On n'est pas des moutons

À la santé de Monsanto !

Inter­ro­gé sur Canal +, un défen­seur de Mon­san­to, le Dr Patri­ck Moo­re, assu­re que le pro­duit chi­mi­que conte­nu dans l’herbicide Roun­dup ne pré­sen­te aucun dan­ger pour l’être humain.

«Je ne crois pas que le gly­pho­sa­te en Argen­ti­ne cau­se le can­cer (de la rate). Vous pou­vez en boi­re un grand ver­re et ça ne fait aucun mal, expli­que le bra­ve doc­teur (en quoi ?) au jour­na­lis­te de l’émission Spé­cial Inves­ti­ga­tion.
- Ah bon, vous en vou­lez ? J’en ai là si vous en vou­lez», lui deman­de le jour­na­lis­te.

Le bon Dr Moo­re lui dit oui jus­te avant de se rétrac­ter : «Bon en fait, pas vrai­ment, recon­nait-il. Je ne suis pas un idiot.» Et de quit­ter le pla­teau en trai­tant son inter­lo­cu­teur de connard. Le lob­byis­te aura per­du sa jour­née et, espé­rons, ses pri­mes de ren­de­ment. Allez, à la san­té de Mon­san­to !

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Le vol noir du vautour sur l’Europe, selon Faber

Netanyahou élections OK

© faber, 2015

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À propos d’élections et de démocratie…

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Un vieux sujet de réflexion, tou­jours actuel

À pro­pos d’élections, le tableau ci-des­sus expri­me bien des cho­ses… Il résul­te d’une enquê­te menée auprès de 2.800 per­son­nes pour le comp­te des Échos, le quo­ti­dien de l’économie libé­ra­le – que je me per­mets ain­si de citer, une fois n’est pas cou­tu­me. À cha­cun sa pro­pre lec­tu­re de cet­te « pho­to­gra­phie ».

Mer­ci à ma fille de m’avoir envoyé ce docu­ment, accom­pa­gné de son com­men­tai­re : « En tout cas, cer­tains ont bien inté­rêt à ne pas trop édu­quer les mas­ses... »

Nous tou­chons là à l’essence de la démo­cra­tie, que Chur­chill consi­dé­rait com­me, le « pire sys­tè­me de gou­ver­ne­ment, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expé­ri­men­tés ». [« Demo­cra­cy is the worst form of Govern­ment except all tho­se other forms that have been tried from time to time ». Wins­ton Chur­chill, 11 novem­bre 1947, à Lon­dres, Cham­bre des com­mu­nes].

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Capitalisme netarchique. Plein de clics, plein de fric

Sur son blog et dans sa revue de pres­se domi­ni­ca­le, mon cama­ra­de Daniel Chai­ze ne man­que pas de décou­per les meilleurs mor­ceaux dans le lard de la bête média­ti­que. Exem­ple, extrait de Libé de same­di :

[…] Les capi­ta­lis­tes netar­chi­ques (Face­book, Goo­gle, Ama­zon, …) fonc­tion­nent avec 100 % des reve­nus pour les pro­prié­tai­res et 0 % pour les uti­li­sa­teurs qui cocréent la valeur de la pla­te­for­me. C’est de l’hyperexploitation ! Ce sont des modè­les para­si­tai­res : Uber n’investit pas dans le trans­port, ni Airbnb dans l’hôtellerie, ni Goo­gle dans les docu­ments, ni You­Tu­be dans la pro­duc­tion média­ti­que.

Michel Bau­wens, théo­ri­cien de l’économie col­la­bo­ra­ti­ve, Libé­ra­tion, 21 mars 2015

C’est dit et bien dit. On n’aura moins d’excuses à cli­quer com­me ça, ingé­nu­ment et à tour de bras, pour un oui ou un non, pour un rien. Cha­cun de nos clics (à part sur les blogs inno­cents et purs de tout com­mer­ce – et qui enri­chis­sent au sens noble) finis­sent en mon­naie son­nan­te et non tré­bu­chan­te : pas la moin­dre hési­ta­tion quand il s’agit d’engrosser les escar­cel­les déjà débor­dan­tes des capi­ta­lis­tes netar­chi­ques – rete­nons l’expression.

C’est ain­si, en effet, que les plus gros­ses for­tu­nes mon­dia­les se sont consti­tuées à par­tir de petits riens, mul­ti­pliés par trois fois rien, ce qui finit par fai­re beau­coup et même énor­me ! C’est là l’application moder­ne d’un des fon­de­ments de l’accu­mu­la­tion du capi­tal, com­me disait le vieux bar­bu : ven­dre « pas cher » de façon à ven­dre beau­coup. Pas cher : jus­te au-des­sus du prix que les pau­vres peu­vent payer, quit­te à s’endetter – les ban­ques, c’est pas pour les chiens. Et l’avantage, avec les pau­vres, c’est qu’ils sont nom­breux et se repro­dui­sent en nom­bre !

Cet­te fois, ces netar­chi­ques font enco­re plus fort : ils ven­dent du vent et en tirent des for­tu­nes. Et, sur­tout, sans don­ner l’impression qu’ils s’empiffrent ! Ni qu’ils nous escro­quent puisqu’ils « ren­dent ser­vi­ce », ces bra­ves gens, en « flui­di­fiant l’économie », qu’ils pom­pent sans ver­go­gne – et sans même payer d’impôts dans les pays d’implantation ! –, rui­nant des sec­teurs entiers dans les­quels les pau­vres sur­vi­vaient en trou­vant quel­que rai­son d’exister socia­le­ment.

Voyez les taxis, par exem­ple. Une tech­no­lo­gie exploi­tée par des filous (Uber) a com­men­cé à les ren­dre obso­lè­tes, désuets quoi, bons à jeter. Ils avaient un métier (quoi qu’on puis­se dire de cer­tains d’entre eux, mar­gou­lins à l’ancienne), une pla­ce et une fonc­tion socia­les, par­ti­ci­paient à l’économie géné­ra­le de l’échange. N’importe qui (au chô­ma­ge par exem­ple) peut désor­mais les rem­pla­cer, au pied levé, et au noir bien sou­vent…

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1984”, film de Michael Rad­ford d’après Geor­ge Orwell

Ain­si se détruit tout un tis­su, cer­tes non par­fait, mais dont la dis­pa­ri­tion sera dom­ma­gea­ble à l’ensemble de nos socié­tés.

Ain­si nais­sent les nou­veaux empi­res, par glis­se­ments insen­si­bles dans la déma­té­ria­li­sa­tion des échan­ges et d’une gran­de par­tie de la pro­duc­tion mar­chan­de.

Ain­si s’instaure le nou­vel impé­ria­lis­me, que ni Hux­ley ni Orwell n’avaient ima­gi­né dans sa for­me, mais qui réa­li­se bien le contrô­le mon­dial de l’économie sous la tota­li­té (tota­li­tai­re), ou qua­si tota­li­té, de ses varian­tes. Avec, com­me corol­lai­re – à moins que ça n’en consti­tue les pré­mis­ses – le contrô­le phy­si­que et men­tal des indi­vi­dus (déjà bien avan­cé !), le plus sou­vent avec leur consen­te­ment pas­sif – ce qui est le fin du fin dans l’accomplissement de l’aliénation géné­ra­le.

Mais où sont les labo­ra­toi­res de la révo­lu­tion qui s’opposera à ce désas­tre annon­cé ? Les netar­chi­ques seraient-ils déjà en train de s’en occu­per ?…

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Y a du monde chez Mon oncle

safe_imageCliquer sur l’image, et hop, des Hulot partout !

© Fray Mol­lo

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Tunisie. « Charlie » et la suite

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L’actua­li­sa­tion du slo­gan « Char­lie » résu­me tout, hélas. Tout, c’est-à-dire, en réfé­ren­ce aux atten­tats de jan­vier à Paris, une même ana­lo­gie dans l’horreur fana­ti­que et mor­ti­fè­re ; un même but des­truc­teur qui s’en prend à l’Histoire – cel­le de la Tuni­sie, à tra­vers le musée du Bar­do –; à l’Occident, dési­gné com­me Satan à tra­vers ses tou­ris­tes « dépra­vés »; et à la Démo­cra­tie, assi­mi­lée à la déchéan­ce laï­que – donc anti-cora­ni­que. En pri­me, si on ose dire, cet odieux atten­tat – 22 morts, une cin­quan­tai­ne de bles­sés – rui­ne pour long­temps la chan­ce­lan­te éco­no­mie tuni­sien­ne en gran­de par­tie basée sur le tou­ris­me.

L’« État isla­mi­que » vient ain­si de fai­re son entrée fra­cas­san­te dans cet­te Tuni­sie qui, depuis qua­tre ans, par­ve­nait tant bien que mal à sau­ve­gar­der sa révo­lu­tion et ses fra­gi­les acquis. Ain­si contraint à décré­ter l’« état de guer­re », le gou­ver­ne­ment tuni­sien tom­be dans l’engrenage répres­sif qui s’attaque aux effets et non aux cau­ses. Des cau­ses d’ailleurs si pro­fon­des qu’elles outre­pas­sent les capa­ci­tés réac­ti­ves d’un petit État et même – c’est tout dire – cel­les de la « com­mu­nau­té inter­na­tio­na­le ». Ladi­te « com­mu­nau­té » qui, par ses mem­bres voyous, ses machi­nes de guer­re, son éco­no­mie de la Finan­ce et du tout-Mar­chan­di­se, a lar­ge­ment contri­bué à allu­mer la mèche ram­pan­te du fas­cis­me isla­mis­te.

Les repor­ta­ges d’Envoyé spé­cial (Fran­ce 2), notam­ment les pas­sa­ges tour­nés à Sidi Bou­zid d’où était par­tie la révo­lu­tion avec le sui­ci­de de Moha­med Boua­zi­zi, mon­trent un tel cli­va­ge hai­neux entre sala­fis­tes et démo­cra­tes qu’on peut crain­dre le pire à court ter­me. Et com­ment ne pas voir la mena­ce de ce cli­va­ge géné­ral dans notre mon­de en désar­roi ? N’en ver­ra-t-on pas les effets « col­la­té­raux » dès diman­che pro­chain dans les urnes bien de chez nous ?

 

• D’autres articles en tapant « Tunisie » dans la case de Recherche

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Fabienne, 48 ans, a choisi de mourir dans la dignité. Un droit humain reconnu en Suisse, mais pas en France où il mobilise l’hostilité religieuse et morale

Un nouveau (et ancien) débat « de société » s’ouvre en ce moment sur la question cruciale de la fin de vie. Et, il fallait s’y attendre, la bien-pensance se remet aussitôt en ordre de combat au nom des Religions, de la Morale et même de la Civilisation. Et ces jours-ci, une voix singulière s’est élevée contre « ceux qui parlent sans savoir ». La voix d’une morte, Fabienne Bidaux, une femme admirable de courage et de lucidité, selon ce poignant témoignage diffusé par France Inter ce 10 mars. Cette femme de 48 ans, atteinte d’un cancer incurable, a décidé d’aller mourir en Suisse, là où la « mort douce » est autorisée. Cela afin de ne pas affronter la déchéance extrême, ni d’en imposer la vue à ses proches.

Fabienne était bibliothécaire, responsable d'une médiathèque à Colombelles près de Caen. Elle est morte le 16 février selon la pratique du « suicide assisté » – terme qu’elle réfutait d’ailleurs, se prononçant pour l’euthanasie, qu’on accorde pourtant aux animaux !

La lucidité de cette femme – enregistrée cinq jours avant sa mort décidée –, la clarté de sa voix, la force de ses propos, ses rires même, rendent ce témoignage on ne peut plus bouleversant. On peut l’écouter ici dans son entretien avec Frédéric Pommier :

 Un autre extrait diffusé sur France Inter (13 heures, Claire Servajean) :

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Chrétiens, juifs, musulmans lancent leur fatwa sur la fin de vie

le monde euthanasie

Avec ce titre à la une, le quotidien "de référence" marque, dans ce débat, son allégeance aux autorités religieuses hostiles au droit à la "mort douce". [Cliquer pour agrandir].

« Chrétiens, juifs, musulmans : l’appel des religions contre la loi sur la fin de vie ». Par ce titre plein pot, « cinq colonnes à la une », Le Monde daté du 10 mars prenait fait et cause contre la loi en projet et pour la position exprimée en tribune par les « dignitaires » des trois monothéismes dominants. Le quotidien dit « de référence » renoue ainsi avec sa tradition et prétention moralisante, liée à sa fondation et plus encore à son fondateur qui, « du point de vue de Sirius », avait prétention à gouverner… le monde.

C’est bien sûr le droit de tout journal et de tout journaliste de prendre position sur tout sujet ; de ce même droit qui n’oblige pas à les suivre, ni même à les lire. L’ambiguïté peut cependant naître d’un abus qui consiste à se présenter comme le parangon de la neutralité, sinon de l’ « objectivité » et, en même temps, donner sa caution, voire son onction, à un groupe de pression dont le but, en l’occurrence, est bien de prétendre gouverner les consciences.

Je veux parler des églises, ces multinationales ecclésiales et notamment monothéistes, dont des représentants patentés ont signé dans ledit Monde une fatwa intitulée « L’interdit de tuer doit être préservé ». Reprenant en chœur et comme un seul pénitent le « Tu ne tueras point » – ce commandement le plus bafoué dans l’histoire de l’humanité –, le quarteron de « hauts dignitaires » (ils sont cinq, en fait…) cède une fois de plus à la tentation séculière de la domination de l’ici-bas au nom de l’au-delà.

« Nous demandons que soit encouragé l'accompagnement des personnes en fin de vie, tout en garantissant qu'elles soient clairement protégées par l'interdit de tuer. C'est au regard porté sur ses membres les plus fragiles qu'on mesure le degré d'humanisation d'une société. Au nom de quoi envisagerait-on de légaliser un geste de mort ? Parce que la personne concernée aurait, dit-on, perdu sa dignité humaine ? Parce qu'elle aurait fait son temps ? On lui laisserait entendre qu'elle est devenue inutile, indésirable, coûteuse… L'homme se croit-il en mesure de décerner – pour lui-même ou pour autrui – des brevets d’humanité ? » Voilà ce qu’édictent ces beaux messieurs, à savoir :

Philippe Barbarin, cardinal, archevêque de Lyon; François Clavairoly, president de la Fédération protestante de France; monseigneur Emmanuel, métropolite de France, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France; Haïm Korsia, grand rabbin de France; Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France et président d’honneur du Conseil français du culte musulman.

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Et un Cabu comme au bon vieux temps… [Cliquer dessus].

On dira que c’est aussi leurs droits, à ces « sommités » religieuses, de prêcher pour leurs paroisses – sauraient-elles faire autre chose ? C’est en tout cas le mien, de droit, de dénoncer les méfaits des clergés quels qu’ils soient, y compris idéologiques et à commencer par les trois impostures monothéistes. Ces trois là, en l’occurrence, n’ont de cesse d’« enfoncer leurs mains noires jusque dans le ventre des hommes ». Je reprends cette phrase de l’écrivain roumain Panaït Istrati dénonçant ainsi, dès 1927, le stalinisme en germe dans l’Union soviétique. Quel rapport ? Une même et obsessionnelle prétention à régir et enrégimenter la vie des humains, de la naissance à la mort, jusque dans les têtes et les corps et, pour ce qui est des religions au sens strict, en deçà et au-delà.

En deçà de la vie, en effet, si l’on considère l’ancienne fatwa – jamais levée, cela va sans dire – lancée contre la contraception et donc plus précisément contre les femmes, contre la Femme comme alliée du démon, celui de la Tentation, c'est-à-dire du désir et de la sexualité.

 

Le combat de l'ADMD

Depuis trente-quatre ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour le droit de choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

L’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 96% des Français interrogés par un sondage Ifop en octobre 2014. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient de leur ultime liberté, comme les Néerlandais, les Belges, les Luxembourgeois et les Suisses.

http://www.admd.net/

Au-delà bien sûr, c’est leur spécialité, le champ de prédilection des imposteurs promettant le paradis pour imposer la résignation sur terre, ici bas, dans la souffrance, l’injustice, les inégalités. Jamais les religions n’ont agi pour la libération de l’Homme – au mieux font-elles semblant. Ainsi se sont-elles alliées avec les dictatures et les systèmes d’oppression qui ont ravagé l’humanité tout au long de l’Histoire. Même si on peut relever quelques exceptions émanant le plus souvent d’« hérétiques » échappant au contrôle des hiérarques – un certain Jésus en serait le modèle, bientôt récupéré par l’ordre clérical.

Le seul champ que les religions pourraient cultiver avec quelque légitimité serait sans doute (!) celui de l’Au-delà, celui des spéculations infinies et de la Conjecture métaphysique, que la science et les connaissances rationnelles ne lui disputent même plus, au nom même de ses parias scientifiques : les Copernic, Giordano Bruno, Galilée – pour s'en tenir à ces figures historiques.

Mais voilà que les religieux séculiers, débordant de leurs prérogatives conjecturales, s’arrogent aussi le droit de contrôler le passage de vie à trépas, de légiférer selon leurs Lois « divines ». Et cela sous prétexte de leur « regard porté sur ses membres les plus fragiles » et sur le « degré d'humanisation d'une société ».

Voilà qu’ils prétendent enrober de leur attention protectrice ces « plus fragiles », les souffrants en fin de vie, accablés des douleurs les plus intenables, frappés par la plus grande des injustices, celle du mauvais sort jeté par la maladie face à laquelle le nom de Dieu devient pour le moins problématique!

banque religions

Lisbonne. Charité bien ordonnée.

La protection des églises du monde s'applique, c'est bien connu, au bien-être des « plus fragiles », à ces damnés de la terre que sont :

  • les enfants : catéchisés, martyrisés, enrôlés, violés, soldatisés, kamikasés ;
  • les femmes : exploités, dominées, mutilées (sexuellement), violées, tuées, torturées, lapidées, et culpabilisées pour « péché originel » et condamnées à « enfanter dans la douleur » ;
  • et le « reste » des démunis, pauvres, malades, exploités en tous genres et en tous lieux.

Et la liste n’est pas close : il y a du pain sur la planche de la misère du monde (ô, Bourdieu !) pour les « hautes autorités religieuses » avant de dénoncer ce qu’elles osent qualifier, par le plus malhonnête des glissements de sens, le « droit de tuer ». Il s’agit de mourir dans la dignité, rien de moins. D’éviter le naufrage de l’avilissement, de la déchéance, de la souffrance extrême. Il s’agit du droit inaliénable de l’individu à disposer de son corps et de sa vie, jusqu’à la mort y compris.

Certes, le « fait religieux », comme on dit de nos jours, doit aussi être considéré comme fait culturel et, plus largement, anthropologique. L’histoire des sociétés en est imprégnée, « des origines à nos jours ». La religion tente d’apporter des réponses à l’angoisse primale dont l’animal humain peine à se défaire devant les insondables mystères de l’univers. En quoi la raison et ses expressions philosophiques et scientifiques se sont érigées comme antidotes aux croyances superstitieuses. En quoi l’idée révolutionnaire de laïcité a permis (plus ou moins, selon les lieux et les époques…) de séparer les deux domaines en principe inconciliables : la foi et la raison, autrement dit ce qui relève respectivement de l’individu et de la société. C’est là un acquis précieux, envié par ceux qui, de par le monde, ont conscience d’en être privé. Ce monde où, en effet, les églises de toutes obédiences – et il y en a des milliers ! – ont tissé leur emprise sur les réalités séculières, sur les sociétés et ses membres « les plus fragiles ». C’est en leur nom, entre autres, que se sont constitués les théocraties – dans les cas les plus dommageables – et plus ordinairement la plupart des régimes – dits démocratiques, monarchiques ou autres – dans lesquels l’emprise religieuse est subrepticement ou ostensiblement ancrée.

militant_atheistsLa laïcité ne saurait être une quelconque contre-religion, comme voudraient le faire croire, c’est bien le mot, les religionnaires dogmatiques, sinon prosélytes, pour lesquels la paix sociale passe bien après leur foi individuelle. Ils considèrent les défenseurs de la laïcité comme des ennemis, qu’ils traitent avec mépris de « laïcards » – terme péjoratif qui recouvre à leurs yeux horrifiés les pires espèces de mécréants. Heureusement, il existe aussi des croyants laïcistes, peu audibles cependant dans le brouhaha des sociétés occidentales. Ailleurs, leur existence ne va pas au delà de la prison et, le plus souvent de nos jours, de la décapitation la plus barbare.

« Ailleurs » désigne ici ce que Nietzsche appelait les arrière-mondes, peuplés d’hallucinés. Ceux que, dans leur version contemporaine, ils nous faut bien dénommer islamo-fascistes. C'est-à-dire en désignant précisément le caractère violent et mortifère de ces psychopathes pour qui une insulte contre leur foi – mais laquelle au juste? – est plus grave que l’assassinat de milliers d’êtres humains. La difficulté ici étant de se trouver « amalgamés » dans une même dénonciation avec d’autres variantes de fascistes ordinaires mus par des idéologies du rejet de l'Autre, de tous les autres, y compris d'eux-mêmes.

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Fukushima, quatre ans après – le désastre sans fin

Samedi 14 mars, réaction en chaîne humaine dans la vallée du Rhône - Provence-Alpes-Côte d’Azur

Pour la transition énergétique sans nucléaire !

Programme et itinéraire :

http://chainehumaine.fr/trajet-previsionnel-de-la-chaine-humaine-du-14-mars-2015/ 

Sinistre anniversaire que ce quatrième marquant la catastrophe de Fukushima. À 14 h 46, ce vendredi 11 mars 2011, un tremblement de terre d'une magnitude 9 se produit, endommageant la centrale nucléaire de Fukushima Daini dès ce moment. À 15 h 30, une vague de 15 mètres générée par le séisme atteint la centrale de Fukushima Daiichi, construite à une hauteur de 6,5 à 10 m au-dessus du niveau de la mer. Pour Fukushima-Daini, l'exploitant Tepco avait construit un mur qui ne pouvait résister qu'à un tsunami de 5,7 mètres de haut maximum. Trois des six réacteurs se mettent à l'arrêt automatique. Tandis que les systèmes de refroidissement tombent en panne, ainsi que les groupes électrogènes de secours.

Et c'est la catastrophe majeure : fusion des réacteurs, explosions ou incendies des enceintes 1 à 4, dispersions radioactives dépassant 300 fois la norme admissible, contamination sur un rayon de plus de 80 km, déplacement de milliers de riverains, rejet d'eau fortement radioactive dans le Pacifique, situation incontrôlable de l'ensemble des installations – et nullement stabilisée aujourd’hui. Tandis que des milliers de travailleurs ont depuis été amenés sur place – dans des conditions critiques, et très critiquées – pour tenter de "colmater les brèches" d'un chantier désormais sans fin, sans horizon. Voici un instantané concernant la situation des "lquidateurs" de Fukushima, telle que rapportée par le blog Fukushima 福島第 consacré entièrement à la catastrophe nucléaire et à ses répercussions au Japon et dans le monde.

fukushima

L'étendue du sinistre

Le 19 janvier, à la centrale nucléaire n°1 de Fukushima, un travailleur est tombé du bassin et il est mort, et à la centrale nucléaire n° 2, le 20 janvier, un autre travailleur est mort également, écrasé sous une machine. En 2014, jusqu'à fin novembre, 40 travailleurs ont été blessés. Ce chiffre est trois fois plus important que l'année dernière.

Maintenant, dans la centrale nucléaire n°1, travaillent chaque jour 6.000 personnes. Il manque non seulement des forces de travail, mais aussi la qualité du travail. Un travailleur témoigne : "Il manque certes des travailleurs, mais tout aussi grave est le manque de travailleurs expérimentés. Déjà sont partis la plupart des ouvriers expérimentés qui travaillaient avant l'accident, car leur norme d'exposition était dépassée. Maintenant, la politique de Tepco est que nous finissions le travail donné  le plus rapidement possible et à moindre coût. Sa politique axée sur le seul profit engendre des accidents."

Extrait d'un article paru dans le journal Fukushima Minjū le 11 décembre 2014 :

«Je suis sans famille, donc je peux subvenir à mes besoins, mais si j'avais  de la famille, il me serait difficile de la nourrir", a déclaré un homme de 50 ans qui travaille à la centrale n°1 depuis trois ans déjà. Auparavant, il s'occupait d'enlèvement de déchets et de construction de réservoirs pour l'eau contaminée, mais maintenant il transporte l'eau contaminée qui s'est accumulée sous les bâtiments des réacteurs. Son salaire est de 200.000 yens  (1.500 euros) par mois.

"La radioactivité dans la centrale est encore si forte qu'il porte un vêtement de protection et un masque qui lui couvre toute la tête. Il est si lourdement couvert qu'il ne peut pas se déplacer facilement, c'est pourquoi un travail d'une heure et demie est sa limite mais, en raison de la longueur des procédures pour pénétrer dans l'usine et en sortir et à cause des préparatifs, il prend la route à 5 heures du matin, depuis son appartement à Iwaki, à 40 km de la centrale, et il rentre chez lui seulement dans la soirée. Il partage sa chambre avec quelques personnes. […]

"Au cours du dernier mois, il a été exposé à 1,8 millisievert de radioactivité. Il est légalement permis aux travailleurs d'être exposés à un maximum de 50 millisieverts par an, cependant de nombreuses entreprises ont leur propre norme par exemple de 20 millisieverts, donc s'il travaille et se trouve exposé à ce rythme, il devra quitter son lieu de travail au bout d'un an. «Je sens que le public a commencé  à se désintéresser de l'accident nucléaire, mais des travaux plus dangereux se multiplieront certainement dans les bâtiments des réacteurs. Je souhaite que l'on puisse connaître ce fait "."

Craintes de maladies

"Tepco a enquêté chez 4.587 travailleurs à la centrale nucléaire n°1 en août et septembre 2014. 2.003 travailleurs (43,7%) ont peur en raison du travail à la centrale, et leur plus grande crainte était l'éventualité d'une maladie due à la radioactivité. Le ministère a fait savoir que les travailleurs des centrales ont davantage de risques de cancers de la vessie, du poumon et du pharynx lorsqu'ils sont exposés à plus de 100 millisieverts.

"Cependant il est étrange que l'Autorité de régulation nucléaire prévoit d'augmenter la norme maximale d'exposition des travailleurs, en passant de  100 à 250 millisieverts. Le responsable a dit: "La norme internationale est comprise entre 250 et 500 millisieverts par an, mais plus le niveau est bas mieux c'est. S'il arrive un accident de même niveau qu'à Fukushima, les travailleurs pourront s'occuper des réparations avec une exposition maximale de 250 millisieverts."

Prolifération des déchets contaminés

fukushima

L'étendue des déchets

"Maintenant, on a commencé à démanteler les quatre réacteurs de la centrale nucléaire n°1. Tous les déchets, tels que morceaux de béton des réacteurs détruits et arbres abattus pour faire place aux réservoirs sont fortement radioactifs. On n'a pas le droit de les transporter à l'extérieur, de sorte que tous les déchets s'accumulent sur le  site. Tepco  prévoit que jusqu'à 2027 s'amasseront 560.000 tonnes de déchets contaminés. Déjà 200.000 tonnes de déchets ont commencé à arriver, qui occupent 60% de l'espace de stockage.

"Les travailleurs des centrales portent un casque, un vêtement de protection, des gants et plusieurs autres effets. On réutilise casques,masques et chaussures, mais on jette les autres articles. On les met  dans de grandes caisses et on en fait des monticules à huit endroits sur le terrain. Tepco prévoit de les brûler et d'en réduire la quantité, mais n'y parviendra pas, car le nombre de travailleurs est de plus en plus grand."

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Pan-pan cul-cul ? par Faber

BD Nancy 265 OK

© Faber, 2015

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Les mots de l’actualité sont-ils piégés ? Réponse de Hubert Védrine

Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde. Albert Camus

"Les mots de l'actualité sont-ils piégés ?", thème de la chronique du 27 février de Hubert Védrine, sur France Culture. Certes, la réponse est dans la question; mais l'ancien ministre des Affaires étrangères de Mitterrand y ajoute éléments et réflexions pertinentes qui valent leur sept minutes d'écoute. Où l'on comprend, à chacune de ses interventions hebdomadaires, pourquoi cet homme n'a pas persévéré en politique : trop subtil, trop peu langue de bois. Comme il dit: "Ça fait du bien qu'on crève les abcès sémantiques !"

Cliquer sur la flèche pour écouter.

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Puisqu’il s’agit d’islamofascisme

Palmarès…

Mars 2001 Afghanistan – Les deux bouddhas monumentaux sculptés dans la falaise de Bamiyan à 150 km de Kaboul sont détruits à l’explosif par des talibans. 

Janvier 2012 Mali – Destruction des mausolées à Tombouctou. 

Janvier 2013 Mali – Des manuscrits pré-islamiques sont l’objet d’un autodafé à Tombouctou. 

Juillet 2014 Irak – Le tombeau du prophète Nabi Yunus, dit Jonas, à Mossoul, est rasé par Daech. 

Janvier 2015 Irak – A deux reprises, les 28 et 30 janvier,la bibliothèque de Mossoul est mise à sac. 

Février 2015 Irak  – La grande statuaire assyrienne du musée de Mossoul est sauvagement mise en pièces par les soldats de l’Etat islamique qui mettent en scène l’opération

A quoi bon l'indignation, les grands mots, quand l'horreur hurle si violemment, quand la raison sombre et avec elle l'humanité digne de ce nom ? Quand des fanatiques islamistes ne décapitent pas des humains, ne martyrisent pas femmes et fillettes, ils détruisent des œuvres d'art dans les musées, abattent des statues à coups de masse et de marteaux-piqueurs. Ou encore, au nom de leur Dieu, ils brûlent des instruments de musique "non islamiques" car il ne leur suffit pas d'interdire la musique – ce qu'illustre bien, au Sahel, le film "Timbuktu", ou "Iranien", cet autre film tourné à Téhéran par un cinéaste athée (et exilé), montrant des mollahs au discours malin, et tout opposés à la musique. Avant eux, les nazis avaient disqualifié le jazz comme "musique dégénérée". Et Mao, pas en reste, avait interdit les "bourgeoises" symphonies de Beethoven. En quoi on peut bien parler d'islamofascisme, générateur d'islamophobie. Deux mots mal vus par les temps qui courent, des mots pas "politiquement corrects", comme s'il s'agissait de politesse – "Mais après vous, Monsieur le Chancelier…" La difficulté vient des fameux "amalgames" pratiqués par ces prétendus laïcs d'extrême-droite, toujours  empressés à bouffer de l'Arabe ou du Juif, sinon les deux à la fois. Tout autant que cette autre difficulté venant de l'État d'Israël, et plus précisément de son extrême-droite politique, religieuse et colonialiste qu'il est si risqué de critiquer, au risque d' "antisémitisme".

Et ce n'est pas tout :

Daech brûle des instruments de musique "non-islamiques"

daech-fanatisme islamiste

A l'est de la Libye, des hommes cagoulés se mettent en scène devant des instruments de musique livrés aux flammes. [dr]

Daech a publié, le 19 février, une série de photographies mettant en scène plusieurs de ses membres cagoulés, en train de regarder des instruments brûler, des batteries, des saxophones et des tambours. La scène se déroule près de Derna, dans l'est de la Libye, selon le "Daily Mail". La ville est devenue l'un des bastions de groupes ayant prêté allégeance à l'Etat islamique. D'après la "branche de communication" du groupe djihadiste, ces instruments jugés "non-islamiques" ont été confisqués par la police religieuse et livrés aux flammes "conformément à la loi islamique". Ce n'est pas sans rappeler l'autodafé de Mossoul, dans lequel près de 2.000 livres de la bibliothèque centrale jugés impies auraient été brûlés en janvier.

Le 16 février, l'Etat islamique avait revendiqué l'exécution de 21 Egyptiens de confession copte en Libye.

Il y a aussi ça :

Irak: l’Etat islamique exhibe des combattants kurdes dans des cages

daech-fanatisme islamiste

Capture d’écran tirée d’une vidéo diffusée dimanche 22 février par l’EI, montrant des combattants kurdes enfermés dans des cages.

 

L’Etat islamique a diffusé ce dimanche 22 février une vidéo montrant des combattants kurdes, des peshmergas, enfermés et exposés dans des cages, avant d’être paradés à bord de pick-up. La vidéo, non datée, ne montre pas de scène d’exécution. La mise en scène de ce film repris par le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE) rappelle celle du pilote jordanien brûlé vif dans une cage, selon une vidéo diffusée par le groupe le 3 février.

La vidéo de dimanche ne montre aucune exécution, les 21 otages se présentant comme 16 peshmergas, deux officiers dans l’armée irakienne et trois policiers de Kirkouk, une ville située à 240 km au nord de Bagdad.

Le film ne précise ni le lieu ni la date, mais des sources kurdes ont affirmé que les scènes ont été tournées il y a une semaine sur le marché principal du district de Hawija, tenu par l’EI, à une cinquantaine de kilomètres de Kirkouk.

Et ça continue
• IRAK. Jusqu’à 10.000 femmes vendues par l’Etat islamique

• L'Irak accuse l'Etat islamique de faire du trafic d’organes

• Autodafés à Mossoul : pourquoi Daech hait les livres et le savoir

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Civilisation : « C’est fini l’argent ! »

fini argentUne pépi­te sono­re, retrou­vée dans mes archi­ves. Cueillie par Caro­li­ne Car­tier, du temps où son micro pico­rait dans le cru de l’humanité ordi­nai­re. C’était sur Fran­ce Inter, un 16 novem­bre 2009 : la ren­con­tre avec un Dio­gè­ne pour qui « c’est fini l’argent » et qui avait déci­dé, com­me ça, « de chan­ger de civi­li­sa­tion tout seul ». À l’opposé total des 100.000 frau­deurs rêvant de « para­dis fis­cal » en Suis­se et ailleurs.

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« SwissLeaks ». Des milliards d’euros, des milliers de fraudeurs – dont 3.000 Français

HSBC (Hong Kong & Shanghai Banking Corporation) est un groupe bancaire international britannique présent dans 84 pays et territoires et rassemblant 60 millions de clients. Son siège social est à Londres.

Elle a été fondée à Hong Kong par l'Écossais Thomas Sutherland pour financer le commerce dans l'Extrême-Orient en 1865 et, à l'origine, le trafic d'opium. Avant de déménager son siège social à Londres au début des années 1990, elle était basée à Hong Kong. Elle fut un temps le quatrième groupe bancaire dans le monde après Citigroup, Bank of America et la Banque industrielle et commerciale de Chine.

Montrer la face cachée du secret bancaire en Suisse, un défi a priori autrement plus coton que d’aller voir derrière la lune ! Le Monde et plusieurs médias internationaux viennent pourtant de dévoiler cet univers de la fraude et de la richesse planquée après avoir eu accès aux données collectées par un informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque britannique HSBC à Genève.

Ces révélations ébranlent les milieux bancaires internationaux et mettent en cause de nombreuses célébrités des affaires et du showbiz, de l’humoriste français Gad Elmaleh (celui de la pub télé où il imagine « la banque idéale »…) au roi du Maroc Mohamed VI et au roi Abdallah II de Jordanie, en passant par l’acteur américain John Malkovich, le coiffeur Dessange, le footballeur Christophe Dugarry, le peintre Christian Boltanski, Arlette Ricci, héritière de Nina Ricci, Aymeri de Montesquiou, sénateur (UDI) du Gers, Jean-Charles Marchiani, condamné dans l'Angolagate, etc.

Baptisée « SwissLeaks », l'opération propose un voyage au cœur de l'évasion fiscale, mettant en lumière les ruses utilisées pour dissimuler de l'argent non déclaré. Petite vidéo éducative :


Comprendre la fraude fiscale de HSBC en 3 min par lemondefr

Pendant de nombreuses années, les informations copiées par Hervé Falciani n'étaient connues que de la justice et de quelques administrations fiscales, même si certains éléments avaient filtré dans la presse.

Le Monde a eu accès aux données bancaires de plus de 100 000 clients et a mis les informations à la disposition du Consortium des journalistes d'investigation (ICIJ) à Washington, qui les a partagées avec plus de 50 autres médias internationaux, dont le Guardian, au Royaume-Uni, ou la Süddeutsche Zeitung, en Allemagne.

Les données, analysées par quelque 154 journalistes, portent sur la période allant de 2005 et 2007. 180,6 milliards d'euros auraient ainsi transité, à Genève, par les comptes HSBC de plus de 100 000 clients et de 20 000 sociétés offshore, très précisément entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007. Plus de 5,7 milliards d'euros auraient été dissimulés par HSBC Private Bank dans des paradis fiscaux pour le compte de ses seuls clients français, environ 3 000…

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Grèce. Angela peu tentée par le KamaTsipras

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© faber 2015

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Le KamaTsipras, nouvel hymne gréco-européen

Le KamaTsipras ? C'est le titre de l'actualité chantée de Cécile de Kervasdoué et Benjamin Laurent, mercredi sur France Musique dans l'émission La Matinale culturelle, de Vincent Josse. L'actualité, c'est évidemment l'élection grecque et la victoire de Samothrace – euh, seulement de Tsipras, mais déjà sculpté dans le marbre médiatique. Pourvu qu'il résiste à l'érosion des pouvoirs.

Alexis_Tsipras

Kama qui veut dire désir et Tsipras du nom du nouveau chef du gouvernement grec. Premier homme politique d'extrême gauche à diriger un pays de l'Union Européenne, Alexis Tsipras, 40 ans, s'est fait élire triomphalement dimanche soir sur un programme anti-austérité anti-dette et anti-Union Européenne. Ça n'empêche pas de nombreux européens de succomber à son charme.

Texte et interprétation de cette parodie musicale et politique valent leur pesant son-or-e : ci-dessous :

“KamaTsipras”

Chant 1

Il a le regard fier
Un sourire enjôleur
Il ouvre une nouvelle ère
Pour des millions de chômeurs
Finie l’austérité
Nous pourrons nous chauffer
Nous soigner, nous éduquer
Et peut être travailler
Victoire Victoire
C’est la victoire de Tsipras c’est la victoire de Tsipras c’est la victoire de Tsipras
Finis tous ces voyous
Qui nous piquent tous nos sous
Tous ces Papandreous
Qui vivent grâce à nous
Gloire Gloire
Gloire Au nouvel apollon, gloire au nouvel apollon, gloire au nouvel apollon.
Finis les libéraux
Les impôts et l’euro
Grâce à notre héros
On remet la dette à zéro

Chant 2

Kamatsipras Kamatsipras

Chant 3

Je n’céderai pas à ce Priape
Je ne veux pas de ces agapes
Il voudrait me tourner la tête
Mais pas question d’effacer sa dette

Chant 4

J'vais vous apprendre à danser
J'vais vous apprendre à lutter
Pour la solidarité
J'vais vous apprendre à m'aimer! 

Cécile de Kervasdoué

Capable de lire dans cinq langues, titulaire de multiples mastères, elle se forme parallèlement au chant lyrique dans la classe du contre ténor Robert Expert, puis avec l’alto Janine Fourrier de l’Opéra de Paris. Elle se distingue dans les rôles de travestis (Chérubin dans les Noces de Figaro de Mozart, Fragoletto dans les Brigands d’Offenbach, Oreste dans la Belle Helène d’Offenbach), puis dans la cantate française et se passionne pour la musique anglaise (Dowland, Blow, Purcell). Mue par le désir d’inventer de nouvelles formes pour transmettre l’actualité internationale, Cécile de Kervasdoué a rejoint en 2013, la rédaction du Mouv’.

Benjamin Laurent

Diplômé du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Benjamin Laurent, pianiste, se consacre à la composition et à la direction de chant. Il est chef de chant dans l'opéra Eugène Oneguine de Tchaikovski à l'abbaye de Royaumont en août 2013, puis en février 2014 dans L'Elisir d'amore de Donizetti à l'opéra de Monte Carlo. Professeur d’accompagnement, il vient d’intégrer l'atelier lyrique de l'opéra de Paris comme pianiste chef de chant. Il est l’auteur de plusieurs musiques de film.

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  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

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  • Énigme

    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

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    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • « C’est pour dire » de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les ter­mes de la licen­ce Crea­ti­ve Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­cia­le - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 Fran­ce). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés com­me tels.
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  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

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