Conflans. L’islamisme, cet autre virus

Des guerres de religion au supplice du chevalier de la Barre en 1766 et jusqu’à cette abomination de Conflans-Sainte-Honorine, le fanatisme n’a cessé de jeter l’humanité dans le malheur. Aucun des trois monothéismes – pour s’en tenir à eux – n’a échappé à cette sorte de fatalité. Deux s’en sont plus ou moins délivrés, non sans mal – délivrez-nous du Mal… – mais pas l’islam.

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Alignez-vous ! par Régis Debray

S’aligner, mais sur quoi ? Et pourquoi ? S’aligner ! – point d’exclamation. Pour Régis Debray nous n’avons plus le choix, les jeux sont faits depuis que le monde est entré « en américanité » en assimilant dans la joie et la soumission consentie – « pour vivre avec son temps, parce qu’un monde est devenu le monde. » – non seulement la marchandise, ses variantes culturelles et sa langue même ; mais aussi son libéralisme et ce qu’il faut de finances et d’inégalités croissantes – et de croissance « infinie » ; mais encore, son mode de vie et de consommer, jusqu’à son « vivre en séparation », effet des communautarismes par lesquels les peuples se dissolvent : « Plus de peuple mais des populations, c’est-à-dire des communautés, c’est-à-dire des clientèles. Ainsi a-t-on remplacé « la classe par l’ethnie », « le militant par le pénitent », avec ses cortèges de repentants accablés de culpabilité, tels des boucs émissaires consentants.

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XI – Chronique de la peste couronnée. Hannah Arendt – Quand plus personne ne croit plus rien

“Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut pas se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et, avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez”. Hannah Arendt.

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18 mars (1871). La commune, lieu des solidarités de toujours

Ce 18 mars 1871 marque le début de l’insurrection de la Commune de Paris. Le mot – ce beau nom de Commune –, traverse l’Histoire. Son empreinte s’est quelque peu effacée dans les mémoires d’aujourd’hui, bien que le lieu même, ancré dans les « territoires » ait repris du nerf à l’occasion de la révolte des Gilets jaunes. Mais la référence à la commune, en ses différents sens, demeure lointaine. D’où ce salutaire rappel de Gérard Bérilley. [Lecture ± 4 mn]

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14-18. L’abbé Georges Estrangin : « A la sortie du bois, le capitaine nous rassemble, il en manque 107 à l’appel. Il pleure. »

Environ de la garnison de Verdun, début février 1916: Les Eparges, le ravin de la mort

Le témoignage ci-dessous émane d’un curé marseillais, l’abbé Georges Estrangin, « clerc tonsuré du Diocèse de Marseille », envoyé au front dès 1914, et mort à Étinehem, dans la Somme, le 29 août 1916. Ces quatre extraits sont tirés d’une petite plaquette de 1923 qui lui fut consacrée. Témoignage poignant par son réalisme, et aussi du fait que son auteur, un religieux, semble avoir perdu toute référence divine ou même spirituelle. Tel un combattant sans âme ? – comble de l’abomination guerrière. [Temps de lecture ± 9 mn]

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Centenaire de l'Armistice. Nous qui désirons la paix… Qui a gagné la guerre ?

Au fait, qui a gagné la guerre ? Toutes les guerres sont horribles et ne génèrent que des perdants – enfin, non, pas pour tous… Soit, mais pourquoi cet acharnement des humains à s’entretuer et à y trouver de la « grandeur » ? Quel sacrifice, au juste, sous les actes héroïques de ces poilus de 14-18 ? Avec son ouvrage paru l’an dernier, 14-18, la réalité cachée, Gian Laurens apporte sa pierre à la compréhension de cette horreur toujours qualifiée de « Grande guerre », en y ajoutant un puissant appel à la paix.

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11 novembre. Les derniers poilus désertent la troisième guerre mondialisée

Les derniers grains du sablier mortifère se sont écoulés : les derniers poilus sont morts, après les 1,35 million de Français sur les 8,4 qui combattirent. Dont mon grand-père maternel, Adrien, paysan picard, planteur de tabac, qui passa sa blague à un général en visite à Verdun, dans les tranchées. Vingt ans après, « ça repartait comme en 14 », avec de l’horreur ajoutée. Supérieure, l’espèce humaine ? Le pacifisme, une utopie de fadas ? Peut-être mais une utopie nécessaire, ainsi que le chante le Congolais Zao dans une magnifique parodie.
[Temps de lecture ± 3 mn + vidéo de 10 mn]

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« 31 juillet 1914, Jaurès est arrivé tard à L’Humanité… » 3/4 – Croqué par Jules Renard

Ils étaient contemporains, se rencontraient et s’appréciaient, fréquentant ces mêmes « salons », lieux de disputation intellectuelle à l’image des salons des

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