Macron et sa Lettre. L’impasse sur la Fortune, injure aux révoltés

Dans son Annonce faite au populo, Emmanuel Macron, frappé d’une soudaine illumination, découvre son pays : « … pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte. » Ce « plus » qui, jusqu’à présent, a résonné en « trop ». D’où l’exigence de justice : sociale, fiscale, politique, culturelle et sexuelle aussi (au sens de l’égalité hommes/femmes). L’ardoise des ronds-points est lourde. Une lettre ne suffira sans doute pas à l’effacer. Surtout que l’Impôt de solidarité sur la fortune y est ignoré. [Temps de lecture ± 12 mn]

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14-18. L’abbé Georges Estrangin : « A la sortie du bois, le capitaine nous rassemble, il en manque 107 à l’appel. Il pleure. »

Environ de la garnison de Verdun, début février 1916: Les Eparges, le ravin de la mort

Le témoignage ci-dessous émane d’un curé marseillais, l’abbé Georges Estrangin, « clerc tonsuré du Diocèse de Marseille », envoyé au front dès 1914, et mort à Étinehem, dans la Somme, le 29 août 1916. Ces quatre extraits sont tirés d’une petite plaquette de 1923 qui lui fut consacrée. Témoignage poignant par son réalisme, et aussi du fait que son auteur, un religieux, semble avoir perdu toute référence divine ou même spirituelle. Tel un combattant sans âme ? – comble de l’abomination guerrière. [Temps de lecture ± 9 mn]

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Centenaire de l’Armistice. Nous qui désirons la paix… Qui a gagné la guerre ?

Au fait, qui a gagné la guerre ? Toutes les guerres sont horribles et ne génèrent que des perdants – enfin, non, pas pour tous… Soit, mais pourquoi cet acharnement des humains à s’entretuer et à y trouver de la « grandeur » ? Quel sacrifice, au juste, sous les actes héroïques de ces poilus de 14-18 ? Avec son ouvrage paru l’an dernier, 14-18, la réalité cachée, Gian Laurens apporte sa pierre à la compréhension de cette horreur toujours qualifiée de « Grande guerre », en y ajoutant un puissant appel à la paix.

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11 novembre. Les derniers poilus désertent la troisième guerre mondialisée

Les derniers grains du sablier mortifère se sont écoulés : les derniers poilus sont morts, après les 1,35 million de Français sur les 8,4 qui combattirent. Dont mon grand-père maternel, Adrien, paysan picard, planteur de tabac, qui passa sa blague à un général en visite à Verdun, dans les tranchées. Vingt ans après, « ça repartait comme en 14 », avec de l’horreur ajoutée. Supérieure, l’espèce humaine ? Le pacifisme, une utopie de fadas ? Peut-être mais une utopie nécessaire, ainsi que le chante le Congolais Zao dans une magnifique parodie.
[Temps de lecture ± 3 mn + vidéo de 10 mn]

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Grèce, carnet de voyage. 5) Paros. Conversation résinée avec Épicure

Iles des Cyclades, 13 juin 2016. Voilà ce qui m’amène ce soir, ayant vidé une demi-bouteille de retsina, sous la tonnelle d’une chouette taverne sur le port de Parikia, île cycladique de Paros, entre Santorin et le Pirée. Puis…

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Athènes, carnet de voyage. 3) « Rencontres avec des hommes remarquables »*

Athènes, 9 juin 2016.  Il faut des jours pour connaître une ville comme Athènes, archi séculaire, si riche de beauté et d’histoire. La parcourir à pied, prendre les transports en commun, s’y perdre, croiser les habitants. Des jours, et encore… Se méfier des premières impressions…

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Athènes, carnet de voyage. 2) Exárcheia, territoire anarchiste

Athènes, 7 juin 2016.  J’ai quitté dimanche le quartier de Metaxourgio pour celui d’Exárcheia. Je me trouve à une encablure du Musée archéologique et plus près encore de l’École polytechnique. Comme qui dirait « au cœur du problème » grec.

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