On n'est pas des moutons

Notules & Griffures

Bonne année : « Joie, allégresse, alléluia ! »

Il est de ces rites aux­quels on n’échappe pas. En par­ti­cu­lier le rite païen du renou­veau vital, for­me de renais­san­ce. Rites sociaux cen­sés lier cet­te bizar­re col­lec­ti­vi­té humai­ne. Ici les feux d’artifice, les péta­ra­des ; là les sonos assour­dis­san­tes, les bou­chons et les bul­les ; et les bagno­les incen­diées. Dans tous les cas, du bruit, beau­coup de bruit – pour rien ou pres­que rien, celui du défer­le­ment des vœux, des réso­lu­tions diver­ses, des mêmes lieux com­muns. Com­me les années pré­cé­den­tes, et les sui­van­tes. Cet­te fois enco­re, lais­sons à feu (sans arti­fi­ce) Pier­re Des­pro­ges le soin d’assaisonner le rituel de ses grains de sel télé­vi­suels. Une bon­ne dose d’humour salu­tai­re.

Hep – au fait – bon­ne année !

  • Pen­dant ce temps, un savant fou trans­mu­te du bruit en com­po­si­tion musi­ca­le. Un concer­to pour esca­lier… Si ça vous dit…  C’est là.

Le Père Noël est (vraiment) une ordure. Achevons-le !

Rino Ste­fa­no Taglia­fier­ro, vidéas­te ita­lien, s’avère aus­si talen­tueux qu’iconoclaste. Oppor­tu­nis­te aus­si, il s’en prend, com­me ci-des­sous, au bour­reau d’enfants autant qu’à la figu­re tuté­lai­re de l’illusionnisme mer­can­ti­lo-reli­gieux qu’il va jusqu’à fai­re explo­ser. Ce ter­ro­ris­me-là ne fait de mal à per­son­ne, si ce n’est à la per­son­ne mythi­que dudit Père Noël. Il l’a bien cher­ché, depuis sa relan­ce com­mer­çan­te par Coca-Cola dans les années 30 ; et depuis qu’il a été sacra­li­sé com­me ordu­re par les comé­diens du Splen­did (1979) et du film « culte » qui en a été tiré (1982). Lequel met à mal de fameux inter­dits moraux… Extraits :

- Vous met­tez jamais de trem­pe à votre fem­me vous ?
- Si, mais pas à coup de fer à sou­der...
- Mais... c’est par­ce que vous êtes pas bri­co­leur.

Alors, s’il faut, selon le pos­tu­lat freu­dis­te, « tuer le père », autant com­men­cer par le plus ordu­rier de tous !…

Mer­ry Christ­mas by Rino Ste­fa­no Taglia­fier­ro from Rino Ste­fa­no Taglia­fier­ro on Vimeo.

PSBon­nes fêtes et ripailles, quand même !


Séguéla : « Même si on est clochard, on peut arriver à mettre de côté 1 500 euros »

Jacques Ségué­la, le plus con des pubeux bron­zés vient de remet­tre une cou­che  à sa conne­rie déjà gra­ti­née. Après sa sor­tie de 2009 - «Si à cin­quan­te ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !», le célè­bre mora­lis­te s’est sur­pas­sé sur BFM TV. En ten­tant mina­ble­ment de jus­ti­fier sa « pub » pré­cé­den­te – une «conne­rie», admet-il en se don­nant une baf­fe, même s’il ne la «regret­te pas» [sic], il a cru bon d’ajouter : « Il n’y a pas de rai­son de dire aux gens “Vous êtes condam­nés à ne jamais vous fai­re le plai­sir de votre vie”. On a quand même le droit, même si on est clo­chard, on peut arri­ver à met­tre de côté 1 500 euros ! On a le droit de rêver nom de Dieu ! »

À coté de  ce gars-là, Pier­re Bour­dieu fait pen­se-petit, je trou­ve.


Civilisation : « C’est fini l’argent ! »

fini argentUne pépi­te sono­re, retrou­vée dans mes archi­ves. Cueillie par Caro­li­ne Car­tier, du temps où son micro pico­rait dans le cru de l’humanité ordi­nai­re. C’était sur Fran­ce Inter, un 16 novem­bre 2009 : la ren­con­tre avec un Dio­gè­ne pour qui « c’est fini l’argent » et qui avait déci­dé, com­me ça, « de chan­ger de civi­li­sa­tion tout seul ». À l’opposé total des 100.000 frau­deurs rêvant de « para­dis fis­cal » en Suis­se et ailleurs.


Le KamaTsipras, nouvel hymne gréco-européen

Le KamaTsipras ? C'est le titre de l'actualité chantée de Cécile de Kervasdoué et Benjamin Laurent, mercredi sur France Musique dans l'émission La Matinale culturelle, de Vincent Josse. L'actualité, c'est évidemment l'élection grecque et la victoire de Samothrace – euh, seulement de Tsipras, mais déjà sculpté dans le marbre médiatique. Pourvu qu'il résiste à l'érosion des pouvoirs.

Alexis_Tsipras

Kama qui veut dire désir et Tsipras du nom du nouveau chef du gouvernement grec. Premier homme politique d'extrême gauche à diriger un pays de l'Union Européenne, Alexis Tsipras, 40 ans, s'est fait élire triomphalement dimanche soir sur un programme anti-austérité anti-dette et anti-Union Européenne. Ça n'empêche pas de nombreux européens de succomber à son charme.

Texte et interprétation de cette parodie musicale et politique valent leur pesant son-or-e : ci-dessous :

“KamaTsipras”

Chant 1

Il a le regard fier
Un sourire enjôleur
Il ouvre une nouvelle ère
Pour des millions de chômeurs
Finie l’austérité
Nous pourrons nous chauffer
Nous soigner, nous éduquer
Et peut être travailler
Victoire Victoire
C’est la victoire de Tsipras c’est la victoire de Tsipras c’est la victoire de Tsipras
Finis tous ces voyous
Qui nous piquent tous nos sous
Tous ces Papandreous
Qui vivent grâce à nous
Gloire Gloire
Gloire Au nouvel apollon, gloire au nouvel apollon, gloire au nouvel apollon.
Finis les libéraux
Les impôts et l’euro
Grâce à notre héros
On remet la dette à zéro

Chant 2

Kamatsipras Kamatsipras

Chant 3

Je n’céderai pas à ce Priape
Je ne veux pas de ces agapes
Il voudrait me tourner la tête
Mais pas question d’effacer sa dette

Chant 4

J'vais vous apprendre à danser
J'vais vous apprendre à lutter
Pour la solidarité
J'vais vous apprendre à m'aimer! 

Cécile de Kervasdoué

Capable de lire dans cinq langues, titulaire de multiples mastères, elle se forme parallèlement au chant lyrique dans la classe du contre ténor Robert Expert, puis avec l’alto Janine Fourrier de l’Opéra de Paris. Elle se distingue dans les rôles de travestis (Chérubin dans les Noces de Figaro de Mozart, Fragoletto dans les Brigands d’Offenbach, Oreste dans la Belle Helène d’Offenbach), puis dans la cantate française et se passionne pour la musique anglaise (Dowland, Blow, Purcell). Mue par le désir d’inventer de nouvelles formes pour transmettre l’actualité internationale, Cécile de Kervasdoué a rejoint en 2013, la rédaction du Mouv’.

Benjamin Laurent

Diplômé du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Benjamin Laurent, pianiste, se consacre à la composition et à la direction de chant. Il est chef de chant dans l'opéra Eugène Oneguine de Tchaikovski à l'abbaye de Royaumont en août 2013, puis en février 2014 dans L'Elisir d'amore de Donizetti à l'opéra de Monte Carlo. Professeur d’accompagnement, il vient d’intégrer l'atelier lyrique de l'opéra de Paris comme pianiste chef de chant. Il est l’auteur de plusieurs musiques de film.



Desproges, Dubout et Morel vous présentent mes vœux…

…et ça devrait suf­fi­re pour tenir jusqu’à 2016 ! 

L'œil de Dubout…

L’œil de Dubout…

…et le coup de patte de Desproges (merci à Christine Genin)

…et le coup de pat­te de Des­pro­ges (mer­ci à Chris­ti­ne Genin)

 


Les voeux de cou­ra­ge de Fran­çois Morel – Mer­ci à Media­part


Ah oui, parlons-en de la « Journée de la Laïcité » !

Ils disent, dans le poste, qu’aujourd’hui c’est la journée de la Laïcité. Ah bon, ce n’est donc pas « chaque jour que Dieu fait » ? Comme la journée de la Bonté, de la Femme, de l’Air pur et du Bonheur en pilules.

laicite laïcité

Un mot qui se passe d'adjectifs.

Toujours est-il qu’on en entend de toutes sortes et de toutes sornettes surtout. Qui viennent non pas tant des laïcs de conviction que des cléricaux effarouchés par les dernières « affaires », les plus atroces il est vrai comme celle de Créteil. Et les voilà soudain trop empressés de saisir cette perche du Destin, même satanique, à laquelle ils s’évertuent à raccrocher l’innocence « pur Dieu » de leurs officines menacées. Le danger, même fantasmatique, ressoude les combattants de jadis, ennemis inconciliables devant l’Histoire connue, jamais à court d’étripages, de bûchers et de langues arrachées, de Giordano Bruno au chevalier de la Barre, sous la hargne des Torquemada innombrables, ornés de sabres, goupillons, faucilles, marteaux et autres cols Mao. Ou bien, désormais, au nom de la modernité tolérante, de la Marchandise et du Tiroir-caisse, qui n’ont de religion que celle du Profit. Avez-vous vu, sur nos écrans consensuels, ces rangs resserrés des imposteurs monothéistes prêcher cette tolérance qu’au long des siècles ils n’ont eu de cesse de combattre ? Je parle des cléricaux, non des croyants. Je parle de leurs soi-disant porte-parole, de leurs « bergers » prétentieux, avant-gardes des militaires et des colonisateurs de tous poils, ravageurs des forêts, exploiteurs de la Terre entière, des bêtes et des hommes, bâtisseurs d’empires et de fortunes et, au bout du Compte, agents de la grande Misère à l’œuvre sur toute la planète.

Avez-vous vu, sur nos écrans consensuels, ces rangs resserrés des imposteurs monothéistes prêcher cette tolérance qu’au long des siècles ils n’ont eu de cesse de combattre ?

Le problème, aujourd’hui même, avec la chansonnette de la Laïcité – je mets exprès partout des majuscules de Sacralité comme des grosses têtes de carnaval – c’est qu’elle habille de Tolérance ce qui lui est totalement contraire, si on veut bien considérer le douloureux cheminement de l’Humanité. Chemins de toutes les errances dont l’histoire humaine se trouve percluse, en une accumulation de guerres. L’Histoire ne se résume-t-elle pas, pour l’essentiel et hors exceptions, à celle des guerres ? Et celles-ci de se succéder en ses diverses variantes : conflits de domination entre ego pathologiques agissant au nom des multiples dieux du pouvoir, du commerce, de la compétition et des croyances « supérieures » promptes à racheter la bassesse des « pauvres pécheurs ».

Même perfidie, sinon pire, que celle de ces « laïcs » arguant de la Tradition pour justifier l’installation de la Crèche de Noël – un oxymore entre christianisme et paganisme, soit dit en passant * – dans une mairie (en l’occurrence celle de Béziers et de son maire, Robert Ménard et ses nouvelles frontières frontistes **. Puisqu’avant 1905 et la loi sur la laïcité, la « tradition », en effet, justifiait la présence de crucifix dans les écoles et les tribunaux, pas seulement dans les églises. Puisqu’avant le 21 janvier 1793, le Roi représentait Dieu sur Terre, tandis que sa décapitation a aussi tranché le fil divin, sans que le Chaos s’abatte sur l’humanité (en plus du désordre historique !) Puisque, jusqu’à présent, l’indigne spectacle de la corrida se trouve maintenu au nom de la « tradition tauromachique », sans rien enlever à son horreur.

Où l’on voit que la laïcité, tout comme les trois piliers fondateurs de la République, reste un acquis fragile, à préserver et à renforcer tant les forces anti-vie, voire mortifères, restent à la manœuvre.

J’en profite pour extraire un passage sur le sujet du fameux Journal de Jules Renard :

« -- Moi, dit Borneau, je n’ai pas de religion, mais je respecte celle des autres. La religion, c’est sacré.

« Pourquoi ce privilège, cette immunité ? Un croyant, c’est un homme ou une femme qui croit à ce que dit un prêtre et ne veut pas croire à ce que dit Renan ou Victor Hugo. Qu’y a-t-il là de sacré ? Quelle différence entre ce croyant et tel imbécile qui préférerait la littérature du feuilleton à celle de nos grands poètes ?

« Un croyant crée Dieu à son image ; s’il est laid, son Dieu est laid, moralement. Pourquoi la laideur morale serait-elle respectable ? La religion d’un sot ne le met pas à l’abri de notre dédain ou de notre raillerie.

« Soyons intolérants pour nous-mêmes !

« Que le troupeau de nos idées file droit devant cette grave bergère, la Raison ! Effaçons les mauvais vers de l’humanité. » [26 septembre 1903]

–––

* Bien avant l’apparition du christianisme, l’époque du solstice d’hiver était déjà une période charnière de l’année, qui regroupait de nombreuses croyances païennes relatives à la fertilité, la maternité, la procréation et l’astronomie.

** Se méfier tout autant de ces "hyper-laïcs" nostalgiques des croisades… dont le fond de commerce abrite les moins reluisants des anti-musulmans – et donc anti-arabes – autant que des antisémites.


Lettre d’un Français au Québec


Église. Le lapsus du p’tit Nicolas

Quand le corps et l’inconscient par­lent plus fort que le p’tit Nico­las, frin­gant sémi­na­ris­te… On en apprend de bel­les, sur le site des Inrocks, à pro­pos de  la vie sexuel­le des prê­tres, tel­le qu’exposée dans l’émission de télé domi­ni­ca­le le Jour du sei­gneurconsa­crée à l’Assemblée plé­niè­re des évê­ques de Fran­ce. Ou com­ment un lap­sus a rui­né la pres­ta­tion – mais pas la car­riè­re, au contrai­re ! – du jeu­ne sémi­na­ris­te. 

Mer­ci au caf­teur, l’ami Ber­nard Lan­glois !


Foot et religion, comme sabre et goupillon

Je m’intéresse au foot à peu près com­me à la reli­gion : avec éton­ne­ment et déso­la­tion. Je nuan­ce : j’aime quand même bien le foot, jusqu’à un cer­tain point. Tan­dis que je ne sau­rais pren­dre du plai­sir au spec­ta­cle de l’aliénation reli­gieu­se. Mais les deux m’intéressent sur le plan, disons, anthro­po­lo­gi­que : qu’est-ce que cet ani­mal humain aus­si admi­ra­ble que sou­vent détes­ta­ble, capa­ble du subli­me et de l’horrible, allant jusqu’à nui­re à sa pro­pre espè­ce et à tout l’écosystème ?

Or, avec la Cou­pe du mon­de… la cou­pe débor­de de tous côtés,  et spé­cia­le­ment pour ce qui est du foot et du reli­gieux. Ce n’est pas le lieu ici de s’y ris­quer, mais il y aurait matiè­re à épi­lo­guer sur cet­te litur­gie qui accom­pa­gne les céré­mo­nies dans les actuels tem­ples païens du Bré­sil, avant, pen­dant, après… Rien qu’un détour par les joueurs : onze com­me les… Dou­ze apô­tres que l’on sait, adu­lés com­me tels par des fou­les en exta­se, au bord du sacri­fi­ce ; divi­ni­tés inter­mé­diai­res ren­dant grâ­ce au Ciel quand le Des­tin leur fait mar­quer un but – et empo­cher une sub­stan­tiel­le pri­me –, se signant lors de l’entrée sur la pelou­se sacrée – ou bien s’y pros­ter­nant, cha­cun selon son Dieu. C’est en ce moment au Bré­sil et ça enflam­me la pla­nè­te, qui ne s’en réchauf­fe que de plus bel­le ! Soit, que le bal­lon ait rem­pla­cé (pour un temps) le sabre dans son allian­ce avec le gou­pillon, voyons l’affaire com­me un moin­dre mal.

S’agissant des maho­mé­tans, louons le génie d’Allah qui pla­ce sur une même orbi­te céles­te bal­lon rond et rama­dan, tout en four­nis­sant, contre paie­ment, une dis­pen­se et le moyen d’éviter ain­si tout inuti­le conflit d’intérêt. On ne pour­rait que rêver d’une même bon­ne volon­té pour régler les conflits des Pro­che et Moyen Orient. Au fait, on ne signa­le pas sur les sta­des de signes osten­ta­toi­res de judaïs­me… Sans dou­te par­ce que cet­te reli­gion pas très catho­li­que, ni même très ortho­doxe, sait s’arranger avec ses pro­pres règles… Ou alors, un juif ne sait pas jouer au foot, il a les pieds cro­chus, com­me aurait dit Des­pro­ges…

Ce diman­che matin – un peu de vécu per­so –, péda­lant à l’heure de la mes­se sur un de mes iti­né­rai­res favo­ris, je pas­se devant le petit ora­toi­re célé­brant la Vier­ge Marie. À cha­que fois je m’y arrê­te. Non par dévo­tion, on s’en dou­te, mais par atten­tion aux varia­tions por­tées par des mains ano­ny­mes à l’ordonnancement de la peti­te cha­pel­le. Un jour c’est une ima­ge pieu­se, un autre une car­te à jouer ou un cha­pe­let qui vien­nent s’ajouter aux mul­ti­ples acces­soi­res pieux ; ou enco­re quel­ques fleurs ou une bou­gie allu­mée au fond d’un ver­re. Et à cha­que fois je prends une pho­to – on ne sait jamais, si un jour se pro­dui­sait un mira­cle, com­me à Lour­des… J’ai ain­si une sacrée col­lec­tion de ce lieu évo­luant au fil des ans et des croyan­ces. Et, hier donc, voi­ci ce qui m’est appa­ru :

religion-football-coupe du monde_

Marie, gar­dien­ne de but… © g_p

 

D’où ce petit cha­pe­let de mes modes­tes réflexions… qui me rap­pel­lent un cadre accro­ché dans un bis­trot de mon pate­lin pro­ven­çal, cla­mant sur fond bleu­té du sigle de l’« OM » : « Le foot­ball est notre reli­gion – Le sta­de Vélo­dro­me notre Tem­ple – L’OM notre Dieu ». Pro­fond, non ?

Un autre fait méri­te­rait bien des déve­lop­pe­ments. Il fait jaser en Cata­lo­gne et dans tou­te l’Espagne, jusqu’en Anda­lou­sie et bien au delà : l’émir du Qatar a pro­po­sé 2 mil­liards d’euros pour rache­ter les célè­bres arè­nes monu­men­ta­les de Bar­ce­lo­ne qui seraient trans­for­mées en mos­quée ! Laquel­le pour­rait accueillir 40 000 afi­cio­na­dos de l’islam, devien­drait ain­si la troi­siè­me plus gran­de mos­quée au mon­de après cel­les de la Mec­que et de Médi­ne. Un mina­ret de 300 mètres de haut sur­plom­be­rait cet ensem­ble du plus bel effet.

Voyons, cet émir qata­ri, n’est-ce pas le même qui s’est payé le PSG ? Les 300 mètres de la Tour Eif­fel, il en pro­po­se com­bien ?


Journalistes-otages, héros modernes et sacralisés

« Nos » qua­tre jour­na­lis­tes-ota­ges sont donc ren­trés de Syrie. C’est bien. Mais plein de cho­ses me gênent et, main­te­nant qu’ils ont été si célé­brés, je me lâche. Car tant de célé­bra­tions, jusqu’à l’indécence, m’ont en effet incom­mo­dé. Sur­tout, cet éta­la­ge cor­po­ra­tis­te des « pro­fes­sion­nels de la pro­fes­sion », com­me on dit avec iro­nie. Je reprends l’expression à mon comp­te, en y ajou­tant… quoi ? Du dépit, de la hon­te (pour la « confrè­rie »), de la gêne plu­tôt, au nom de tous ceux qui, face à cet­te sacra­li­sa­tion impu­di­que, ne peu­vent que se tai­re.

C’en est deve­nu un rituel, en effet, avec ses enjeux poli­ti­co-média­ti­ques : le jour­na­lis­te com­me héros moder­ne, hélas par­fois haus­sé au rang du mar­tyr, tom­bé au champ d’honneur de l’Information et de la Liber­té, rapa­trié en héli­co, tar­mac mili­tai­re, pré­si­dent de la Répu­bli­que, et tout et tout. Et pour bien fai­re entrer ces qua­tre héros au pan­théon moder­ne du tout-info, il aura fal­lu bien les pres­su­rer devant tant de micros et de camé­ras :

Dites, au moins, vous avez beau­coup souf­fert !…, « ils » ont été méchants, hein !…, et ces simu­la­cres d’exécution !…

– Ben… pas tant que ça… enfin un peu quand même…

J’ai été de cet­te cor­po­ra­tion…, en ayant tou­jours res­sen­ti le besoin d’une dis­tan­ce. Avec des ques­tion­ne­ments per­son­nels et en géné­ral : Qu’est-ce qui pous­se tel ou tel à deve­nir jour­na­lis­te ? Quid du nar­cis­sis­me « pro­fes­sion­nel », du voyeu­ris­me, du roman­tis­me, de l’ « héroïs­me » et de la vani­té ?

Un pro­fes­sion­nel, c’est quelqu’un… qui fait son bou­lot, de son mieux ; plus ou moins contraint ; en échan­ge d’un salai­re, plus ou moins gros. Un jour­na­lis­te aus­si. Si son chan­tier se trou­ve en Syrie, et qu’il a, plus ou moins, accep­té de le rejoin­dre, il doit œuvrer à la même tâche : com­pren­dre et fai­re com­pren­dre, témoi­gner aus­si. Bou­lot ris­qué, dans un pays en guer­re. Y être pris en ota­ge fait par­tie des dan­gers dudit métier. Acci­dent du tra­vail. C’est heu­reux, bien sûr, qu’il soit libé­ré. Que l’accidenté en réchap­pe et gué­ris­se. Nor­mal, là enco­re, c’est le bou­lot.

otages mali

Ota­ges au Mali depuis 2011 et 2012

Mais l’un et l’autre de ces tra­vailleurs ne connaî­tront pas le même « trai­te­ment ». Tout com­me pour Ser­ge Laza­re­vic et Gil­ber­to Rodri­guez Leal, enle­vés au Mali, res­pec­ti­ve­ment depuis novem­bre 2011 et novem­bre 2012. Ils ne sont pas jour­na­lis­tes, les pau­vres. Dou­ble pei­ne ! De même pour Phi­lip­pe Ver­don, 53 ans, retrou­vé en juillet 2013, au Mali, assas­si­né d’une bal­le dans la tête.

Je ne veux pas cra­cher dans cet­te sou­pe qui m’a nour­ri, et dont je me suis d’ailleurs réga­lé. Mais l’outrance de ces célé­bra­tions me font dire qu’elle cache trop de non-dits et d’enjeux qui n’ont rien à voir avec le spec­ta­cle exhi­bé. Ou bien si : ils ont à voir, par contras­te, avec la réa­li­té vrai­ment et autre­ment dra­ma­ti­que de l’état du mon­de. Avec les vrais héros de ce mon­de en souf­fran­ce extrê­me. Ces héros de la vie ordi­nai­re, quo­ti­dien­ne ; ceux qui souf­frent au jour le jour ; qui se lèvent dans la dou­leur, sans désir car cet­te socié­té ne les regar­de pas, ne les voit même pas ; car ils ne sont que don­nées abs­trai­tes dans la macro-éco­no­mie mon­dia­li­sée. Tous ces héros non ren­dus assez visi­bles par tant de jour­na­lis­tes assis, ayant déser­té les ter­ri­toi­res de la gran­de misè­re ordi­nai­re.

Si aucun jour­na­lis­te n’a enco­re été pris en ota­ge et gar­dé dans une cave obs­cu­re d’un quar­tier de Fran­ce, c’est peut-être qu’aucun jour­na­lis­te (ou pres­que) ne s’y rend, pré­fé­rant, sans dou­te, de « vrais » ter­ri­toi­res de guer­re.

• Sur Wiki­pe­dia, la noti­ce Ota­ge

• Sur lemonde.fr : La fille de l’otage fran­çais rete­nu au Mali dénon­ce une inéga­li­té de trai­te­ment

• sur Ota­ges-du-mon­de : LES 3 FRANÇAIS OTAGES DANS LE MONDE (dont RODOLFO CAZARES, FRANCO-MEXICAIN AU MEXIQUE depuis le 9 juillet 2011 - LE PLUS ANCIEN OTAGE FRANCAIS)

• Pas si à côté du sujet - lemonde.fr : Faut-il libé­rer les orques en cap­ti­vi­té ?


Pâques. Ça tourne pas rond

oeufs pâques planètes

© Solar Walk

« Pâque »vient du latin populaire *pascua"  (« nourriture », du verbe pascere « paître »), emprunté au grec πάσχα / páskha, lui-même emprunté à l'hébreu פסח Pessa'h « il passa [par-dessus] », d'où « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte. D'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive (qui dure 8 jours) qu'eut lieu la résurrection de Jésus ; c'est pourquoi le nom en a été repris pour désigner la fête chrétienne. [Wikipedia]

Tant qu'on en est à célébrer des sornettes, engrammées dans notre patrimoine culturel, revoyons notre système planétaire à la mode ovoïde. Et révisons les fondamentaux religieux avec un minimum de savoir rationnel remontant aux rites païens. Où l'on retrouve l'éternelle question de l'œuf ou du… lapin. La réponse appartient à chacun, à ses rêves, croyances, imaginaires, désirs… ou refoulements.

Cet "Happy Easter !" vient du monde anglo-saxon et de son folklore lié la déesse germanique Ostera (Easter pour les Anglo-saxons et Eastre pour les Scandinaves) dont le lapin, ou le lièvre,  était l’attribut symbolisant la fécondité. Mais de nombreuses coutumes datant de la plus haute Antiquité destinées à accueillir le retour du printemps se rattachèrent à la fête de Pâques. L’œuf est le symbole de la germination qui se produit au début du printemps.

Pas très catholique…

Pas très catholique…

La tradition d'offrir des œufs remonte à l'Antiquité. Les Égyptiens et les Romains offraient des œufs peints à la déesse mère (Vénus, Isis, Semiramis...). À l’époque pharaonique, on écrivait en couleurs des vœux sur les œufs, on les déposait le soir dans un panier qui, au matin était inondé par les bienfaits de Ra, le Soleil. Les premiers chrétiens coptes ont supprimé l’écriture des vœux et peint les œufs en rouge pour symboliser le sang du Christ. Cette tradition païenne s'est répandue dans toute la chrétienté jusqu'à nos jours (le commerce ayant quelque peu adapté les produits… > image impie ci-contre).

Comme pour Noël, la date de Pâques correspond à des événements astronomiques marquant les rites païens. La définition actuelle de la date de Pâques a été arrêtée en 325 lors du concile de Nicée. "Pâques est le dimanche qui suit le quatorzième jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après". Le quatorzième jour de la Lune étant le jour de la pleine Lune et le 21 mars correspondant à la date de l'équinoxe de printemps, cette définition est souvent traduite de la manière suivante : Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine Lune de Printemps. Cette seconde définition est trompeuse car elle laisse entendre que la date de Pâques est le résultat d'un calcul astronomique basé sur la détermination de l'équinoxe de printemps et de la première pleine Lune suivant cet équinoxe. En réalité il n'en est rien, le calcul de la date de Pâques se fait à l'aide d'un calendrier perpétuel lunaire utilisant une Lune moyenne fictive (Lune ecclésiastique). Cette méthode de calcul porte le nom de comput ecclésiastique.  [ http://www.imcce.fr/promenade/pages4/440.html ]

Ainsi va le monde. "Et pourtant il tourne" – pas bien rond.


Elections et langue de bois. « Le message des Français a été entendu »

elections-baratin-politiqueAyant, ce dimanche, un peu succombé au charme télévisuel des soirées électorales, me voici sur France 2 en son concentré de niaiseries verbeuses. Une sorte de consommé, comme on dit dans les restos qui se la jouent en vous servant une vulgaire soupe, à l’occasion fraîchement sortie de sa boîte à conserve.

Ce n’est pas nouveau, certes, mais à chaque fois il semble que le progrès soit dans ce domaine en marche constante. À l’image du « Point Godwin », je me suis amusé à guetter le « Point Baratin Politique », ou Point BP – non pas une pompe à essence, plutôt une pompe à air, propice à générer du vide et à épuiser la démocratie.

Rappelons en passant la définition de la « Loi Godwin » : « Plus une discussion dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. » Ainsi, dans un débat, un interlocuteur se discrédite quand il atteint le point Godwin, vérifiant ainsi la loi du même nom.

Donc ce Point BP a été très vite atteint, d’ailleurs à l’ouverture des micros, pour ce « debriefing » post électoral qui avait tout de la réunion de type managérial qui égaie tant le quotidien des patrons et autres cadres d’entreprises; par exemple, quand ils viennent d’emporter un appel d’offres ou, au contraire, de le perdre, et qu’il faut tirer des enseignements, régler des comptes, redéfinir des postes, mettre untel au placard, pousser tel autre au suicide, et toutes ces joyeusetés modernes de la sociabilité entrepreneuriale – beurk !

À l'origine, la « langue de bois » était la « langue de chêne », expression utilisée par les Russes, avant la révolution bolchevique, pour qualifier le style administratif dans la bureaucratie tsariste.

Et là, puisque la parole fut illico donnée à Ségolène Royale, c’est elle qui, sans barguigner, décrocha le pompon avec un glorieux : « Il faut mobiliser les énergies et libérer les forces créatrices ». Joli. Bien vite, la voici secourue par un Pierre Moscovici en grande forme (il vient de perdre sa mairie) : « Il est difficile de réformer un pays comme la France ». Forte pensée qu’il tenta de nuancer : Il fallait «prendre acte» de ce qui s'était passé et reconnaître «un déficit d'explication». « Faire sens » a  cru devoir renchérir Ségolène Royal. « En tant que responsable politique, nous ne pouvons pas ne pas tenir compte du résultat » a ensuite lâché Michel Sapin, impérial (après Royal, c’était bien le moins).

Puis vint Jean-Pierre Raffarin et ses fameuses raffarinades, ici en trois points dont il ne resta que deux mots-clés : « chômage » et « changement ». Le niveau montait. Pas tant qu’avec l’ineffable Henri Guaino, la « plume » de qui-l'on-sait, qui a tenté des envolées à base d'État, de Nation, de frontières, d'idées… Plouf. Heureusement, Marine Le Pen claironnait la fin du vieux monde UMPS, prophétisant la révolution frontiste. Tandis que Cécile Duflot, elle, revenait aux « fondamentaux » : « Moi, si j'étais un Français ou une Française, je ne sais pas si…» Rama Yade voyait quant à elle, l’occasion rêvée de relancer la marque UDI, moyennant un  "correctif en communication". Bruno Lemaire, enfin, avait la colère directoriale et Laurent Wauquiez, l'éloquence commerciale.

Pujadas et Delahousse se démenaient en gentils animateurs de réunion à l’usage des PDG de la politiquerie, ce vaste domaine mondialisé de la parole verbeuse auto-dévaluée et qui menace le monde de la pensée comme le CO2 le climat de la planète.

Mais que « les Français se rassurent », « leur message a été entendu ».

Lire aussi :

Tournée générale : Copé offre sa rasade de langue de bois


Profiter du 14 mars : Journée internationale pour la défense des apostats et des blasphémateurs

Ne pas croi­re la moin­dre sor­net­te. Ne jamais renon­cer à l’esprit cri­ti­que. User du scep­ti­cis­me com­me d’un grand cru revi­go­rant. Voi­là bien des liber­tés aus­si mena­cées que rare­ment pra­ti­quées – cela expli­quant ceci. 

Car la liber­té ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Elle devrait être « facul­ta­ti­ve­ment obli­ga­toi­re » dès l’école, avec tra­vaux pra­ti­ques régu­liers, sou­tien ren­for­cé aux vic­ti­mes de mau­vais trai­te­ments paren­taux (enfants de pas­teurs, rab­bins, curés et autres tali­bans), séjours gra­tuits en Uto­pie,  colo­nies de vacan­ces en alti­tu­de mora­le, intel­lec­tuel­le et liber­tai­re. Et cae­te­ra.

On peut (et on doit) rêver, car le rêve por­te la poé­sie « com­me la nuée por­te l’orage ». Là, je m’égare…

Pour reve­nir au sujet du jour, à savoir la Jour­née inter­na­tio­na­le pour la défen­se des apos­tats et des blas­phé­ma­teurs – ne sachant qui l’a décré­tée et fixée au 14 mars„ qu’importe : l’ivresse se suf­fit à elle-même, et pro­fi­tons-en avec se petit sor­ti­lè­ge gen­ti­ment blas­phé­ma­toi­re.

leon-ferrari-civilisation-occidentale-et-chrétienne

« Civi­li­sa­tion occi­den­ta­le et chré­tien­ne » Ren­con­tres pho­to­gra­phi­ques d’Arles, 2010. Pho­to © gp

León Ferrari, blasphémateur et artiste argentin

leon-ferrari

León Fer­ra­ri

Cet arti­cle de cir­cons­tan­ce est dédié à l’artiste argen­tin mort en 2013, León Fer­ra­ri, fon­da­teur du Club des impies, héré­ti­ques, apos­tats, blas­phé­ma­teurs, athées, païens, agnos­ti­ques et infi­dè­les. Il avait été, dès 1965, cen­su­ré en Argen­ti­ne pour son œuvre Civi­li­sa­tion occi­den­ta­le et chré­tien­ne où il repré­sen­tait un Christ cru­ci­fié sur les ailes d’un bom­bar­dier amé­ri­cain au Viet­nam. Andrés Duprat, com­mis­sai­re de l’exposition des Ren­con­tres d’Arles 2010 se réjoui­ra de la voir expo­sée dans un endroit pri­vi­lé­gié, le choeur de l’église Sain­te-Anne. « Jamais dans son his­toi­re cet­te remar­qua­ble piè­ce n’a été mon­trée dans un endroit aus­si signi­fi­ca­tif et per­ti­nent que celui-ci. » [Pho­to ci-des­sus].

León Fer­ra­ri avait été qua­li­fié de blas­phé­ma­toi­re par Jor­ge Ber­go­glio, futur pape Fran­çois. Celui-ci n’était enco­re qu’archevêque lors­que, en 2004, il avait qua­li­fié une rétros­pec­ti­ve de ses œuvres de hon­te pour Bue­nos Aires. À quoi León Fer­ra­ri répli­qua stoï­que­ment : “Es una espe­cie de favor que me hizo Ber­go­glio” [C’est une sor­te de faveur que m’a fai­te Ber­go­glio].

« La reli­gion a une gran­de influen­ce sur notre cultu­re, une influen­ce néfas­te. La reli­gion est d’une into­lé­ran­ce extrê­me, qui se trans­met à tou­te notre cultu­re, sans oublier que les exter­mi­na­tions ont une ori­gi­ne reli­gieu­se », décla­rait León Fer­ra­ri en 2008.

León Fer­ra­ri a dû s’exiler au Bré­sil sous la dic­ta­tu­re (1976-1983) au cours de laquel­le son fils Ariel fit par­tie des mil­liers de dis­pa­rus. Son œuvre témoi­gne évi­dem­ment de cet­te noi­re pério­de avec des mon­ta­ges de pho­tos et de des­sins ou tableaux. Les rap­pro­che­ments entre mili­tai­res argen­tins et Hit­ler sont évi­dents. Mais est aus­si clai­re­ment mis en scè­ne le rôle des pré­lats argen­tins. Ain­si du Car­di­nal Anto­nio Quar­ra­ci­no, dont les lunet­tes reflè­tent le visa­ge de Vide­la.


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

  • Traduire :

  • Abonnez-vous !

    Saisissez votre @dresse pour vous abonner à « C’est pour dire » et recevoir un courriel à chaque nouvel article publié.

  • Twitter - Gazouiller

  • Énigme

    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

    tcherno2-2-300x211

    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • « C’est pour dire » de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les ter­mes de la licen­ce Crea­ti­ve Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­cia­le - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 Fran­ce). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés com­me tels.
    Licence Creative Commons

  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le mon­de chan­ge »

  • Catégories d’articles

  • Salut cousin !

    Je dou­te donc je suis - gp

  • Calendrier

    avril 2017
    lunmarmerjeuvensamdim
    « Mar  
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    Copyright © 1996-2017 C’est pour dire. Tous droits réservés – sauf selon la license Creative Commons.
    iDream theme by Templates Next | Turbiné par WordPress