On n'est pas des moutons

Archive for février, 2005

Journalisme. Chauds les marronniers !

MarronnierJe me marre… de ces «mar­ron­niers». Je raconte, pour ceux qui ne sont pas de la paroisse jour­na­lis­tique – et peut-être même pour les autres : la petite His­toire pré­tend que chaque année, au pre­mier jour du printemps…

…Au pre­mier jour du prin­temps fleu­ris­sait le mar­ron­nier rose planté sur la tombe des Gardes suisses, Cours-la-Reine à Paris, tués le 20 juin 1792. Se répé­tant avec une pré­ci­sion toute hel­vète, l’événement fut célé­bré de même, chaque année, par un article rituel. L’histoire, plus petite encore et sans majus­cule, a fait le reste en ins­ti­tuant le « mar­ron­nier » comme l’article reve­nant chaque année à date fixe par la grâce des cycles sociaux… et des rou­tines journalistiques.

Et l’on vit bien­tôt les mar­ron­niers fleu­rir en toute sai­son…, les occa­sions de «faire cau­ser» s’étant mul­ti­pliées comme les petits pains. On ira même jusqu’à inven­ter la «com’» pour for­cer le rythme des célé­bra­tions machi­nales et pro­duire des inter­fé­rences com­mer­ciales, les har­mo­niques du bizness.

Ça a débuté par de vrais rituels de société – ren­trées des classes, du tri­bu­nal, des par­le­men­taires ; départs en vacances, en retraite ; com­mé­mos des 11 novembre, 8 mai ; défi­lés des 1er mai, 14 juillet ; sans oublier les innom­brables dévo­tions reli­gieuses et/ou poli­tiques, j’en passe et des pires.

Et la mar­chan­dise a embrayé : perdre dix kilos en dix jours grâce à la crème min­ceur, avec l’amour en vacances en prime; les soldes, ah les soldes ! Et com­ment payer moins d’impôts… On vient juste de subir en rafales la Saint-Valentin, les oscars et les césars, et là on bar­botte dans la neige, le froid, les dic­tons popu­laires et les envo­lées anticycloniques.

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On touche les som­mets ces jours-ci avec la neige et le froid qui ont atteint MÊME le sud-est ! Une aubaine pour dégai­ner la pano­plie de cli­chés inoxy­dables : luges sur la pro­me­nade des Anglais, chasse-neige sur les cor­niches de Tou­lon, pois­son­nières du Vieux port de Marseille.

Comme le mar­ron­nier vous use le meilleur jour­na­liste en trois ans maxi, sa charge en revient for­cé­ment aux « bleus ». C’est la relève dont la fraî­cheur encore juvé­nile va un peu sou­la­ger l’arthrite des seniors – les­quels sont aujourd’hui, on le sait, de plus en plus jeunes. Ils souffrent même assez sou­vent de « pan­tou­flite » chro­nique. Car, s’ils ont délaissé le mar­ron­nier ce n’est pas for­cé­ment pour lui pré­fé­rer l’enquête «béton» ou l’interview inci­sive. [Les néo­phites peuvent voir à ce sujet notre Pal­ma­rès des Pan­toufles de Presse].

Tout ça pour vous offrir ce rameau d’olivier « dans son écrin de blan­cheur ». En direct de ma fenêtre. Et pour rap­pe­ler aussi que le cli­ché est à la méta­phore ce que ledit mar­ron­nier est au jour­na­lisme actif.

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Thierry BRETON. Soyons généreux, osons la souscription nationale !

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Hier, selon les infos, Thierry Bre­ton devait gagner « six fois moins » à Bercy qu’à France Télé­com. Ce matin, sur les radios, c’est monté à « huit fois moins ». Qui dit mieux ? À ce train-là, ce n’est plus un phi­lan­thrope qui débarque à l’Économie mais un néces­si­teux. Je sug­gère qu’on lui sacri­fie aussi un jour chômé. Pour­quoi par le 1er mai ? Ou alors, osons car­ré­ment la sous­crip­tion natio­nale. Soyons géné­reux, merde !

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Affaire Gaymard. Libération et Le Monde bien durs à l’allumage

J’y reviens, mais seule­ment sous l’angle « médias », à cette affaire Gay­mard. J’avais déjà noté ici, en repre­nant le Canard, que TF1 et son Poivre d’Arvor avaient, au 20 heures du 17 février, tor­ché le scan­dale nais­sant vers 20 h 20, en une brève de dix-huit secondes. La veille, ce fut encore pire : 14e place sur 22 sujets… D’où ma Pan­toufle d’or. Mais les quo­ti­diens, dites donc !

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Je m’en tiens à mes deux jour­naux «de réfé­rence»… Voyez Libé­ra­tion du mer­credi 16, jour de paru­tion du Canard dont le contenu est connu des rédac­tions dès le mardi après-midi: 14 lignes au milieu de la page 14, sous le titre «Gay­mard se loge en grand», rubrique «Une his­toire»… Pas ter­rible, hein, comme flair politique…

Et Le Monde du même mer­credi 16 [daté du 17] : un petit deux colonnes du bout des lèvres et bien mou tout en bas de la page 13 : «Polé­mique autour du loge­ment de fonc­tion d’Hervé Gaymard».

Certes, l‘un et l’autre ont pris le train en marche et mis le turbo. Mais, pour le moins, ils ont été durs à l’allumage. Tan­dis que «c’est pour dire», hein, dès le mer­credi matin, met­tait le paquet – avec le résul­tat que l’on sait ! ;-)

En vertu de quoi, une Pan­toufle pour Libé­ra­tion, une autre pour Le Monde.Pantoufledor_18 Pantoufledor_18

Un blo­go­lec­teur me signale la Une de «20 minutes» du 26/02/05 [merci Jacques]. Bien trous­sée, il est vrai, cette « Cabane du pécheur » mais tout de même à la ramasse de Libé­ra­tion de la veille qui, pho­tos à l’appui – dont celle de la « cabane » en Bre­tagne – débal­lait le patri­moine com­plet d’HG, ainsi mis KO.

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Thierry BRETON. Enfin un philanthrope au service de l’État

1bretonAvec la démis­sion de Gay­mard, la Répu­blique a donc perdu un naïf dés­in­té­ressé, un hon­nête ser­vi­teur tel­le­ment pris par les affaires de l’État («120 heures par semaine») qu’il igno­rait tout de son loge­ment – enfin, sur­tout le loyer. Avec son rem­pla­çant, nous gagnons un philanthrope.

En effet, hier [27/02/05] au JT de 20 heures, France 2 a pré­cisé que Thierry Bre­ton, en condes­cen­dant à deve­nir ministre de l’Économie, allait gagner six fois moins qu’à la direc­tion de France Télécom.

Et après ça, des grin­cheux diront encore que « les Fran­çais » n’ont pas le sens du sacrifice !

Mais com­ment cet homme en est-il venu, en quelques mois, à une telle abnégation ?

Car, en novembre 2004, lors du départ de Nico­las Sar­kozy de Bercy, Thierry Bre­ton était « celui qui a le plus tenu la corde » [Le Monde 27/02/05].

« Mais, ajou­tait le jour­nal dans le même article, l’État et, par consé­quent, M. Bre­ton [s’étant] enga­gés à redres­ser France Télé­com, [celui-ci avait] donc dû renon­cer. Les déca­lages entre le trai­te­ment d’un ministre (140 000 euros net par an pour le ministre de l’économie) et celui du PDG de France Télé­com (900 000 euros annuels + jetons de pré­sence) ont, à l’époque, lar­ge­ment joué. »

Et de pré­ci­ser : « Mati­gnon recon­nais­sait en privé que le salaire d’un Thierry Bre­ton ministre n’aurait pas suffi à payer les impôts d’un Thierry Bre­ton grand patron

Ces obs­tacles bas­se­ment maté­riels auront donc été levés en quelques heures… Un miracle ! Où est la clé de l’énigme ? Deux hypo­thèses contradictoires :

Pour Libé­ra­tion : « […] selon le rap­port annuel de [France Télé­com], il [Bre­ton] a reçu en 2003 une rému­né­ra­tion totale de 1,34 mil­lion d’euros. Et le rap­port pré­cise qu’en cas de départ, il tou­che­rait une indem­nité équi­va­lente à 21 mois de sa der­nière rému­né­ra­tion totale: soit 2,357 mil­lions d’euros. »

Le Monde confirme les chiffres mais pas l’indemnité: « Les sta­tuts pré­voient une indem­nité de départ de 21 mois de salaire mais comme M. Bre­ton part de son plein gré, il ne la per­ce­vra pas. »

« Par ailleurs, rap­porte Le Monde, son porte-parole à France-Télécom expli­quait, samedi, que M. Bre­ton « est pro­prié­taire de son appar­te­ment dans le 14e arron­dis­se­ment et conti­nuera à l’occuper. » »

Ouf !, cette fois les choses sem­ble­raient « clean ».

Tout de même, ces 2,357 mil­lions d’euros conti­nuent à me tur­lu­pi­ner… A une telle alti­tude, j’ai besoin de la cal­cu­lette pour tra­duire en francs : 15,46 mil­lions… Soit plus que le patri­moine estimé de son pauvre pré­dé­ces­seur : 2 mil­lions d’euros, selon le même Libé du même jour, de la même page.

On en res­tera là pour aujourd’hui, dans l’attente d’un prompt, net et ferme démenti. His­toire de ne pas ali­men­ter ce funeste syn­drome du « tous pour­ris » et de parer de vertu le sens de l’État enfin recouvré.

–> Image : Comme le sou­ligne Le Figaro [25/02/05]; «  Le diri­geant influent sillonne la France pour vendre l’entreprise aux maires, aux dépu­tés, aux pré­si­dents de conseils régio­naux. De gauche et de droite.  »

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REFERENDUM. Ces médias qui ont déjà dit « oui »

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Une tren­taine d’organisations asso­cia­tives, poli­tiques et syn­di­cales, dénoncent l’ostracisme dont le « non » de gauche fait l’objet dans les médias, à pro­pos du réfé­ren­dum sur le pro­jet de constitution.

« Bien que la cam­pagne du réfé­ren­dum ne soit pas encore com­men­cée, les émis­sions de radio et télé­vi­sion, comme nombre d’organes de la presse écrite, pri­vi­lé­gient for­te­ment les cou­rants de pen­sée favo­rables à ce traité », sou­lignent ces orga­ni­sa­tions. A l’appui de cette affir­ma­tion, une série d’observations à par­tir du trai­te­ment de cer­tains médias.

Les Échos, par exemple, du 17 au 23 février, a publié 23 articles, brèves, entre­fi­lets, chro­niques rela­tifs au réfé­ren­dum. Le « oui » a été men­tionné 18 fois (78 %). Le « non » est sys­té­ma­ti­que­ment traité à par­tir du camp du « oui » ; il est pré­senté comme un risque ; il serait néga­tif et tour­ne­rait le dos à l’Europe ; il est asso­cié à la « grogne sociale ». Quand il est men­tionné, il est qua­si­ment tou­jours repré­senté par le « non » de droite ou d’extrême droite.

Le Figaro, pen­dant la même période, n’a men­tionné qu’une fois le « non », repré­senté par Charles Pasqua.

L’émission « Ques­tion directe », sur France Inter, depuis sep­tembre 2004, a invité 16 fois le Parti socia­liste (dont 4 membres favo­rables au « non ») ; 15 fois l’UMP ; 6 fois l’UDF ; 2 fois le PCF; 1 fois les Verts (dont le repré­sen­tant était favo­rable au « oui ») ; 1 fois Phi­lippe de Vil­liers. Au total : 34 per­son­na­li­tés favo­rables au « oui » et 6 favo­rables au « non ».

L’émission « Respu­blica », sur France Inter, depuis mai 2004, a invité 9 fois le PS (dont 2 repré­sen­tants favo­rables au « non ») ; 11 fois l’UMP ; 3 fois l’UDF ; 2 fois le PCF ; 3 fois les Verts (tous les repré­sen­tants étaient favo­rables au « oui ») ; 1 fois le MRC ; 1 fois la LCR. Au total : 24 per­son­na­li­tés favo­rables au « oui » et 7 favo­rables au « non ».

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France 2. Les chômeurs de la 25e minute

JT 20 heures : vu Gay­mard faire sa sor­tie sur TF1. Bon. Repassé sur France 2, ser­vice public, je chro­no­mètre :
– Gay­mard, 10 minutes
– le pape : 15 minutes, avec repor­tages et directs en Ita­lie, Pologne, France (en cas de mort, ce sera quoi et com­bien ?!)
à la 25e minute : le chô­mage à 10%, 2 minutes…

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Elle & Lui (piécette). Aujourd’hui : Bercy, c’est fini. Voyons Neuilly…

– Elle : Et tu vas m’arrêter tout de suite ton abon­ne­ment à cet infâme torchon !

– Lui : …Enfin, ché­rie, ce serait bête et mes­quin : c’est le minis­tère qui me le fournit !

– Elle [sciée] : …Mais, a pu minis­tère, fi-ni ! Tu viens de démis­sion­ner ! Pince-moi, je rêve !

– Lui : Oui, j’ai démis­sionné, oui… Mais pas dans ma tête.

– Elle : Ouh là là, t’as besoin de repos toi, hein ?

– Lui : T’as rai­son, on va aller chez maman, ça nous fera du bien.

– Elle : Ah non, pas ques­tion, pour loger dans cette arrière-boutique de mar­chand de godasses, tu n’y penses pas !

– Lui : À pro­pos de logement…

– Elle : Hein ?

– Lui : Oui… [Il compte sur les doigts de la main gauche]. A pu la rue Jean-Goujon, Bercy, c’est fini…, Saint-Michel, on a loué… La Bre­tagne, trop loin… Je ne vois plus que Bourg-Saint-Maurice…

– Elle : C’est non, non et non !

– Lui : Et les enfants qui vont ren­trer de vacances !1cabu

– Elle : Parle pas de mal­heur. Tout ça est de ta faute ! De ta faute ! [Elle lui tape des­sus à poings fer­més, ça la sou­lage…] Et quand je pense que ce Canard infâme les a caricaturés !

– Lui : N’exagère pas, on ne pou­vait pas les recon­naître. Mais moi, oui, très res­sem­blant. Et en curé en plus ! Ah, ce mer­deux de Cabu !

– Elle : Tu vois, tu ne penses qu’à toi ! Mais les enfants, nos huit enfants ! La honte !

– Lui : Mais enfin, ché­rie, on ne pou­vait pas les recon­naître : ils sont des­si­nés tous pareils dans un ber­ceau en bébés qui braillent !

– Elle : Mais je l’ai lu dans le Jour­nal du dimanche. Tiens, je l’ai mis de côté. [Elle prend le jour­nal sur la table et lit] « …Une cari­ca­ture des huit enfants du ministre ! Cette fois la satire ne fai­sait pas rire. Elle met­tait fran­che­ment mal à l’aise ». Ah, tu vois, je ne l’invente pas ! »

– Lui : Toi, non. Le Jean-Claude Mau­rice, si ! Il a pas vu le des­sin, sinon il aurait pas écrit une conne­rie pareille…

– Elle : Mais tu vas pas les défendre en plus !

– Lui : Bon, bon. Calme-toi. Repre­nons les choses dans l’ordre…

– Elle : [Après un silence] …Je ne vois plus que lui…

– Lui : Ah non, ce traître de faux-cul, pas question !

– Elle : M’enfin, Neuilly, c’est tout de même mieux que ta Savoie !

– Lui : C’est vrai, y a le métro. Et peut-être du bou­lot, avec le dodo…

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TYPO. Ou l’art délicat de « sodomiser les drosophiles »

1typomondeUne colle pour cor­rec­teurs dans « Le Monde » du jour [25/02/05], avec le titre ci-contre, sur une colonne. Rien de pire que le 1 col à la une : jus­tif’ étroite pour un gros corps (« ça rentre pas ! »). Tra­duc­tion : faible lar­geur de ligne et gros carac­tère. D’où pro­blème de césure (coupe de mot), de typo­gra­phie, de logique et même de sens !

Que de pro­blèmes pour pas grand chose, direz-vous, eu égard au contenu. Certes. Mais tout de même : pour­quoi appe­ler Hol­lande Mon­sieur, et Chi­rac Jacques ? En effet. Pour­quoi pas tous les deux Mon­sieur, ou Fran­çois et Jacques, hein ? Ou est l’égalité répu­bli­caine ? A la limite, don­ner du Mon­sieur au pré­sident eut été plus « logique » que cette fami­lia­rité sus­pecte… A moins que Hol­lande ne soit déjà davan­tage… présidentiable ?

Je pro­pose : « F. Hol­lande en appelle à J. Chi­rac ». Ou : « M. Hol­lande en appelle à M. Chi­rac » .

Oui mais : La cin­quième ligne devient une « ligne creuse » : «J. Chi­rac», comme «M. Chi­rac», n’occupe que la moi­tié de la ligne, ce qui est une faute de goût… sinon une faute poli­tique – en l’occurrence jus­te­ment cor­ri­gée par « Le Monde ».

J’ai bien une solu­tion, mais elle implique une réforme du code typogra­phique – autant dire de la Consti­tu­tion ! Il s’agirait d’admettre pour Mon­sieur l’abréviation «Mr», ce qui serait logique puisqu’on écrit déjà « Mme » ou « Mlle » pour Madame et Made­moi­selle. D’ailleurs, l’usage a enté­riné le fait d’écrire « Mr », sur les adresses notam­ment. Ainsi éviterait-t-on d’avoir à écrire « M. M. Duge­nou » pour Mon­sieur Mau­rice Duge­nou. On écri­rait alors Mr M. Duge­nou. Ce qui serait un grand pas pour l’homme…

Oui mais, va-t-on encore objec­ter, ça fait english, où l’on écrit en effet « Mr » pour Mis­ter…

Au fait, ça s’abrège com­ment, déjà, « sodo­mi­ser les drosophiles » ?

–> Visite recom­man­dée chez mes voi­sins de blog : Langue sauce piquante pour la cor­rec­tion typo. Et Parole à tous, pour la ver­sion espé­ranto des civilités…

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Pantoufles d’or. Le vendredi matin, France Inter c’est « plus pire »

Finter_1Inter m’a foutu en pétard ce matin. C’est sou­vent le cas le ven­dredi, je sais bien, c’est jour sans Paoli – m’enfin, qu’est pas le mes­sie non plus, mais qu’a le métier quoi. Fau­drait que je tourne un peu le bou­ton, me fau­fi­ler entre les pubs, jusqu’à France-Culture par exemple, par­fois aussi tel­le­ment bavas­seux, pré­ten­tieux… Mais le France Inter du ven­dredi matin, c’est quand même «plus pire». Y a de la pan­toufle dans l’air.

Je ne vou­drais pas agir envers Pierre Veil comme il a voulu le faire ce matin, pesam­ment, à pro­pos de Gay­mard… Mais tout de même… Com­ment il fonc­tionne ce type ? À l’induction. C’est tel­le­ment gros chez lui que même Fran­çois Bay­rou, l’invité du jour, n’a pas pu se rete­nir de le reto­quer : « Ne posez pas de ques­tion alors que vous avez la réponse ! ».

Le Veil était parti d’une idée aussi fixe que stu­pide : faire dire à Bay­rou que Gay­mard doit démis­sion­ner ! Quel inté­rêt ? Bay­rou vou­lait par­ler du Dar­four d’où il revient – et où, en effet, les pro­blèmes de sur­vie de deux mil­lions de réfu­giés, à côté des embar­ras de loge­ment de nos ministres…

Eh ben non !, le vaillant Veil, y est allé de ses gros sabots avec ses inter­ven­tions imbé­ciles : – Oh, vous bot­tez en touche, là ! – Quelle déci­sion pressentez-vous de la part d’Hervé Gay­mard ? – Donc, si je vous com­prends bien, Gay­mard est dis­cré­dité ? – Pas un peu éton­nant cet argu­ment… sur les 600 m2, on peut ima­gi­ner… ? – On va par­ler du Dar­four, mais quand vous étiez ministre de l’éducation, vous n’avez pas sou­haité des chan­ge­ments !… – Sup­po­sons qu’Hervé Gay­mard vous écoute, quel conseil lui donneriez-vous ?

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Veil – d’ailleurs réci­di­viste – ou la vraie cari­ca­ture du jour­na­leux pénible, lourd et roquet. Pan­toufle à vie !

Tiens, et puis une en or aussi à Yves Decaens, conta­miné ce matin à son tour. Gaffe à la conta­gion, les gars du vendredi !

La revue de presse, ou l’art du patch­work. Je t’empoigne les gazettes, je te retrousse les manches pour te trous­ser une grosse démo à coups de sur­li­gneur déchaîné. À bien y regar­der, c’est le type même de l’exercice biseauté. Puisque ça part de plats déjà cui­si­nés, voire réchauf­fés ou même ral­lon­gés à la sauce édito. Et qu’est-ce que l’édito, sinon déjà une re-mouture, un retri­co­tage plus ou moins mora­liste autour de bribes d’actu. Un rabou­tage d’équilibriste qui, à la fin, te laisse comme la fameuse truie qui doute de Claude Duneton.Pantoufledor_17

Pas éton­nant donc qu’un Yves Decaens, à force de se taper des plats tout prêts (à pen­ser) au petit matin, finissent par dégur­gi­ter du macdo. Ainsi ce matin tombe-t-il en arrêt sur un papier de France Soir venant de décré­ter l’époque « dio­ny­siaque » ! « C’est l’ère de la France coquine ! », qu’il clai­ronne le Decaens. Ouais. Le cul comme grande valeur com­mer­ciale de la presse de merde, sur­tout à l’agonie comme l’est France Soir. Lequel ne fait jamais que reprendre un récent « Ça se dis­cute » consa­cré aussi au liber­ti­nage. On baigne dans le pipol cra­po­teux, exhibi pour voyeurs [ouais, j’ai même regardé !]. On exploite les recettes conve­nues et les lieux com­muns autour de fan­tasmes somme toute ordi­naires. Soit.

Mais voilà que notre pas­seur de presse en revue dégrin­gole dans le pire pan­neau de la géné­ra­li­sa­tion – cette plaie du jour­na­lisme. Le voici porte-parole « des Fran­çais », oui, en leur nom à tous, ainsi tous deve­nus liber­tins et échan­gistes puisque le pays entier est atteint… Et de citer les trois exemples pris dans le France Soir, mon­trant que même chez les péde­zouilles du Mor­bi­han, de l’Yonne et de l’Ain « vous avez des éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, sur la place de l’église, entre le café du com­merce et le bou­lan­ger », preuve (hé !) que « les Fran­çais ont besoin de s’amuser », d’ailleurs « on » a recensé « 500.000 ama­teurs » ! [chiffre magique… venu d’on ne sait où].

Putain, quel concen­tré de cli­che­tons lamen­tables ! Quelle déca­dence que ce journalisme-là, néga­tion hon­teuse de l’autre, tou­jours et plus que jamais néces­saire en démo­cra­tie à la dérive.

Merde, on dirait une chute d’édito – ou de revue de presse. «Allez, bonne jour­née!»

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Citation du jour. Qui a dit… ?

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« La presse a tou­jours été faite par des hommes qui bâtis­saient des empires. Et ceux-ci ont tou­jours fini par s’écrouler. (…) Rien n’est éter­nel. »

Réponse

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Face au péché de monopole, le patron d’«Ouest-France» se pose en Sauveur

Dans une inter­view à Libé­ra­tion [24/02/05], le patron d’Ouest-France s’explique sur le rachat de trois quo­ti­diens concur­rents, Presse-Océan, le Maine libre et le Cour­rier de l’Ouest. Pour lui, cette opé­ra­tion est d’abord altruiste.

« Des cen­taines de mil­liers de lec­teurs, déclare François-Régis Hutin, pour­raient être pri­vés de jour­naux issus de la Résis­tance, aux­quels ils ont fait confiance pen­dant long­temps. Nous ne pou­vons pas y res­ter indif­fé­rents. Si ces jour­naux dis­pa­raissent, ce n’est bon ni pour l’information, ni pour nous, ni pour l’ensemble de la presse française. »Unefoisdanslouest

Altruiste, peut-être, mais tout de même pas cha­ri­table. Par exemple, côté licen­cie­ments éven­tuels, le pro­pos s’emberlificote : […] « on pren­dra les mesures qu’il faut. Si ça passe par des dimi­nu­tions d’emploi, et si c’est abso­lu­ment néces­saire, ce sera dou­lou­reux et triste, mais ce ne sera pas de notre fait, ce sera du fait d’une situa­tion dont on aura hérité. »

Le coup de l’héritage ne sert donc pas qu’en poli­tique. De même pour l’image du Sau­veur dont se pare volon­tiers ce très catho­lique père-la-Vertu quand il parle du péché de mono­pole. Car si mono­pole il y a «ça veut dire que les autres jour­naux ont dis­paru. Est-ce de notre faute ? Faut-il qu’on dis­pa­raisse aussi pour qu’il n’y ait pas de monopole ?»

Mais au fait, se reprend le vieux capi­taine roué (75 ans, dont qua­rante à la barre du même Ouest-France) : « […] c’est invrai­sem­blable de par­ler de mono­pole sur cette zone : que faites-vous des 200.000 exem­plaires du Télé­gramme ? »

Il est bien vrai que la qua­lité géné­rale des jour­naux de Bre­tagne doit beau­coup à l’impulsion ori­gi­nelle don­née par Ouest-France. Lequel, par ses « valeurs chré­tiennes et huma­nistes » trans­crites en éthique jour­na­lis­tique, a su éle­ver la concur­rence au-dessus des seules don­nées com­mer­ciales. Ce qui, pro­ba­ble­ment, fait encore dire à François-Régis Hutin : « Ce qui nous motive, c’est le déve­lop­pe­ment de l’information dans l’Ouest et le plu­ra­lisme de l’information dans notre démo­cra­tie. Les jour­naux que nous ache­tons vont conser­ver leur auto­no­mie et leur ligne éditoriale. »

Mais main­te­nant qu’Ouest-France ne peut plus se dis­si­mu­ler en tant que groupe à ten­ta­tion hégé­mo­nique, son patron devient plus com­pré­hen­sif à l’égard des ses «col­lègues» : « Je me garde de cri­ti­quer M. Lagar­dère ou M. Das­sault. Que je sache, les jour­naux de M. Lagar­dère ne sont pas plus mau­vais que d’autres. M. Das­sault a racheté des jour­naux qui étaient à vendre. Ce que je cri­tique, c’est le sys­tème fran­çais qui fait que la presse écrite est concur­ren­cée de manière anor­male par les col­lec­ti­vi­tés et cer­tains ser­vices publics. L’audiovisuel public capte de la publi­cité alors qu’il béné­fi­cie de la rede­vance. Les bul­le­tins muni­ci­paux, finan­cés avec de l’argent public, prennent de la publi­cité à la presse quo­ti­dienne régio­nale. C’est là entre autres qu’est le mal, pas chez M. Das­sault. »

Dont acte. J’avais cepen­dant cru com­prendre que la concen­tra­tion des médias – au sujet de laquelle le pre­mier ministre a même créé une com­mis­sion ad hoc –, était une consé­quence de la finan­cia­ri­sa­tion géné­rale de l’économie, frap­pant notam­ment les entre­prises de presse… Le « mal » ne serait dont pas – ou plus – là, selon M. Hutin, mais seule­ment dans une déré­gle­men­ta­tion des médias de ser­vice public ?

La struc­ture finan­cière du groupe Ouest-France (source : ESJ de Lille).

→ Voir aussi, dans le Figaro du jour [24/02/05], les excel­lents résul­tats « à deux chiffres » du groupe Spir com­mu­ni­ca­tion, filiale d’Ouest-France qui détient, entre autres, 50% de 20 minutes.

→ Dans un genre plus ban­dit, au sens wes­tern, voir aussi La Lettre à Lulu, « le sale gosse de la presse nantaise ».

L’image : La conquête de l’Ouest a tou­jours ins­piré des com­bats épiques.

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GAYMARD poil au Canard. PPDA sur TF1 : 18 secondes à 20 h 20 (Pantoufle d’or)

C’est à pro­pos de Chaban-Delmas, en 1974, que Fran­çoise Giroud, dans L’Express, avait exhumé le dic­ton popu­laire selon lequel « on ne tire pas sur une ambu­lance »… Mais ce ne fut que pour mieux flin­guer l’ancien pre­mier ministre de Pom­pi­dou que Le Canard, eh oui !, avait alors pincé dans son bec sur une his­toire d’avoir fiscal.

Lâché par Jacques Chi­rac, Cha­ban voit rapi­de­ment ses chances s’effondrer dans les son­dages pen­dant la cam­pagne du pre­mier tour. Giroud, qui sou­tient Mit­ter­rand, lui envoie ce coup de dague d’une rare cruauté. Gis­card empor­tera le mor­ceau, obli­geant Cha­ban à se désis­ter en sa faveur.

Pour­quoi je raconte ça ? Ah oui, c’est à pro­pos des mal­heurs d’Hervé Gay­mard. Le Canard, puis Le Monde, puis… Bref c’est la curée. Peut-être n’y aura-t-il ce soir que TF1 [Ndlr : non, même pas; ils s’y sont mis aussi, for­cé­ment…] pour lui sau­ver (un peu) la mise. Car, si j’en crois le même Canard du jour… :

« « Mer­credi 16 février, au jour­nal de 20 heures de TF1, le cas du ministre de l’Économie, qui, depuis le matin, fait la une des jour­naux et l’ouverture des infos, sur les radios, n’est traité qu’en qua­tor­zième place sur vingt-deux sujets abor­dés. Soit deux minutes trente secondes pour une inter­view du ministre, fil­mée à Bruxelles. Le temps de dire : « Je n’ai rien à me repro­cher. » Plus un repor­tage vite fait bien fait sur la table de mon­tage, du genre : « Cir­cu­lez, braves télé­spec­ta­teurs, il n’y a pas grand-chose à voir. » Il est vrai qu’un bébé mira­culé du tsu­nami et les dif­fi­cul­tés de cir­cu­la­tion dans les Pyré­nées ennei­gées sont des sujets autre­ment plus importants.

« « Jeudi 17 février : Mati­gnon fait savoir que la famille Gay­mard va démé­na­ger. France 2 ouvre son jour­nal de 20 heures sur l’affaire, avec deux repor­tages consa­crés au fameux duplex de 600 m2 et aux appar­te­ments de fonc­tion des ministres. Puis dif­fuse une inter­view de Gay­mard et quelques réac­tions de parlementaires.

« « Sur TF1, aucune inter­view et encore moins de repor­tage. C’est par une brève de dix-huit secondes, à la rédac­tion aussi soi­gnée que pudique, que Poivre d’Arvor aborde le cas Gay­mard sur le coup de 20 h 20. « Les suites de l’affaire Gay­mard, qui a décidé de démé­na­ger de son loge­ment de fonc­tion, à la suite des nou­velles règles édic­tées hier par Jean-Pierre Raf­fa­rin. Deux membres du gou­ver­ne­ment vont régler une par­tie de leur loyer. Il s’agit de Fré­dé­ric de Saint– Ser­nin et de Jean-François Copé, et un troi­sième, Laurent Hénart, va déménager. »Pantoufledor_15

« « Ce jour-là, le jour­nal de TF1 a traité vingt et un sujets aussi poli­ti­que­ment explo­sifs que les cours d’exorcisme dis­pen­sés dans une église ita­lienne ou les pieds des Fran­çais, qui, en vingt ans, ont grandi de trois cen­ti­mètres ! » »

–> Pour TF1 et PPDA, hip hip hip Pan­toufle d’or ! Et avec les féli­ci­ta­tions du jury.

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Monopoly. « Ouest-France » s’adjuge trois quotidiens et une télé

Dans le mono­poly média­tique qui se joue dans le grand ouest de la France, le quo­ti­dien de Rennes vient de rafler quatre mises. Il est en effet en train d’engloutir trois quo­ti­diens de l’ancienne Soc­presse (Her­sant), que leur der­nier pro­prié­taire, Serge Das­sault, ne sou­hai­tait pas gar­der. Il s’agit du Maine Libre (Le Mans), du Cour­rier de l’Ouest (Angers) et de Presse Océan (Nantes). A quoi s’ajoute, dans le lot, la télé­vi­sion locale Nantes 7 – la fré­quence d’Angers 7 étant déjà allouée à Ouest-France.Ofhtm3

Une posi­tion hégé­mo­nique s’instaure de fait, tou­chant direc­te­ment six dépar­te­ments de l’Ouest, tan­dis que six autres se trouvent déjà plus ou moins vas­sa­li­sés – à l’exception notable du Finis­tère où Le Télé­gramme résiste, et fait même mieux que résis­ter, à coups de potion magique dont il semble déte­nir le secret.

Non seule­ment le jour­nal de Rennes est, par sa dif­fu­sion (762.000 exem­plaires), le plus grand quo­ti­dien fran­çais, mais sans doute aussi le plus gros phy­si­que­ment – c’est-à-dire finan­ciè­re­ment. Son appé­tit le met désor­mais à la table des bou­li­miques en passe de se dis­tri­buer les médias fran­çais avant de se man­ger entre eux… et de finir obèses. La plu­ra­lité de la presse – quoi que puisse en pré­tendre François-Régis Hutin, le patron d’Ouest-France – se trouve une fois de plus mise à mal.

D’autant plus que deux autres affaires de reprise se pro­filent par ailleurs à l’horizon du très grand ouest. En effet, Das­sault ne montre que fort peu d’intérêt direct pour la plu­part des jour­naux qu’il s’est offerts avec la Soc­presse. A part Le Figaro, son rêve, et L’Express, sa dan­seuse, les autres titres l’indiffèrent, pour ne pas dire qu’ils l’encombrent.Grandouest

Serge Das­sault va ainsi jusqu’à se débar­ras­ser de ses deux (petits mais his­to­riques : ses pre­miers jou­joux média­tiques) heb­dos d’Île-de-France : Toutes les Nou­velles de Ver­sailles et La Gazette du Val-d’Oise. Ces deux titres vont, selon Libé­ra­tion [23/02/05], être ven­dus à Publi­heb­dos, une filiale de… Ouest-France. Un pion bre­ton dans le fief d’Amaury (Le Pari­sien).

La deuxième affaire concerne France-Antilles, seconde branche de l’ex-empire Her­sant, tenue par le fils Phi­lippe, pro­prié­taire des quo­ti­diens nor­mands Paris Nor­man­die, Le Havre-Presse et Le Havre Libre. Or, France-Antilles est à la recherche d’un par­te­naire finan­cier. Et parmi les can­di­dats se trouvent le groupe Amaury, des médias étran­gers et… Ouest-France.

Le groupe ren­nais a racheté, en 2001, le groupe de presse nor­mand Méaulle et a ainsi étendu sa zone de dif­fu­sion jusqu’aux portes de la Haute-Normandie. Une prise de par­ti­ci­pa­tion dans le pôle de France-Antilles per­met­trait à Ouest-France d’asseoir son ins­tal­la­tion en Nor­man­die.

France-Antilles édite éga­le­ment L’Union et L’Ardennais et détient des par­ti­ci­pa­tions mino­ri­taires mais stra­té­giques dans Les Der­nières Nou­velles d’Alsace et L’Est répu­bli­cain. Le groupe a lancé le quo­ti­dien d’annonces gra­tuit Paru Vendu à Paris en sep­tembre dernier.

→ Sur le même sujet : L’imperium d’Ouest-France roule en char Das­sault

Photo : Le siège d’Ouest-France, à Rennes-Chantepie.

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Vous savez la nouvelle ?…

MondefrDans la caté­go­rie « Retiens-moi ou je fais un titre! », la rédac­tion du Monde.fr vient de s’offrir ce matin une Pan­toufle de bronze. Y a des jours, comme ça, la neige, la bat­te­rie à plat : ça ne démarre pas. Allez, un peu de tonus, les gars! (et les filles). Pantouflebronze_3D’autant qu’Ingrid en a besoin. Sur­tout elle, depuis trois ans.


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  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
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  • Un récent et com­pli­qué chan­ge­ment de ser­veur a causé la perte de quelques « car­tons », en l’occurrence cer­taines images. Les reverra-t-on un jour ? Hmmm…

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