On n'est pas des moutons

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Islamisme. Une insulte contre la foi et tout bascule dans le fanatisme (re-publication)

En juillet 2012, un extrait de 14 minutes d’une vidéo anti-islam titrée L’Innocence des musulmans était postée sur YouTube, mettant le feu aux poudres islamistes. Dès le 11 septembre, des attaques furent menées, notamment, contre des missions diplomatiques états-uniennes. Furent ainsi prises d’assaut l’ambassade des États-Unis en Égypte et le consulat à Benghazi (Libye) où l’on déplora quatre morts, dont l’ambassadeur.

Innocence of Muslims, produite en 2012, fut alors attribuée à un certain Nakoula Basseley Nakoula, un copte égyptien résidant en Californie, sous le pseudonyme de « Sam Bacile ». Selon lui, il s’agissait de dénoncer les hypocrisies de l’islam en mettant en scène des passages de la vie de Mahomet…

À cette occasion, une de plus, j’avais publié un article sur lequel je viens de retomber et qui me semble toujours assez actuel, hélas, pour le publier à nouveau.

Hier une vidéo, aujourd’hui un habillement. Et toujours les déchaînements fanatiques, des affrontements, des violences, des morts.

Il a donc suffi d’une vidéo de dix minutes pour ranimer la flamme du fanatisme islamiste. Cette actualité atterrante et celle des vingt ans passés le montrent : des trois religions révélées, l’islam est aujourd’hui la plus controversée, voire rejetée 1. Tandis que la judaïque et la chrétienne, tapies dans l’ombre tapageuse de leur concurrente, font en quelque sorte le dos rond – ce n’est pas leur tour. En ce sens, elles peuvent se donner à voir comme les « meilleures », alors qu’elles n’ont pas manqué d’être les pires dans leurs époques historiques flamboyantes, et qu’elles ne sont toujours pas en reste pour ce qui est de leurs dogmes, les plus rétrogrades et répressifs. 2

Préalable : parler « religions » ici c’est considérer les appareils, et non pas leurs adeptes, ni leurs victimes plus ou moins consentantes. C’est donc parler des clergés, des dogmes et des cohortes activistes et prosélytes. On en dirait autant des idéologies, dont les pires – fascistes et nazies –, construites comme des religions, ont entaché l’Histoire selon des schémas similaires. Donc, distinguer les « humbles pécheurs » consentants, ou mystifiés par leurs « libérateurs », tout comme on ne confondra pas ces militants aux grands cœurs abusés par les Staline, Hitler et autres tyrans de tous les temps.

Parlons donc de l’islam politique, mis en exhibition dramatique sur la scène planétaire, voulant en quelque sorte se prouver aux yeux du monde. Aussi recourt-il à la violence spectaculaire, celle-là même qui le rend chaque jour plus haïssable et le renforce du même coup dans sa propre et vindicative désespérance. Et ainsi apparaît-il à la fois comme cause et conséquence de son propre enfermement dans ce cercle vicieux.

Que recouvre l’islamisme, sinon peut-être la souffrance de cette fraction de l’humanité qui se trouve marginalisée, par la faute de cet « Occident » corrompu et « infidèle » ? C’est en tout cas le message que tente de faire passer auprès du milliard et plus de musulmans répartis sur la planète, les plus activistes et djihadistes de leurs meneurs, trop heureux de décharger ainsi sur ce bouc émissaire leur propre part de responsabilité quant à leur mise en marge de la « modernité ». Modernité à laquelle ils aspirent cependant en partie – ou tout au moins une part importante de la jeunesse musulmane. D’où cette puissante tension interne entre intégrisme mortifère et désir d’affranchissement des contraintes obscurantistes, entre gérontocrates intégristes et jeunesses revendicatives. D’où cette pression de « cocotte minute » et ces manifestations collectives sans lesquelles les sociétés musulmanes risqueraient l’implosion. D’où, plus avant, les « printemps arabes » et leurs normalisations politiques successives – à l’exception notable de la Tunisie.

Un nouvel épisode de poussées cléricales d’intégrisme se produit donc aujourd’hui avec la promotion d’une vidéo dénigrant l’islam diffusée sur la toile mondiale et attribuée à un auteur israélo-américain – ou à des sources indéfinies 3. Prétexte à ranimer – si tant est qu’elle se soit assoupie – la flamme des fanatiques toujours à l’affût.

On pourrait épiloguer sur ces conditionnements reptiliens (je parle des cerveaux, pas des personnes…) qui se déchaînent avec la plus extrême violence à la moindre provocation du genre. De tout récents ouvrages et articles ont ravivé le débat, notamment depuis la nouvelle fièvre éruptive qui a saisi les systèmes monothéistes à partir de son foyer le plus sensible, à savoir le Moyen Orient. De là et, partant, de la sous-région, depuis des siècles et des siècles, au nom de leur Dieu, juifs, chrétiens, musulmans – et leurs sous-divisions prophétiques et sectaires – ont essaimé sur l’ensemble de la planète, installé des comptoirs et des états-majors, lancé escouades et armées entières, torturé et massacré des êtres humains par millions, au mépris de la vie hic et nunc, maintenant et ici-bas sur cette Terre, elle aussi martyrisée. Et le tout au nom d’un Au-delà hypothétique, proscrivant à chacun sa libre conscience et l’art d’arranger au mieux la vie brève et, de surcroît, pour le bien de l’entière humanité.

Va pour les croyances, qu’on ne discutera pas ici… Mais qu’en est-il de ces systèmes séculiers proliférant sur les plus noirs obscurantismes ? On parle aujourd’hui de l’islam parce que les guerres religieuses l’ont replacé en leur centre ; ce qui permet aux deux autres de se revirginiser sur l’air de la modération. Parce que l’islamisme « modéré » – voir en Tunisie, Libye, Égypte ; en Iran, Iraq, Afghanistan, Pakistan, etc. – n’est jamais qu’un oxymore auquel judaïsme et christianisme adhèrent obséquieusement, par « charité bien comprise » en direction de leur propre « modération », une sorte d’investissement sur l’avenir autant que sur le passé lourd d’atrocités. Passé sur lequel il s’agit de jeter un voile noir, afin de nier l’Histoire au profit des mythologies monothéistes, les affabulations entretenues autour des messies et prophètes, dont les « biographies » incertaines, polies par le temps autant que manipulées, permettent, en effet, de jeter pour le moins des doutes non seulement sur leur réalité existentielle, mais surtout sur les interprétations dont ces figures ont pu être l’objet. Quid, en effet, d’un Mahomet tel que dépeint ici ou là – c’est selon évidemment – comme ignare, voleur, manipulateur, cupide et amateur de fillettes ? Pas plus réel que sa divinisation, ni celle de Moïse et de Jésus construits hors de leur propre réalité, selon des contes infantiles psalmodiés et faisant appel à la plus totale crédulité.

Mais, admettons que les hommes aient créé leurs dieux par nécessité, celle de combler leurs angoisses existentielles, de panser leurs misères, leurs vertiges face à l’univers et devant l’inconnu des lendemains et d’après la mort. Admettons cela et regardons l’humanité dans la perspective de son devenir et de son évolution – dans le fait de se lever sur ses deux jambes et même de se monter sur la pointe des pieds pour tenter de voir « par dessus » ce qui abaisse, s’élever dans la condition d’humains désirant, parlant, connaissant, comprenant, aimant.

Alors, ces religions d’ « amour », ont-elles apporté la paix, la vie libre et joyeuse, la justice, la connaissance ? Et la tolérance ? Ou ont-elles aliéné hommes et femmes – surtout les femmes… –, maltraité les enfants, méprisé les animaux ; inculqué la culpabilité et la soumission ; attaqué la philosophie et la science ; colonisé la culture et imprégné jusqu’au langage ; jeté des interdits sur la sexualité et les mœurs (contraception, avortement, mariage et même l’alimentation) ; commandé à la politique et aux puissants…

Torah, Bible, Évangiles, Coran – comment admettre que ces écrits, et a fortiori un seul, puisse contenir et exprimer LA vérité ? Par quels renoncements l’humain a-t-il cheminé pour finalement dissoudre sa rationalité et son jugement ? Mystère de la croyance… Soit ! encore une fois passons sur ce chapitre de l’insondable ! Mais, tout de même, la religion comme système séculier, comme ordre ecclésial, avec ses cohortes, ses palais, ses forteresses spirituelles et temporelles… Son histoire marquée en profondeur par la violence : croisades, Inquisition (je voyais l’autre soir sur Arte, Les Fantômes de Goya, de Milos Forman… ; une histoire de tout juste deux siècles !), guerres religieuses, Saint-Barthélemy, les bûchers, et aussi les colonisations, ethnocides, soutiens aux fascismes… Ça c’est pour le judéo-christianisme.

Côté islamisme, qui dit se dispenser de clergé, son emprise ne s’en trouve que plus entièrement diluée dans les sociétés, d’où l’impossible laïcisme des islamistes, se voudraient-ils « modérés ». Et que penser de cette violence endémique devenue synonyme d’islam, jusque dans nos contrées d’immigration où d’autres extrémismes en nourrissent leurs fonds de commerce nationalistes ? Sans doute un héritage du Coran lui-même et de Mahomet présenté dans son histoire comme le « Maître de la vengeance » et celui qui anéantit les mécréants… Voir sur ce chapitre les nombreuses sourates invoquant l’anéantissement des juifs, chrétiens et infidèles – tandis que, plus loin, d’autres versets promulguent une « sentence d’amitié » – contradiction ou signe opportuniste de « tolérance » ? Voir en réponse les fatwas de condamnation à mort – dont celles de Salman Rushdie par Khomeiny (avec mise à prix rehaussée des jours-ci ! 4) et de Taslima Nasreen qui a dû s’exiler de son pays, le Bengladesh. Voir l’assassinat de Théo van Gogh à Amsterdam, poignardé puis achevé de huit balles et égorgé en pleine rue ; dans un documentaire, il venait de dénoncer le traitement réservé aux femmes dans l’islam.[Le voir ci-dessous.] 5

Même double langage chez le dieu juif Yahvé pour justifier…l’extermination de certains peuples de Palestine (dont les Cananéens…) Cela en vertu du fait que les juifs seraient «le peuple élu de Dieu», dont le premier commandement est « Tu ne tueras pas » ! Ce fantasme juif alimente en les légitimant le colonialisme et ce qui s’ensuit en Palestine et l’affrontement des théocraties. Affrontement également par affidés interposés et leurs États ou organisations terroristes : Bush contre Al Quaïda, Tsahal contre le Hezbollah, «kamikazes» contre population civile. Violences innommables, guerres sans fin.

Quant au film « blasphématoire » qui agite de plus belle les fanatiques islamistes, il est curieux que nos médias de masse, radios et télés, semblent en contester la légitimité du fait qu’il serait bricolé, mal ficelé, « pas pro »… Comme s’il s’agissait d’une question d’esthétique ! Quoi qu’il soit et quels que soient ses commanditaires, il fait bien apparaître par les répliques qu’il provoque le niveau de fanatisme imprégnant les pays musulmans. Ce qui s’était déjà produit avec les caricatures danoises de Mahomet, dont certains avaient, de même, contesté la qualité artistique ! Et Goya, au fait, lorsqu’il représentait les visages de l’Inquisition, était-ce bien esthétique ? 6

La question ne porte aucunement sur la nature du « sacrilège » mais sur la disproportion de la réplique engendrée, allant jusqu’à mort d’hommes – l’ambassadeur états-unien et de ses collaborateurs en Libye, victimes sacrificielles et à ce titre totalement inscrites dans un processus d’expiation religieuse !

Et plus près de nous, que dire des provocations menées à Paris devant l’ambassade américaine ? Et aussi à La Courneuve, lors de la fête de l’Huma où Caroline Fourest a été chahutée, menacée, insultée et empêchée de débattre – entre autres sur ces questions d’intégrisme qui font les choux gras du Front national !

Comme quoi, pour résumer, une insulte contre la foi – ou ce qui en tient lieu –constitue un crime plus grave que de s’en prendre à un être vivant.

17 septembre 2012

Notes:

  1. En dehors du monde musulman, évidemment… Bien que des oppositions plus ou moins déclarées apparaissent ça et là dans l’islam.
  2. Même si on met un peu à part le judaïsme : cette religion sans visée planétaire directe retrouve toutefois le christianisme – ne dit-on pas le judéo-christianisme ? – et l’islamisme dans cette même volonté de pénétrer jusque dans les têtes et les ventres de chacun. En ce sens, celles qui se présentent comme les « meilleures » parviennent bien à être les pires dans leurs manœuvres permanentes d’aliénation. De même que leur « modération » demeure relative à leur stratégie hégémonique.
  3. Sources qui demeurent encore floues quatre ans après.
  4. 2012
  5. Dans ma version de septembre 2012, j’avais manqué, à tort, d’évoquer le cas de Ayaan Hirsi Ali, femme politique et écrivaine néerlando-somalienne connue pour son militantisme contre l’excision et ses prises de position sur la religion musulmane. Elle fut menacée de mort par Mohammed Bouyeri, assassin du cinéaste Theo van Gogh, notamment à la suite de sa participation au court-métrage du réalisateur qui dénonçait les violences faites aux femmes dans les pays musulmans.
  6. Le Guernica de Picasso n’est pas non plus une œuvre esthétique !

Télévision. Collaro chez les ploucs, ou le mépris anthropologique

«Collaro chez les ploucs». Reportage sur un couple d’agriculteurs de Condé-sur-Seulles, dans le Calvados. Lui a échoué au permis de conduire. Elle est à la remorque… Et Stéphane Collaro – qui serre la main du monsieur mais pas celle de la dame… – d’y aller de sa démagogie d’amuseur public et de son mépris des gens simples de la campagne. Alors, pourquoi publier à nouveau ? Parce que  ce mépris vaut anthropologie, tant pour les observés que pour l’observateur. Sans nier que c’est quand même poilant, tout en témoignant d’une époque et d’une forme de télévision (Antenne 2, émission La Lorgnette, 2 avril 1978. © Archives Ina).

Dans un autre registre, mais proche, revoyons cet autre morceau d’anthologie : Dumayet et Desgraupes, Pierre-s angulaires du scoop rimbaldien 

Comme quoi la «télé-réalité», dès ses origines, c’est d’abord la réalité de la télé.


Ciao Siné ! Il n’a pas voulu finir aux Invalides, ni au Panthéon…

siné1Siné, exit. Déjà, faut être con pour mourir, lui qui aurait préféré crever. Faut être encore plus con, dans son cas, pour caner le matin de l’Ascension. À moins qu’il ait opté in fine pour la ligne directe. Enfin, c’est son affaire. On ne sait quand auront lieu ses obsèques nationales. Plutôt que les Invalides ou le Panthéon, il s’était réservé un coin à Montmartre – à quel cimetière (celui du haut ou l’autre sous le pont Caulaincourt) ? Il y aura une fanfare au moins, comme à la Nouvelle-Orléans ? Une fanfare de jazz, espérons, lui qui en était. Oui, l’anar aimait Nina Simone, Ray Charles, Dizzy Gillespie, Count Basie, Billie Holiday… le free aussi, Coltrane, Pharoah Sanders, Archie Shepp… Il était aussi du bastringue gauchiste ; s’était fait embobiner par Castro, mais avait vite compris et en était revenu ; avait fréquenté Malcom X dont il disait qu’il n’était ni croyant ni musulman 1 ; son grand pote Cavanna, il le trouvait trop non-violent ; sauf pour ce qui était de bouffer du curé, tous cultes confondus – c’était son sport favori, à égalité avec l’anti-militarisme ; de quoi orienter toute une vie de dessineu-grande-gueule au coup de crayon assassin ; de quoi en lancer des anathèmes définitifs, et des «font chier», et des doigts d’honneur grand comme des cactus géants, de celui en bronze qui va désormais monter la garde sur ses cendres. Ciao Siné !

Notes:

  1. Dans un intéressant entretien avec Julien Le Gros dans «The Dissident» (http://the-dissident.eu/8126/sine-jattends-toujours-la-revolution/), il précisait que Malcom X a été tué alors qu’il s’apprêtait à faire son coming out sur ce point…


Halte à la dissidence ! Halte aux attentats anti «smartphones» !

Pris sur Twitter en pleine crise d’anormalité, ce dissident attrapé au collet par la vidéo-surveillance, sera bientôt traduit devant le tribunal de Big Brother. Nul doute que cet attentat à la smartitude téléphonique sera puni avec la sévérité qui s’impose. Et que cette scène déplorable serve de leçon aux éventuels délinquants, heureusement de plus en plus rares !

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Aujourd’hui , en France, sur un quai de gare… [Ph. d.r.]


« Pas de ça chez nous ! » Quand les bourgeois du XVIe parisien puent du bec

En soulevant le couvercle de la soupière de porcelaine, on a découvert un pot de chambre et ses relents. C’était lundi 14 mars au soir, la mairie de Paris organisait une réunion publique d’information sur le centre d’hébergement d’urgence devant être installé d’ici l’été en lisière du bois de Boulogne, – “à deux pas de l’hippodrome d’Auteuil, du musée Marmottan et des jardins du Ranelagh”, précise judicieusement Le Figaro.

Alors que les débats auraient dû se tenir pendant deux heures entre les habitants mécontents et les représentants de la ville de Paris, ils ont dû être écourtés au bout de 15 minutes pour cause de débordements. Quand la bourgeoisie du XVIe sort de ses gonds, elle se révèle dans sa nue crudité.

C’est d’abord au préfet de Paris, Sophie Brocas, que les “révoltés” s’en prennent. Et en termes particulièrement châtiés. Échantillons : “Escroc”, ”fils de pute”, “menteur”, “collabo”, “stalinien”, ”vendu”, “salopard”, “salope”, “Sophie Brocas caca ! » …

Acclamé par la foule en furie, Claude Goasguen, maire d’arrondissement LR et principal élu local opposé au projet, a rehaussé le niveau sur le mode séditieux, encourageant ses partisans à “dynamiter” la piscine installée à proximité du futur centre d’hébergement, précisant Ne vous gênez pas, mais ne vous faites pas repérer ».

Pour commenter pareil événement, France Inter a invité à son micro la « sociologue des riches », Monique Pinçon-Charlot, qui a assisté à cette réunion et n’en revient pas, elle qui en a pourtant remué du beau linge. Cette fois, pour l’effet caméléon, elle avait même revêtu un petit manteau de fourrure… synthétique… Voici son récit, grandiose !

Petit florilège complémentaire ici.



Séguéla : « Même si on est clochard, on peut arriver à mettre de côté 1 500 euros »

Jacques Séguéla, le plus con des pubeux bronzés , vient de remettre une couche  à sa connerie déjà gratinée. Après sa sortie de 2009 — «Si à cinquante ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !», le célèbre moraliste s’est surpassé sur BFM TV. En tentant minablement de justifier sa «pub» précédente – une «connerie», admet-il en se donnant une baffe, même s’il ne la «regrette pas» [sic], il a cru bon d’ajouter : « Il n’y a pas de raison de dire aux gens “Vous êtes condamnés à ne jamais vous faire le plaisir de votre vie”. On a quand même le droit, même si on est clochard, on peut arriver à mettre de côté 1 500 euros ! On a le droit de rêver nom de Dieu ! »

À coté de  ce gars-là, Pierre Bourdieu fait pense-petit, je trouve.


On ne peut interdire la connerie du maire de Venelles !

Être traité pour un cancer de la bouche n’empêche donc pas de dire des conneries. Cela y contribuerait-il même ? Stupides questions pour propos débiles tenus par « mon » maire : Robert Chardon, ci-devant UMP (en passe d’exclusion selon NKM – on verra) ou futur FN (non : trop à droite pour Marine Le Pen !).

Robert Chardon, croisé de Venelles.

Robert Chardon, croisé de Venelles.

Voilà en tout cas une pub pas bien reluisante pour ma petite commune de Venelles (8.000 habitants). Toute la France informée connaît désormais l’indécente proposition faite à Sarkozy (cependant ouvert à tout) de ce premier magistrat à la grande fibre républicaine : interdire l’islam en France. Il y va de l’avenir de la France et plus encore de la foi judéo-chrétienne.

Dans son élan vers les plus hautes pensées, ce va-t-en-guerre (de religion) avance en effet d’audacieuses propositions :

« Je supprime la loi de 1905 et proclame que la République favorise la pratique de la foi chrétienne », explique l’élu qui se compare à Louis XIV, qui avait révoqué l’édit de Nantes en 1685.

« Il faut un plan Marshall pour le Maghreb. Il faut aussi une intervention militaire en Libye. Il faut également mettre fin au danger que représentent les boat people » [sur Europe 1].

twt chardon

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Robert Chardon relaie aussi des messages anti-islam comme «Protégez-vous, adoptez un cochon !» (sur son compte Facebook).

Le plus comique, si on peut dire, c’est que Venelles, à dix kilomètres d’Aix-en-Provence, est probablement l’une des communes les moins « islamisées » de la région, voire de France ! Pas un « Arabe », pas un « Noir » à l’horizon : rien que des Blancs, bourgeois, judéo-chrétiens – tout ce qu’il y a de plus propres, normaux et vaccinés, dont 56 % ont voté l’an dernier pour ce saint-homme et ses fantasmes de croisé.

Interdire le culte de l’islam, ça peut même se concevoir – la preuve. Mais interdire la connerie – là, on est désarmé.


En langue des médias, liberté se dit laïcité

Un dimanche matin, celui d’un dimanche d’« après ». Plus tout à fait comme « avant ». Après mes ablutions, le café et toute la procédure de démarrage du lambda qui s’est couché tard pour cause de chaos mondial, j’allume mon ordi resté en mode télé de la veille. Et voilà que je tombe (France 2) sur trois lascars en cravates devisant, peinards, sur l’étymologie des prénoms musulmans en langue arabe. C’est l’émission « Islam » : fort intéressante. Je suis sur le service public de la télé. Vont suivre « La Source de vie », émission des juifs, puis « Présence protestante », puis « Le Jour du Seigneur ». Et, enfin, Nagui reprend les rênes avec « Tout le monde veut prendre sa place »… (Je n’ose voir là-dedans une hiérarchie calculée…)

Donc, pas de pain, mais du religieux et du reli-jeux… Facile ? Peut-être mais quand même un chouïa profond. Dans les deux cas, il s’agit de relier, autant que possible, selon des niveaux de croyances bien séparés de la pensée critique, en strates, en couches sédimentaires. Je veux dire qu’entre « tout ça », ça ne relie pas beaucoup… Chacun restant dans ses référents ancrés au plus profond de soi, depuis l’inculcation parentale, selon qu’on sera né à Karachi, Niamey, Los Angeles, Marseille, Paris XVIe ou Gennevilliers.

Entre-temps j’ai allumé le poste (France Culture, ma radio préférée, de loin !). Et là, dimanche oblige, vont se succéder : Chrétiens d’Orient, Service protestant, La Chronique science (trois minutes…), Talmudiques, Divers aspects de la pensée contemporaine : aujourd’hui la Grande loge de France (ça peut aussi être le Grand orient, la Libre pensée, etc., selon le tour de « garde »). Et, bien sûr, la Messe.

On est toujours sur le service public des médias d’un pays laïc et je trouve ça plutôt bien, même si, on le devine, toutes les innombrables chapelles, obédiences et autres tendances font la queue devant le bureau de la programmation de Radio France pour quémander leurs parts de prêche.

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– Maintenant, je voudrais vous poser la question que doivent se poser tous nos spectateurs : Comment votre concept onirique à tendance kafkaïenne coexiste-t-il avec la vision sublogique que vous vous faites de l’existence intrinsèque ? [© Sempé]

Je trouve ça plutôt bien, et qu’on nous foute la paix ! Surtout dans la mesure où – pour parler précisément de France Culture – le reste des programmes est essentiellement orienté sur la culture, au sens plein – incluant à l’occasion les religions –, et tout le champ des connaissances : philosophiques, historiques, anthropologiques, sociologiques –scientifiques en général, sans oublier l’information (les Matins avec Marc Voinchet, 6 h 309 h, sont exemplaires).

Je me dis qu’une telle radio s’inscrit dans l’« exception culturelle » française et qu’elle est précisément un produit de notre laïcité. Et je note aussi un autre effet, tout récent celui-là car lié aux attentats du 7 janvier, et en particulier le premier contre Charlie Hebdo. Il ne s’agit nullement de minimiser celui contre les juifs du magasin casher, évidemment, mais seulement d’en rester au fait de la liberté d’expression et de caricature. Je trouve, en effet, que le ton des médias a monté d’un cran dans l’expression même de cette liberté, du moins dans une certaine vigueur de langage, voire une verdeur – ce qui constitue un signe manifeste et supplémentaire de libération.

Encore un effort ! Et pourvu que ça dure.


«Charlie Hebdo». Tenter de vivre

Riss-charlie

Laurent Sourisseau, alias Riss, va reprendre les rênes de «Charlie Hebdo».

Hier soir mardi, au journal télé, apparition de Riss comme un survivant, qu’il est, de la tuerie de Charlie Hebdo. Regard terriblement marqué, lui qui a vécu l’horreur, en a réchappé sans trop savoir comment ; mais abattu quand même, marqué, touché par cette violence absolutiste qui l’a atteint et meurtri. Un regard si triste derrière des paroles empreintes de sérénité et peut-être aussi d’un grand scepticisme sur l’humanité. Le mot de Valéry, plus que jamais : « Le vent se lève, il faut tenter de vivre ».

Ce mercredi matin, sur France Culture, la hauteur de vue d’un Pierre Nora sur les événements et ses suites possibles, parlant en historien de l’émergence de la « conscience de soi »,  de la révolution de « 36 », et celle de « 68 » qui ont changé l’Histoire. Et maintenant ? Maintenant que, « dans les quartiers » le mot « raison » s’apparente à la domination – ce mot issu des Lumières, apparenté « à la classe qui sait, et qu’on récuse par définition ». Tandis qu’à cette jeunesse délaissée, sans avenir, «en face on propose une cause, une aventure, l’ivresse des armes, une camaraderie : le romantisme de la jeunesse, une fraternité et le paradis au bout après le sacrifice… » Alors, la tâche sera rude !

Il ne s’agira pas de se payer de mots en dénonçant un « apartheid territorial, social, ethnique » dans les quartiers français. Ce qui est un début. De même que débloquer 700 millions d’euros est une manière de faire face à l’urgence du danger, tandis que de traiter les causes profondes ayant conduit aux drames prendra au moins une ou deux dizaines d’années.

Sans tomber dans la démagogie, ni vouloir tout mélanger, remarquons cependant que bien des décennies d’injustice sociale, dans notre pays comme dans le monde en général, n’ont jamais conduit à décréter un état d’urgence humanitaire ! Et on relève à chaque hiver, dans les rues, à même les trottoirs et selon le froid, des dizaines de morts.

Cette année encore, dans la riche station helvète de Davos, les « grands » du monde vont deviser gravement sur l’état de l’économie mondiale et « se pencher » sur la conjoncture et ce fait révoltant révélé par un rapport de l’ONG Oxfam :

Les 85 personnes les plus riches du monde possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population, soit 3,5 milliards de personnes.

Y a-t-il violence plus révoltante et, de ce fait, plus génératrice des désordres mondiaux ? Oui, la tâche sera rude !


 

Pascal Blanchard, historien et auteur de La France arabo-orientale était mardi l’invité de Claire Servajean dans le journal de 13 heures de France Inter. Il revient sur ce terme «d’Apartheid» utilisé par Manuel Valls pour parler de la situation sociale en France. Son analyse mérite d’être (ré)entendue.


Pascal Blanchard : «Employer des mots comme apartheid…»


 

Choqués par un reportage «sur le quartier de Coulibaly» paru dans le Figaro le 15 janvier 2015, des étudiants en journalisme d’Ile-de-France ont publié une vidéo dans laquelle ils disent refuser l»idéologie et les préjugés». Les Reporters Citoyens ont choisi de réagir avec des mots. La TéléLibre, l’EMI et Altermondes, partenaires du projet de formation aux métiers du journalisme et de l’image ont décidé de publier et de soutenir leur tribune.


 Réaction de Reporters Citoyens à un reportage du Figaro


Poussée d’athéisme dans le monde arabe et dans l’islam

Depuis l’instauration du «califat islamique», les langues commencent à se délier dans le monde arabe. Les critiques ne visent plus seulement les «mauvaises interprétations de la religion», mais la religion elle-même. Dans le monde, des voix – certes rares – s’élèvent aussi parmi la diaspora musulmane pour s’opposer à l’oppression islamique.

wafa sultanC’est le cas depuis plusieurs années de Wafa Sultan, psychiatre américano-syrienne, exilée aux États-Unis, et qui s’exprime avec courage et véhémence sur les télévisions – dont Al Jazeera…  « C’est pour dire » a diffusé en 2007 deux de ses vidéos [ICI] et []. Celles-ci, rapportées à l’actualité, prennent tout leur sens, notamment quand cette femme – menacée, faut-il-le dire ? – souligne avec force combien, selon elle, il est important de faire barrage au terrorisme religieux. Les propos de Wafa Sultan, et en particulier les vidéos qui la montrent, ont été détournés par d’autres fanatiques, anti-islamiques en général et à l’occasion anti-Arabes et antisémites – autant dire d’horribles racistes, dont de bien franchouillards ! (Voir le générique de fin d’une  des deux vidéos en lien ci-dessus).

En France, des athées ont lancé un Conseil des ex-musulmans de France. Leur manifeste remonte à 2003. L’Obs a aussi publié en 2013 le texte de Sami Battikh, un jeune vidéaste libertaire d’origine musulmane. Sous le titre paradoxal Athée, voici pourquoi je défends désormais la pratique de l’islam, l’auteur expose sa motivation antiraciste et justifie ainsi sa solidarité avec les musulmans. Il  se réfère à Hannah Arendt et à sa réflexion autour de la banalité du mal et de l’acceptation passive d’une idéologie. «Un demi-siècle après la publication de Eichmann à Jérusalem, s’indigne l’auteur de l’article, notre société n’a jamais été si proche de cette époque sombre et nauséabonde.»
Les réseaux dits sociaux diffusent par ailleurs de nombreux tweets d’ex-muslims» apostats, notamment des États-Unis.
En octobre dernier, Omar Youssef Suleiman, a publié sur le site libanais indépendant Raseef22 (Trottoir22) un article évoquant les poussées de l’athéisme dans le monde arabe. Bouillonnement qu’il compare à celui qui a précédé la Révolution française…  En voici des extraits :
Dans le monde arabe, on pouvait certes critiquer les personnes chargées de la religion, mais critiquer la religion musulmane elle-même pouvait coûter la vie à celui qui s’y risquait, ou du moins le jeter en prison. Le mot d’ordre «l’islam est la solution» a été scandé durant toute l’ère moderne comme une réponse toute faite à toutes les questions en suspens et à tous les problèmes complexes du monde musulman.
 Ammar Mohammed Raseef22

Raseef22 a publié un reportage sur ce jeune Yéménite de 11 ans, Ammar Mohammed

Mais la création de l’Etat islamique par Daech et la nomination d’un “calife ayant autorité sur tous les musulmans”soulèvent de nombreuses questions. Elles mettent en doute le texte lui-même [les fondements de la religion] et pas seulement son interprétation, l’idée même d’une solution religieuse aux problèmes du monde musulman. Car, au-delà de l’aspect terroriste du mouvement Daech, sa proclamation du califat ne peut être considérée que comme la concrétisation des revendications de tous les partis et groupes islamistes, à commencer par [l’Egyptien fondateur des Frères musulmans], Hassan Al-Banna, au début du XXe siècle. Au cours de ces trois dernières années, il y a eu autant de violences confessionnelles en Syrie, en Irak et en Egypte qu’au cours des cent années précédentes dans tout le Moyen-Orient.

Cela provoque un désenchantement chez les jeunes Arabes, non seulement vis-à-vis des mouvements islamistes, mais aussi vis-à-vis de tout l’héritage religieux. Ainsi, en réaction au radicalisme religieux, une vague d’athéisme se propage désormais dans la région. L’affirmation selon laquelle «l’islam est la solution» commence à apparaître de plus en plus clairement comme une illusion. Cela ouvre le débat et permet de tirer les leçons des erreurs commises ces dernières années.

Peu à peu, les intellectuels du monde musulman s’affranchissent des phrases implicites, cessent de tourner autour du pot et de masquer leurs propos par la rhétorique propre à la langue arabe qu’avaient employée les critiques [musulmans] du XXe siècle, notamment en Egypte : du [romancier] Taha Hussein à [l’universitaire déclaré apostat] Nasr Hamed Abou Zayd.

Car la mise en doute du texte a une longue histoire dans le monde musulman. Elle s’est développée là où dominait un pouvoir religieux et en parallèle là où l’extrémisme s’amplifiait au sein de la société. [ L’écrivain arabe des VIIIe-IXe siècles] Al-Jahiz et [l’écrivain persan considéré comme le père de la littérature arabe en prose au VIIIe siècle] Ibn Al-Muqaffa avaient déjà exprimé des critiques implicites de la religion. C’est sur leur héritage que s’appuie la désacralisation actuelle des concepts religieux et des figures historiques, relayée par les réseaux sociaux, lieu de liberté pour s’exprimer et débattre.

Le bouillonnement actuel du monde arabe est à comparer à celui de la Révolution française. Celle-ci avait commencé par le rejet du statu quo. Au départ, elle était dirigée contre Marie-Antoinette et, à la fin, elle aboutit à la chute des instances religieuses et à la proclamation de la République. Ce à quoi nous assistons dans le monde musulman est un mouvement de fond pour changer de cadre intellectuel, et pas simplement de président. Et pour cela des années de lutte seront nécessaires.

Omar Youssef Suleiman
Publié le 3 octobre 2014 dans Aseef22 (extraits) Beyrouth

Aseef22 entend couvrir les informations politiques, économiques, sociales et culturelles des 22 pays arabes. Fondé en août 2013, il s’adresse aux 360 millions d’Arabes.


Ajout du 25/1/15, dans L’Obs.com, sur la difficulté d’être athée en Egypte.

«Les Egyptiens pensent toujours que les athées ont besoin d’une aide médicale»


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il faudrait comprendre que les choses sont sans espoir et être pourtant décidé à les changer. » F. Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu'on veut qu'elles soient, et non parce qu'on a vu qu'elles sont en effet. » Bossuet

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    • Énigme

      Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

      Philippe Casal, 2004 - Centre national des arts plastiques - Mucem, Marseille

    • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

      La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste.
      (Claude Lévi-Strauss)

    • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

      Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexualité / politique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
    • «Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl»

      Comme un nuage, album photos et texte marquant le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986). La souscription étant close (vifs remerciements à tous les contributeurs !) l'ouvrage est désormais en vente au prix de 15 euros, franco de port. Vous pouvez le commander à partir du bouton "Acheter" ci-dessous (bien préciser votre adresse postale !)

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      Il s'agit d'un album-photo de qualité, à tirage soigné et limité, 40 p. format A4 "à l'italienne". Les photos, prises en Provence et notamment à Marseille, expriment une vision artistique sur le thème d’« après le nuage ». Cette création rejoignait l’appel à l’organisation de "1.000 événements culturels sur le thème du nucléaire", entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fukushima) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tchernobyl).
    • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

      L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances. (Ber­trand Russel)

    • montaigne

      Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

      La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

    • « C’est pour dire » de Gérard Ponthieu, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification (3.0 France). Photos, dessins et documents mentionnés sous copyright © sont protégés comme tels.
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    • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

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