« C’est pour dire », fin de chantier
« C’est pour dire » a quinze ans et s’arrête en douceur… Ou, du moins, se met en veilleuse… avec de beaux restes : 1700 articles, 5000 commentaires… Il y a de quoi piocher, lire, relire et commenter encore.
Blog de Gérard Ponthieu & invités ISSN 2739-4514
« C’est pour dire » a quinze ans et s’arrête en douceur… Ou, du moins, se met en veilleuse… avec de beaux restes : 1700 articles, 5000 commentaires… Il y a de quoi piocher, lire, relire et commenter encore.
Derrière le nom de Matzneff, de nombreux autres ressurgissent aujourd'hui, vus sous une toute autre facette : Sartre, Beauvoir, Foucault, Hocquenghem, Schérer, Duvert, Sollers, Cohn-Bendit, Pivot, Finkielkraut, Bruckner, July… et Dolto. Beaucoup sont morts, tandis que la liste est bien plus longue de ceux qui ont, peu ou prou, contribué à former cet « air du temps », véritable responsable collectif – d’où l’impunité générale –, dont la généalogie contemporaine remonte à Mai-68 et, plus encore, aux années de l’Après-68. Tel est l’angle de cette enquête approfondie, réquisitoire autant que plaidoyer, constitués autour de pervers asservis à leurs pulsions et dont enfants et adolescents étaient – et sont toujours les victimes. Un lien est également établi entre le fameux « interdit d’interdire » et cette dérégulation libérale à tout-va qui s’est ensuivie, cause de grande confusion, et appelant de nos jours, en retour de bâton, de nouveaux interdits. L’ensemble des relations humaines – économiques, politiques, culturelles –, jusqu’à nos rapports intimes et sociaux s’en trouvent pour le moins perturbées.
Les vœux, ça m’emmerde. Je dois le dire. Ça y est, je l’ai dit. Maintenant, qu’est-ce que je peux bien souhaiter, sinon des mantras du genre « du-bo, du-bon, du-meilleur » ? Et que chacun se débrouille au mieux avec ça…
Read MoreUn manifestant professionnel témoigne de son expérience et de sa formation en deux années – une première, théorique et la seconde pour la pratique. C’est ainsi que sont revisités les fondamentaux de l'art et la manière de la manif’ : confection des banderoles, apprentissage de slogans, formation de cortège, lancer de pavés, etc. Bref, en un kit visuel, tout le savoir-faire de l'homme moderne.
Read MoreAndré Faber a vu le film Les Misérables, de Ladj Ly. Impressions mitigées. Le sujet : on est dans le 93, les barres, la crasse, la merde, c’est moche et ça craint. Mais, tout cela est assez mal foutu et surtout très démonstratif.
Read More« Papicha », film formidable de la jeune cinéaste algérienne Mounia Meddour, passait hier à l’Alhambra, dans les quartiers nord de Marseille. La salle était pleine pour ce film aussi magnifique qu’important, montrant la lutte de quelques jeunes Algériennes – des « papicha », des jeunes coquettes en franco-algérien – contre la main-mise des islamistes sur leurs corps. Tandis que de jeunes spectateurs semblaient dans un autre monde… Un monde que déjà, en 2009, le cinéaste québécois Denys Arcand voyait livré à une jeunesse acculturée.
[dropcap]Faber[/dropcap], envoyé spécial dans nos bistrots et rapporteur, en l'occurence, des vacheries féminines matinales. L’heure des grandes questions : Trop
Read MorePour marquer ce 101e 11-novembre, cette photo de l’extra-ordinaire monument aux morts de Lodève. Déjà évoqué sur ce blog, lors
Read MoreUne affiche électorale de la FCPE montrant une femme voilée participant à une sortie scolaire relance la « guerre du voile » dans les lieux publics – en l'occurrence à l'école. Où l’on retrouve le ressort démagogique, et irresponsable, des conceptions détournées du « respect » et plus encore de la « laïcité ». Il est significatif qu’une telle campagne émane de cette Fédération des Conseils de Parents d'Elèves, classée à gauche…
Il n’est pas grand que par la taille, l’ami Bertin Jacques, chanteur, auteur, compositeur et tout. Ce samedi 28 septembre,
Read MoreBoris Johnson en lèse-majesté élyséenne ? De la nécessaire prudence quant aux utilisations hâtives, douteuses et malintentionnées des images. Surtout quand les "réseaux sociaux" s'emballent dans le plus navrant des moutonnismes.
Oui, à quoi sert le G7, et à qui ? À la jet-set capitalise, non ? Au départ, il y a vingt ans, il s’agissait après la crise pétrolière de réguler l’ordre du monde – l’ordre capialiste, s’entend. Cette fois, ce club des riches s’attaque à « la lutte contre les inégalités ». Défense de ricaner.
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Maintenant que le tatouage est au corps ce que les tags sont au « street art », il ne fait pas bon promener une peau indemne de tout graffiti. On ne risque rien, notez bien. Sinon de passer pour un original ou un extraterrestre. Faber aurait bien tenté l’expérience ; il en a été dissuadé.
[dropcap]Enquêteur[/dropcap] au long-cours, tel était Pierre Péan, mort ce 25 juillet à 81 ans. À l’image de l’antique Hérodote, inventeur de l’enquête,
Read MoreLes plus attentifs, voire fidèles lecteurs, de « C’est pour dire s'en seront aperçu. Le panneau ci-contre le confirme : les travaux d'été battent leur plein à tous les étages de l'édifice blogueur, y compris au P'tit coin– ce qui peut se comprendre… La température caniculaire n'annonce rien de bon quant à une éventuelle éclaircie… Alors ?
Faber expose sa « Louise nue » à Metz. Ce qu'il en dit : « Comme d’autres, je voyage sur la toile, regarde les femmes nues. Voilà que je découvre ces toiles d’Ingres, ou Rubens, ce que l’on nomme des odalisques. J’ai tenté de redessiner ces femmes superbes. J’ai viré coussins et tentures pour isoler les corps, aller à l’essentiel, faire le plus avec le moins de traits. » Vernissage ce jeudi 4 juillet - 18h - librairie La Cour des grands, rue Taison, Metz. Échange, causerie et pot amical.
…Voilà pourquoi, « C’est pour dire » va se mettre en veilleuse quelque temps et aller se réchauffer ailleurs… [Dessin de l’ami Faber]
Read MoreMichel Serres. Il aurait pu être navigateur, il fut philosophe – ce qui revient au même : se situer dans cet instantané sur Terre. Lui a tenu 88 ans. À naviguer, oui, entre sciences exactes et sciences humaines ; à questionner son temps dans ses régressions, et surtout dans ses évolutions, lui l’optimiste confiant et (peu) inquiet.
La question de l’immigration secoue l’Europe tout entière, au-delà même des élections. Pour certains, il ne s’agit que « fantasmes et mythologie ». Politiques et spécialistes, dans un même déni de réalité, rejoignent le refus d’une grande partie de la gauche de prendre le sujet à bras le corps, plutôt que de l’abandonner au seul Rassemblement national qui en fait ses choux gras.
Les abstentionnistes vont constituer la premier « parti » européen. De cette Europe en panne d’élan, étouffée dans son jus néo-libéral, affairée – c’est bien le mot – à reproduire du même, et surtout du plus. Plus de croissance pour plus de camelote, de dérèglements, d’injustice, de fric, de maladies, de mal de vivre et de souffrances. Je n’aurais pas voté sans cette liste aussi discrète, hélas, que ses propositions sont essentielles, centrée sur un seul mot : Décroissance.
Résistant ancien & moderne aux bandits envahisseurs, aux barbares de la légion Round up. Résistant « anti-monsantien » à l’Attila de l’agro-chimie, gloire au pissenlit, plante invisible de banalité aux yeux des impies de la nature !
Ainsi sommes-nous dans une période pré-révolutionnaire et nous ne le savions pas… Enfin pas à ce point ! C’était en 2014. Les manants n’avaient pas encore revêtu leurs affreux gilets. Et à la Cour, on s’amusait follement (tout étant relatif et affaire de goût…), dans une insouciance d’entre-soi et les dorures de Versailles. Le capétien n’avait donc pas été décapité. C’était une infox, une vidéo le prouve.
Le Sommet de la biodiversité prend fin à Paris ce 5 mai 2019. Que penser des litanies alarmistes des experts en tout genre ? Qu'elles sont hélas bien tardives pour ce qui est des dérèglements climatiques et de la biodiversité. Le Club de Rome avait sonné l'alarme dès 1967 – en vain–, tandis que de son côté, deux ans avant, l'acteur Michel Simon avait alerté à sa manière sur la fin annoncée du règne animal et de l’homme.
Anémone, un nom de fleur, une grande dame. J’évite autant que possible ce genre de qualification, trop souvent vite envoyée. Anémone, l'actrice, la comédienne, la personne : le tout dans une même enveloppe de femme libre. Elle est morte à 68 ans, entre autres d’avoir trop fumé. Sans doute fut-elle « trop », en général : entière jusqu’à l’intransigeance, peut-être même un peu teigneuse.
Dans un livre publié aux États-Unis, l'historienne Kate Brown, montre comment la catastrophe de Tchernobyl (il y a tout juste 33 ans) a été manipulée pour masquer une autre réalité, pire encore, celle des quelque 2 000 bombes explosées dans l’atmosphère pendant la guerre froide, qui ont émis 500 fois plus de radioactivité que Tchernobyl. Une des explications à l'élévation des taux de cancers dans le monde.
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« Suicidez-vous ! » Outrance des mots ? Ou bien outrance politique ? Laisser pourrir un climat social depuis bientôt six mois, n’est-ce pas du dérèglement politique ? Grand débat, tu parles ! Des paroles, de l’embobinage, de la com’. Même les flics en ont marre, jusqu’à se suicider, en effet. Rien à voir avec le « climat » ? Et les autres suicidés de notre société en délabrement ?