On n'est pas des moutons

Tunisie. De l’inconvénient d’avoir raté le train de la révolution

La révo­lu­tion comme un coup de foudre. Ne pas s’y brû­ler les ailes. S’être pré­muni de ses illu­sions pour en jouir au bon moment. Et puis pas­ser à la durée, au dur désir de durer. Je parle bien sûr de la Tuni­sie qui aura sur­pris tout un cha­cun. Qui en aura dépité quelques autres, certes. Comme notre grand oracle du FMI pré­di­sant le plus bel ave­nir au royaume de Ben Ali tout en rêvant de gou­ver­ner le pays France. Mau­vaise pioche. En quoi il ne suf­fit pas d’avoir des airs ins­pi­rés pour être super ana­lyste. Car ces gens, que savent-ils de la souf­france des peuples ? Rien.

Je pense aussi, bien sûr, à notre petit empe­reur d’opérette, même pas comique, lamen­table, rece­vant les clés de la ville de Tunis et ne taris­sant de facé­ties élo­gieuses à l’adresse de son émir ami.

Je pense à la ci-devant Michèle Alliot-Marie dite « MAM », des affaires si étran­gères, tout emper­ru­quée et si empres­sée de secou­rir – selon le « savoir-faire » des agents de notre Répu­blique – son monarque étran­ger dans la débine. Je pense donc aux Juppé et Fillon condam­nés à sou­te­nir leur bre­bis éga­rée au quai d’Orsay.

Je pense aussi au Mit­ter­rand, l’autre, esti­mant – le 9 jan­vier 2011 – en tou­riste de la culture, que “Dire [de la] Tuni­sie [qu’elle] est une dic­ta­ture uni­voque me paraît tout à fait exagéré“.

Je ne sau­rais oublier le bon Jacques Chi­rac, pré­sident de notre même Répu­blique, man­quant en 2003 d’étouffer son ami Ben, qui il étreint d’une vigou­reuse acco­lade, avant de décla­rer : “Le pre­mier des droits de l’homme est de man­ger, d’être soi­gné et de rece­voir une édu­ca­tion. De ce point de vue, il faut bien recon­naître que la Tuni­sie est très en avance”.

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Tunisie. DSK en prophète de Ben Ali

Por­trait offi­ciel du direc­teur géné­ral et grand oracle du Fonds moné­taire international.

Pom­pon de « La-bas si j’y suis » cet après-midi, tan­dis que la rue gronde au plus fort à Tunis : la pro­phé­tie de « DSK » pré­di­sant le plus bel ave­nir à la Tuni­sie de Ben Ali. Et pour 2012 en France, que nous annonce le car­to­man­cien du FMI ? Ça craint !

En atten­dant, voyons-voir ce grand moment de fine ana­lyse économico-politique… Domi­nique Strauss-Kahn à TV7-Tunisie, 18 novembre 2008 (2 mn 12 s) :


La crise comme un (mauvais) roman. « Leur arracher le cœur et le bouffer avant qu’ils crèvent ! »

« Fric, krach et gueule de bois : le roman de la crise ». C’était sur France 2 mardi soir. Cin­quante ans de dérives libé­rales ramas­sés en une heure et demie, une gageure plu­tôt réus­sie, y com­pris avec ses lacunes inévi­tables (entre autres, l’optimisme béat d’Orsenna à la fin…). Même si, trans­po­sée dans la finance mon­dia­li­sée, la réfé­rence à « Règle­ment de comptes à OK-Coral » ne sau­rait tout expli­quer de la Crise, elle en illustre tout de même bien la démence irrationnelle.

L’ex-boss de Leh­man Bro­thers, sur­nommé « le gorille »…

Quelques pas­sages de l’émission télé valaient leurs pesants de cota­tions bour­sières. En par­ti­cu­lier celui qui montre le pré­sident de Leh­man Bro­thers, Dick Fuld, avec son pro­fil de car­nas­sier, la cari­ca­ture du capi­ta­liste psy­cho­pathe qui voit le péril en la demeure et menace : « On va ser­rer très fort ! Comprenez-moi bien [c’est une vidéo interne, il s’adresse à ses col­la­bo­ra­teurs, qui ricanent en choeur], on va coin­cer tous ceux qui ne peuvent plus rem­bour­ser, et on va ser­rer très fort ! Ce n’est pas que je veux leur faire du mal… Non, je ne suis pas comme ça… je suis quelqu’un de doux et d’aimable… Non, ce que je veux, c’est les attra­per, leur arra­cher le cœur et le bouf­fer avant qu’ils crèvent ! » Ça fait froid dans le dos. Et on pense à ces mil­liers, mil­lions même, d’Américains jetés de leurs loge­ments. Sans par­ler des consé­quences subies dans le monde entier.

Voyez ce grand moment illus­trant la névrose liée à l’avidité du fric. En com­pa­rai­son, Dra­cula fait… pâle figure. Extrait vidéo : 4 mn


La crise, un roman. « Leur arra­cher le cœur et le bouffer »


France inter. Quand Le Pen montre « 13 millions d’étrangers », les journalistes regardent son doigt

Indi­gna­tion encore. France inter rece­vait ce matin Jean-Marie Le Pen en fin de par­cours à la tête (Pen en bre­ton…) du Front natio­nal. Le vieux facho s’en sera encore bien tiré. Avec l’habileté et cet aplomb qu’on lui connaît, il aura une fois de plus roulé les jour­na­listes dans sa farine. Ainsi en fut-il lorsque, enton­nant son refrain de pré­di­lec­tion, il affirma que la France compte désor­mais, « d’après l’Insee, plus de 13 mil­lions d’étrangers qui ne manquent pas de poser de graves problèmes »…

Le faus­saire à plein micro.

Treize mil­lions, et même plus ! Ce qui repré­sen­te­rait 20% de la popu­la­tion… Mais per­sonne pour rele­ver. Ni le pon­ti­fiant Guetta, ni le déca­pant Legrand, ni enfin le sémillant Cohen n’opposèrent au faus­saire la réa­lité sta­tis­tique : 3,65 mil­lions de per­sonnes, sur plus de 63 mil­lions, soit 5,8% de la popu­la­tion au der­nier recen­se­ment de 2006.

S’il n’est qu’une don­née à connaître quand un jour­na­liste ren­contre Le Pen, c’est bien celle sur l’immigration, non ? Au lieu de quoi on lui pose d’insipides ques­tions genre « La Tuni­sie est-elle une dic­ta­ture ? »* Et l’autre men­teur de pour­suivre son bon­homme de che­min, et de ter­mi­ner sa car­rière de faus­saire « en beauté », comme il l’avait com­men­cée d’ailleurs. Je rap­pe­lais ici même, en octobre der­nier, com­ment Le Pen fut pro­pulsé par la télé, en 1984, avec l’émission au titre bien pré­somp­tueux : L’Heure de vérité… Il avait pu user et abu­ser du men­songe sans être le moins du monde inquiété par des jour­na­listes plus suf­fi­sants que com­pé­tents. Il aurait eu tort de se gêner. Ainsi vient-il de réus­sir sa sor­tie selon la même recette éprou­vée. Face à la même indo­lence journalistique.

* Et la dilet­tante Pas­cale Clark de poser la même ques­tion à Régis Debray. C’était peu avant dans ses « Cinq minutes avec… ». Alors, la Tuni­sie, au fait ?

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Mais vingt dieux, comment ne pas s’indigner ?!

Treize pages d’« Indignez-vous ! ». Heu­reu­se­ment que l’auteur s’appelle Sté­phane Hes­sel, qu’il a 93 ans, qu’il a connu De Gaulle, Cas­sin, la Résis­tance, Buchen­wald et co-rédigé la Décla­ra­tion uni­ver­selle des Droits de l’homme. Sinon, ça ferait « short » côté indi­gna­tion. Pour ma part, j’en déverse chaque jour de pleins tom­be­reaux. Ma question-exclamation, juste celle de « c’est pour dire », serait plu­tôt : « Mais vingt dieux, com­ment ne pas s’indigner ?! » Alors que le JT déverse à jet continu les misères du monde spec­ta­cu­laire. Et je res­te­rais inerte, sans gueu­ler ? Tout de même, il me semble bien que cette der­nière décen­nie aura été la plus hor­rible : celle de la démo­li­tion géné­ra­li­sée de notre édi­fice social, éco­no­mique, cultu­rel, poli­tique, éco­lo­gique – humain !

Tenez, der­nières nou­velles du front : je rentre de la poste où j’avais l’intention d’acheter des timbres – ça se fait encore. Je fais la queue entouré d’un bazar de came­lotes diverses, jeux, livres de cui­sine, babioles… Soit. Dix minutes plus tard, le gui­che­tier m’apprend qu’il ne vend pas (plus) de timbres, « que c’est l’Automate, là der­rière vous, qui s’en charge désor­mais ; que si vous n’avez pas de mon­naie, je peux vous en faire… » J’échange donc mon billet de dix – merci m’sieur – et me tourne vers l’Automate (majus­cule de rigueur pour les Idoles modernes) pour en com­prendre le fonc­tion­ne­ment (pas trop dif­fi­cile à mon niveau ;-) et lui deman­der mal­gré moi, en le gavant de pièces, de piquer le bou­lot de l’aimable gui­che­tier non-indigné, quoique mes remarques ne l’aient pas laissé de marbre.

Cette machine, certes, a été inven­tée par les hommes. Pas pour les hommes, au contraire. Elle est là, face au gui­che­tier, pour lui dire t’es condamné mon vieux, compte vite tes abat­tis et tes pauvres points de retraite res­treinte et t’en fais pas pour autant, tu fini­ras non même pas à l’hospice, y en a plus à por­tée de ta bourse ; et, t’as vu, le nou­veau « grand chan­tier pré­si­den­tiel » autour de la ques­tion pipée à pro­pos de la dépen­dance : « soli­da­rité natio­nale ou assu­rances pri­vées ? » Réponse dans six mois, qu’ils disent. C’est des auto­mates qui vien­dront te don­ner la bec­quée et te tor­cher, pépé ?

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Entretien avec Richard Galliano. Bach entre le jazz et la baloche

Bri­sons le cli­ché d’un Richard Gal­liano accor­déo­neux enca­naillé au jazz et enno­bli au clas­sique. C’est tout le contraire ! S’il fête ses soixante ans avec un disque et des concerts  consa­crés à Bach*, l’accordéoniste a dès son plus jeune âge étu­dié et joué le grand maître du baroque. Aujourd’hui il trans­cende les genres au nom de la musique uni­ver­selle. Pro­pos d’autant plus témé­raire pour lui que l’accordéon demeure, peu ou prou, pri­son­nier de ses car­cans his­to­riques, entre l’orgue por­ta­tif et le « piano du pauvre ».  Comme son ami argen­tin, feu Astor Piaz­zola, ainsi que quelques autres dans l’histoire de la musique, il libère l’étrange ins­tru­ment qui embrasse tout le champ musi­cal, de la tra­di­tion à la plus actuelle des avant-gardes – là où Richard Gal­liano, il est vrai, ne va pas jusqu’à s’aventurer. **

Au GTP, Aix-en-Provence 14/12/2010 © Ph. Gérard Tissier

Com­ment un accor­déo­niste comme vous, qui a « viré » au jazz depuis très long­temps, peut-il aujourd’hui s’intéresser à Bach ?

– J’ai tou­jours joué la musique de Bach, et on joue Bach à l’accordéon depuis plus d’un siècle. Pen­dant long­temps aussi les spé­cia­listes ont été des accor­déo­nistes russes qui ont joué sur­tout le réper­toire d’orgue. Moi-même j’ai joué, lorsque j’étais jeune, des pièces comme la Fugue en la mineur, le Cla­ve­cin bien tem­péré, le Concerto ita­lien aussi, qui marchent très bien à l’accordéon. Sur­tout parce que l’accordéon c’est un orgue en minia­ture. L’instrument n’avait pour­tant ni sa place dans le jazz, ni dans le clas­sique – sur­tout à mon époque. C’était vrai­ment la face cachée… très peu de monde était au cou­rant de ce qui se pra­ti­quait à l’accordéon en dehors du musette. Par exemple, dans les années soixante, il y avait un accor­déo­niste qui avait par­ti­cipé à l’émission de Ber­nard Gavoty, Les Grands inter­prètes, c’était Freddy Balta. Il avait joué du Mes­siaen, entre autres… Mais pour le grand public, la seule dimen­sion de l’accordéon – d’ailleurs très belle – c’était le bal, la fête, qu’on retrouve dans beau­coup de musiques tra­di­tion­nelles. Au Bré­sil, par exemple, c’est le forro ; en Pologne, c’est la polka ; en Hon­grie, les csar­das… Et en France, la valse musette qui colle le mieux, je dois dire, à la peau de l’accordéon… La valse musette c’est aussi très proche des valses de Chopin…

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Journalisme. Petite leçon entre la pêche au ton et le ton qui pèche

Déjà à la radio… À la télé c’est encore pire : ce for­ma­tage jour­na­lis­tique qui ravage grand nombre de com­men­taires et de repor­tages. Il fut un temps où je m’échinais à les poin­ter du pied (de bronze, d’argent et d’or, mes fameuses Pan­toufles connurent leur gloire – tapez aussi  « pan­toufles » dans la case de recherche.). Et ils ont fini par me fati­guer et m’avoir à l’usure.

« Ils », ces jour­na­listes de la faci­lité : vite-fait mal-fait, pas d’élan et encore moins de mise en pers­pec­tive; ver­nis cultu­rel qui cra­quèle au pre­mier ques­tion­ne­ment évité; voca­bu­laire ché­tif, ortho­graphe racho, syn­taxe à l’agonie. Et puis il y a le ton, la fameuse pêche au ton… «  Le ton Coco ! Appuie sur les mots, mets du rythme, ponc­tue, vingt guieux, comme dans la pub !  » Et c’est le ton qui pèche. D’autant qu’il vient « ser­vir » le récit, le fameux scé­nar de l’info-spectacle : « Ce soir là, Chan­tal Lan­vin rentre dans sa loin­taine ban­lieue après une dure jour­née. Infir­mière à l’hôpital de la Pitié… » Sa bou­lan­gère : « Une femme sans his­toire, jamais on aurait pu pen­ser que… » Et cae­tera, avec ce qu’il faut de bour­don­ne­ment musi­cal (le bruit de fond…) qui appuie sur le drame mon­tant et que ren­force tou­jours le fameux « ton »… Sans oublier, défense de rire, les encore plus fameux micro-trottoirs – ce niveau zéro du « jour­na­lisme » – par les­quels pros­père la mys­té­rieuse « opi­nion ». Ainsi se pour­suit le for­ma­tage, au fil des géné­ra­tions de for­ma­tés dans les centres et écoles de for­ma­tion. For­ma­tage conjoint des jour­na­listes et de leurs publics, construc­tion lente et solide des modes de pen­sée et de com­por­te­ment, jusqu’au lan­gage même, ses cli­chés, ses mots à la mode – son prêt-à-penser. Et vogue la démocratie…

Une « évo­lu­tion » jour­na­lis­tique qui tient à plu­sieurs fac­teurs, causes et consé­quences d’une dégra­da­tion tou­chant nos socié­tés. Parmi ces fac­teurs, l’un des prin­ci­paux, à mes yeux, réside dans le concu­bi­nage très avancé entre infor­ma­tion et com” – je dis­tingue bien la com­mu­ni­ca­tion, branche de la psy­cho­lo­gie, pour dire vite, de sa vul­gate enta­chée de pub” et de stra­té­gie poli­tique autant que mar­chande. C’est un tour­nant dans l’histoire de la presse, une sorte de virage en épingle à che­veux avec sor­tie de route annoncée.

Ils ne mour­ront pas tous, mais la plu­part sont atteints – sur­tout dans l’audio-visuel, pour ce qui est de l’affadissement jour­na­lis­tique. Non pas tant dans les choix de sujets (pas tou­jours) que dans leur trai­te­ment, cette mise en forme par laquelle un fait devient in-formation et nous autres in-formés. Le fond et la forme s’étant rejoints dans un tout alors satis­fai­sant. Quand ce n’est pas le cas, eh bien, ça clau­dique, c’est ban­cal. Illus­tra­tion inté­res­sante avec ce mon­tage réa­lisé par deux jour­na­listes de Télérama.


Le ton jour­na­lis­tique : petite leçon de for­ma­tage
envoyé par tele­rama. — L’info video en direct.


Cosmodiversité. Un message de l’infinie banlieue…

Salut les Ter­riens ! Voilà : le 30 décembre der­nier, en l’an MMX donc, j’ai reçu un mes­sage d’un site astro­no­mique. Il annon­çait que cinq nou­velles exo­pla­nètes venaient d’être décou­vertes grâce au téles­cope Kepler et que ce serait les der­nières de l’année. J’en dédui­sais inci­dem­ment que les astro­nomes devaient être des gens comme vous et moi et qu’ils ne tra­vaille­raient pas le der­nier jour de l’année. Ce qui ne chan­ge­rait rien à la valse magis­trale des astres, ni à la nôtre, nous les pous­sières d’étoiles. Quoique.

Car n’avons-nous pas, dès les pre­mières décou­vertes astro­no­miques, changé notre rap­port au monde et, avec lui, notre regard sur l’univers, les dieux et les hommes ? En fait, les vraies pre­mières décou­vertes de ce type, ce sont celles que connaît tout humain levant les yeux au ciel. « Ma théo­rie à moi » sur la ques­tion (je me la valide tout seul… même si elle a été émise des mil­lions de fois depuis la nuit des temps…), c’est de situer là l’origine de l’humanité pen­sante. C’est là, oui, que je vois sur­gir la conscience chez l’animal humain pei­nant à se tenir debout et à lever le nez vers l’inconnu astral.

Je pense aussi (donc je suis ;-) ) que les ani­maux qui tentent un regard vers le ciel, au-dessus d’eux, pas seule­ment devant et au loin, che­minent insen­si­ble­ment vers la prise de conscience. Comme Dar­win, je pense que les ani­maux domes­ti­qués par l’Homme, ont pro­fité de ce rap­pro­che­ment « péda­go­gique » et que, peu à peu, leur regard se lève vers le ciel, ne serait-ce que par brefs ins­tants. Voilà pour­quoi aussi nous com­mu­ni­quons avec eux, ayant cela en par­tage : ce sen­ti­ment dif­fus d’appartenir à l’immensité, à l’inconnu magistral.

Mon­sieur L’Homme, lui aussi, veut tout com­prendre. Des­sin de Faber, un autre Lorrain…

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Côte-d’Ivoire. On recompte les voix ou on refait le match ?

par Ber­nard Nantet

Alors que les mânes de Jean Hélène, de Guy-André Kief­fer et  d’Albert Zongo planent encore sur les palais pré­si­den­tiels de Laurent Gbagbo à Abid­jan et du men­tor d’Alassane Oua­tara à Oua­ga­dou­gou, les clans locaux et les inté­rêts supra­na­tio­naux qui font le mal­heur de la Côte-d’Ivoire depuis une décen­nie en remettent une couche. Qu’auraient pensé ces trois jour­na­listes, aujourd’hui dis­pa­rus pour avoir voulu lor­gner de trop près les allées nau­séa­bondes des pou­voirs en place, du manque de dis­tance pris par nombre de leurs confrères dans le trai­te­ment des infor­ma­tions sur le sujet ?

Parions que le temps, les évé­ne­ments, les polé­miques fai­sant leurs œuvre, la Côte d’Ivoire  ne devienne, comme le Rwanda, un de ces sujets sur les­quels, à trop se pas­sion­ner et à s’investir, on ne puisse plus reve­nir sur des enga­ge­ments trop lapi­daires…  ou un fonds de com­merce trop ren­table. (Où sont pas­sés les thu­ri­fé­raires et les com­mu­ni­cants de Kagamé face aux quatre mil­lions de morts du Kivu ? ).

Laurent Gbagbo, en 2007. Ph. Wikipedia

Un una­ni­misme éton­nant fai­sant de Gbagbo un hor­rible dic­ta­teur refu­sant de lais­ser la place à un vain­queur démo­cra­ti­que­ment élu a de quoi cho­quer, mais pose un pro­blème élé­men­taire. Pour­quoi ce ver­tueux pru­rit démo­cra­tique de Washing­ton, Paris, Bruxelles, de l’ONU, alors que des élec­tions récentes (Égypte, Bur­kina, Tuni­sie, etc) ont porté au pou­voir des majo­ri­tés attei­gnant des scores à la sovié­tique ou qu’ailleurs, des réformes consti­tu­tion­nelles per­mettent de faire per­du­rer indé­fi­ni­ment des pré­si­dents inamovibles ?

Alas­sane Ouat­tara en 2002. Ph. Wikipedia

Comme Kagamé, qui a fait ses classes à Fort Lea­ven­worth (USA), centre doc­tri­naire de l’armée amé­ri­caine, Ouat­tara, enfant chéri du FMI à l’anagramme (« ADO » pour Alas­sane Dra­mane Ouat­tara) qui ne s’invente pas, fait par­tie de cette nou­velle stra­té­gie d’après guerre froide visant à s’appuyer sur de nou­veaux diri­geants déta­chés des colo­ni­sa­teurs du passé. (Hou ! la vilaine Fran­ça­frique, tarte à la crème ser­vie à grandes lou­chées et des­ti­née à faire oublier ces nou­veaux arri­vants et leurs maîtres à pen­ser de la finance mondialisée !)

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Cinéma. « Another Year », une cosmogonie de l’ordinaire

Le titre me sem­blait s’imposer pour un 31 décembre : Une autre année, et aussi une année autre. Comme un bilan, un constat, et aussi une espé­rance : ça ne pourra qu’aller mieux… Hmm, pas sûr… Ce film de Mike Leigh est rien moins que magni­fique. Je le dis d’abord à ceux qui ris­que­raient de le rater, même si le suc­cès semble l’installer pour un moment… Quoique, jus­te­ment, les choses allant comme elles vont, si vite ou si len­te­ment ; dans l’allégresse ou la détresse, selon… Deux heures et quelques sur le temps. Celui qui passe, celui qu’il fait, dehors et dedans, dans le monde et en soi.


Un film sur le quo­ti­dien autant qu’une cos­mo­go­nie de l’ordinaire, la vie — l’amour — la mort ; l’air — l’eau — la terre ; la ville et son béton, les averses, le coin de pota­ger et ses tomates de fin d’été ; les sai­sons jus­te­ment, les années qui passent. Et s’égrènent secondes et années, et fanent les fleurs, et repoussent d’autres graines : une mort, une nais­sance ; un fils rebelle, un père nau­fragé ; une femme éper­due devant les rides de son miroir, ter­rible face à face – phi­lo­so­pher : apprendre à mou­rir, jusqu’au sui­cide mou au goût acre d’alcool et de tabac ; croire cher­cher l’autre en se fuyant soi-même ; accu­ser, juger pour ne se voir point. (Lire la suite…)


Les vrais faux vœux 2011 de qui l’on sait, censurés par Dailymotion…(Ça promet !)

Pour mar­quer ses 90 balais sans paraître trop gaga, le Parti com­mu­niste fran­çais s’est offert un détour­ne­ment des voeux de qui l’on sait. Exer­cice mar­rant et réussi dans le genre. Il est sur­tout relayé ici en rai­son de la cen­sure – c’est bien le mot – impo­sée par Dai­ly­mo­tion, qui a car­ré­ment coupé le robi­net ! C’est que le concur­rent fran­chouiillard de You­tube (USA) dif­fuse cette année les vœux offi­ciels du même qui vous savez… Fal­lait choi­sir, ce qui fut fait ! Mais ce qu’on sort par la porte toi­lée revient par les fenêtres.


…et les vrais vœux de « C’est pour dire » et de Faber

Et petit cadeau en prime, offert par La Provence.com de l’An neuf…

(Ndlr : On sup­pose l’intention chaste…)



Tunisie. Fortes tensions sociales et brutalités policières

La Tuni­sie est en proie à de graves ten­sions sociales pro­vo­quant des mani­fes­ta­tions et une répres­sion poli­cière des plus bru­tales. Un récit nous en est fourni par la Fédé­ra­tion des Tuni­siens pour une Citoyen­neté des deux Rives (FTCR), qui regroupe en France des Tuni­siens oppo­sés au régime de Ben Ali. De son côté, la télé­vi­sion qua­ta­rie El Jazira a lar­ge­ment rendu compte de ces évé­ne­ments comme le montre l’extrait ci-dessous/

« Le mou­ve­ment  de pro­tes­ta­tion  s’est déclen­ché  à Sidi Bou­zid le ven­dredi 17 décembre après qu’un jeune chô­meur, ven­deur ambu­lant de fruits et légumes, s’est immolé par le feu. Il venait d’être délogé du trot­toir par des poli­ciers. Ainsi a-t-il voulu signi­fier qu’il ne lui res­tait aucun espoir pour vivre dans la Tuni­sie des « miracles » éco­no­miques, dont le résul­tat est un chô­mage endé­mique qui touche aujourd’hui en par­ti­cu­lier la jeu­nesse, sans épar­gner aucu­ne­ment les titu­laires d’un diplôme supérieur.

« A par­tir de ce moment, ce sont d’importantes mani­fes­ta­tions de jeunes chô­meurs, de pré­caires et de tra­vailleurs qui sont des­cen­dues dans la rue. De nom­breuses villes des alen­tours de Sidi Bou­zid ont rejoint le mou­ve­ment dans un pre­mier temps, puis des villes du nord au sud du pays jusque la capi­tale, Tunis, ont donné à ce mou­ve­ment un carac­tère de ras-le-bol géné­ra­lisé contre le chô­mage, la cherté de la vie, la cor­rup­tion, l’injustice des poli­tiques sociales et éco­no­miques qui s’est éten­due à toutes les régions de la Tuni­sie. Les slo­gans les plus répan­dus y mettent en cause direc­te­ment les choix poli­tiques fon­da­men­taux du pou­voir et de l’administration.

« Le régime tuni­sien dans une atti­tude carac­té­ri­sée par l’autisme a refusé d’entendre ces cris de déses­poir. Sa seule réponse à ce mou­ve­ment paci­fique dans un pre­mier temps a été l’utilisation des forces de répres­sion. Il en est résulté la mort par balles d’un jeune de 18 ans, et de nom­breux bles­sés. (Lire la suite…)


Un an otages en Afghanistan !

Triste anni­ver­saire que celui des deux jour­na­listes de France 3 Hervé Ghes­quière et Sté­phane Tapo­nier et leurs trois accom­pa­gna­teurs, enle­vés lors d’un repor­tage en Afgha­nis­tan. C’était le 29 décembre 2009. Depuis, les plus direc­te­ment concer­nés – les familles des otages et le comité de sou­tien – n’ont reçu que d’indirectes preuves de vie des jour­na­listes pri­son­niers, dont une vidéo récente. En même temps, ils ont l’impression d’avoir été bala­dés par les auto­ri­tés fran­çaises cen­sées négo­cier avec les ravis­seurs. Sans doute font-elles tout leur pos­sible… Mais il reste la manière : celle par laquelle on entre­tient les rela­tions avec les dif­fé­rentes par­ties. Les­quelles en sont aujourd’hui à s’interroger sur les dosages entre infor­ma­tion et com­mu­ni­ca­tion gou­ver­ne­men­tale. Par la voix de Flo­rence Aube­nas, dans Le Figaro du jour, le comité de sou­tien inter­pelle solen­nel­le­ment les auto­ri­tés fran­çaises et pose cette ques­tion : « Un an déjà, qu’avez-vous fait ? »

Une péti­tion de 80 000 signa­tures a été remise à l’Élysée la semaine der­nière. Des mani­fes­ta­tions sont annon­cées aujourd’hui dans le pays, dans des villes et des vil­lages où par­fois, comme ici à Saint-Étienne-les-Orgues (Alpes de Hautes-Provence) dont la mai­rie a accro­ché sur sa façade les por­traits des deux otages.

Cinq autres otages fran­çais se trouvent actuel­le­ment rete­nus au Mali. Ils ont été enle­vés à Arlit au Niger le 16 sep­tembre,  ainsi qu’un Togo­lais et un Mal­gache. « Al-Qaida au Magh­reb isla­mique » (AQMI) a reven­di­qué ce rapt. Un sixième Fran­çais a été enlevé le 14 juillet 2009 à Moga­dis­cio, en Soma­lie. Il s’agit d’un membre de la Direc­tion géné­rale de la sécu­rité exté­rieure (DGSE) kid­nappé par des rebelles isla­mistes soma­liens. Un autre agent, a réussi à s’enfuir le 25 août dernier.



Côte d’Ivoire. Pour Jean-François Probst, « Gbagbo est plus proche de Mandela que de Mugabe »

Contre­point sur la situa­tion en Côte d’Ivoire pour ne pas embou­cher les trom­pettes domi­nantes. Ce chan­ge­ment de refrain vient d’un cer­tain Jean-François Probst, ancien bras droit de Jacques Chi­rac, franc-parleur et connais­seur de l’Afrique à sa façon. Après une car­rière poli­tique (il a notam­ment été conseiller de Jérôme Monod au RPR, secré­taire géné­ral du groupe RPR au Sénat, conseiller d’Alain Juppé et direc­teur de la com­mu­ni­ca­tion de la Mai­rie de Paris pour Jean Tibéri…), il est aujourd’hui consul­tant inter­na­tio­nal en com­mu­ni­ca­tion et conseille des chefs d’entreprise, des poli­tiques et des chefs d’État afri­cains. On lui doit aussi des chro­niques vidéo sur le site d’informations poli­tiques en ligne Bak­chich. Il était l’invité de Yan­nick Urrien le 21 décembre sur Ker­news, une radio locale de droite qui émet en Loire-Atlantique. Il est bon de chan­ger de point d’observation et les pro­pos (choi­sis) de Jean-François Probst ne manquent pas de déca­pant, ce qui est salu­taire quand il s’agit de ne pas som­brer dans le mani­chéisme si facil­le­ment rassurant.

Ker­news : Pour quelles rai­sons le gaul­liste que vous êtes estime-t-il que nos com­pa­triotes, par­ti­cu­liè­re­ment ceux qui sont atta­chés aux sou­ve­rai­ne­tés natio­nales, doivent s’intéresser aux évé­ne­ments de Côte d’Ivoire qui, selon vous, mar­que­ront l’histoire de l’Afrique ?

Ph. Bak­chich

Jean-François Probst : Pour com­prendre ce qui se joue aujourd’hui, il faut se repor­ter à la fin de la IVe Répu­blique. Les socia­listes n’arrivaient pas se dépê­trer des affaires colo­niales et c’est là que le géné­ral De Gaulle a joué un coup majeur, pour l’intérêt supé­rieur de la France et des Afri­cains : il a octroyé par réfé­ren­dum à chaque pays la pos­si­bi­lité de deve­nir indé­pen­dant et sou­ve­rain. La base de l’indépendance natio­nale lorsque l’on est gaul­liste, c’est le 18 juin 1940. C’est le refus de l’occupant, c’est le refus de la col­la­bo­ra­tion avec l’ennemi, c’est la capa­cité, mal­gré la dif­fi­culté, à résis­ter. En Côte d’Ivoire, la flamme d’une résis­tance géné­rale, contre les colo­ni­sa­teurs, les anciens colo­ni­sa­teurs ou les nou­veaux colo­ni­sa­teurs que sont les États-Unis, la Chine ou l’Inde, cela existe. Dans le monde entier, des cen­taines de mil­liers de jeunes gens s’informent et voient bien qu’il y a quelque chose qui ne fonc­tionne pas. Ce qui ne fonc­tionne pas, c’est un point très cher à la doc­trine du géné­ral De Gaulle : l’organisation des Nations Unies, «le machin» comme l’appelait le géné­ral. C’est une orga­ni­sa­tion qui n’a pas lieu de s’ingérer dans les affaires inté­rieures d’un pays pour régler ou annon­cer les choses à sa manière. Dans ce qui se passe, la res­pon­sa­bi­lité de l’ONU est patente. Les Nations Unies ne font pas res­pec­ter leurs réso­lu­tions de manière géné­rale, que ce soit en Israël, en Iran ou au Kosovo après les tra­fics d’organes…

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Pétition en faveur du cinéaste iranien Jafar Panahi

En réac­tion à la condam­na­tion à la pri­son du cinéaste ira­nien Jafar Panahi, un col­lec­tif s’est consti­tué autour de pro­fes­sion­nels du cinéma et de la culture afin d’organiser pro­tes­ta­tion et soli­da­rité. Une péti­tion peut être signée en ligne par tous ceux qui se sentent concer­nés par cette nou­velle atteinte por­tée aux droits de l’homme par le régime iranien.

« Nous appre­nons avec colère et inquié­tude le juge­ment du Tri­bu­nal de la Répu­blique Isla­mique à Téhé­ran, condam­nant très lour­de­ment le cinéaste ira­nien Jafar Panahi. La sen­tence : six ans de pri­son ferme, vingt ans d’interdiction d’écrire et de réa­li­ser des films, de don­ner des inter­views aux médias, de quit­ter le ter­ri­toire et d’entrer en rela­tion avec des orga­ni­sa­tions cultu­relles étrangères.

Jafar Panahi, condamné à six ans de pri­son, vingt ans d’interdiction d’écrire et de réa­li­ser des films, de don­ner des inter­views aux médias, de quit­ter le ter­ri­toire et d’entrer en rela­tion avec des orga­ni­sa­tions cultu­relles étrangères.

« Un autre cinéaste, Moham­mad Ras­sou­lov, a éga­le­ment été condamné à six ans de pri­son. Jafar Panahi et Moham­mad Ras­sou­lov vont rejoindre les nom­breux pri­son­niers qui crou­pissent en pri­son en Iran, dans un état de détresse totale. Cer­tains font la grève de la faim, d’autres sont gra­ve­ment malades.

« Que reproche le pou­voir ira­nien à Jafar Panahi ? D’avoir conspiré contre son pays et mené une cam­pagne hos­tile au régime ira­nien. La vérité est que Jafar Panahi est inno­cent et que son seul crime est de vou­loir conti­nuer d’exercer libre­ment son métier de cinéaste en Iran. Depuis plu­sieurs mois le pou­voir ira­nien a mis en place contre lui une véri­table machine de guerre visant à le détruire, à l’enfermer en le contrai­gnant à se taire.

« Jafar Panahi est cinéaste et ses films ont été mon­trés dans le monde entier. Invité par les plus grands fes­ti­vals de cinéma (Cannes, Venise, Ber­lin), il est aujourd’hui empê­ché de pour­suivre son œuvre de cinéaste. La lourde condam­na­tion qui le frappe le prive de liberté, l’empêche phy­si­que­ment et mora­le­ment d’exercer son tra­vail de cinéaste. Il doit désor­mais se taire, s’interdire tout contact avec ses col­lègues cinéastes en Iran et dans le monde entier.

« A tra­vers cette condam­na­tion qui frappe Jafar Panahi, c’est tout le cinéma ira­nien qui est mani­fes­te­ment visé.

« Cette condam­na­tion nous révolte et nous scan­da­lise. Aussi, appelons-nous cinéastes, acteurs et actrices, scé­na­ristes et pro­duc­teurs, tous les pro­fes­sion­nels du cinéma ainsi que tous les hommes et femmes épris de liberté et pour qui les droits de l’homme sont une chose fon­da­men­tale, à se joindre à nous pour exi­ger la levée de cette condamnation. »

Rejoi­gnez l’appel aux côtés de : le Fes­ti­val de Cannes, la SACD, la Ciné­ma­thèque fran­çaise, l’ARP, la Ciné­ma­thèque suisse, le Fes­ti­val inter­na­tio­nal du film de Locarno, le Forum des images, Posi­tif, la SRF, lesCahiers du cinéma, Cité­philo (Lille), France culture, la Mos­tra Inter­na­zio­nale d’Arte Cine­ma­to­ga­fica di Vene­zia, Cultu­res­france, la Quin­zaine des Réa­li­sa­teurs, Sara­jevo Film Fes­ti­val, Cinéma Gin­dou, Centre Audio­vi­suel Simone de Beau­voir, Centre Cultu­rel Pouya.


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  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
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    (Claude Lévi-Strauss)
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    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances
    (Ber­trand Russel)
  • Un récent et com­pli­qué chan­ge­ment de ser­veur a causé la perte de quelques « car­tons », en l’occurrence cer­taines images. Les reverra-t-on un jour ? Hmmm…

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