti­sans de Fran­çois Hol­lande  se font trai­ter de « zou­lous », les lea­ders de droite menacent de « lever une armée » si Hol­lande est élu... .et la per­ma­nence du PS se fait défon­cer lors de défaites UMP... Tan­dis que la maire, Maryse Jois­sains, se sur­passe – elle a l’habitude de ce genre de som­mets – avec des pro­pos à tona­lité put­schiste et  fas­ciste. Socia­liste, ancien membre des Verts d’Aix et ancien conseiller muni­ci­pal d’opposition, Cyril Di Méo adresse cette lettre ouverte à ses concitoyens :

Amis zou­lous…

C’est avec joie que l’on voit un pré­sident qui a clivé et divisé la France rem­placé par un pré­sident qui sou­haite ras­sem­bler les dif­fé­rents fran­çais der­rière un idéal de jus­tice sociale. N’en déplaise à cer­tains lea­ders de droite qui jugent Fran­çois Hol­lande « illé­gi­time », c’est à une nette majo­rité du peuple, avec 51,6 %, que Fran­çois Hol­lande a été élu pré­sident de la République.

Sur Aix, Sar­kozy fait 53,1 % des voix contre 46,9% pour Hol­lande. Aix reste une ville de droite. Mais c’est une forte régres­sion de la droite sar­ko­zyste. Ainsi Sar­kozy perd 4632 voix par rap­port à 2007 (37124 voix contre 41756 en 2007). Et le can­di­dat de gauche connait une forte pro­gres­sion pas­sant de 42,7% à 46,9% plus de 4 points sup­plé­men­taires et gagne plus de 1724 voix.

En réponse à cette pro­gres­sion des forces oppo­sées à cette droite dure, notre ville connaît aujourd’hui une dérive inquié­tante de la droite vers l’extrême droite. Maryse Jois­sains a ainsi pu envoyer quelques jours avant le scru­tin un tract hal­lu­ci­nant, en appe­lant aux élec­teurs du Front Natio­nal en ces termes : « Élec­teurs du Front natio­nal. Je par­tage une par­tie de vos  inquié­tudes et vos enga­ge­ments : l’élue que je suis l’a prouvé. » Pous­sant la haine et la récu­pé­ra­tion du vote extrême à son comble, elle écrit  : « Élec­teurs du Front natio­nal, êtes-vous prêts à subir le vote des immi­grés, l’immigration mas­sive, la régu­la­ri­sa­tion des sans papier, la perte de notre modèle social et sur­tout le pié­ti­ne­ment de nos valeurs répu­bli­caines. Pour vous et pour nous, […] la démo­cra­tie, l’identité fran­çaise […] ont un sens. Alors, si au nom de nos dif­fé­rences réci­proques, nous ne pou­vons faire alliance, défen­dons ensemble l’Etat fran­çais contre le pire. »

Lettre hai­neuse et ordu­rière dont voici l’intégralité :

http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/document/2012/05/lettre-une-republique-en-danger.pdf?tw_p=twt

Ce ton et cette déma­go­gie se sont aussi retrou­vés dans l’interview don­née par Madame Jois­sains à un média local où elle conteste la « légi­ti­mité de l’élection de Hol­lande ». Elle affirme que «  Même si M. Hol­lande est pro­clamé pré­sident de la Répu­blique, je ne pense pas qu’il soit légi­time, parce qu’il y arrive après un com­bat anti-démocratique comme on ne l’a jamais vu dans ce pays. »» Pro­pos qui on l’espère amè­nera à un rap­pel à la loi et où elle traite aussi les élec­teurs de Hol­lande de « bande de rigo­los » et de « zou­lous ». Et consi­dère ainsi que  «  Fran­çois Hol­lande est un dan­ger pour la Répu­blique. Cet homme n’a jamais fait la démons­tra­tion qu’il ait fait quelque chose dans sa vie. Je ne le crois pas com­pé­tent, ni capable. En tout cas phy­si­que­ment. Il ne don­nera pas l’image d’un pré­sident de la Répu­blique. J’aurais aimé d’un pré­sident qu’il ait plus de pres­tance et pas qu’il agite ses petits bras comme il le fait dans tous ses mee­tings parce que ça me paraît extrê­me­ment ridi­cule. ». C’est vrai que vu son style et sa pres­tance Maryse Jois­sains peut don­ner des leçons… :)

Voici la vidéo qui n’est pas un gag…. hélas c’est notre dépu­tée maire

http://www.citylocalnews.com/aix/2012/05/07/maryse-joissain-francois-hollande-est-illegitime

C’est dans ce cli­mat de pro­fonde hos­ti­lité et de ton poli­tique d’une extrême viru­lence que la vitrine de la per­ma­nence aixoise du Ps a été fra­cas­sée dimanche soir après de nom­breuses dégra­da­tions com­mises tout au long de la semaine ayant pré­cédé le scrutin.

http://cyril-dimeo.over-blog.com/article-l-ambiance-politique-aixoise-104748551.html

Chers amis « zou­lous » et assi­mi­lés, Aix connaît depuis 10 ans une anor­ma­lité poli­tique en ayant à sa tête comme maire, pré­si­dente de la CPA et dépu­tée un tel per­son­nage aussi réac­tion­naire et vul­gaire qui est une honte pour tout démo­crate et répu­bli­cain. J’espère que comme moi vous aide­rez Gaëlle Len­fant et Jean David Ciot, (au pre­mier ou au deuxième tour selon votre sen­si­bi­lité), à mettre un terme au man­dat de Madame Joissains.

Cyril Di Méo

Blog http://cyril-dimeo.over-blog.com

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Et allez !

Ne tour­nons pas autour du pot. Les esti­ma­tions sont connues depuis peu après 18 heures. Elles se confirment avec éclat. Lais­sons aux télés et radios le faire-semblant de ne pas savoir. Allez, arro­sons ça ! Et retrous­sons nos manches !

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Rabais sur le Vichy !

© Alain Le Quernec

Après Pétain, question Vichy, il y eut la pastille blanche (dure à avaler) et aussi le tissu qui enroba les fesses de Bardot (prémonitoire côté FN), avant d'emballer la camelote de chez Tati. Il nous est revenu ces derniers temps à la mode Sarkozy avec un arrière-goût ranci. Comme dit Alain Le Quernec, l’auteur de ce tissage serré, « Attention, cette image sera démonétisée la semaine prochaine ! » Pourvu !

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Fêter le travail, cette « étrange folie »


« Vrai tra­vail » : l’amnésie du can­di­dat Sar­kozy par LeNou­ve­lOb­ser­va­teur

Fêter le tra­vail, déjà c’est plus que limite. Mais alors le « vrai » tra­vail, selon Sar­kozy et sa piteuse envo­lée pétai­niste !… Envo­lée si on peut dire, à laquelle il a cru devoir pré­ci­ser « Le vrai tra­vail c’est le tra­vail de celui qui tra­vaille dur ». Le « dur », ça c’est de la « vraie » valeur. Oui, c’est celle de l’aliénation, cette force de pro­duc­tion que, contraint, tu dois échan­ger à tes com­man­di­taires – capi­ta­listes, en géné­ral –, selon leurs propres condi­tions (« mar­ché du tra­vail ») et en échange de la per­mis­sion de sur­vivre, plus celle de consom­mer, – consom­mer ce que tu as toi-même pro­duit, ou bien qui t’est pro­posé dans le spec­tacle des loi­sirs de pré­fé­rence abê­tis­sants, grâce aux­quels tu tur­bi­ne­ras une qua­ran­taine d’années selon le pro­gramme : « Perdre sa vie à la gagner ». La dif­fé­rence se consti­tue en résis­tance, dans la lutte quo­ti­dienne pour conqué­rir le plein emploi de sa vie.

Le vrai tra­vail, alors, ne serait-il pas celui qui, signant le pro­grès et la civi­li­sa­tion, en fini­rait avec l’exploitation, la souf­france (tra­vail, tri­pa­lium en latin « ins­tru­ment de tor­ture »), bref l’aliénation, pour tendre à la créa­ti­vité, la réa­li­sa­tion de soi et de l’humanité, le plai­sir à œuvrer pour la jus­tice et une société d’humains libres ?

À l’expression « vrai tra­vail », on pour­rait alors sub­sti­tuer l’ancienne évo­quant « la belle ouvrage ». À la notion de « pro­grès » on pour­rait aussi pré­fé­rer celle plus fié­vreuse du plai­sir à vivre, et à vivre en société ouverte, et non plus dans ce « tout à l’ego », selon l’expression de Régis Debray.

Oui, c’est de l’utopie !, ce « lieu de nulle part » qu’on n’en finit pas de cher­cher (pour qui cherche…), ou comme dans cette quête de sens qui – au fait – carac­té­rise la nature humaine.

En foi de quoi je consi­dère Le Droit à la paresse de Paul Lafargue (gendre de Marx) comme un livre majeur, véri­table hymne au – pour le coup – vrai pro­grès, celui qui jus­ti­fie­rait le machi­nisme et la tech­nique comme des ins­tru­ments de libé­ra­tion et non plus comme des déi­fi­ca­tions modernes et hau­te­ment aliénantes.

Beau détournement de l'oeuvre de Millet. L'angelus sonne l'heure de la libération… On peut rêver, non ?

Beau détour­ne­ment de l’œuvre de Millet. Les gla­neuses et la glandeuse.

Ainsi donc débute Le Droit à la Paresse. La réfu­ta­tion du Droit au tra­vail, 1880 :

« Une étrange folie pos­sède les classes ouvrières des nations où règne la civi­li­sa­tion capi­ta­liste. Cette folie traîne à sa suite des misères indi­vi­duelles et sociales qui, depuis deux siècles, tor­turent la triste huma­nité. Cette folie est l’amour du tra­vail, la pas­sion mori­bonde du tra­vail, pous­sée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa pro­gé­ni­ture. Au lieu de réagir contre cette aber­ra­tion men­tale, les prêtres, les éco­no­mistes, les mora­listes, ont sacro-sanctifié le tra­vail. Hommes aveu­glés et bor­nés, ils ont voulu être plus sages que leur Dieu ; hommes faibles et misé­rables, ils ont voulu réha­bi­li­ter ce que leur Dieu avait mau­dit. Moi, qui ne pro­fesse d’être chré­tien, éco­nome et moral, j’en appelle de leur juge­ment à celui de leur Dieu ; des pré­di­ca­tions de leur morale reli­gieuse, éco­no­mique, libre-penseuse, aux épou­van­tables consé­quences du tra­vail dans la société capitaliste. »

Suite en ver­sion inté­grale sur inter­net, notam­ment là : http://www.rutebe
uf.com/textes/lafargue01.html

Mais je m’aperçois que je rabâche et, d’année en année, ramène mon muguet sur ce cha­pitre… C’est sur­tout que l’Histoire bégaye et que les pro­grès se font aussi rares que lents. Voyez tout de même, sur C’est pour dire, ces autres sup­pliques pour tra­vailler moins, en gagnant ce qu’il faut, et pas plus.

De la Paresse comme un des Droits de l’Homme, de la Paresse comme un art moderne et révolutionnaire

Faire plus de moins pour être plus pei­nard !, par André Faber

« Fête du tra­vail », et quoi encore ?

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Un peu de hauteur fait du bien à l’œil – et à l’esprit

Ce lever de Terre depuis la Lune qu’ont admiré les astro­nautes de la mis­sion Apollo 8 a été filmé il y a quarante-quatre ans. Le 24 décembre 1968, les hommes d’équipage de cette mis­sion étaient les pre­miers à pho­to­gra­phier un tel évé­ne­ment. © Nasa/YouTube

La Nasa vient de réa­li­ser une vidéo où ces images ont été mixées avec celles four­nies plus récem­ment par la sonde lunaire LRO (pour les cli­chés du sol lunaire) et celles pro­duites par l’imageur Modis du satel­lite Terra pour ce qui concerne les vues de la Terre.

L’occasion, en ces temps si ras-de-terre, de prendre un peu de hauteur.

PS : Signe des temps : si quelqu’un trouve le moyen de faire dis­pa­raître le para­si­tage publi­ci­taire du début de la vidéo…

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Mari(an)ne Le Pen, selon Faber

 

Mon pote Faber fait des cau­che­mars et il des­sine même la nuit. Laisse donc la lampe allu­mée si t’as peur. Ni rêve ni cau­che­mar : regar­der en face.

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« Tu m’emmerdes », le tube sans dentelle

Après cinq ans d’un trop long règne, et dix ans en chef d’orchestre de la droite, Nico­las Sar­kozy se pose désor­mais en chef de file de l’extrême-droite. Le col­lec­tif Le pavé a tenu lui aussi à expri­mer son ras-le-bol. Un refrain que les âmes les plus fri­leuses trou­ve­ront peut-être tri­vial. Pour les autres, régalez-vous, faites tour­ner et sur­tout, déga­geons la droite(-extrême) du pouvoir.


Tu m’emmerdes par Pla­ceau­Peuple

L’auteur : Place au Peuple
Site offi­ciel de la cam­pagne du Front de gauche, www.placeaupeuple2012.fr agrège non seule­ment les pro­duc­tions des élus, des mili­tants, des sym­pa­thi­sants, mais aussi plus lar­ge­ment des citoyen-ne-s qui tiennent des sites d’information ou des blogs.

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Toute prête, la nouvelle affiche de Sarkozy

Sor­tie toute fraîche de la toile…

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La retraite à 57 ans !

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Montauban-Toulouse et les prédictions d” « Isidore »

 Je ne sais qui est cet "Isidore" qui a déposé hier sur ce blog un commentaire sur l'affaire Montauban-Toulouse. Mais le lien qu'il a ajouté mène à son blog, La Gnostie d'Isidore, où l'on peut lire ce qui suit, daté du 23 février dernier, sous le titre "Prédictivité". Propos que je lui emprunte sans hésiter (et sans son avis…).

Prédictivité

Hélas, chers amis, nous aurons notre petit attentat, peut-être pas trop sanglant, en France, pour corroborer le caractère sécuritaire nécessaire à notre cher pays de liberté, dont ont besoin notre industrie, la protection des riches, celle de leur moral et tout bonnement cette repoussante morale sociale, afin de dompter, par la force des matraques et autres armes de contention des masses telles que décrets et lois ad hocdont on nous a donné l'habitude, dans les 45 jours qui viennent, à peu de chose près. C'est absolument nécessaire pour élever le nabot à nouveau aux hauteurs de sa tâche : les esprits sont beaucoup trop revêches sinon même rebelles.Les pleurnichaderies qu'on nous montre et qu'on voudrait des pansements à des manques et malversations volontaires, tournent trop à la rigolade ou l'odeur de vinaigre et n'y suffissent plus, tant elles ont le pesant de la crédibilité d'un courtier ; ses décisions de derniers instants se voudraient vraiment convaincantes, à la manière d'un cache-sexe sans devant ni derrière, et d'une radicalité qui sort après quatre métros de retard ; ses révoltes contre l'état de fait qu'on a soi-même instauré par ses institutions saumâtres et qu'on a imposées à coups de renforts bleu-marine et de coques pare-balles, de casques et de gaz lacrymogènes, d'interdits à la libre-circulation sous des prétextes sécuritaires qui ne consistent qu'à se protéger soi de la populasse qu'on abhorre lorsqu'elle vous contredit, sentent excessivement l'hilarité ostentatoire, s'il ne s'agissait que d'accélérer notre désappointement devant tant de vergogne.Il faut s'attendre donc à une gouvernance par le choc socialqui se pratique dans l'invention d'une terreur dont l'objet est de vous atteindre au ventre, là où on veut vous esbaudir.Je souhaite simplement, devant cet inévitable "impossible" que les gens resteront affectivement calmes et penseront et comprendront qu'à nouveau, un coup sera porté à leur désir de mieux être et ne défailliront pas sous ce choc destiné à détrôner pour que vous le cachiez comme un trésor qui n'a plus à être découvert, ce qu'ils ont de plus cher, de plus vivant, de plus radieux et de plus incertain : la LIBERTÉ.

Publié par , 23 février 2012

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Page noire

Libération du 20/3/12 . En effet, rien à ajouter.

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Hans Rosling et la machine à laver magique

Cette allé­go­rie autour de la machine à laver pro­vient d’une des fameuses confé­rences de l’organisation états-unienne TED (Tech­no­logy Enter­tain­ment Design) qui se tient chaque année en Cali­for­nie – et désor­mais aussi ailleurs dans le monde. On y célèbre le pro­grès comme fac­teur… de pro­grès, en une sorte de tau­to­lo­gie le plus sou­vent naïve et bar­dée des meilleures inten­tions. On sait  que l’enfer, aussi, se trouve pavé de la même manière. Mais soit ! pre­nons à bras le corps ce débat ainsi lancé sur la tech­nique et l’avenir de l’humanité. Ça nous chan­gera des joutes élec­to­rales pla­nant très au-dessus du plan­cher des vaches – quoique…

Le confé­ren­cier est Hans Ros­ling, célèbre  méde­cin, théo­ri­cien et sta­tis­ti­cien suédois.

Vidéo de 9 mn.

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Sarkozy en famille : des gens modestes

C'est vrai, quoi, de vraies gens du peuple.

Le peuple, disait Victor Hugo, c'est comme les pavés : on lui marche dessus jusqu'à ce qu'il vous tombe sur la tête.

Source : sur la toile,  #noussommesdesgensmodestes pic.twitter.com/FqzeAJsM

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Le fragile portrait du joueur de l’ego

 

 «Si les Français devaient ne pas me faire confiance, est-ce que je devrais continuer dans la vie politique, la réponse est non.» Et le président sortant, maire de Neuilly à 28 ans, d'ajouter : «Ces carrières qui n'en finissent pas, cela aboutit à des jeunes qui ne peuvent pas monter. Si tel n'est pas votre choix, je m'inclinerai et j'aurai fait une très belle vie politique.»

© Portrait signé Alain Le Quernec, graphiste à Quimper http://alainlequernec.fr


Si Sarkozy n'est pas réélu, il arrête la politique par warrant

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  • Traduire :

  • Twitter - Gazouiller

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­feste.
    (Claude Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sexpol.
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances. (Ber­trand Russel)

  • C’est pour dire de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les termes de la licence Crea­tive Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­ciale - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 France). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés comme tels.
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  • Bon appétit, cousin !

  • 1emmen

    Un chan­ge­ment de ser­veur a causé la perte de quelques « car­tons », en l’occurrence cer­taines images. Ce qui explique quelques vides dans des articles anciens.

  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

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